Réponses aux questions sur Service Public

Comme annoncé, voici les réponses apportées à un certain nombre de questions posées durant notre passage dans l’émission Service public.

L’immobilier et le pouvoir d’achat

dominique
05/04/2010 10h12

La baisse du pouvoir d’achat et les difficultés des ménages a boucler les fins de mois vient essentiellement de la hausse vertigineuse des loyers et des prix de l’ immobilier,dans une moindre mesure l’ energie,le reste alimentation,habillement etc ne represente pas grand choses en terme de baisse de pouvoir d’ achat.

Jacques C
05/04/2010 10h15

Bonjour,

Dans le débat sur inflation/pouvoir d’achat, on oublie trop souvent le rôle fondamental des LOYERS.

Ils ne sont pas comptés dans l’inflation, or ils augmentent depuis des années de 5 % par an environ (voire plus à certaines périodes). Cela a une influence considérable sur le pouvoir d’achat des locataires, qui est dès lors nécessairement en baisse.

Cordialement,

Julio
05/04/2010 10h18

Le problème n’est pas que le fait que le paquet de pâtes augmenté de 5 centimes d’euros.Les prix astronomiques du logement (qui ont plus que doublés en 10 ans, largement supérieur à la hausse des salaires et des prix)laminent le pouvoir d’achat. Le pouvoir d’achat restant après avoir payé le logent est très bas et c’est sous évalué par l’insee.
Les gens au final ont moins d’argent dans leur compte mais pas à cause des prixx du supermarché, c’est à cause de l’immobilier qui donne cette impression.

Notre réponse : C’est un sujet évoqué dans le bouquin, un point important en effet que nous aurions dû aborder. Il faut distinguer loyers et achat immobilier. Le Prix des achats immobiliers n’est pas inclus, car il s’agit d’une catégorie statistique différente de la consommation. En comptabilité nationale, c’est un investissement. En ce qui concerne les loyers, il faut noter que leur hausse a été nettement plus faible que celle des prix à l’achat..

Les dépenses de santé

isa
05/04/2010 10h18

Je suis bien d’accord il ne faut pas entrer dans la peur, c’est mon cas.
Par contre dès l’entrée votre invité trouve que l’augmentation des problèmes de santé c’est normal, je dis non.
Si la médecine était préventive et qu’on éduquait les patients à se prendre en charge on pourrait maitriser mieux le budget de la santé.
Etre citoyen c’est faire des choix, changer sa manière de manger et de vivre. Personnellement je suis en bonne santé à 73 ans, je préfère vivre à fond ma vie quotidienne et ne plus voyager et ne pas acheter les produits qui viennent du bout du monde.
Le plaisir pour moi est de partager avec l’autre, même très différent.
C’est cela le bonheur.

Notre réponse : Les problèmes de prévention sont évoqués dans le livre. Notamment pour souligner que lorsqu’on cherche à rationner les soins, les gens coupent dans ces dépenses et, de façon générale, dans des dépenses qui sont souvent prioritaires en matière de santé publique. On se retrouve donc dans des situations où les gens se soignent moins bien à court terme, ce qui est nettement plus coûteux à long terme lorsqu’il faut intervenir sur des pathologies lourdes qui auraient pu être évitées par un suivi plus régulier.

dominique

05/04/2010 10h37

Le rapport entre dépenses et recettes de la sécurité sociale ne pourrait pas venir simplemenet du déficit de recettes? les revenus du capital ne sont pas assujétti à des cotisations à la différence des revenus du travail.
L’augmentation des revenus du capital se fait au détriment des revenus du travail.

Notre réponse : Vaste sujet. La question est de savoir quelle incidence peut avoir une imposition plus importante d’un facteur, le capital en l’occurrence. Si cela aboutit à une hausse des prix à la consommation ou à une baisse des salaires, alors ce sont toujours les consommateurs et salariés qui paient la note. Nous ne voulons pas dire qu’il n’y a rien à faire dans ce sens. Mais croire que c’est une solution simple et évidente qui n’est pas appliquée pour satisfaire l’intérêt des détenteurs de capital est une erreur.

L’individu moyen n’existe pas

bisous
05/04/2010 10h21

je ne prend pas l’avion, je n’ai pas de voiture ,je n’ai pas de télé pour eviter de produire du co2, mais je mange du bio. pour moi le pouvoir d’achat est’il en baise ou en hausse ?

Notre réponse : Difficile de vous répondre sur la base de ces éléments… Vous allez chez le coiffeur ? Vous allez au théâtre ? Au cinéma ? Alors, il est en baisse, sauf si vos revenus augmentent plus que ces prix. Bisous à vous aussi.

Juliette
05/04/2010 10h21

S’il faut faire attention avec la notion de revenu moyen pourquoi ne pas parler dès à présent de revenu médian ?

Jean-Luc

05/04/2010 10h23

Bonjour,

Suite à vos explications sur le revenu moyens des Francais … pourquoi ne pas donner le revenu médian … Ce serait statistiquement parlant bcp plus "juste" et intéressant … Pourquoi les économistes se refusent ils a utiliser cet outil statistique qu’est la médiane ?

Merci de votre réponse
A tout de suite sur l’antenne. JL

Laurent
05/04/2010 10h25

Bonjour, vous avez parlé du revenu moyen qui fait apparaitre une légère augmentation du pouvoir d’achat mais ne vaudrait il pas mieux parler du REVENU MEDIAN qui prend en compte le départ en retraite de nombreux salariés et l’augmentation du nb de temps partiels. personnellement j’ai quitté la fonction publique avec un revenu divisé par deux environ.

Notre réponse : Le problème de l’indice des prix n’est pas uniquement celui du revenu moyen, mais du calcul de la part moyenne de la consommation d’un bien dans la consommation totale. Le revenu médian est un instrument utile, mais pas forcément sur ce thème. C’est en revanche cet indicateur qui est retenu pour calculer le niveau de pauvreté.

Christophe
05/04/2010 10h32

Il est facile mathématiquement de démontrer que le pouvoir d’achat est globalement stable puisque le prix d’1 voiture baisse ainsi qu’1 ordinateur alors que les consommables types nourriture et autres augmentent.

Mais pour les gens qui ne peuvent pas acheter de voiture , d’ordinateur ou d’écran plat , il est alors tout aussi logique de dire que pour eux la vie devient plus cher , non?
bien cordialement

Notre réponse : Oui, c’est exactement ce que nous avons dit.

Vincent Enjalbert
05/04/2010 10h23

Bonjour,

Votre invité en arrive à la conclusion que le pouvoir d’achat a augmenté depuis 10 ans.

Mais il me semble qu’il ne met pas assez en avant le fait que cette mesure est biaisée : si, comme cela a été dit, certains produits augmentent visiblement (fruits, carburant, etc) mais que d’autres baissent (lecteur dvd, voiture, etc), il faut souligner que ce sont les produits de première nécessité qui augmentent de façon exponentielle. Pour les personnes à revenu modeste, la baisse de 50 % du prix d’un hme cinema n’a aucune incidence sur leur budget, alors que 20 centimesde plus sur un jus de fruit aura une grosse incidence !
D’où cette sensation de pouvoir d’achat qui baisse qui est réelle !

Notre réponse : Oui, l’individu moyen n’existe pas, nous l’avons dit. Les riches pèsent beaucoup dans l’indice des prix. Des gens voient leur pouvoir d’achat baisser, pendant que celui d’autres augmentent. Exactement ce que nous disions. A ceci près, que quand on a dit cela, on n’a pas fait le tour du problème. L’indice des prix a des défauts connus et les gens ont des biais de perception, y compris parmi ceux qui profitent de la baisse de certains produits et dont le pouvoir d’achat augmente.

Le calcul de l’indice des prix

andree
05/04/2010 10h17

a-t-on besoin d’acheter des ananas pour vivre?

l’hiver j’achete des légumes de saison et on peut bien manger à des prix raisonnables, apprenons à cuisiner avec peu………

Notre réponse : Ce point est évoqué dans le livre. La modification des comportements (entre deux relevés statistiques des prix) selon la modification des prix biaise l’indice, vers une surestimation de la hausse des prix.

Pierre
05/04/2010 10h24

Pour calculer le pouvoir d’achat prend-t-on en compte une pondération de la fréquence de l’achat (exemple : le pain
quotidien, les vêtements annuel , l’écran plat multi-annuel,etc ?)
D’autre part, je constate que plus le prix est faible plus l’augmentation est sensible, l’effet € est flagrant, le nier est un pur mensonge

Salutations, Pierre

Notre réponse : Nous n’avons pas nié l’effet euro. Nous l’évoquons dans le livre. Comme expliqué à l’antenne, l’indice prend en compte la part des dépenses de chaque produit dans l’ensemble des dépenses, ce qui revient grosso modo à prendre en compte la fréquence. C’est approximatif, c’est vrai. Mais après tout, qu’est-ce qu’une fréquence d’achat ? Est-ce que cela signifie que celui qui achète 1 kilo de pâtes en une fois a une fréquence d’achat plus faible que celui qui achète le même kilo en deux fois ?

Michel
05/04/2010 10h25

Bonjour,
pourquoi entrer dans le pouvoir d’achat tous les articles qui ne sont pas absolument nécessaires ?
Il suffit de ne considérer que l’alimentation, l’habillement, le logement, la santé, bref ce qui est vital et nécessaire pour vérifier que le coût de la vie a augmenté de manière inconsidérée par rapport aux saliares qui n’ont pas augmenté pour la majorité, mais diminué – pour ceux qui ont un emploi aujourd’hui.
Qui a des tickets de caisse sur les dix dernières années pour comparer? Personnellement, je dois les avoir à 90 ou 95%… peut-être que si je trouvais le temps, ce serait plus réaliste que toutes les enquêtes qu’on publie.
Cordialement

Notre réponse : On entre dans l’indice des prix les produits dont le montant consommé est le plus important. La notion de produit "pas absolument nécessaire" est très discutable. Quand vous établissez une liste de ce genre, vous vous trouvez rapidement à jongler avec des dilemmes difficiles à trancher.

Thomas
05/04/2010 10h32

Bonjour !

Les intervenants ont tout à l’heure évoqué l’exemple des téléphones portables et ont insisté sur le fait que l’INSEE prend en compte les progrès qualitatif lors du calcul des indicateurs. Je m’interroge sur la pertinence de cette prise en compte, dans la mesure où, pour reprendre l’exemple du téléphone portable, le téléphone d’il y a 6 ans, en vaudrait certes aujourd’hui 15 ou 20 fois moins. Mais parallèlement un tel appareil n’est plus vendu. Ainsi, indépendamment de la progression qualitative, est ce que le téléphone (ou le lecteur dvd, ou la voiture…) "minimum" qu’il est possible d’acheter augmente, diminue stagne ? Je pense que c’est cela que les consommateurs voient, et c’est en tout cas ce à quoi je pense quand on me parle de pouvoir d’achat.

Merci pour votre émission.
Thomas

Notre réponse : Un vrai problème… La prise en compte qualitative est très imparfaite, pour des raisons rédhibitoires et propres au mode de calcul de l’indice (qui rate les baisses de prix de certains nouveaux produits d’abord peu consommés et dont la diffusion s’accroît brutalement. On passe donc d’un produit non pris en compte à un produit intégré à l’indice. Mais dans l’intervalle, on ne mesure pas l’évolution de son prix). Le problème de la prise en compte de l’évolution qualitative des biens est un sujet développé dans le livre. C’est un problème qui concerne aussi l’évaluation du PIB.

Essence, écrans plats et portables

Vincent
05/04/2010 10h19

J’ai l’impression que si on compte en "minutes de travail SMIC" le carburant est sans doute moins cher que dans les années 70 ou 80. En revanche, le passage à l’euro pour des dépenses comme le pain, la nourriture en général ou les loisirs (restos, ciné, bistro) on se paye moins d’extras avec un smic aujourd’hui que dans les années 80.

Notre réponse : Pas faux, nous évoquons précisément ce sujet dans le livre. Avec un exemple portant sur le coût d’une soirée hier et aujourd’hui. Clairement, par rapport à une quinzaine d’années en arrière, il vaut mieux prendre sa voiture et aller faire un tour à la campagne que le bus et faire la tournée des grands ducs en ville…

nicolas
05/04/2010 10h23

bonjour, un point de desaccord:
Trouver vous que le prix des voitures a baissé comme vous le dites:
ex: peugeot 309 entrée de game valait 60000Fr
peugeot 308 (gamme equivalente aujourd’hui) entrée de game 14000 euros
cordialement
nico

Notre réponse : Ce n’est pas du tout la même voiture. La clim est en série, les dispositifs de sécurité bien plus développés, la puissance du moteur (probablement) plus importante, sa consommation plus faible (normalement), etc. Nous développons exactement cet exemple. Oui, on peut toujours regretter de ne pas pouvoir disposer de la même voiture qu’il y a dix ans, à un prix plus faible. Les véhicules low cost visent peu ou prou cette niche. Mais il faut croire que globalement nous voulons payer plus avec des voitures plus sophistiquées, sans quoi les constructeurs proposeraient uniquement des modèles à l’ancienne.

alain
05/04/2010 10h24

je ne suis pas du tout d’accord avec vos invités!!
je n’achete pas d’ecran TV ou de telephones portables tous les jours!!!par contre l’alimentation à fait un bon en 10 ans inimaginable!je voyage beaucoup et notamment en espagne et le prix des fruits et legumes est beaucoup moins cher!!!encore en ville cet semaine chez un petit epicier à bilbao les 2kg de pommes à 0,99 €

Notre réponse : Personne n’achète d’écran plat tous les jours. En revanche, sur un an, la baisse de prix de ce type de consommations peut tout à fait compenser la hausse sur certains produits. C’est l’effet de saillance (ils voient certains prix plus souvent) qui masque, pour certains consommateurs, le fait que quand ils gagnent 100€ sur l’achat de biens hi-tech en une fois, cela compensera 100 fois une hausse de 1 euro sur d’autres produits plus fréquemment consommés.

Marie-Paule
05/04/2010 10h25

Je n’arrive pas à être d’accord :
l’exemple du lecteur de DVD me semble représentatif, il ne coûte plus rien c’est vrai 50 €. mais on ne peut plus les réparer, il faut en changer tous les ans idem pour le micro-onde. Pour le gros électro-ménager 5 ans maximum et hop rachat à 5+1 jour. Je suis une femme seule avec une adolescente. Un revenu correct et, je suis pauvre comme job pas de chance. 

Notre réponse : Sans nier cet aspect, ce qui compte là, c’est la baisse du prix. Finalement, on va remplacer le lecteur à 50€ par un autre à 30€ deux ans après. Au final, difficile de dire en toute généralité ce que cela donnera.

colette
05/04/2010 10h39

pour parler des médicaments, pourquoi en espagne les médicaments sont-is beaucoup moins chers qu’en France, style levotyrox, meme labo meme molecules , la boite contient 3 fois plus de comprimés et coute le meme prix que chez nous, qui négocie les pris avec les labos ceci est un exemple parmi d’autres.

Notre réponse : Le revenu moyen des espagnols est environ de 30% inférieur à celui des français. Ajoutez à cela une organisation différente du système de santé et d’autres éléments divers (organisation du marché) et vous avez la réponse.

SANTT Alain
05/04/2010 10h28

Bonjour,
J’écoute votre émission et je vous apporte mon témoignage.
Je suis en retraite et celle-ci doit augmenter de 0,9 % le 1 avril soit environ 18 Euro, le 1er janvier mon loyer à augmenter de 6 euro, mon assurance de 10 euro ainsi que ma mutuelle soit 26 euro, déficit de 8 euro sans compter le prix des produits alimentaires courants, nous avons donc dû supprimer certaines prestations (canal+ et canal sat) en autre, j’ajoute que je n’achéte pas d’écran plat tous les jours, les indications sur l’augmentation du pouvoir d’achat ne sont qu’un des nombreux mensonges de l’état.

Notre réponse : Ce n’est pas parce que nous sommes fonctionnaires que nous mentons. Le problème évoqué est celui des dépenses contraintes. Vous pouvez le voir de deux façons : soit certaines dépenses sont, dans leur montant, une obligation incontournable, soit vous décidez juste de fixer certaines de vos dépenses à un niveau donné. Pour le statisticien, les dépenses contraintes sont des dépenses comme les autres, qui sont choisies en fonction d’une décision d’affectation des ressources. Un loyer n’est pas une dépense dont le montant est incompressible en soi, après tout. Pour beaucoup de gens, il est possible d’habiter dans plus petit, moins bien situé, etc. même si c’est désagréable. Cela peut vous permettre de continuer à partir en vacances aussi souvent ou n’importe quoi d’autre. A titre d’information, nous n’achetons pas d’écran plat tous les jours non plus.

stecher
05/04/2010 10h31

la hausse du pouvoir d’achat concerne ceux qui ont des revenus confortables(+de 5000/couple).le prix des produits des nouvelles technologies baissent mais ça ne concerne pas les bas revenus… on a tous compris le propos .pourquoi ce sujet sinon de la promo pour ce livre certes pédagogique mais un peu dérangeant pour des gens en difficulté de+en+nombreux qui travaillent se logent se déplacent…
le trou de la sécu en plus !!!svp cessez d’enfoncer des portes ouvertes mme Giordano(émission pour BOBO)
PS le prix de autos qui baissent une vue de l’esprit pour prof d’éco qui roule en PRIUS?

Notre réponse : Non, le livre n’a pas à être dérangeant pour ceux qui sont en difficulté. Dire que la question du pouvoir d’achat est un problème complexe, que certains ont subi une perte au cours des dernières années, que d’autres ont connu un gain notable et que d’autres ont juste vu le leur croître de rien du tout, c’est simplement faire la part des choses et sortir de l’idée qu’un individu moyen existe. Nous soulignons largement le fait que la question de l’évolution des inégalités est plus le problème que les insuffisances du calcul de l’indice des prix. Quant au prix des automobiles, il augmente, mais ce que vous avez pour le prix actuel est incomparable à ce dont vous disposiez auparavant pour le même prix. Vous ne pouvez pas faire l’impasse sur ce point. Et nous ne roulons pas en Prius. Ce n’est pas parce qu’on est prof qu’on ne peut pas avoir bon goût.

Divers

DEHOUSSE
05/04/2010 10h50

Pas de message en ce w-e Pascal…

Bonjour Isabelle,

encore une fois vous n’osez pas aller jusqu’à poser la question d’une autre banque, centrale et contrôlée par le peuple, et au service de l’économie et non qui en profite.

Pourquoi n’invitez-vous pas Marie-Louise Duboin auteur du livre Mais où va l’argent. Et de l’economie distributive

Notre réponse : Le raisonnement sur lequel repose l’idée de banque du peuple est abordée dans le livre. Nous expliquons pourquoi il est erroné.

Giuseppe25
05/04/2010 10h32

Bonjour,

Et le trou de la défense nationale on en parle pas ? je pense simplement que les dépenses de santé sont un choix de société et non pas un exercice comptable.

Giuseppe

Notre réponse : De société et d’individus. La question étant de savoir comment concilier les deux au mieux.

Alain
05/04/2010 10h25

Pourriez vous indiquer sur le site de france inter le nom de l’ouvrage cité par vos invités et traitant de la manipulation des chiffres par le gvt. Merci.
Alain

Notre réponse : Le grand truquage, par Lorraine Data, aux éditions La découverte (chroniqué sur notre site)

patrick
05/04/2010 10h42

Bonjour, les invités disent qu’une étude montre que si un médecin s’installe dans une zone alors les dépenses de santé augmentent dans cette zone : faut il vraiment une étude pour découvrir une telle évidence de l’offre et de la demande ?

Notre réponse : Oui, une discipline sérieuse évite de raisonner sur des ressentis. L’économétrie permet de sortir de cette impasse.

Le bêtisier

Autant certains auditeurs ont posé des questions intéressantes, parfois de façon polémique mais correcte, autant d’autres se sont plus ou moins lâchés. A nous…

aveyr
05/04/2010 10h21

OK le prix des lecteurs DVD baissent, OK globalement de l’électronique baisse.
Mais vos invités font ils les ‘courses’ :
Poisson
Viande
Bref les produits vitaux …
Qund aux communiqués sur l’indice des prix qu’elle est sa crédibilité ?

Même les prix des semences est devenu débile …
Aveyr

Notre réponse : Oui, on fait les courses. On prend même le métro. On paie même nos timbres poste. Et la question des biens vitaux a été évoquée.

jureclames
05/04/2010 10h21

Vos invités me font bien rire
que je sache on ne se nourrit pas de lecteurs Dvd ni de Tèléphone portable,
dès lors, bien sur que le ressenti dans le quotidien est l’augmentation des prix
mais font-ils leurs courses seuls??
bien à vous

Notre réponse : Venez chez Carrefour, Leclerc ou Auchan du côté de chez nous, vous verrez bien, rigolard.

Eric
05/04/2010 10h26

Puisqu’on a des économistes… Ma question traditionnelle… Acceptent-ils de renier et de vouer à la damnation éternelle Adam Smith et Milton Friedman…

Notre réponse : On fait pas dans le religieux. Tant pis si c’est votre truc.

Vérain
05/04/2010 10h27

Madame,

vous venez d’affirmer à l’antenne que "le prix de l’essence est un de ceux qui baissent en ce moment" en France. Ma question est : depuis combien de temps n’avez-vous pas mis les pieds (les roues) dans une station ? En un an, le prix moyen du super 98 est monté (centime par centime) de environ 1,05 e à 1,45 (1,50 à Paris). Sans appraremment, que le prix du baril ait grimpé dans les mêmes proportion…
Bien à vous
Un auditeur un peu agacé par le n’importe quoi.

Notre réponse : Le n’importe quoi, c’est de ne pas constater que s’il peut exister une tendance à la hausse, il peut y avoir des périodes, même courtes, où ça baisse. Des auteurs qui font leur plein régulièrement.

christine
05/04/2010 10h33

Bonjour,

Après quelques échanges par mail avec Isabelle Giordano, celle-ci m’a écrit mercredi dernier de réagir en direct vendredi matin. Je lui ai répondu que je ne pouvais pas. Je cherche donc à la faire aujourd’hui. Impossible : 20 fois que j’essaye de vous joindre (j’ai compté !): ou c’est occupé, ou ça sonne mais un disque demande de rappeler !
Je viens donc donner mon avis par mail, car aujourd’hui aussi il y a beaucoup à dire !
Arrêtez donc de parler de l’étranger : je suis française, j’habite en France, je subis ce qui se fait en France, pas ailleurs !
Ensuite, ces messieurs parlent d’une façon inadmissible : à l’instant encore, j’entends "on est de plus en plus riche" ! J’ajouterai "oui, pour certains, mais pour la majorité, on est de plus en plus pauvre" !
Non, ce n’est pas un "sentiment" de payer de plus en plus cher, il suffit de faire ses courses soi-même, ce qui n’est peut-être pas le cas de ces personnes…
Quant à la Sécurité Sociale, sans doute ne sont-ils pas malade

Notre réponse : Non, la majorité n’est pas de plus en plus pauvre. La pauvreté augmente, hélas, mais pas au point de parler de baisse de richesse majoritaire. Vous êtes nettement plus riche que vos grands parents et même les pauvres ont, dans l’absolu, bien de la chance de vivre cette époque. Évidemment, ils se comparent à leurs contemporains. Ils ont raison. Mais ils ont une CMU, qui leur permet d’accéder à des soins nettement plus fiables que les générations passées. On ne peut certes s’en contenter, mais il ne faut pas exagérer. Et puis, bon, les gars, ça suffit cette histoire selon laquelle nous ne ferions pas nos courses nous-mêmes.

Jérôme
05/04/2010 10h34

Je suis assez effrayé par la platitude des propos tenus. Je trouve surprenant de présenter des agrégés d’économie comme des experts. En effet, l’agrégation n’est qu’un concours permettant d’enseigner en collège ou en lycée, cela ne fait en rien de leur titulaire un expert. De plus, parmi les exemples donnés, nombre d’entre eux n’ont pas de sens. L’histoire de la moyenne de la température en France à 11° signifie nécessairement qu’une zone en France est à 11°, puisque l’évolution de la température est une fonction continue. Il ne peut faire 18 ° à un endroit et 10° 50 mètres plus loin.
De même, l’exemple de Bill Gates dans un bar est une aberration. La population d’un État comme la France ne peut être comparée à celle d’un bar.
Toutes ces approximations ne me permettent pas de considérer comme acceptables les propos tenus par vos invités. Alors de là à dire qu’on comprend mieux quoi que ce soit grâce à eux, Madame Giordano, permettez moi d’en douter.
Jérôme, certifié de mathématique

Notre réponse : Si les universitaires publiaient des travaux de vulgarisation plus fréquemment, nous n’écririons pas des livres. Nos textes se veulent une traduction dans un langage accessible et, autant que possible, agréable à lire, des travaux d’obscurs ou moins obscurs chercheurs. Nous mettons toute notre énergie à essayer de ne pas les dénaturer et à en faire un ensemble cohérent, structuré et accessible. Jusqu’ici au moins, il semble que ce soit le cas, si nous nous fions aux retours des vrais spécialistes. L’exemple de la température est peut-être une approximation. N’empêche, il éclaire déjà beaucoup les gens. On ne met pas la charrue avant les boeufs. Bonne chance pour l’agreg.

ferrier
05/04/2010 10h35

CE monsieur qui est prof d"économie en effet gére trés bien le capitalisme ces exemples pour nous culpaliser sur la sécurité sociale sont d’une mauvaise foi évidente en effet quand vous etes demandeur d’emploi et que vous ne trouvez pas de travail ni l’employeur ni le salarié ne paye de cotisations sociales, les remises faites par les grands entre preneurs sur les salaires différes je rappelle a ce monsieur que la sécurité sociales a éte crée par ambroize croisat ministres communiste sous le général de gaule ce monsieur défent son bifteck permettez moi de défendre le bifteck des salaries lui faire parvenir mon mail merci meme mon numero de télephone en tout cas son livre vas dans le sens du vent mais attention aux bourrasques les cheminits commencent une greve mardi bien fraternellement martine

Notre réponse : Personne ne culpabilise sur la sécu. Au contraire, le message est inverse. Les ravages d’un cerveau ramolli par les hurlements des cloches de Pâques sont bien pires que le trou de la sécu.

Frenschen
05/04/2010 10h49

sidérée d’entendre toujours le même discours sur le trou de la sécurité sociale qui n’existerait pas si les entreprises bénéficiaient moins de défiscalisation des charges sociales et si l’état payait son dû de ces mêmes charges. Pourquoi parler de responsabilisation des patients alors que beaucoup de médecins allopathes ne sont que des hommes à renouveler les ordonnances avec une auscultation hyper-rapide en particulier auprès des personnes âgées. En écoutant ces deux enseignants, je me demandais s’ils étaient économistes ou défenseurs de la politique actuelle de l’état.
Quant aux autres sujets, rien de nouveau qui n’ait déjà été dit et redit.
Fidèle auditrice de France Inter, je pense qu’il me faut élargir ma source d’information et aller écouter d’autres radios afin d’élargir mon horizon et mes analyses.

Notre réponse : Qu’avez vous écouté de notre propos pour oser dire que nous défendons la politique du gouvernement ? Il y a effectivement un élargissement à faire, mais probablement pas de votre horizon et de vos analyses (même si ça ne fait jamais de mal).

Eric
05/04/2010 10h51

Et pourquoi la non publication des commentaires quand les invités racontent des conneries… Comme les derniers propos sur la croissance, qui sont un scandaleux mensonge ?

Notre réponse : La non publication des commentaires est le fait d’un complot international. A moins que ce ne soit dû au fait que l’émission était enregistrée, pour cause de lundi de Pâques… Le livre développe notre argument sur la croissance. Le mensonge, c’est de dire que le processus de croissance est une accumulation quantitative. Au passage, nous avons apprécié la profondeur de votre argumentation. Il paraît que les économistes abusent des arguments d’autorité. Vous n’en seriez pas, par hasard ?

Midi
05/04/2010 11h02

dire que les ressources terrestres ne vont pas s’épuiser avant longtemps,ce n’est pas battre en brèche les théories des écologistes c’est juste égoïste : que les générations prochaines se débrouillent… Mais ce qui est bien avec vous, c’est que, pour une prochaine émission, vous serez d’accord avec l’intervenant qui dira qu’il faut faire attention. L’hypocrisie, ça c’est inépuisable.

Notre réponse : Les générations futures seront bien plus riches que nous, grâce à nous, à elles-mêmes et à ceux qui nous ont précédé. Prélever une partie de la richesse future ne signifie pas leur apporter un futur plus sombre que notre époque. Et on peut être d’accord avec des points de vue qui ne sont pas similaires, dès lors qu’ils sont argumentés et intéressants. L’hypocrisie est inépuisable ? Comme la bêtise.

sylvie
05/04/2010 10h31

une dame agee termine par il faut retourner plus souvent a la banque.un invité :peut etre achete t elle plus puisqu elle aime les les magasins.pourquoi n’avoir pas a ce moment fait reference a l’effet bill gates.JE TROUVE CETTE REPONSE INJURIEUSE POUR CETTE DAME.

Notre réponse : C’est bien elle qui dit qu’elle aime les magasins, non ? C’était léger, nous sommes restés légers. Rien de mal à ça.

 

 

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12 Commentaires

  1. [joke]Bonjour,

    Nous les pauvres, on n’a pas les moyens de s’acheter d’ordinateurs.

    Réponse : ah oui, et vous l’avez envoyé comment le mail ? [joke off]

    Pour approfondir le chapitre sur la baisse du pouvoir d’achat il y a cette conférence :
    http://www.touteconomie.org/inde...
    Pour approfondir celui sur les dépenses de santé il y a celle-ci : http://www.touteconomie.org/inde...

    Je reconnais que ça demande un peu de temps.

  2. La lecture de ce "dialogue" est fort intéressante, très utile, et je l’avoue, pour ma part, à l’arrivée, quelque peu décourageante. L’impression que quoi que l’on dise, il est bien difficile de modifier des perceptions ancrées dans les expériences individuelles.

  3. Je m’étais intéressé à la question du pouvoir d’achat, notamment sur l’évolution des prix à la consommation, et je retrouve dans vos réponses la plupart des réflexions que je m’étais faites à l’époque.
    Je reste en revanche convaincu qu’il y a un vrai problème de mesure de l’effet qualité.
    Exemple : un ordinateur d’entrée de gamme en 2010 est 10 fois plus puissant qu’il y a 10 ans, mais cela reste le même produit (un ordinateur d’entrée de gamme). S’il est vendu au même prix, je trouve abusif d’en déduire, comme le fait l’INSEE, que le prix de l’ordinateur a baissé de 90% (je caricature un peu, mais c’est pour l’exemple). D’ailleurs il semble assez improbable qu’on puisse construire aujourd’hui le même ordinateur qu’il y a 10 ans pour 90% moins cher.
    Il me semblerait plus judicieux de considérer que quand elles deviennent « standard », de nouvelles fonctionnalités correspondent en fait à une simple « mise à niveau » du produit et ne devraient pas être prises en compte dans le calcul d’un effet qualité.
    Pour reprendre l’exemple de la voiture, OK pour intégrer la clim dans l’effet qualité (optionnelle), mais pas la direction assistée ou l’ABS (de série)
    Il me semble d’ailleurs que l’INSEE le fait en partie (je n’ai pas réussi à retrouver le doc où ils expliquaient précisément leur méthodologie), mais quand on voit les chiffres qu’ils sortent sur l’évolution des prix de la micro-informatique, on peut légitimement avoir des doutes sur leur calcul.

  4. "Poisson
    Viande
    Bref les produits vitaux …"

    J’en déduis donc que je suis une végétarienne morte-vivante. Braaiiiiiiiiinnn !

  5. N’empêche que vous n’êtes pas très clairs sur cette histoire de courses. Vous les faites vraiment vous-mêmes, oui ou non? On veut des photos.

    Réponse de Stéphane Ménia
    A poil ? Si c’est ça que vous voulez, demandez le clairement.

  6. Des photos à poil, parfaitement, j’assume pleinement. Mais je ne me fais pas d’illusions, j’avais déjà été hyper déçu par votre premier bouquin: aucune photo de fesses, malgré un titre racoleur et mensonger. Je vais quand même acheter le nouveau, juste pour vous prouver que les consommateurs sont irrationnels.

  7. "Si les universitaires publiaient des travaux de vulgarisation plus fréquemment, nous n’écririons pas des livres."
    🙁

  8. Je voudrais poser une question. Pourquoi lorsqu’en français une conclusion economique deplaie on dit "c’est un choix de societe" et normalement cela a l’apparence d’etre suffisant?

    Réponse de Stéphane Ménia
    En fait, il y a des fois où c’est suffisant, d’autres ou ça ne l’est pas. Un choix de société, c’est une fin que l’on fixe. Ce n’est pas du ressort de l’économiste, qui s’intéresse à la façon dont les moyens sont utilisés pour atteindre des fins données. Donc, on peut se contenter de la réponse dans ce cas. Mais quand visiblement dire « c’est un choix de société » va à l’encontre des fins normalement souhaitées, oui, vous avez raison, ce n’est pas satisfaisant. Exemple : une mesure sauve certains emplois et en détruit d’autres, au prix de plus de chômage. Dire c’est un choix de société est absurde, dans la mesure où réduire le chômage est une fin usuellement souhaitée. (Bon, je suis pas très clair là, je reviendrai, je suis à la bourre).

  9. @"citoyen" : est-ce que "choix de société" ne correspond pas à "choix politique"?Une mesure économique ne déplaît jamais à tout le monde, puisqu’elle favorise certains aux dépends d’autres. Les mécontents n’ont qu’à comprendre que leur problème ou leur point de vue n’a pas été choisi par des gens qui, eux, ont été élus: un choix de société /politique serait donc toujours légitime …?

  10. En passant (car je ne suis pas certain que ce soit le bonne endroit pour le dire) je trouve votre deuxième bouquin (pas encore tout à fait terminé) vachtement mieux que le premier.

    Pas que le premier soit mauvais, loin de là, je l’ai ainsi recommandé (sans succès je crains) à des amis. Mais il n’y avait pas de plus-value par rapport au blog. On aurait pu lire les différents chapitres ici même. Ce n’est pas la cas pour ce deuxième opus. Clairement plus charpenté, plus construit, plus dense, plus argumenté. Et l’idée de base (démonter/adoucir quelques peurs communes) est, comment dire, bien.

    Bon pas trop doué pour les compliments, certes…

    Réponse de Stéphane Ménia
    Merci. Ce sont deux ouvrages différents à bien des égards. Pas un tome 1 et 2. Les points communs sont la volonté vulgarisation et de montrer que les choses sont complexes.

  11. Ah, merci, je crois que je comprend le principe. Je comprend qu’interdire la prostitution ou l’avortement au nom de je ne sais quoi peut etre un choix de societe.

    Mais en general ça s’adresse a d’autre questions. Par exemple, se defendre contre l’idee que, disons, la politique industrielle "colbert style" cree un probleme d’efficience en disant que c’est un choix de societe que d’avoir des grosses entreprises c’est valable ou pas? Par exemple, si je vous avais contredit votre billet sur le fetichisme industriel en disant qu’avoir des emplois dans le secteur industriel est un choix de societe, ce serait valable? Il y a t il des sujets non susceptible d’etre des choix de societe?

    Réponse de Stéphane Ménia
    Il me semble que le choix de société lié à l’emploi, c’est de faire en sorte que les gens puissent trouver du boulot et manger. De ce point de vue, chercher de l’emploi industriel à tout prix est une modalité pour atteindre cet objectif. Et souvent pas la meilleure.

  12. J’adore la façon dont vous êtes catalogué dans le bétisier. C’est doit vraiment être dur la vie d’expert en économie!

    Réponse de Stéphane Ménia
    Oui, surtout quand on a une longue tradition personnelle de réalisation des courses et une expertise certaine en la matière. En fait, le problème, c’est que quand vous passez à la radio, les gens imaginent que votre vie est celle d’un ministre ou d’une superstar des médias. Alors que bon, vous arrivez en bon blaireau de base chez Inter avec le RER.

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