{"id":7111,"date":"2008-05-15T00:17:33","date_gmt":"2008-05-15T00:17:33","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/import\/?p=1111"},"modified":"2008-05-15T00:17:33","modified_gmt":"2008-05-15T00:17:33","slug":"localisme-universitaire","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/localisme-universitaire\/","title":{"rendered":"Localisme universitaire"},"content":{"rendered":"<p>Un d&eacute;bat int&eacute;ressant se lance sur le localisme universitaire, avec de vrais morceaux d&rsquo;&eacute;conomistes dedans. Le localisme est, rappelons-le, cette pratique consistant &agrave; favoriser pour le recrutement des enseignants des &quot;locaux&quot; au d&eacute;triment de candidats venus de l&rsquo;ext&eacute;rieur. Le d&eacute;bat a &eacute;t&eacute; lanc&eacute; par O. Godechot et A. Louvet sur la vie des id&eacute;es, qui ont &agrave; partir de la base de donn&eacute;es des th&egrave;ses &eacute;valu&eacute; <a href=\"http:\/\/laviedesidees.fr\/Le-localisme-dans-le-monde.html\">l&rsquo;ampleur du localisme universitaire<\/a>, qu&rsquo;ils constatent consid&eacute;rable. <a href=\"http:\/\/ew-econ.typepad.fr\/mon_weblog\/2008\/05\/le-localisme-de.html#comments\">E. Wasmer<\/a> a relay&eacute; leur &eacute;tude et voit dans le localisme un symptome important du mal universitaire fran&ccedil;ais, se d&eacute;clarant favorable &agrave; sa r&eacute;glementation. O. Bouba-Olga, M. Grossetti et A. Lavigne ont alors publi&eacute; une r&eacute;ponse critique, pr&eacute;sentant le localisme comme une <a href=\"http:\/\/laviedesidees.fr\/Le-localisme-dans-le-monde,315.html\">r&eacute;ponse rationnelle aux difficult&eacute;s d&rsquo;&eacute;valuation<\/a> des qualit&eacute;s des candidats aux postes d&rsquo;enseignants universitaires. Plut&ocirc;t que la r&eacute;glementation\/interdiction du localisme, ils pr&eacute;conisent d&rsquo;am&eacute;liorer l&rsquo;information sur les candidats, de donner plus de temps pour la s&eacute;lection, de centraliser les offres d&#8217;emplois, et d&rsquo;organiser des job markets. Godechot et Louvet r&eacute;pondent alors, &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;un mod&egrave;le, qu&rsquo;il semble bien que le localisme nuise &agrave; la qualit&eacute; du recrutement, qu&rsquo;il faut envisager le fait que la pi&egrave;tre qualit&eacute; des m&eacute;canismes actuels de s&eacute;lection vient de la possibilit&eacute; de proc&eacute;der au recrutement local, plut&ocirc;t que l&rsquo;inverse. Ils se d&eacute;clarent favorables &agrave; une <a href=\"http:\/\/laviedesidees.fr\/Le-localisme-universitaire-pour.html\">r&eacute;glementation administrative du localisme<\/a>. Tout cela est bien entendu r&eacute;sum&eacute; &agrave; grands traits, et ne remplace par la lecture roborative des diff&eacute;rents textes. Quelques remarques.<\/p>\n<p>Cette question du localisme universitaire me rappelle le <a href=\"http:\/\/books.google.fr\/books?id=rFlemcOSE7EC&amp;dq=becker+discrimination+model&amp;pg=PP1&amp;ots=XYNlWCFXgD&amp;sig=r017Mc_PIEw9u-1o4psyJRdckew&amp;hl=fr&amp;prev=http:\/\/www.google.fr\/search%3Fq%3Dbecker%2Bdiscrimination%2Bmodel%26sourceid%3Dnavclient-ff%26ie%3DUTF-8%26rlz%3D1B3GGGL_frFR212FR212&amp;sa=X&amp;oi=print&amp;ct=title&amp;cad=one-book-with-thumbnail\">mod&egrave;le de discrimination<\/a> de Becker. Becker y analysait le comportement discriminatoire des employeurs vis &agrave; vis de certaines cat&eacute;gories de salari&eacute;s potentiels (femmes, noirs&#8230;) comme un &eacute;quivalent des barri&egrave;res douani&egrave;res : Parce que les employeurs ont des go&ucirc;ts particuliers &#8211; misogynes ou racistes &#8211; ils sont r&eacute;ticents &agrave; recruter certaines cat&eacute;gories de personnes, sur la base de leurs pr&eacute;jug&eacute;s. Ce faisant, ils se privent d&rsquo;une main d&rsquo;oeuvre potentiellement efficace : satisfaire leur go&ucirc;t r&eacute;duit leur productivit&eacute;, et donc leurs profits. D&egrave;s lors, les comportements discriminatoires devraient, &agrave; terme, tendre &agrave; dispara&icirc;tre : les employeurs qui ne discriminent pas sont plus efficaces, r&eacute;alisent des profits sup&eacute;rieurs, et progressivement, chassent les employeurs racistes ou sexistes. Bien entendu, ce m&eacute;canisme peut prendre longtemps.<\/p>\n<p>Par ailleurs, pour se produire, il faut faire l&rsquo;hypoth&egrave;se selon laquelle les comportements discriminatoires ne sont assis que sur des pr&eacute;jug&eacute;s : si effectivement les cat&eacute;gories discrimin&eacute;es sont en moyenne des employ&eacute;s moins performants, alors, la discrimination est rationnelle. Le raisonnement peut devenir plus subtil lorsqu&rsquo;apparaissent des probl&egrave;mes de coordination du type du &quot;donnant donnant discriminatoire&quot; (voir cet <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/dotclear\/index.php\/?2005\/12\/01\/239-cooperation-et-discrimination\">ancien post<\/a>, voir aussi cet <a href=\"http:\/\/rationalitelimitee.wordpress.com\/2008\/05\/08\/la-discrimination-comme-processus-evolutionnaire\/\">excellent post<\/a> sur rationalit&eacute; limit&eacute;e). Supposez que l&rsquo;on parte d&rsquo;une situation ou une cat&eacute;gorie de population sait qu&rsquo;elle fait l&rsquo;objet de pr&eacute;jug&eacute;s d&eacute;favorables aupr&egrave;s de certains employeurs. Les membres de cette cat&eacute;gorie de population risquent alors de se dire que se former, faire des &eacute;tudes, ne vaut pas la peine, puisqu&rsquo;ils ne seront pas pay&eacute;s de leurs efforts en retour et auront du mal &agrave; &ecirc;tre employ&eacute;s. Au total donc, ils seront effectivement moins productifs que les autres, confirmant les pr&eacute;jug&eacute;s des employeurs; la discrimination sera alors une situation stable.<\/p>\n<p>Peut-on appliquer ce mod&egrave;le au localisme universitaire? Dans une certaine mesure, la pr&eacute;f&eacute;rence accord&eacute;e aux candidats locaux est une forme de discrimination vis &agrave; vis de candidats ext&eacute;rieurs. Les universit&eacute;s qui se livrent &agrave; cet exercice risquent de se priver de candidats ext&eacute;rieurs potentiellement talentueux, en pr&eacute;f&eacute;rant ceux qui sont de chez eux. Vu sous cet angle, cela conduit &agrave; une s&eacute;rie de questions.<\/p>\n<p>La premi&egrave;re consiste &agrave; se demander pourquoi le localisme survit. si l&rsquo;on en croit la logique de Becker, une universit&eacute; qui n&rsquo;applique pas le localisme devrait &ecirc;tre avantag&eacute;e, voir la qualit&eacute; de son effectif enseignant et sa performance augmenter. Au bout d&rsquo;un moment, le localisme ne devrait plus concerner qu&rsquo;une minorit&eacute; d&rsquo;&eacute;tablissements, les autres &eacute;tant oblig&eacute;s de cesser de pratiquer le localisme pour rester performants. En somme, il faudrait se demander pourquoi le localisme est une pratique stable, et m&ecirc;me, si l&rsquo;on en croit Godechot et Louvet, en extension. Plusieurs pistes possibles.<\/p>\n<p>La premi&egrave;re, c&rsquo;est que les universit&eacute;s en France ne sont pas vraiment incit&eacute;es &agrave; devenir performantes. Les d&eacute;partements universitaires sont surtout motiv&eacute;s par leur perennit&eacute;, &eacute;ventuellement leur croissance, mais celles-ci ne d&eacute;pendent pas forc&eacute;ment de la qualit&eacute; de leur personnel enseignant et de leur recherche. Ce n&rsquo;est pas vraiment un secret que de dire qu&rsquo;il existe dans les universit&eacute;s &#8211; de fa&ccedil;on variable selon les disciplines &#8211; des petites chapelles qui tournent en vase clos, et qui subsistent par clonage, en reproduisant les enseignants avec des doctorants. Un r&eacute;sidu d&rsquo;une &eacute;poque tr&egrave;s ancienne ou les universit&eacute;s &eacute;taient des petites machines &agrave; fabriquer des universitaires, ce qui avait conduit en leur temps Fran&ccedil;ois Premier et Napol&eacute;on &agrave; contourner le syst&egrave;me, le premier en cr&eacute;ant le coll&egrave;ge de France, le second en cr&eacute;ant des grandes &eacute;coles. Ce genre de pratique, pour autant, est en voie de disparition; l&rsquo;universit&eacute; d&rsquo;aujourd&rsquo;hui n&rsquo;est plus ce qu&rsquo;elle &eacute;tait autrefois. Ce ph&eacute;nom&egrave;ne devrait donc, m&ecirc;me si on le prend en compte, conduire &agrave; la diminution du localisme, une &eacute;volution pr&eacute;vue par le mod&egrave;le de Becker. Il n&rsquo;est pas forc&eacute;ment n&eacute;cessaire de r&eacute;glementer le localisme dans cette perspective, il n&rsquo;est qu&rsquo;une survivance d&rsquo;usages anciens, vou&eacute; &agrave; progressivement dispara&icirc;tre. Interdire le localisme, d&rsquo;ailleurs, ne changerait pas grand-chose : les petites chapelles se trouveraient un partenaire, avec lequel &eacute;changer r&eacute;guli&egrave;rement des enseignants pour feindre de respecter les r&egrave;gles.<\/p>\n<p>La seconde possibilit&eacute; est celle qu&rsquo;avancent Bouba-Olga, Grossetti et Lavigne : la discrimination en faveur des locaux est rationnelle parce que les locaux pr&eacute;sentent des avantages. Les auteurs en pr&eacute;sentent deux principaux : un risque r&eacute;duit au moment du recrutement, dans la mesure ou gr&acirc;ce au r&eacute;seau local informel, la commission de sp&eacute;cialistes qui les recrute limite les possibilit&eacute;s d&rsquo;erreur : on sait qui l&rsquo;on recrute, mieux qu&rsquo;en disposant d&rsquo;un entretien rapide et d&rsquo;un dossier formel. Le candidat, par ailleurs, est d&eacute;j&agrave; int&eacute;gr&eacute; aux &eacute;quipes locales, ce qui rend son adaptation plus facile et assure sa coh&eacute;rence avec les sp&eacute;cificit&eacute;s de la recherche telle qu&rsquo;elle est effectu&eacute;e sur place. Le second argument, c&rsquo;est le risque du tristement c&eacute;l&egrave;bre &quot;turboprof&quot;, cet enseignant qui cale tous ses cours sur deux jours de la semaine et trois mois de l&rsquo;ann&eacute;e, continue de r&eacute;sider dans sa ville d&rsquo;origine, consid&egrave;re son travail local comme purement alimentaire et poursuit sa recherche dans son laboratoire d&rsquo;origine, l&agrave; ou il dispose de son r&eacute;seau social. D&egrave;s lors, interdire le localisme est contre-productif; il est pr&eacute;f&eacute;rable d&rsquo;am&eacute;liorer l&rsquo;information sur les candidats, de jouer sur d&rsquo;autres variables, sans lesquelles interdire le localisme va conduire les universit&eacute;s &agrave; recruter des candidats de plus mauvaise qualit&eacute; qu&rsquo;auparavant.<\/p>\n<p>Il y a un troisi&egrave;me argument, implicite dans le d&eacute;bat. Je ne peux pas m&#8217;emp&ecirc;cher de constater que les partisans de la r&eacute;gulation du localisme, dans cette discussion, tendent &agrave; se trouver dans des &eacute;tablissements d&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur parisiens, et les adversaires, dans des universit&eacute;s de province. La question du &quot;parisianisme&quot; est sous-jacente dans la discussion. C&rsquo;est qu&rsquo;il y a dans l&rsquo;enseignement et la recherche des effets d&rsquo;agglom&eacute;ration : les bons ont tendance &agrave; aller avec les bons. De ce fait, par effet de taille, les &eacute;tablissements parisiens ont plus de chance actuellement d&rsquo;avoir de bons doctorants que les &eacute;tablissements provinciaux, qui disposent d&rsquo;un bassin de recrutement d&rsquo;&eacute;l&egrave;ves plus restreint. Un double m&eacute;canisme se met alors en place : les universit&eacute;s de province, lorsqu&rsquo;elles ont un tr&egrave;s bon docteur, rechignent &agrave; le voir partir dans une grande universit&eacute; parisienne apr&egrave;s avoir fait tout le travail de s&eacute;lection et de formation; le localisme est une fa&ccedil;on de se garder ses bons &eacute;l&eacute;ments. Les universit&eacute;s parisiennes auront le probl&egrave;me inverse : elles seront hostiles au localisme pratiqu&eacute; par les autres, qui prive leurs &eacute;l&eacute;ments talentueux mais n&rsquo;ayant pas pu se trouver de poste en r&eacute;gion parisienne d&rsquo;un emploi d&rsquo;enseignant (je passe sur la petite condescendance qui r&egrave;gne parfois dans les universit&eacute;s parisiennes, consistant &agrave; consid&eacute;rer que leurs &eacute;l&eacute;ments de second rang sont forc&eacute;ment meilleurs que les locaux des facs de province).<\/p>\n<p>Consid&eacute;rer cet aspect rend difficile un jugement sur le localisme. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, effectivement, la concentration des meilleurs enseignants dans quelques &eacute;tablissements pr&eacute;sente des avantages en mati&egrave;re d&rsquo;efficacit&eacute; et de qualit&eacute; globale. Dans le m&ecirc;me temps, cette concentration pose le probl&egrave;me des universit&eacute;s qui restent : il est n&eacute;cessaire qu&rsquo;il y ait un r&eacute;seau suffisamment dense d&rsquo;universit&eacute;s de qualit&eacute; sur l&rsquo;ensemble du territoire, afin d&rsquo;&eacute;lever le niveau global d&rsquo;&eacute;ducation de la plus grande population possible. Il y a donc un arbitrage d&eacute;licat &agrave; trouver entre les avantages de la concentration et les avantages de la dispersion des talents. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, j&rsquo;ai tendance &agrave; penser que la dispersion des universit&eacute;s est all&eacute;e trop loin, qu&rsquo;&agrave; toujours satisfaire les &eacute;lus locaux qui veulent LEUR &eacute;tablissement universitaire, on a produit de m&eacute;diocres r&eacute;sultats, et souvent, de m&eacute;diocres recherches. De l&rsquo;autre, une recentralisation excessive de l&rsquo;enseignement sup&eacute;rieur me semblerait nocive. Je ne suis pas certain qu&rsquo;il soit possible, entre ces deux contraintes, de trouver le bon mode de r&eacute;gulation administrative du localisme, qui permettrait de b&eacute;n&eacute;ficier &agrave; la fois des gains de la concentration et de la dispersion.<\/p>\n<p>Reste alors la derni&egrave;re interpr&eacute;tation de la stabilit&eacute; du localisme, qui correspond &agrave; la discrimination sous-optimale et rationnelle du mod&egrave;le pr&eacute;sent&eacute; en d&eacute;but de post. Parce qu&rsquo;ils savent qu&rsquo;il leur sera tr&egrave;s difficile de trouver un emploi d&rsquo;enseignant dans une autre universit&eacute; que la leur, les doctorants consacrent beaucoup de temps &agrave; la constitution de leur r&eacute;seau local, &agrave; l&rsquo;acquisition d&rsquo;actifs sp&eacute;cifiques qui les rendront indispensables sur place, et un peu moins &agrave; la qualit&eacute; de leur travail de recherche; l&rsquo;investissement dans le r&eacute;seau local est plus rentable que l&rsquo;investissement dans la qualit&eacute; des travaux. Cela ne veut pas dire que ceux-ci seront n&eacute;cessairement m&eacute;diocres, mais que leur qualit&eacute; finale sera moindre qu&rsquo;en l&rsquo;absence de ce ph&eacute;nom&egrave;ne. Cet investissement local fera aussi que si d&rsquo;aventure ils partent dans un autre poste, ils seront perp&eacute;tuellement tent&eacute;s de revenir, et de continuer de pratiquer leur recherche, dans leur laboratoire et &eacute;tablissement d&rsquo;origine, confirmant les r&eacute;ticences des recruteurs vis &agrave; vis des candidats venus de l&rsquo;ext&eacute;rieur. Dans ce cas, le localisme, bien que parfaitement rationnel, conduit &agrave; une situation peu satisfaisante, et &agrave; une qualit&eacute; d&rsquo;enseignement et de recherche r&eacute;duite. D&egrave;s lors, interdire le localisme ou le r&eacute;glementer strictement est une fa&ccedil;on de briser cet &eacute;quilibre sous-optimal et d&rsquo;accro&icirc;tre la qualit&eacute; moyenne des appariements entre universit&eacute;s et enseignants.<\/p>\n<p>Cette troisi&egrave;me interpr&eacute;tation est-elle r&eacute;aliste? Je n&rsquo;ai aucun &eacute;l&eacute;ment pr&eacute;cis pour la confirmer. Je ne peux cependant pas m&#8217;emp&ecirc;cher de constater, avec quelques exemples, que la relation entre doctorant et directeur de th&egrave;se est parfois empreinte d&rsquo;une bonne dose de paternalisme et de d&eacute;pendance. Que certaines th&egrave;ses sont parfois bien longues &agrave; terminer, parce que le doctorant a consacr&eacute; beaucoup de temps &agrave; des activit&eacute;s qui ne sont pas seulement justifi&eacute;es par la n&eacute;cessit&eacute; de se procurer un revenu. Je ne peux donc pas infirmer non plus cette possibilit&eacute;.<\/p>\n<p>Au total, il y a donc trois interpr&eacute;tations possibles du localisme universitaire. Dans la premi&egrave;re, l&rsquo;interdire est inutile; dans la seconde, c&rsquo;est nuisible; dans la troisi&egrave;me, c&rsquo;est b&eacute;n&eacute;fique. Je suis bien en peine de trancher entre ces trois possibilit&eacute;s, et m&rsquo;interroge sur les gains &agrave; attendre d&rsquo;une r&eacute;glementation administrative de cette pratique.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>Un d&eacute;bat int&eacute;ressant se lance sur le localisme universitaire, avec de vrais morceaux d&rsquo;&eacute;conomistes dedans. Le localisme est, rappelons-le, cette pratique consistant &agrave; favoriser pour le recrutement des enseignants des &quot;locaux&quot; au d&eacute;triment de candidats venus de l&rsquo;ext&eacute;rieur. Le d&eacute;bat a &eacute;t&eacute; lanc&eacute; par O. Godechot et A. Louvet sur <a class=\"mh-excerpt-more\" href=\"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/localisme-universitaire\/\" title=\"Localisme universitaire\">(Lire la suite&#8230;)<\/a><\/p>\n<\/div>","protected":false},"author":3,"featured_media":59424,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-7111","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ecoblabla"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7111","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=7111"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/7111\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/media\/59424"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=7111"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=7111"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=7111"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}