{"id":6942,"date":"2007-11-24T15:43:09","date_gmt":"2007-11-24T15:43:09","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/import\/?p=942"},"modified":"2007-11-24T15:43:09","modified_gmt":"2007-11-24T15:43:09","slug":"prix-du-livre-d-economie-du-senat-resultat-final-aujourd-hui","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/prix-du-livre-d-economie-du-senat-resultat-final-aujourd-hui\/","title":{"rendered":"Prix du livre d&rsquo;\u00e9conomie du S\u00e9nat : r\u00e9sultat final aujourd&rsquo;hui"},"content":{"rendered":"<p>Le r\u00e9sultat du <a href=\"http:\/\/www.senat.fr\/evenement\/rendez_vous_citoyens\/livreeco_11_07\/index.html\" hreflang=\"fr\">prix des lecteurs du livre d&rsquo;\u00e9conomie du S\u00e9nat<\/a> va \u00eatre connu aujourd&rsquo;hui. J&rsquo;avais pens\u00e9 y aller, mais j&rsquo;ai redout\u00e9 les probl\u00e8mes de transport (et de toute fa\u00e7on, je n&rsquo;ai pas le temps). De m\u00eame, je voulais parler des trois finalistes, mais jusqu&rsquo;\u00e0 pr\u00e9sent n&rsquo;ai parl\u00e9 que de <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/dotclear\/index.php\/?2007\/11\/11\/1072-prix-du-livre-d-economie-du-senat-laurent-mauduit-petits-conseils\" hreflang=\"fr\">l&rsquo;un d&rsquo;entre eux<\/a>. Voici donc quelques commentaires sur les deux autres.<\/p>\n<p>EDIT&nbsp;: bravo \u00e0 Pierre Dock\u00e8s!<\/p>\n<p>Jules et Mathieu ont d\u00e9j\u00e0 apport\u00e9 des r\u00e9sum\u00e9s du <a href=\"http:\/\/www.senat.fr\/evenement\/rendez_vous_citoyens\/livreeco_11_07\/blog_dockes.html\" hreflang=\"fr\">livre de Pierre Dock\u00e8s<\/a>, l&rsquo;auteur lui-m\u00eame est venu expliquer sa d\u00e9marche ici. Le th\u00e8me du livre a l&rsquo;avantage de pouvoir \u00eatre pr\u00e9sent\u00e9 rapidement&nbsp;: tout ce qui constitue l&rsquo;ordinaire du discours fran\u00e7ais sur la mondialisation est faux. En France, la mondialisation est unanimement vue comme un ph\u00e9nom\u00e8ne contraignant, potentiellement destructeur pour l&rsquo;\u00e9conomie nationale; r\u00e9sultat, on trouve d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 un discours qualifi\u00e9 par l&rsquo;auteur de \u00ab\u00a0patronal\u00a0\u00bb consistant \u00e0 dire que la mondialisation impose des sacrifices pour s&rsquo;adapter, en particulier, la r\u00e9duction de l&rsquo;Etat-providence; de l&rsquo;autre, un discours \u00ab\u00a0\u00e0 gauche\u00a0\u00bb selon lequel sauver l&rsquo;Etat-providence exige donc de se prot\u00e9ger de la mondialisation. Finalement, ces deux discours se rejoignent dans l&rsquo;id\u00e9e que la mondialisation est un p\u00e9ril contre lequel il faut se prot\u00e9ger&nbsp;: c&rsquo;est simplement la nature des b\u00e9n\u00e9ficiaires de la protection qui changent. Pour les uns, il faut prot\u00e9ger les entreprises, pour les autres, les salari\u00e9s.<\/p>\n<p>L&rsquo;auteur montre avec les outils standard de l&rsquo;analyse \u00e9conomique que cette id\u00e9e est fausse&nbsp;: fondamentalement, la mondialisation est un ph\u00e9nom\u00e8ne qui enrichit, dont les cons\u00e9quences n\u00e9fastes sont exag\u00e9r\u00e9es. Dans ce processus, il peut y avoir des perdants (l&rsquo;auteur fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 des analyses du types Stolper-Samuelson) mais en r\u00e9alit\u00e9, l&rsquo;enrichissement qu&rsquo;elle permet offre la possibilit\u00e9 de compenser les perdants, et rend ces m\u00e9canismes \u00e0 la fois finan\u00e7ables (en enrichissant la soci\u00e9t\u00e9) et n\u00e9cessaires. Jusque l\u00e0, rien \u00e0 dire sur le livre, qui reprend un type d&rsquo;analyse tr\u00e8s familier des \u00e9conomistes, mais trop peu souvent connu du grand public; on ne dira jamais assez \u00e0 quel point il est n\u00e9cessaire que les \u00e9conomistes prennent le temps de le rappeler, et \u00e0 ce titre, Dock\u00e8s fait oeuvre tr\u00e8s utile.<\/p>\n<p>La suite du livre est plus contestable, ce que n&rsquo;a pas manqu\u00e9 de noter <a href=\"http:\/\/www.leconomiste-notes.fr\/dotclear\/index.php?2007\/10\/31\/63-vou\" hreflang=\"fr\">Mathieu P<\/a>; Comme l&rsquo;Europe est prise en tenaille entre d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9 les USA qui innovent, et les pays \u00e9mergents \u00e0 bas salaires, elle devrait s&rsquo;orienter de fa\u00e7on volontariste, par un m\u00e9lange de politique industrielle et la mise en place de m\u00e9canismes limitant la concurrence fiscale et sociale, vers un syst\u00e8me \u00e9conomique fond\u00e9 sur l&rsquo;innovation et la protection sociale. L&rsquo;argument, intuitivement, a un sens&nbsp;: puisque les gains des \u00e9changes, dans la m\u00e9canique de l&rsquo;avantage comparatif, sont issus des diff\u00e9rences, l&rsquo;Europe a plut\u00f4t int\u00e9r\u00eat \u00e0 cultiver sa diff\u00e9rence plut\u00f4t que de chercher \u00e0 ressembler aux autres. On peut n\u00e9anmoins \u00eatre sceptique sur sa validit\u00e9.<\/p>\n<p>Contrairement \u00e0 une id\u00e9e re\u00e7ue, l&rsquo;analyse \u00e9conomique n&rsquo;est pas hostile par principe \u00e0 la politique industrielle; l&rsquo;argument du \u00ab\u00a0protectionnisme \u00e9ducateur\u00a0\u00bb a longtemps eu droit de cit\u00e9 (John Stuart Mill le d\u00e9crivait comme exception valide au principe du libre-\u00e9change dans son ouvrage de r\u00e9f\u00e9rence du XIX\u00e8me si\u00e8cle) et il existe de nombreux mod\u00e8les montrant comment la protection temporaire d&rsquo;un secteur peut, \u00e0 terme, apporter un avantage \u00e0 un pays. Mais lorsqu&rsquo;il d\u00e9plore qu&rsquo;en Europe, la protection aille vers les secteurs qui n&rsquo;en ont pas besoin, Dock\u00e8s ne fait que reproduire un constat maintes fois effectu\u00e9&nbsp;: en pratique, le d\u00e9veloppement et le maintien de politiques industrielles protectionnistes porte sur les secteurs capables de s&rsquo;organiser pour extraire des rentes aupr\u00e8s du pouvoir politique, beaucoup plus que sur les secteurs authentiquement \u00e0 m\u00eame d&rsquo;apporter des avantages dans l&rsquo;avenir.<\/p>\n<p>Dans les pays en d\u00e9veloppement, les circonstances peuvent \u00eatre diff\u00e9rentes&nbsp;: en particulier, l&rsquo;absence d&rsquo;un syst\u00e8me financier performant, ou des institutions d\u00e9faillantes, peuvent emp\u00eacher les entrepreneurs et les financiers de d\u00e9tecter les secteurs susceptibles de se d\u00e9velopper. Dans ce cas, certaines formes de coordination publique autour d&rsquo;une politique industrielle peuvent constituer un pis-aller meilleur que le statu quo; c&rsquo;est ce qui s&rsquo;est produit dans des pays comme la Cor\u00e9e du Sud. Est-ce vraiment le cas en Europe? Quelles sont les d\u00e9faillances de march\u00e9 que la politique industrielle pourrait y corriger? Quels sont les secteurs d&rsquo;activit\u00e9 qui devraient s&rsquo;y d\u00e9velopper et ne le font pas? La r\u00e9ponse rapide, c&rsquo;est que personne n&rsquo;en sait rien, mais qu&rsquo;il est douteux que les politiciens et les bureaucrates europ\u00e9ens puissent mieux le savoir que des m\u00e9canismes d\u00e9centralis\u00e9s. Ce n&rsquo;est pas tout de dire que les march\u00e9s fonctionnent parfois mal; il faut encore d\u00e9montrer que l&rsquo;action publique peut mieux faire. Dans le cas de la politique industrielle en Europe, Dock\u00e8s n&rsquo;en apporte gu\u00e8re la d\u00e9monstration, restant \u00e0 une conception tr\u00e8s limit\u00e9e \u00e0 la fois du fonctionnement du secteur priv\u00e9 et du secteur public.<\/p>\n<p>Sa critique de l&rsquo;Europe qui actuellement pousse au moins-disant fiscal et social laisse aussi un peu \u00e0 d\u00e9sirer. On constate qu&rsquo;en pratique les syst\u00e8mes fiscaux et sociaux sont tr\u00e8s diff\u00e9rents en Europe, malgr\u00e9 cette soi-disant concurrence; que l&rsquo;on peut imaginer que celle-ci pousse surtout les syst\u00e8mes sociaux vers plus d&rsquo;efficacit\u00e9, ce qui constitue la vraie question. Le vrai probl\u00e8me europ\u00e9en ne se pose pas en termes de plus ou moins de protection sociale&nbsp;: la question est celle des Etats-providence corporatistes des pays continentaux, qui constituent un mod\u00e8le \u00e0 bout de souffle, avec ou sans mondialisation.<\/p>\n<p>Ces limites du livre ne sont, pour autant, pas r\u00e9dhibitoires. L&rsquo;auteur cherche surtout \u00e0 changer le discours sur la mondialisation. D&rsquo;un certain point de vue, on peut conclure de ce livre que m\u00eame si l&rsquo;on pense que les march\u00e9s fonctionnent mal, que les interventions publiques nombreuses sont n\u00e9cessaires, que la protection sociale doit \u00eatre tr\u00e8s d\u00e9velopp\u00e9e, cela n&#8217;emp\u00eache pas d&rsquo;\u00eatre favorable \u00e0 l&rsquo;ouverture aux \u00e9changes&nbsp;: en France, ce discours est presque r\u00e9volutionnaire, et il faut savoir gr\u00e9 \u00e0 Pierre Dock\u00e8s de l&rsquo;avoir \u00e9nonc\u00e9 d&rsquo;une fa\u00e7on claire et accessible. Il faut plus de livres comme le sien. Pour le d\u00e9bat public, son livre est une lecture utile.<\/p>\n<p>Je ne sais pas si l&rsquo;on peut en dire autant du livre d&rsquo;Aglietta et Berrebi, \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.senat.fr\/evenement\/rendez_vous_citoyens\/livreeco_11_07\/aglietta.html\" hreflang=\"fr\">d\u00e9sordres dans le capitalisme mondial<\/a>\u00ab\u00a0. D&rsquo;abord parce que la longueur et l&rsquo;aridit\u00e9 de l&rsquo;ouvrage n&rsquo;en font pas franchement une lecture pour le grand public&nbsp;: je plains le lecteur profane qui voudra se lancer dans 400 pages remplies de phrases qui ne devraient jamais sortir des laboratoires d&rsquo;\u00e9conomie, comme \u00ab\u00a0cette relation est la cons\u00e9quence purement math\u00e9matique de l&rsquo;annulation du gradient du lagrangien lorsqu&rsquo;on optimise une fonction d&rsquo;utilit\u00e9 quadratique\u00a0\u00bb. Ce livre long et technique est une lecture pour \u00e9tudiants, pour sp\u00e9cialistes, certainement pas pour le grand public. Les math\u00e9matiques et les mod\u00e8les sont des outils indispensables en \u00e9conomie, mais on voudrait que parfois les \u00e9conomistes se souviennent du conseil de Marshall, qui pr\u00e9conisait apr\u00e8s avoir fait un mod\u00e8le de br\u00fbler les math\u00e9matiques, d&rsquo;expliquer ce qu&rsquo;on a trouv\u00e9 en langage clair, et si l&rsquo;on y arrive pas, de recommencer \u00e0 son point de d\u00e9part. Surtout lorsqu&rsquo;on a l&rsquo;impression que les m\u00eames choses auraient pu \u00eatre expliqu\u00e9es plus simplement. Le contenu utile du livre aurait probablement pu tenir dans une centaine de pages.<\/p>\n<p>Le livre abuse aussi de figures de style emphatiques pour un r\u00e9sultat souvent pauvre. Le titre, \u00ab\u00a0d\u00e9sordres dans le capitalisme mondial\u00a0\u00bb laisse supposer qu&rsquo;il pourrait y avoir un \u00ab\u00a0ordre\u00a0\u00bb, une sorte de r\u00e9f\u00e9rence mythique de capitalisme \u00ab\u00a0ordonn\u00e9\u00a0\u00bb. On nous explique que \u00ab\u00a0le capitalisme a connu des transformations gigantesques depuis la crise asiatique \u00e0 la fin du si\u00e8cle dernier\u00a0\u00bb. Traduction&nbsp;: depuis 10 ans, certains pays pauvres se sont enrichis rapidement, certains pays ont accumul\u00e9 des capitaux tandis que d&rsquo;autres s&rsquo;endettaient, il y a eu des fluctuations \u00e9conomiques et mon\u00e9taires plut\u00f4t moins fortes que celles qu&rsquo;on a connu dans le pass\u00e9. Waow. Vous avez dit \u00ab\u00a0transformations gigantesques\u00a0\u00bb?<\/p>\n<p>Des transformations, les auteurs en voient deux principales&nbsp;: le passage d&rsquo;un r\u00e9gime inflationniste \u00e0 un r\u00e9gime d\u00e9flationniste, sous l&rsquo;effet de la concurrence des pays \u00e9mergents; et la substitution de la valeur actionnariale \u00e0 la valeur ajout\u00e9e. celle-ci aurait amplifi\u00e9 les pressions d\u00e9flationnistes (en exer\u00e7ant une pression sur les salaires) et accru le recours au cr\u00e9dit et \u00e0 l&rsquo;endettement (pour maintenir la consommation dans un r\u00e9gime de salaires stagnants), l&rsquo;ensemble n&rsquo;\u00e9tant pas soutenable. Dans l&rsquo;absolu, ces analyses pourraient tenir la route; dans les faits, c&rsquo;est plus douteux. En particulier, les auteurs font de la hausse des in\u00e9galit\u00e9s aux USA l&rsquo;exemple de cette variation; le probl\u00e8me, c&rsquo;est que celles-ci ne viennent pas tant de d\u00e9placements de la valeur ajout\u00e9e du travail vers le capital que d&rsquo;in\u00e9galit\u00e9s entre les salari\u00e9s eux-m\u00eames, amplifi\u00e9es par la politique fiscale du gouvernement Bush. Quand les riches paient moins d&rsquo;imp\u00f4ts, quand la technologie apporte des avantages disproportionn\u00e9s \u00e0 certaines qualifications, les in\u00e9galit\u00e9s augmentent; cela n&rsquo;a rien de tr\u00e8s nouveau et ne traduit pas un quelconque nouvel \u00e2ge du capitalisme. On peut avoir le m\u00eame genre de r\u00e9serves vis \u00e0 vis de l&rsquo;id\u00e9e de \u00ab\u00a0r\u00e9gime d\u00e9flationniste\u00a0\u00bb&nbsp;: la r\u00e9alit\u00e9, c&rsquo;est que certains prix montent, d&rsquo;autres baissent, et qu&rsquo;il est bien difficile de discerner un quelconque \u00ab\u00a0r\u00e9gime\u00a0\u00bb dans ces fluctuations. Le d\u00e9veloppement rapide des pays \u00e9mergents fait \u00e0 la fois baisser les prix de certains produits manufactur\u00e9s, et monter celui de certaines mati\u00e8res premi\u00e8res; la concurrence s&rsquo;amplifie dans certains secteurs, se r\u00e9duit dans d&rsquo;autres; au total, les prix, comme dirait l&rsquo;autre, sont fluctuants.<\/p>\n<p>Au total, l&rsquo;inflation est un ph\u00e9nom\u00e8ne mon\u00e9taire, comme disait encore un autre, ce qui veut dire que c&rsquo;est la politique mon\u00e9taire qui compte. celle-ci fait face depuis assez longtemps \u00e0 une contradiction potentielle&nbsp;: d&rsquo;un c\u00f4t\u00e9, l&rsquo;objectif de lutte contre l&rsquo;inflation et de soutien \u00e0 l&rsquo;activit\u00e9 \u00e9conomique, de l&rsquo;autre, le r\u00f4le de plus en plus important pour les banques centrales de stabilisation de la sph\u00e8re financi\u00e8re. Cela peut apporter une contradiction&nbsp;: dans une p\u00e9riode de faibles pressions inflationnistes avec croissance, mais d&rsquo;\u00e9clatement d&rsquo;une bulle financi\u00e8re, la banque centrale peut se trouver oblig\u00e9e de mener une politique mon\u00e9taire accomodante alors que la conjoncture ne l&rsquo;exige pas, amplifiant le cycle \u00e9conomique; ou alors, dans une p\u00e9riode de forte inflation, la stabilisation financi\u00e8re peut imposer une politique mon\u00e9taire trop accomodante. Entre ces diff\u00e9rents \u00e9cueils, les auteurs octroient un satisfecit \u00e0 Alan Greenspan, un bonnet d&rsquo;\u00e2ne \u00e0 Jean-Claude Trichet, et trois heures de colle \u00e0 la banque centrale japonaise. Et appellent, \u00f4 surprise, \u00e0 une r\u00e9gulation mondiale des politiques \u00e9conomiques et des march\u00e9s financiers, et l&rsquo;Europe \u00e0 s&rsquo;orienter de fa\u00e7on d\u00e9cisive dans l&rsquo;\u00e9conomie de l&rsquo;innovation.<\/p>\n<p>Tout cela est furieusement original, mais pas tr\u00e8s convaincant. Tout d&rsquo;abord parce que la politique de la Fed n&rsquo;a rien eu de particuli\u00e8rement exceptionnel; que dans cette p\u00e9riode d&rsquo;Europe soi-disant \u00ab\u00a0\u00e0 la tra\u00eene\u00a0\u00bb, celle-ci a rattrap\u00e9 ne part significative de son retard de productivit\u00e9 sur les USA; et que personne n&rsquo;a jamais d\u00e9montr\u00e9 de fa\u00e7on convaincante que la coordination des politiques \u00e9conomiques et mon\u00e9taires donnait des r\u00e9sultats sup\u00e9rieurs \u00e0 l&rsquo;absence de coordination. Pas tr\u00e8s agr\u00e9able \u00e0 lire, et peu convaincant, est d&rsquo;ailleurs le commentaire g\u00e9n\u00e9ral que l&rsquo;on peut faire sur ce livre. Certains passages sur le syst\u00e8me bancaire, le cr\u00e9dit, sont instructifs; mais on vient \u00e0 douter de leur int\u00e9r\u00eat lorsque trois lignes plus loin, on tombe sur un passage d\u00e9crivant quelque chose qu&rsquo;on conna\u00eet un peu mieux, et pour lequel on trouve les auteurs compl\u00e8tement \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de la plaque. Sur le m\u00eame th\u00e8me, <a href=\"http:\/\/www.senat.fr\/evenement\/rendez_vous_citoyens\/livreeco_11_07\/brender.html\" hreflang=\"fr\">l&rsquo;ouvrage de Brender et Pisani<\/a> \u00e9tait plus instructif, plus lisible, et moins contestable.<\/p>\n<p>Le r\u00e9sultat du vote des internautes sera bient\u00f4t connu; pour ma part, je continue de penser que le livre de l&rsquo;ann\u00e9e \u00e9tait celui de Delpla et Wyplosz, qui dans nos temps de r\u00e9formes tous azimuts apportait une perspective vraiment nouvelle sur la question. N\u00e9anmoins, chacun a fait son choix.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>Le r\u00e9sultat du prix des lecteurs du livre d&rsquo;\u00e9conomie du S\u00e9nat va \u00eatre connu aujourd&rsquo;hui. J&rsquo;avais pens\u00e9 y aller, mais j&rsquo;ai redout\u00e9 les probl\u00e8mes de transport (et de toute fa\u00e7on, je n&rsquo;ai pas le temps). 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