{"id":6667,"date":"2007-03-05T00:38:36","date_gmt":"2007-03-05T00:38:36","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/import\/?p=667"},"modified":"2007-03-05T00:38:36","modified_gmt":"2007-03-05T00:38:36","slug":"albert-camus-et-l-economie-de-la-peine-de-mort","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/albert-camus-et-l-economie-de-la-peine-de-mort\/","title":{"rendered":"Albert Camus et l&rsquo;\u00e9conomie de la peine de mort"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" src=\"\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/2007\/01\/camus.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>Bien qu&rsquo;ayant r\u00e9guli\u00e8rement parcouru les articles de <a href=\"http:\/\/pricetheory.uchicago.edu\/levitt\/LevittCV.html\" hreflang=\"fr\">Steven Levitt<\/a> ces derni\u00e8res ann\u00e9es, je n&rsquo;ai lu que tr\u00e8s r\u00e9cemment son livre, <a href=\"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/?page_id=10370&#038;codenote=140\" hreflang=\"fr\">Freakonomics<\/a>, co-\u00e9crit avec Stephen Dubner. Lorsqu&rsquo;il examine les hypoth\u00e8ses pouvant expliquer la baisse de la criminalit\u00e9 aux Etats Unis durant les ann\u00e9es 90, l&rsquo;\u00e9vocation de la peine de mort m&rsquo;a rappel\u00e9 les r\u00e9flexions sur la guillotine de Camus. Je me suis replong\u00e9 dans ce texte. Et l\u00e0, j&rsquo;y ai trouv\u00e9 un lien de parent\u00e9 avec les quelques pages que Levitt consacre \u00e0 cette question dans son livre. J&rsquo;ai pens\u00e9 que ce pourrait \u00eatre amusant de faire un parall\u00e8le entre les deux.<\/p>\n<p>Rappelons en quelques mots que pour un \u00e9conomiste, l&rsquo;acte criminel (au sens large, toute activit\u00e9 ill\u00e9gale), peut \u00eatre vu comme le r\u00e9sultat d&rsquo;un calcul rationnel. Le criminel en puissance calcule, avant de passer \u00e0 l&rsquo;acte, l&rsquo;esp\u00e9rance d&rsquo;utilit\u00e9 que lui apportera son crime. Son choix repose sur la valeur des gains li\u00e9s au crime (plus exactement, l&rsquo;\u00e9cart entre les gains tir\u00e9s du crime et les gains tir\u00e9s d&rsquo;une activit\u00e9 licite), la probabilit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre condamn\u00e9 et le co\u00fbt de la condamnation.<br \/>\nLa peine de mort est une institution qui est suppos\u00e9e avoir pour effet direct de faire m\u00e9chamment cro\u00eetre le co\u00fbt de la condamnation. La mort est suppos\u00e9e avoir un effet assez d\u00e9plorable sur l&rsquo;utilit\u00e9 d&rsquo;un individu et donc sur l&rsquo;esp\u00e9rance d&rsquo;utilit\u00e9 dudit individu.<\/p>\n<p>Petit d\u00e9tour pour les non initi\u00e9s&nbsp;: une esp\u00e9rance d&rsquo;utilit\u00e9 se calcule comme une moyenne des utilit\u00e9s attach\u00e9es aux diverses issues possibles pour l&rsquo;individu, moyenne pond\u00e9r\u00e9e par les probabilit\u00e9s de r\u00e9alisation des issues. Dans ce cas, les deux issues sont \u00eatre condamn\u00e9 ou pas. Si la probabilit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre condamn\u00e9 est <em>p<\/em>, celle de ne pas l&rsquo;\u00eatre est <em>1 &#8211; p<\/em>. Soit <em>U(*)<\/em> la fonction d&rsquo;utilit\u00e9 de l&rsquo;individu, <em>G<\/em> le gain obtenu quand on n&rsquo;est pas condamn\u00e9 et <em>L<\/em> la perte support\u00e9e si on est condamn\u00e9. L&rsquo;id\u00e9e est que <em>U(L)<\/em> est tr\u00e8s n\u00e9gative dans le cas de la peine de mort (voire infiniment n\u00e9gative). De sorte que l&rsquo;esp\u00e9rance d&rsquo;utilit\u00e9, qu&rsquo;on calcule en faisant <em>pU(L) + (1-p)U(G)<\/em> est tr\u00e8s faible quand la peine de mort est appliqu\u00e9e. Et ce, m\u00eame si la probabilit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre condamn\u00e9 n&rsquo;est pas tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e. Fin du d\u00e9tour.<br \/>\nL&rsquo;effet recherch\u00e9 de la peine de mort est clairement la dissuasion. Si vous \u00eates sur le point de tuer quelqu&rsquo;un, un rapide calcul d&rsquo;esp\u00e9rance d&rsquo;utilit\u00e9 vous conduira \u00e0  juger que c&rsquo;est une mauvaise id\u00e9e et vous lui ferez plut\u00f4t un petit bisou sur la joue. Des \u00e9conomistes ont estim\u00e9 le nombre de vie sauv\u00e9es par une ex\u00e9cution. La plus cit\u00e9e des \u00e9tudes est celle d&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.economics.buffalo.edu\/ehrlich1.htm\" hreflang=\"fr\">Isaac Ehrlich<\/a> (<a href=\"http:\/\/www.economics.buffalo.edu\/NewFiles\/ehrlich_aer_1975.pdf\" hreflang=\"fr\">AER, 1975<\/a>), qui estime que l&rsquo;ex\u00e9cution d&rsquo;un criminel permet de sauver sept vies en dissuadant les criminels qui les auraient prises sans elle. Une vie sacrifi\u00e9e pour sept sauv\u00e9es, \u00e7a vaut le coup, doit-on conclure.<\/p>\n<p>C&rsquo;est ici qu&rsquo;Albert Camus intervient&#8230; Pour lui, l&rsquo;argument de la dissuasion est fallacieux. L&rsquo;Etat lui-m\u00eame, quand il \u00e9crit en 1957, n&rsquo;y croit pas. Sur quoi se base-t-il&nbsp;? Sur le fait que les ex\u00e9cutions ne sont plus publiques en France \u00e0 cette \u00e9poque. La derni\u00e8re ex\u00e9cution publique, en 1939, avait \u00e9t\u00e9 couverte par le journal <em>Paris-Soir<\/em>, qui avait jug\u00e9 opportun d&rsquo;en publier les photos. L&rsquo;affaire \u00e9mut tellement le pays que l&rsquo;administration p\u00e9nitentiaire d\u00e9cida de cesser les \u00e9x\u00e9cutions publiques. Pour Camus, c&rsquo;est bien la preuve que la question de l&rsquo;exemplarit\u00e9, de la dissuasion, n&rsquo;\u00e9tait pas trait\u00e9e avec s\u00e9rieux par l&rsquo;Etat lui-m\u00eame. Sans quoi, il ne se serait pas priv\u00e9 de cette formidable publicit\u00e9 que repr\u00e9sente le spectacle d&rsquo;un corps d\u00e9capit\u00e9. Dans notre pr\u00e9sentation du probl\u00e8me, montrer l&rsquo;horreur de la mort du condamn\u00e9 doit avoir un effet notable sur la perception de <em>L<\/em> par l&rsquo;individu. Et, une fois encore, m\u00eame si on estime que sans cela, l&rsquo;effet est important, on voit mal pourquoi se priver d&rsquo;enfoncer le clou. Comme le dit Camus, si on veut rendre maximal l&rsquo;effet dissuasif, non seulement on ne doit pas priver la population de criminels potentiels du spectacle mais, mieux encore, on devrait lui faire passer le message suivant (d\u00e9j\u00e0 publi\u00e9 dans un<a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/dotclear\/index.php\/?2007\/03\/04\/804-qui-a-dit\" hreflang=\"fr\"> billet liminaire<\/a>) :<\/p>\n<blockquote>\n<p><em>\u00ab\u00a0Si vous tuez, vous serez jet\u00e9 en prison pendant des mois ou des ann\u00e9es, partag\u00e9 entre un d\u00e9sespoir impossible et une terreur renouvel\u00e9e, jusqu&rsquo;\u00e0 ce qu&rsquo;un matin, nous nous glissions dans votre cellule, ayant quitt\u00e9 nos chaussures pour mieux vous surprendre dans le sommeil qui vous \u00e9crasera, apr\u00e8s l&rsquo;angoisse de la nuit. Nous nous jetterons sur vous, lierons vos poignets dans votre dos, couperons aux ciseaux le col de votre chemise et vos cheveux s&rsquo;il y a lieu. Dans un souci de perfectionnement, nous ligoterons vos bras au moyen d&rsquo;une courroie, afin que vous soyez contraint de vous tenir vo\u00fbt\u00e9 et d&rsquo;offrir ainsi une nuque bien d\u00e9gag\u00e9e. Nous vous porterons ensuite, un aide vous soutenant chaque bras, vos pieds tra\u00eenant en arri\u00e8re \u00e0 travers les couloirs. Puis, sous un ciel de nuit, l&rsquo;un des ex\u00e9cuteurs vous empoignera enfin par le fond du pantalon et vous jettera horizontalement sur une planche, pendant qu&rsquo;un autre assurera votre t\u00eate dans une lunette et qu&rsquo;un troisi\u00e8me fera tomber, d&rsquo;une hauteur de deux m\u00e8tres vingt, un couperet de soixante kilos qiu tranchera votre cou comme un rasoir ?\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Pour appuyer ce point, il \u00e9crit :<\/p>\n<blockquote>\n<p><em>\u00ab\u00a0Effraie-t-elle au moins cette race de criminels sur qui elle pr\u00e9tend agir et qui vivent du crime&nbsp;? Rien n&rsquo;est moins s\u00fbr. On peut lire dans Koestler qu&rsquo;\u00e0 l&rsquo;\u00e9poque o\u00f9 les voleurs \u00e0 la tire \u00e9taient ex\u00e9cut\u00e9s en Angleterre, d&rsquo;autres voleurs exer\u00e7aient leurs talents dans la foule qui entourait l&rsquo;\u00e9chafaud o\u00f9 l&rsquo;on pendait leur confr\u00e8re. Une statistique, \u00e9tablie au d\u00e9but du si\u00e8cle en Angleterre, montre que sur 250 pendus, 170 avaient, auparavant, assist\u00e9 personnellement \u00e0 une ou deux ex\u00e9cutions capitales.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Plus loin, l&rsquo;auteur de <em>la peste<\/em> nous livre l&rsquo;argument suivant :<\/p>\n<blockquote>\n<p><em>\u00ab\u00a0Toutes les statistiques sans exception, celles qui concernent les pays abolitionnistes comme les autres, montrent qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de lien entre l&rsquo;abolition de la peine de mort et la criminalit\u00e9. Cette derni\u00e8re ne s&rsquo;accro\u00eet ni ne d\u00e9cro\u00eet.(&#8230;) Tout ce que nous pouvons conclure des chiffres, longuement alogn\u00e9s par les statistiques, est ceci&nbsp;: pendant des si\u00e8cles, on a puni de mort des crimes autres que le meurtre et le ch\u00e2timent supr\u00eame, longuement r\u00e9p\u00e9t\u00e9, n&rsquo;a fait dispara\u00eetre aucun de ces crimes. Depuis des si\u00e8cles, on ne punit plus ces crimes par la mort. Ils n&rsquo;ont pourtant pas augment\u00e9 en nombre et quelques-uns ont diminu\u00e9.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Plus de quarante ans apr\u00e8s, Steven Levitt commente la baisse de la criminalit\u00e9 aux Etats Unis en ces termes. Pour contester la validit\u00e9 de l&rsquo;argument selon lequel c&rsquo;est la hausse des ex\u00e9cutions qui a permis de r\u00e9duire les crimes, il avance que :<\/p>\n<blockquote>\n<p><em>\u00ab\u00a0Consid\u00e9rant la raret\u00e9 des ex\u00e9cutions dans ce pays et les d\u00e9lais qui les pr\u00e9c\u00e8dent, aucun criminel dou\u00e9 de raison ne peut y voir une menace dissuasive. Bien que le nombre de peines capitales prononc\u00e9es ait quadrupl\u00e9 en dix ans, les Etats Unis n&rsquo;ont proc\u00e9d\u00e9 qu&rsquo;\u00e0 quatre cent soixante-dix-huit ex\u00e9cutions dans les ann\u00e9es 90.(&#8230;)<\/em><br \/>\n<em>D\u00e8s lors que la vie est plus s\u00fbre dans le couloir de la mort que dans la rue, comment croire que le risque de finir ex\u00e9cut\u00e9 p\u00e8se lourdement dans les calculs du criminel ?\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>On notera \u00e9videmment que l&rsquo;argument n&rsquo;est pas similaire \u00e0 celui de Camus sur ce point. Levitt suppose au fond que rien ne prouve que la peine de mort ne soit pas dissuasive. <em>L<\/em> peut tr\u00e8s bien \u00eatre tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9. Simplement, <em>p<\/em> est trop faible (cette probabilit\u00e9 doit \u00eatre comprise dans ce cadre comme la probabilit\u00e9 d&rsquo;\u00eatre condamn\u00e9 et que la peine soit appliqu\u00e9e effectivement). Il en r\u00e9sulte que l&rsquo;\u00e9l\u00e9ment n\u00e9gatif de l&rsquo;esp\u00e9rance d&rsquo;utilit\u00e9 du criminel, <em>pU(L)<\/em>, est notoirement faible.<br \/>\nMais ce n&rsquo;est pas, \u00e0 ses yeux, l&rsquo;argument majeur. Dans un second temps, il suppose que la peine de mort est vraiment dissuasive. A partir du chiffre d&rsquo;Ehrlich (7 morts \u00e9vit\u00e9s par ex\u00e9cution d&rsquo;un criminel), on devrait retrouver dans le cas des ann\u00e9es 90, une baisse du nombre d&rsquo;homicides proches du nombre d&rsquo;ex\u00e9cutions multipli\u00e9 par 7. Or :<\/p>\n<blockquote>\n<p><em>\u00ab\u00a0Quatorze ex\u00e9cutions ont \u00e9t\u00e9 conduites aux Etats Unis en 1991&nbsp;; soixante dix en 2001. Selon les claculs d&rsquo;Ehrlich, ces cinquante deux ex\u00e9cutions suppl\u00e9mentaires auraient d\u00fb valoir trois cent soixante quatre homicides de moins en 2001 qu&rsquo;en 1991. L&rsquo;\u00e9conomie n&rsquo;est certes pas n\u00e9gligeable, mais elle repr\u00e9sente moins de 4% de la baisse des homicides r\u00e9ellement enregsitr\u00e9e cette ann\u00e9e-l\u00e0. C&rsquo;est-\u00e0-dire que m\u00eame si on s&rsquo;en tient \u00e0 la meilleure hypoth\u00e8se avanc\u00e9e par un partisan de la peine de mort, cette derni\u00e8re ne rend compte que du vingt-cinqui\u00e8me de la baisse des homicides des ann\u00e9es 90.\u00a0\u00bb<\/em><\/p>\n<\/blockquote>\n<p>Conclusion logique&nbsp;: la peine de mort ne dissuade pas grand monde. Et il vaut mieux utiliser d&rsquo;autres m\u00e9thodes pour lutter contre le crime. D&rsquo;autant que, bien \u00e9videmment, les co\u00fbts sociaux de la peine de mort ne sont pas \u00e9voqu\u00e9s ici&nbsp;: co\u00fbts financiers de gestion du syst\u00e8me, co\u00fbt de l&rsquo;erreur judiciaire, co\u00fbt moral, etc.<br \/>\nAlors, o\u00f9 veux-je en venir&nbsp;? Oh, pas bien loin, pour tout dire. Rien d&rsquo;extraordinaire, au fond. Et il y a bien s\u00fbr dans le texte de Camus d&rsquo;autres \u00e9l\u00e9ments pour refuser la peine de mort. Mais ceux que j&rsquo;ai \u00e9voqu\u00e9s sont int\u00e9ressants car on ne s&rsquo;attend pas n\u00e9cessairement \u00e0 les voir chez lui. N\u00e9anmoins, Camus \u00e9tait aussi journaliste et, pour tout dire, son texte, comme il le pr\u00e9cise, est le fruit d&rsquo;une r\u00e9flexion tr\u00e8s document\u00e9e. Or, dans ces documents, les travaux de criminologues de l&rsquo;\u00e9poque ont jou\u00e9 un r\u00f4le int\u00e9ressant. Bref, un peu de futilit\u00e9 ne nuit pas&#8230;<\/p>\n<p>Quelques textes, utiles eux, en ligne :<br \/>\n&#8211; <a href=\"http:\/\/www.becker-posner-blog.com\/archives\/2005\/12\/the_economics_o.html\" hreflang=\"fr\">Becker croit au caract\u00e8re dissuasif de la peine de mort<\/a> et ne valorise pas beaucoup la mort des innocents (\u00e0 l&rsquo;inverse de Camus, du reste).<br \/>\n&#8211; <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/dotclear\/index.php\/?2006\/05\/12\/536-la-peine-de-mort-est-elle-vraiment-morale\" hreflang=\"fr\">Alexandre n&rsquo;est pas d&rsquo;accord<\/a> avec certains points du raisonnement de Becker.<br \/>\n&#8211; <a href=\"http:\/\/slate.msn.com\/id\/2101297\/\" hreflang=\"fr\">Steven Landsburg<\/a> livre une analyse int\u00e9ressante de la peine de mort&nbsp;; puis s&rsquo;enlise dans une conclusion id\u00e9ologique.<br \/>\n&#8211; <a href=\"http:\/\/lemennicier.bwm-mediasoft.com\/col_docs\/doc_167_fr.pdf\" hreflang=\"fr\">Une revue de la litt\u00e9rature sur l&rsquo;\u00e9conomie du crime<\/a> qui date un peu mais donne les bases.<br \/>\n&#8211; Une rapide <a href=\"http:\/\/www.econ.ilstu.edu\/uauje\/PDF&#039;s\/issue1996\/Death_Penalty.pdf\" hreflang=\"fr\">pr\u00e9sentation des co\u00fbts et b\u00e9n\u00e9fices de la peine de mort<\/a>.<br \/>\n&#8211; Une revue de la litt\u00e9rature sur l&rsquo;<a href=\"http:\/\/www.crest.fr\/pageperso\/kramarz\/fkp3_12fev2004.pdf\" hreflang=\"fr\">\u00e9conom\u00e9trie de la d\u00e9linquance<\/a>, par Kramarz, Foug\u00e8re et Pouget.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>Bien qu&rsquo;ayant r\u00e9guli\u00e8rement parcouru les articles de Steven Levitt ces derni\u00e8res ann\u00e9es, je n&rsquo;ai lu que tr\u00e8s r\u00e9cemment son livre, Freakonomics, co-\u00e9crit avec Stephen Dubner. Lorsqu&rsquo;il examine les hypoth\u00e8ses pouvant expliquer la baisse de la criminalit\u00e9 aux Etats Unis durant les ann\u00e9es 90, l&rsquo;\u00e9vocation de la peine de mort m&rsquo;a <a class=\"mh-excerpt-more\" href=\"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/albert-camus-et-l-economie-de-la-peine-de-mort\/\" title=\"Albert Camus et l&rsquo;\u00e9conomie de la peine de mort\">(Lire la suite&#8230;)<\/a><\/p>\n<\/div>","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-6667","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ecoblabla"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6667","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6667"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6667\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6667"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6667"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6667"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}