{"id":6556,"date":"2006-12-16T20:16:22","date_gmt":"2006-12-16T20:16:22","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/import\/?p=556"},"modified":"2006-12-16T20:16:22","modified_gmt":"2006-12-16T20:16:22","slug":"pinochet-et-l-economie-chilienne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/pinochet-et-l-economie-chilienne\/","title":{"rendered":"Pinochet et l&rsquo;\u00e9conomie chilienne"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" src=\"\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/2006\/09\/pinochet.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>On peut parfois reprocher \u00e0 <a href=\"http:\/\/www.economist.com\/index.html\" hreflang=\"fr\">The Economist<\/a> des parti-pris excessifs dans ses articles, nuisant \u00e0 leur qualit\u00e9; mais il faut aussi savoir le f\u00e9liciter lorsqu&rsquo;il sait prendre des positions claires. Sur ce plan, l&rsquo;article consacr\u00e9 cette semaine \u00e0 <a href=\"http:\/\/www.economist.com\/opinion\/displaystory.cfm?story_id=E1_RQTPDPR\" hreflang=\"fr\">Pinochet et ses politiques<\/a> m\u00e9rite des \u00e9loges, car il \u00e9tablit quelques v\u00e9rit\u00e9s, et ne sombre pas dans l&rsquo;\u00e9loge d\u00e9plac\u00e9 du \u00ab\u00a0dictateur aux bonnes politiques \u00e9conomiques\u00a0\u00bb d&rsquo;une Margaret Thatcher.<br \/>\nIl existe en effet une l\u00e9gende sur Pinochet&nbsp;: certes, il s&rsquo;agissait d&rsquo;un tyran ayant pr\u00e9sid\u00e9 \u00e0 de nombreux crimes; mais en mati\u00e8re \u00e9conomique, il peut se targuer de quelques succ\u00e8s du fait des politiques des \u00ab\u00a0Chicago Boys\u00a0\u00bb, ces jeunes docteurs de l&rsquo;universit\u00e9 de Santiago tout juste revenus d&rsquo;un an \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 de Chicago et appel\u00e9s pour g\u00e9rer l&rsquo;\u00e9conomie nationale apr\u00e8s le coup d&rsquo;Etat de 1973. L&rsquo;interpr\u00e9tation de cette l\u00e9gende est variable&nbsp;: pour les uns, c&rsquo;est une fa\u00e7on d&rsquo;absoudre partiellement Pinochet, et de montrer que les r\u00e9formes \u00e9conomiques douloureuses, cela fonctionne; pour eux Pinochet est le sauveur de l&rsquo;\u00e9conomie chilienne qu&rsquo;Allende poussait vers le communisme. pour les autres, c&rsquo;est la preuve de l&rsquo;opposition irr\u00e9conciliable entre l&rsquo;\u00e9conomie lib\u00e9rale et la d\u00e9mocratie. Mais quel est l&rsquo;ampleur exacte des \u00ab\u00a0succ\u00e8s\u00a0\u00bb des politiques \u00e9conomiques sous Pinochet?<\/p>\n<p>Pour le comprendre, \u00e9tudions le graphique suivant.<\/p>\n<p><img decoding=\"async\" src=\"\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/2006\/09\/chili.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>Sur ce graphique, la ligne en trait plein indique l&rsquo;\u00e9volution du PIB par habitant au Chili de 1960 \u00e0 1999, en base 100 pour l&rsquo;ann\u00e9e 1973. La ligne pointill\u00e9e correspond au \u00ab\u00a0trend\u00a0\u00bb de la p\u00e9riode 1960-73&nbsp;: elle nous indique ce qu&rsquo;aurait \u00e9t\u00e9 le PIB par habitant chilien plus tard s&rsquo;il avait suivi la tendance de cette p\u00e9riode. La zone hachur\u00e9e correspond \u00e0 la p\u00e9riode des r\u00e9formes men\u00e9es par les \u00ab\u00a0Chicago Boys\u00a0\u00bb (privatisations, notamment d&rsquo;institutions financi\u00e8res; abaissement des barri\u00e8res douani\u00e8res; d\u00e9r\u00e8glementation des march\u00e9s).<\/p>\n<p>Que peut-on observer? Tout d&rsquo;abord, on voit ce qu&rsquo;il est convenu d&rsquo;appeler le miracle \u00e9conomique chilien&nbsp;: le PIB par habitant du pays a consid\u00e9rablement augment\u00e9. Cependant, ce n&rsquo;est pas sous l&rsquo;\u00e8re Pinochet que cela est survenu, mais apr\u00e8s son d\u00e9part en 1990. En 1987, le PIB par habitant chilien est \u00e0 son niveau de 1973; en 1990, le Chili semble simplement avoir repris sa tendance de la p\u00e9riode 1960-73, durant laquelle se sont succ\u00e9d\u00e9s des gouvernements pratiquant une sorte de corporatisme protectionniste (la grande mode en Am\u00e9rique latine \u00e0 cette \u00e9poque) et le gouvernement Allende. On constate par contre des fluctuations extr\u00eamement brutales de l&rsquo;\u00e9conomie sous Pinochet (1973-1990).<\/p>\n<p>Et ces fluctuations sont tr\u00e8s simplement explicables. Sous l&rsquo;effet de la <a href=\"http:\/\/mazerolle.blogspot.com\/2006\/12\/friedman-et-pinochet.html\" hreflang=\"fr\">d\u00e9sorganisation compl\u00e8te de l&rsquo;\u00e9conomie chilienne sous Allende<\/a> (nationalisations hasardeuses, mais aussi gr\u00e8ve g\u00e9n\u00e9rale), le PIB par habitant chilien s&rsquo;effondre au d\u00e9but des ann\u00e9es 70. Or, apr\u00e8s une r\u00e9cession de cette ampleur, il est naturel que l&rsquo;\u00e9conomie connaisse une croissance importante. Pour le comprendre, imaginons que la moiti\u00e9 des fran\u00e7ais cesse de travailler pendant une ann\u00e9e&nbsp;: le PIB par habitant s&rsquo;effondrerait. Si ensuite ils retournent au travail, tout naturellement, le PIB revient \u00e0 la situation ant\u00e9rieure; il s&rsquo;ensuite une croissance spectaculaire.<\/p>\n<p>On appelle \u00ab\u00a0PIB potentiel\u00a0\u00bb le PIB qui pr\u00e9vaut lorsque l&rsquo;\u00e9conomie utilise les ressources disponibles. De ce fait, pour mesurer l&rsquo;efficacit\u00e9 de politiques \u00e9conomiques, on doit v\u00e9rifier si celles-ci ont pour effet d&rsquo;\u00e9lever le potentiel de l&rsquo;\u00e9conomie. Si l&rsquo;\u00e9conomie continue de fluctuer autour de son potentiel, les politiques n&rsquo;ont pas d&rsquo;effet notable; si la croissance s&rsquo;\u00e9l\u00e8ve durablement au dessus du potentiel, on peut consid\u00e9rer que quelque chose s&rsquo;est am\u00e9lior\u00e9 dans cette \u00e9conomie. Dans cette perspective, les forts taux de croissance constat\u00e9s pendant la seconde moiti\u00e9 des ann\u00e9es 70 (forte pente ascendante de la courbe du PIB) n&rsquo;ont rien d&rsquo;exceptionnel&nbsp;: ils constituent simplement un rattrapage apr\u00e8s la d\u00e9sorganisation ant\u00e9rieure \u00e0 1973, et ne traduisent aucun succ\u00e8s sp\u00e9cifique des politiques \u00e9conomiques chiliennes&nbsp;: simplement le fait que l&rsquo;\u00e9conomie retourne au <em>statu quo ante<\/em>.<\/p>\n<p>Entre 1981 et 1983, l&rsquo;\u00e9conomie chilienne subit une nouvelle r\u00e9cession. Celle-ci est aussi compr\u00e9hensible, et est due \u00e0 une crise bancaire. Profitant des privatisations, quelques proches du pouvoir avaient pris le contr\u00f4le des principales banques du pays, utilisant les ressources de celles-ci pour racheter les autres entreprises privatis\u00e9es \u00e0 faible co\u00fbt; les banques se trouvaient donc d\u00e9tentrices de cr\u00e9ances douteuses. Dans le m\u00eame temps, le gouvernement chilien avait pratiqu\u00e9 une politique de change fixe par rapport au dollar am\u00e9ricain; lorsque suite \u00e0 la d\u00e9sinflation Volcker, les taux am\u00e9ricains et le dollar s&rsquo;envolent, l&rsquo;\u00e9conomie chilienne s&rsquo;effondre. Un pr\u00eat du FMI et une d\u00e9valuation plus tard, l&rsquo;\u00e9conomie chilienne regagne encore le terrain perdu et renoue avec les forts taux de croissance.<\/p>\n<p>Il n&rsquo;y a donc aucun effet positif notable des politiques \u00e9conomiques men\u00e9es par Pinochet; les forts taux de croissance constat\u00e9s ne sont que les contreparties de r\u00e9cessions encore plus forte les ayant pr\u00e9c\u00e9d\u00e9es. On peut consid\u00e9rer que les politiques sous Pinochet ne sont pas responsables de la premi\u00e8re r\u00e9cession; elles doivent porter par contre tout le bl\u00e2me de la seconde, fruit direct d&rsquo;un m\u00e9lange de changes fixes et de d\u00e9r\u00e9glementation men\u00e9es volontairement.<\/p>\n<p>On pourra dire que c&rsquo;est parce que le gouvernement chilien n&rsquo;a suivi que <a href=\"http:\/\/www.reason.com\/news\/show\/117278.html\" hreflang=\"fr\">partiellement<\/a> les conseils des \u00e9conomistes; Friedman, par exemple, \u00e9tait hostile aux changes fixes. Mais le probl\u00e8me est plus profond que cela. Les Chicago Boys ont pu, pendant une d\u00e9cennie, utiliser les chiliens comme des cobayes pour diverses exp\u00e9riences \u00e9conomiques; la dictature se chargeait d&rsquo;\u00e9craser les \u00e9ventuelles r\u00e9ticences, ce qui les dispensait d&rsquo;avoir \u00e0 se pr\u00e9occuper d&rsquo;\u00e9ventuels co\u00fbts sociaux. Loin de contribuer \u00e0 l&rsquo;efficacit\u00e9 de leurs politiques, cette situation les condamnait \u00e0 l&rsquo;\u00e9chec par avance, car elle n\u00e9gligeait un \u00e9l\u00e9ment fondamental. La critique centrale de la planification au niveau d&rsquo;une \u00e9conomie, c&rsquo;est qu&rsquo;elle \u00e9choue toujours parce que la complexit\u00e9 sociale est irr\u00e9ductible; face \u00e0 cela, les seules politiques qui peuvent fonctionner sont celles qui reposent sur l&rsquo;exp\u00e9rimentation prudente, et le retour d&rsquo;informations sur les effets de celle-ci. Les Chicago boys, en r\u00e9alit\u00e9, se comportaient en constructivistes, planificateurs, d\u00e9cidant d&rsquo;en haut de r\u00e9formes majeures avec la certitude d&rsquo;avoir raison; et avec une efficacit\u00e9 peu diff\u00e9rente de celle des conseillers marxistes d&rsquo;Allende, la l\u00e9gitimit\u00e9 d\u00e9mocratique en moins.<\/p>\n<p>Prot\u00e9g\u00e9s de la complexit\u00e9 sociale chilienne, les chicago boys ne pouvaient pas b\u00e9n\u00e9ficier d&rsquo;un quelconque feedback. La d\u00e9mocratie, r\u00e9tablie apr\u00e8s le d\u00e9part de Pinochet, b\u00e9n\u00e9ficiait par contre d&rsquo;un tel retour, puisqu&rsquo;elle produit des gouvernements qui d\u00e9pendent de celui-ci pour leur maintien en place. Les gouvernements d\u00e9mocratiques qui ont suivi ont pu, d\u00e8s lors, conserver des diverses r\u00e9formes celles qui avaient \u00e9t\u00e9 efficaces (notamment l&rsquo;abaissement des barri\u00e8res douani\u00e8res), et abandonner l&rsquo;essentiel des autres; au total, le \u00ab\u00a0miracle \u00e9conomique chilien\u00a0\u00bb n&rsquo;est pas celui de la dictature, mais celui de la d\u00e9mocratie qui lui a succ\u00e9d\u00e9.<\/p>\n<p>La r\u00e9forme du syst\u00e8me de retraites chilien, particuli\u00e8rement vant\u00e9e \u00e0 l&rsquo;\u00e9poque et cit\u00e9e en exemple par de multiples institutions internationales, <a href=\"http:\/\/www.economist.com\/world\/la\/displaystory.cfm?story_id=E1_VTQJPPD\" hreflang=\"fr\">traduit \u00e9galement ce probl\u00e8me<\/a>. La r\u00e9forme a consist\u00e9 en une substitution d&rsquo;un syst\u00e8me de pensions publiques par des pensions priv\u00e9es, financ\u00e9es par capitalisation. Mais si les caisses de capitalisation ont \u00e9t\u00e9 tr\u00e8s rentables, faute de concurrence entre elles, la rentabilit\u00e9 des placements qu&rsquo;elles ont offert a \u00e9t\u00e9 d\u00e9cevante; par ailleurs, la r\u00e9forme a simplement consist\u00e9 \u00e0 d\u00e9placer le probl\u00e8me des retraites vers les pensionn\u00e9s. Le syst\u00e8me ancien \u00e9tait insoutenable pour les finances publiques chiliennes; en privatisant, on pensait que les chiliens \u00e9pargneraient plus pour leur retraite. Mais les chiliens avaient d&rsquo;autres priorit\u00e9s imm\u00e9diates que d&rsquo;\u00e9pargner, et nombre d&rsquo;entre eux n&rsquo;ont pas pu le faire en quantit\u00e9 suffisante; beaucoup d&rsquo;autres, employ\u00e9s dans le secteur informel, n&rsquo;ont pas cotis\u00e9 du tout. Leurs pensions de retraite sont aujourd&rsquo;hui tr\u00e8s faibles et le syst\u00e8me doit \u00eatre de nouveau r\u00e9form\u00e9; la r\u00e9forme chilienne des retraites, <a href=\"http:\/\/www.economist.com\/finance\/displaystory.cfm?story_id=E1_PNNDDRN\" hreflang=\"fr\">autrefois tant vant\u00e9e<\/a>, traduit donc surtout le fait qu&rsquo;il n&rsquo;y a pas de repas gratuit, de syst\u00e8me significativement plus performant que les autres, en mati\u00e8re de retraites.<\/p>\n<p>Certes, dira-ton, les r\u00e9formes de Pinochet n&rsquo;ont pas eu les effets que l&rsquo;on pr\u00e9tend; mais n&rsquo;ont-elles pas ouvert la voie pour les gouvernements qui ont suivi? le coup d&rsquo;Etat n&rsquo;a-t-il pas \u00e9vit\u00e9 que l&rsquo;\u00e9conomie chilienne ne d\u00e9rive encore plus vers le communisme? C&rsquo;est tr\u00e8s douteux. Minoritaire, largement contest\u00e9, sujet \u00e0 de fortes divisions internes, le gouvernement d&rsquo;Allende n&rsquo;aurait pas r\u00e9sist\u00e9 beaucoup \u00e0 plus de d\u00e9sorganisation \u00e9conomique. Il aurait \u00e9t\u00e9 alors remplac\u00e9 par une autre coalition au parlement. Le coup d&rsquo;Etat n&rsquo;\u00e9tait pas seulement un putsch contre le gouvernement Allende, il \u00e9tait surtout un putsch contre la d\u00e9mocratie. Quant aux r\u00e9formes, les exemples de gouvernement ayant men\u00e9 des r\u00e9formes de lib\u00e9ralisation \u00e9conomique de fa\u00e7on d\u00e9mocratique ne manquent pas. La pr\u00e9tention de Pinochet d&rsquo;avoir os\u00e9 \u00eatre un r\u00e9formateur \u00e9conomique efficace se heurte aux r\u00e9alit\u00e9s&nbsp;: il n&rsquo;a \u00e9t\u00e9 qu&rsquo;un dictateur comme beaucoup d&rsquo;autres, inefficace, sanguinaire et corrompu (que ce soit vis \u00e0 vis de ses amis politiques ou de lui-m\u00eame, qui a accumul\u00e9 discr\u00e8tement des millions de dollars pendant son r\u00e8gne).<\/p>\n<p>Ses r\u00e9formes n&rsquo;ont servi d&rsquo;exemple qu&rsquo;\u00e0 certains bureaucrates et planificateurs, qui ont ador\u00e9 l&rsquo;id\u00e9e qu&rsquo;ils pouvaient \u00eatre des dirigeants omniscients r\u00e9formant les \u00e9conomies vers le succ\u00e8s; les th\u00e9rapies grandioses de Jeffrey Sachs dans les pays de l&rsquo;Est, \u00e9tonnamment proches des r\u00e9formes chiliennes, ont donn\u00e9 le m\u00eame genre de r\u00e9sultats (et donn\u00e9 lieu au m\u00eame genre d&rsquo;excuses&nbsp;: si cela n&rsquo;a pas march\u00e9, c&rsquo;est qu&rsquo;on ne m&rsquo;a pas \u00e9cout\u00e9 suffisamment). S&rsquo;il y a une le\u00e7on \u00e0 retenir de l&rsquo;exp\u00e9rience chilienne, c&rsquo;est que la politique \u00e9conomique sera grandement am\u00e9lior\u00e9e le jour ou ceux qui la mettent en oeuvre devront, comme les m\u00e9decins, prononcer un serment recommandant, avant toute chose, de ne pas faire le mal.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>On peut parfois reprocher \u00e0 The Economist des parti-pris excessifs dans ses articles, nuisant \u00e0 leur qualit\u00e9; mais il faut aussi savoir le f\u00e9liciter lorsqu&rsquo;il sait prendre des positions claires. Sur ce plan, l&rsquo;article consacr\u00e9 cette semaine \u00e0 Pinochet et ses politiques m\u00e9rite des \u00e9loges, car il \u00e9tablit quelques v\u00e9rit\u00e9s, <a class=\"mh-excerpt-more\" href=\"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/pinochet-et-l-economie-chilienne\/\" title=\"Pinochet et l&rsquo;\u00e9conomie chilienne\">(Lire la suite&#8230;)<\/a><\/p>\n<\/div>","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-6556","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ecoblabla"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6556","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6556"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6556\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6556"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6556"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6556"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}