{"id":6485,"date":"2006-09-27T20:32:57","date_gmt":"2006-09-27T20:32:57","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/import\/?p=485"},"modified":"2006-09-27T20:32:57","modified_gmt":"2006-09-27T20:32:57","slug":"au-bon-endroit-au-bon-moment","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/au-bon-endroit-au-bon-moment\/","title":{"rendered":"Au bon endroit, au bon moment"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" src=\"\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/2006\/09\/tresor.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>Parmi toutes les discussions et travaux aux Etats-Unis autour de la hausse des in\u00e9galit\u00e9s, deux r\u00e9cents articles parus dans le New York Times m\u00e9ritent tout particuli\u00e8rement d&rsquo;\u00eatre lus et m\u00e9dit\u00e9s. Ces deux articles, citant chacun des \u00e9tudes empiriques ayant cherch\u00e9 \u00e0 capturer un aspect de la question des in\u00e9galit\u00e9s&nbsp;: comment devient-on riche? Avec des arguments diff\u00e9rents, ils enseignent au bout du compte tous les deux la m\u00eame le\u00e7on, qui est \u00e0 la fois surprenante et perturbante. Les deux articles peuvent \u00eatre trouv\u00e9s respectivement sur <a href=\"http:\/\/select.nytimes.com\/search\/restricted\/article?res=F40F17FD3A5A0C768EDDAC0894DE404482\" hreflang=\"fr\">cette page<\/a> et <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2006\/09\/21\/business\/21scene.html\" hreflang=\"fr\">celle-ci<\/a>; on les trouvera, sous forme de larges extraits, <a href=\"http:\/\/economistsview.typepad.com\/economistsview\/2006\/05\/try_to_get_luck.html\" hreflang=\"fr\">ici<\/a> et <a href=\"http:\/\/economistsview.typepad.com\/economistsview\/2006\/09\/hal_varian_on_i.html\" hreflang=\"fr\">l\u00e0<\/a>, via <a href=\"http:\/\/economistsview.typepad.com\/economistsview\/\" hreflang=\"fr\">Mark Thoma<\/a>.<\/p>\n<p>Le <a href=\"http:\/\/select.nytimes.com\/search\/restricted\/article?res=F40F17FD3A5A0C768EDDAC0894DE404482\" hreflang=\"fr\">premier article<\/a>, par Austan Goolsbee (le voir aussi <a href=\"http:\/\/economistsview.typepad.com\/economistsview\/2006\/05\/try_to_get_luck.html\" hreflang=\"fr\">ici<\/a>), commence par d\u00e9crire les r\u00e9sultats d&rsquo;un article de Paul Oyer intitul\u00e9 \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/faculty-gsb.stanford.edu\/oyer\/wp\/mba.pdf\" hreflang=\"fr\">The Making of an Investment Banker: Macroeconomic Shocks, Career Choice and Lifetime Income<\/a>\u00ab\u00a0. L&rsquo;auteur y a \u00e9tudi\u00e9 les carri\u00e8res des \u00e9tudiants sortant de Stanford entre 1960 et 1997 et allant travailler dans des banques d&rsquo;affaires.<\/p>\n<p>Il a constat\u00e9 que la performance du march\u00e9 des titres pendant que les \u00e9tudiants faisaient leurs \u00e9tudes avait un fort impact sur la carri\u00e8re des \u00e9tudiants; les ann\u00e9es de fortes hausses, beaucoup d&rsquo;\u00e9tudiants sont all\u00e9s travailler dans des banques d&rsquo;affaires, ce qui n&rsquo;est pas \u00e9tonnant. Comme ces emplois sont tr\u00e8s bien pay\u00e9s, les promotions d&rsquo;\u00e9tudiants des ann\u00e9es de forte hausse boursi\u00e8re ont tendance \u00e0 avoir d&rsquo;excellents salaires. Ce qui est plus surprenant, par contre, c&rsquo;est que ces diff\u00e9rences ont perdur\u00e9 pendant vingt ans apr\u00e8s que les \u00e9tudiants soient entr\u00e9s sur le march\u00e9 du travail.<br \/>\nPrenons l&rsquo;exemple de la promotion de Stanford en 1988; ses \u00e9tudiants sont entr\u00e9s sur le march\u00e9 du travail juste apr\u00e8s le krach boursier de 1987. De ce fait, ils ont eu peu d&rsquo;offres d&#8217;emploi dans la finance, et leurs salaires ont \u00e9t\u00e9 plus faibles que ceux des promotions suivantes, qui ont b\u00e9n\u00e9fici\u00e9 de circonstances plus favorables. Aujourd&rsquo;hui, pr\u00e8s de 20 ans apr\u00e8s, la promotion de 1987 ne s&rsquo;en est pas remise&nbsp;: ses membres continuent d&rsquo;\u00eatre pay\u00e9s que les autres promotions.<\/p>\n<p>Et ce r\u00e9sultat n&rsquo;est pas sp\u00e9cifique \u00e0 Stanford. Une autre \u00e9tude, intitul\u00e9e \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/www.chass.utoronto.ca\/cepa\/recession%20paper.pdf\" hreflang=\"fr\">The Short- and Long-Term Career Effects of Graduating in a Recession<\/a>\u00a0\u00bb a montr\u00e9 que les \u00e9tudiants qui obtiennent leur licence pendant les ann\u00e9es de r\u00e9cession commencent avec des salaires plus faibles; et que cet \u00e9cart salarial avec les promotions d&rsquo;\u00e9tudiants des autres ann\u00e9es subsiste encore 10 ans apr\u00e8s leur entr\u00e9e sur le march\u00e9 du travail.<\/p>\n<p>Le <a href=\"http:\/\/www.nytimes.com\/2006\/09\/21\/business\/21scene.html\" hreflang=\"fr\">second article<\/a>, par Hal Varian, (lisible aussi <a href=\"http:\/\/economistsview.typepad.com\/economistsview\/2006\/09\/hal_varian_on_i.html\" hreflang=\"fr\">ici<\/a>) est fond\u00e9 sur un article de James Kenneth Galbraith (le fils de <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/dotclear\/index.php\/?2006\/04\/30\/521-john-kenneth-galbraith-est-mort\" hreflang=\"fr\">l&rsquo;autre<\/a>) et Travis Hale, \u00ab\u00a0<a href=\"http:\/\/utip.gov.utexas.edu\/papers\/utip_27.pdf\" hreflang=\"fr\">Income Distribution and the Information Technology Bubble<\/a>\u00ab\u00a0, et consacr\u00e9 aux cons\u00e9quences sur les in\u00e9galit\u00e9s am\u00e9ricaines de la \u00ab\u00a0bulle internet\u00a0\u00bb des ann\u00e9es 90. Les auteurs se sont interess\u00e9s non pas aux in\u00e9galit\u00e9s entre individus, mais aux in\u00e9galit\u00e9s entre comt\u00e9s des Etats-Unis. Le r\u00e9sultat de leurs travaux peut \u00eatre visualis\u00e9 graphiquement <a href=\"http:\/\/utip.gov.utexas.edu\/\" hreflang=\"fr\">via cette page<\/a>. Leur m\u00e9thode vise \u00e0 d\u00e9terminer quels comt\u00e9s ont le plus contribu\u00e9 \u00e0 la hausse des in\u00e9galit\u00e9s intervenue durant cette p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Et les 5 plus grands gagnants de la p\u00e9riode ont \u00e9t\u00e9 New York; King County (ou si\u00e8ge Microsoft); et les trois comt\u00e9s qui composent la Silicon Valley en Californie. Le reste de la liste des comt\u00e9s gagnants \u00e9taient aussi tr\u00e8s li\u00e9s aux technologies de l&rsquo;information. De fa\u00e7on int\u00e9ressante, lorsque la bulle internet s&rsquo;est d\u00e9gonfl\u00e9e au d\u00e9but des ann\u00e9es 2000, tous ces comt\u00e9s ont vu leur contribution aux in\u00e9galit\u00e9s diminuer, sauf New York. Encore plus \u00e9tonnant&nbsp;: les auteurs ont simul\u00e9 ce qui ce serait produit si 4 de ces comt\u00e9s (sur les 3100 qui composent les USA) avaient suivi l&rsquo;\u00e9volution am\u00e9ricaine du revenu par habitant durant la p\u00e9riode&nbsp;: ils ont constat\u00e9 que si cela s&rsquo;\u00e9tait produit, les in\u00e9galit\u00e9s entre comt\u00e9s auraient \u00e0 peine chang\u00e9 aux USA sur la p\u00e9riode. En d&rsquo;autres termes&nbsp;: 4 comt\u00e9s sur 3100 ont d\u00e9termin\u00e9 tous les changements survenus dans la p\u00e9riode.<\/p>\n<p>Nous avons tendance \u00e0 sous-estimer le r\u00f4le de la chance et des circonstances dans la destin\u00e9e \u00e9conomique des gens. En particulier pour les in\u00e9galit\u00e9s&nbsp;: les uns disent que ceux qui s&rsquo;enrichissent beaucoup le font parce qu&rsquo;ils travaillent beaucoup et sont talentueux; d&rsquo;autres diront que c&rsquo;est parce qu&rsquo;ils ont \u00e9t\u00e9 plus malins et se sont enrichis au d\u00e9triment du reste de la population. Mais ce que nous montrent les travaux cit\u00e9s par Goolsbee et Varian, c&rsquo;est que ces deux histoires sont en bonne partie fausses. Apr\u00e8s tout, il y a autant de gens intelligents, travailleurs, et malins, dans chaque g\u00e9n\u00e9ration d&rsquo;\u00e9tudiants; mais pr\u00e9cis\u00e9ment pour cette raison, ceux qui prennent un bon d\u00e9part travaillent autant que les autres, et conservent leur avantage. Ceux qui sont recrut\u00e9s par les bonnes entreprises, au bon moment, en retirent un avantage \u00e9norme qu&rsquo;ils conservent par la suite.<\/p>\n<p>Ces articles m&rsquo;ont rappel\u00e9 une anecdote qui m&rsquo;est survenue r\u00e9cemment. Un de mes anciens coll\u00e8gues de travail (professeur d&rsquo;une autre discipline) m&rsquo;a r\u00e9cemment t\u00e9l\u00e9phon\u00e9; dans le cours de la conversation, il m&rsquo;a demand\u00e9 des conseils&nbsp;: il redoute d&rsquo;avoir bient\u00f4t \u00e0 payer l&rsquo;imp\u00f4t sur la fortune. Je lui ai recommand\u00e9 de me faire une donation de 200 000 euros (il n&rsquo;a pas eu l&rsquo;air tr\u00e8s convaincu, je ne comprends pas). Mais surtout, je me suis demand\u00e9 comment il avait fait&nbsp;: nous avons commenc\u00e9 \u00e0 travailler \u00e0 peu pr\u00e8s en m\u00eame temps, avons des salaires comparables; mais je suis pour ma part tr\u00e8s, tr\u00e8s loin de payer l&rsquo;ISF (je pense que mon patrimoine net est en gros 10 fois trop faible). Je me suis donc demand\u00e9 ce qui avait pu, en moins de 10 ans, cr\u00e9er une telle diff\u00e9rence.<\/p>\n<p>La r\u00e9ponse tient en un mot&nbsp;: immobilier. Depuis 1999 je suis locataire; il a fait construire une maison \u00e0 cette date, achet\u00e9e \u00e0 cr\u00e9dit. Au bout de quelques ann\u00e9es, suite \u00e0 un d\u00e9c\u00e8s dans sa famille, il a re\u00e7u un h\u00e9ritage, avec lequel il a achet\u00e9 un terrain en p\u00e9riph\u00e9rie d&rsquo;un village; il l&rsquo;a viabilis\u00e9, a emprunt\u00e9, et fait construire dessus un lotissement de 3 maisons. En se d\u00e9brouillant bien, et profitant de la hausse rapide de l&rsquo;immobilier, il n&rsquo;a d\u00e9bours\u00e9 que pour le terrain, vendant ses maisons avec une confortable plus-value avant m\u00eame d&rsquo;avoir \u00e0 payer. Avec le b\u00e9n\u00e9fice de cette vente, il a achet\u00e9 une grande maison au centre d&rsquo;une ville, l&rsquo;a tranform\u00e9e en appartements de deux et trois pi\u00e8ces qu&rsquo;il loue. L&rsquo;ann\u00e9e derni\u00e8re, il a chang\u00e9 de poste, revendu sa r\u00e9sidence principale avec une consid\u00e9rable plus-value, ce qui lui a permis de racheter sans emprunt une belle maison dans sa nouvelle ville de r\u00e9sidence. Son emprunt initial va bient\u00f4t se terminer; dans le m\u00eame temps, ses beaux-parents ont fait une donation de la nue-propri\u00e9t\u00e9 de leur r\u00e9sidence \u00e0 son \u00e9pouse, conservant l&rsquo;usufruit; au total, lorsque ses emprunts seront arriv\u00e9s \u00e0 terme, le m\u00e9nage de ce coll\u00e8gue d\u00e9tiendra un patrimoine d&rsquo;une valeur sup\u00e9rieure au seuil de l&rsquo;ISF.<\/p>\n<p>Chacun trouvera dans cette histoire mati\u00e8re \u00e0 nourrir sa vision de l&rsquo;enrichissement personnel. La r\u00e9ussite de ce coll\u00e8gue tient \u00e0 la combinaison de facteurs multiples. D&rsquo;abord, ses qualit\u00e9s personnelles&nbsp;: il en faut pour d\u00e9nicher la bonne affaire, prendre des risques, savoir profiter des opportunit\u00e9s du moment, faire ensuite des efforts (restreindre sa consommation pendant qu&rsquo;on paie des emprunts, faire construire des maisons, trouver des acheteurs). Mais ces qualit\u00e9s n&rsquo;auraient pas suffi sans les circonstances de la hausse immobili\u00e8re consid\u00e9rable survenue les derni\u00e8res ann\u00e9es. Sans des circonstances sp\u00e9cifiques aussi (un h\u00e9ritage). Et sans un contexte fiscal favorisant outrageusement le placement immobilier. Il a fallu tous ces facteurs \u00e0 ce coll\u00e8gue pour r\u00e9ussir; qu&rsquo;un seul ait manqu\u00e9, l&rsquo;\u00e9cart existant d\u00e9sormais entre lui et ceux qui ont commenc\u00e9 \u00e0 travailler au m\u00eame moment que lui serait beaucoup plus faible. Si au lieu d&rsquo;\u00eatre locataire j&rsquo;avais achet\u00e9 un logement \u00e0 cr\u00e9dit, l&rsquo;\u00e9cart patrimonial ne serait pas d&rsquo;un ordre de grandeur de un \u00e0 dix, mais plus probablement de un \u00e0 trois ou quatre. J&rsquo;aurais sans doute aussi eu dans la p\u00e9riode un niveau de consommation diff\u00e9rent. A salaire \u00e9gal, niveau de qualification scolaire \u00e9gal, des petites diff\u00e9rences se traduisent au bout du compte par un \u00e9cart disproportionn\u00e9.<\/p>\n<p>La r\u00e9cente hausse de l&rsquo;immobilier fait que ceux qui ont achet\u00e9 avant 1999 se retrouvent tr\u00e8s avantag\u00e9s par rapport \u00e0 ceux qui sont amen\u00e9s \u00e0 acheter maintenant.  Quelle diff\u00e9rence y-at-il entre tous ces gens? Aucune, \u00e0 part les circonstances. De <a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/enfants-nous-ha%efront-Denis-Jeambar\/dp\/2020861615\/ref=sr_11_1\/171-6244303-4359453?ie=UTF8\" hreflang=\"fr\">nombreux<\/a> <a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/Comment-nous-avons-ruin%e9-enfants\/dp\/2707149462\/sr=8-1\/qid=1159381453\/ref=pd_ka_1\/171-6244303-4359453?ie=UTF8&amp;s=books\" hreflang=\"fr\">livres<\/a> (\u00e9crits par des baby-boomers) paraissent, pour nous expliquer que les baby-boomers sont d&rsquo;odieux profiteurs \u00e9go\u00efstes. Mais que peut-on leur reprocher, \u00e0 part d&rsquo;\u00eatre n\u00e9s dans des circonstances favorables?<\/p>\n<p>C&rsquo;est une r\u00e9alit\u00e9 que l&rsquo;on a du mal \u00e0 entendre, mais ce qui d\u00e9termine les destin\u00e9es \u00e9conomiques des gens n&rsquo;est pas tant le travail, les efforts, le m\u00e9rite, les qualit\u00e9s personnelles, qu&rsquo;un simple concours de circonstances&nbsp;: se trouver au bon endroit, au bon moment.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>Parmi toutes les discussions et travaux aux Etats-Unis autour de la hausse des in\u00e9galit\u00e9s, deux r\u00e9cents articles parus dans le New York Times m\u00e9ritent tout particuli\u00e8rement d&rsquo;\u00eatre lus et m\u00e9dit\u00e9s. Ces deux articles, citant chacun des \u00e9tudes empiriques ayant cherch\u00e9 \u00e0 capturer un aspect de la question des in\u00e9galit\u00e9s&nbsp;: comment <a class=\"mh-excerpt-more\" href=\"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/au-bon-endroit-au-bon-moment\/\" title=\"Au bon endroit, au bon moment\">(Lire la suite&#8230;)<\/a><\/p>\n<\/div>","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-6485","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ecoblabla"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6485","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6485"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6485\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6485"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6485"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6485"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}