{"id":6433,"date":"2006-06-19T18:38:41","date_gmt":"2006-06-19T18:38:41","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/import\/?p=433"},"modified":"2006-06-19T18:38:41","modified_gmt":"2006-06-19T18:38:41","slug":"les-miseres-de-la-politique-industrielle","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/les-miseres-de-la-politique-industrielle\/","title":{"rendered":"Les mis\u00e8res de la politique industrielle"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" class=\"aligncenter\" src=\"\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/2006\/05\/avion.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>Entre les <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/web\/article\/0,1-0@2-3234,36-784417@51-783212,0.html\" hreflang=\"fr\">r\u00e9centes difficult\u00e9s d&rsquo;EADS<\/a> (auxquelles s&rsquo;ajoute le fait que certains des protagonistes de l&rsquo;affaire Clearstream sont des cadres dirigeants de ce groupe) et la <a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/web\/article\/0,1-0@2-3234,36-784419@51-744701,0.html\" hreflang=\"fr\">pantalonnade<\/a> autour de la fusion GDF-Suez, on peut dire que la politique industrielle \u00e0 la fran\u00e7aise ne se porte pas bien actuellement. Ceci d&rsquo;autant plus qu&rsquo;\u00e0 cette actualit\u00e9 charg\u00e9e, il faut ajouter une tendance de fond, qui se mat\u00e9rialise par le creusement du d\u00e9ficit commercial national&nbsp;: un affaiblissement de la comp\u00e9titivit\u00e9 des entreprises exportatrices nationales. Comme le constate <a href=\"http:\/\/www.alternatives-economiques.fr\/site\/248_003_commerce_exterieur.html\" hreflang=\"fr\">Alternatives Economiques<\/a> dans son num\u00e9ro de juin, c&rsquo;est toute une strat\u00e9gie consistant \u00e0 la fois \u00e0 soutenir quelques grandes entreprises nationales par le biais de commandes publiques, et d&rsquo;attirer les investissements \u00e9trangers \u00e0 l&rsquo;aide de soutiens publics, qui est en cause. C&rsquo;est qu&rsquo;en r\u00e9alit\u00e9, compter sur la politique industrielle pour favoriser la croissance est le plus souvent vou\u00e9 \u00e0 l&rsquo;\u00e9chec.<\/p>\n<p>L&rsquo;id\u00e9e de base de la politique industrielle est la suivante&nbsp;: en soutenant quelques secteurs d&rsquo;activit\u00e9 \u00ab\u00a0strat\u00e9giques\u00a0\u00bb, en poussant les ressources de l&rsquo;\u00e9conomie nationale vers ces secteurs par une politique volontariste, en veillant \u00e9ventuellement \u00e0 conserver un contr\u00f4le national de ces entreprises (ce qu&rsquo;on appelle \u00ab\u00a0patriotisme \u00e9conomique\u00a0\u00bb), il sera possible d&rsquo;orienter l&rsquo;\u00e9conomie nationale dans une direction souhaitable, et ainsi de favoriser croissance \u00e9conomique et emploi. La politique industrielle fait partie, en France, de ces vaches sacr\u00e9es que personne ne vient contester. Au \u00ab\u00a0patriotisme \u00e9conomique\u00a0\u00bb tendance Villepin r\u00e9pond le <a href=\"http:\/\/bsalanie.blogs.com\/economie_sans_tabou\/2006\/06\/le_retour_des_v.html\" hreflang=\"fr\">programme socialiste<\/a>, qui pr\u00e9conise entre autres la constitution d&rsquo;une \u00ab\u00a0agence nationale de r\u00e9industrialisation\u00a0\u00bb. Dans le m\u00eame temps, les preuves de l&rsquo;efficacit\u00e9 de ce genre de pratiques restent pratiquement inexistantes.<\/p>\n<p>Car apr\u00e8s tout, si l&rsquo;on veut mesurer l&rsquo;efficacit\u00e9 d&rsquo;une politique industrielle, il ne suffit pas de constater qu&rsquo;un pays qui pratique une telle politique conna\u00eet une croissance importante, ou que les secteurs soutenus se d\u00e9veloppent; il faudrait savoir ce qui se serait pass\u00e9 en l&rsquo;absence de politique industrielle pour conclure \u00e0 son efficacit\u00e9 ou \u00e0 son inefficacit\u00e9. De m\u00eame, comparer les pays qui adoptent une politique industrielle et ceux qui ne le font pas ne suffit pas non plus&nbsp;: si l&rsquo;on constate des diff\u00e9rences, il est possible qu&rsquo;elles proviennent d&rsquo;un tout autre facteur. Par exemple, le gouvernement d&rsquo;un pays disposant d&rsquo;une population tr\u00e8s qualifi\u00e9e disposera ais\u00e9ment de nombreux bureaucrates pour mettre en oeuvre une politique industrielle, contrairement \u00e0 un pays dont la population est peu qualifi\u00e9e. Mais si on constate que le premier pays cro\u00eet plus vite que le second, cela provient-il de la politique industrielle, ou de la diff\u00e9rence initiale de niveau d&rsquo;\u00e9ducation? Une \u00e9valuation solide doit \u00eatre faite \u00ab\u00a0toutes choses \u00e9gales par ailleurs\u00a0\u00bb, mais comment trouver des exp\u00e9riences nationales s&rsquo;y pr\u00eatant?<\/p>\n<p>En 1992, l&rsquo;\u00e9conomiste Alwyn Young a pu faire une telle comparaison, et ses r\u00e9sultats ont donn\u00e9 lieu \u00e0 un article intitul\u00e9 <a href=\"http:\/\/faculty.chicagogsb.edu\/alwyn.young\/research\/Papers\/TaleofTwoCities.pdf\" hreflang=\"fr\">\u00ab\u00a0A tale of two cities\u00a0\u00bb<\/a>, comme le roman de Dickens. Les deux villes de l&rsquo;\u00e9tude sont Singapour et Hong Kong, qui pr\u00e9sentaient un ensemble de points communs et de diff\u00e9rences tr\u00e8s int\u00e9ressants. Les deux sont des Cit\u00e9s-Etats, anciennes colonies Britanniques; les deux sont des ports importants; dans les deux villes, le monde des affaires est constitu\u00e9 d&rsquo;immigrants de Chine du Sud; les deux villes ne sont pas d\u00e9mocratiques, mais l&rsquo;\u00e9tat de droit y est relativement respect\u00e9. Au d\u00e9but des ann\u00e9es 60, les deux villes avaient le m\u00eame PIB par habitant. Au cours des 20 ann\u00e9es qui ont suivi, elles ont suivi des trajectoires \u00e9conomiques similaires, les m\u00eames secteurs d&rsquo;activit\u00e9 s&rsquo;y sont d\u00e9velopp\u00e9s.<\/p>\n<p>Il y avait en fait deux diff\u00e9rences importantes entre les deux villes&nbsp;: un niveau d&rsquo;\u00e9ducation plus fort \u00e0 Hong Kong au d\u00e9but des ann\u00e9es 60; et surtout, une opposition compl\u00e8te en mati\u00e8re de politiques \u00e9conomiques. Alors que Hong Kong a adopt\u00e9 le laissez-faire \u00e0 un degr\u00e9 consid\u00e9rable, au point d&rsquo;attendre des \u00e9meutes pour se lancer dans la construction d&rsquo;infrastructures, Singapour a \u00e9t\u00e9 extr\u00eamement interventionniste. Le gouvernement a consid\u00e9rablement dirig\u00e9 l&rsquo;activit\u00e9 \u00e9conomique, d\u00e9cidant des secteurs d&rsquo;activit\u00e9 vers lesquelles orienter l&rsquo;\u00e9pargne nationale, for\u00e7ant la population \u00e0 atteindre un taux d&rsquo;\u00e9pargne extr\u00eamement \u00e9lev\u00e9 (40% du revenu national), attirant l&rsquo;implantation d&rsquo;entreprises \u00e9trang\u00e8res par des subventions, etc. Dans le m\u00eame temps, le taux d&rsquo;\u00e9pargne et d&rsquo;investissement est rest\u00e9 pratiquement constant sur la p\u00e9riode \u00e0 Hong Kong, de l&rsquo;ordre de 20% du revenu national.<\/p>\n<p>Les Singapouriens ont donc d\u00fb consentir (si tant est qu&rsquo;on leur ait demand\u00e9 leur avis) \u00e0 des efforts consid\u00e9rables, une consommation et un revenu disponible restreint du fait de la politique industrielle de leur gouvernement. Quel avantage en ont-ils retir\u00e9? La r\u00e9ponse est, aucun. 30 ans plus tard, au d\u00e9but des ann\u00e9es 90, Alwyn Young constate que malgr\u00e9 tous ces efforts, le revenu par habitant \u00e0 Singapour est le m\u00eame qu&rsquo;\u00e0 Hong Kong. La politique du gouvernement a conduit les Singapouriens \u00e0 se serrer la ceinture sans en retirer d&rsquo;avantage particulier. Le gouvernement de Singapour a suivi toutes les modes en mati\u00e8re de politique industrielle (la confection, l&rsquo;assemblage de produits \u00e9lectroniques, etc&#8230;), r\u00e9orientant \u00e0 chaque fois brutalement l&rsquo;\u00e9conomie nationale dans ces diff\u00e9rents secteurs; mais sans avantage correspondant. Pire m\u00eame&nbsp;: Young, en d\u00e9composant la croissance Singapourienne, constate qu&rsquo;elle ne provient que de l&rsquo;accumulation de capital, que la \u00ab\u00a0productivit\u00e9 totale des facteurs\u00a0\u00bb a \u00e9t\u00e9 pratiquement nulle pendant cette p\u00e9riode, contrairement \u00e0 Hong Kong.<\/p>\n<p>Comment expliquer le fait que la politique industrielle n&rsquo;ait pas apport\u00e9 d&rsquo;avantage particulier \u00e0 Singapour? On pourrait penser que c&rsquo;est parce que le gouvernement n&rsquo;a pas choisi de soutenir les \u00ab\u00a0bons\u00a0\u00bb secteurs. C&rsquo;est un probl\u00e8me souvent rencontr\u00e9 en mati\u00e8re de politiques industrielles&nbsp;: les gouvernements ont tendance \u00e0 promouvoir certains secteurs pour des raisons n&rsquo;ayant que peu de rapport avec la croissance \u00e9conomique (par exemple une \u00e9trange fascination pour l&rsquo;industrie lourde). Mais ce n&rsquo;est pas le cas de Singapour, qui s&rsquo;est d\u00e9velopp\u00e9 dans des secteurs d&rsquo;activit\u00e9 tr\u00e8s similaires \u00e0 Hong Kong.<\/p>\n<p>Mais il faut prendre en compte un autre aspect, qu&rsquo;a \u00e9voqu\u00e9 l&rsquo;urbaniste r\u00e9cemment d\u00e9c\u00e9d\u00e9e Jane Jacobs dans son ouvrage \u00ab\u00a0the economics of cities\u00a0\u00bb (tout cela est pr\u00e9sent\u00e9 dans le <a href=\"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/?page_id=10370&#038;codenote=158\" hreflang=\"fr\">livre de D. Warsh<\/a>). Elle aussi y comparait deux villes, Manchester et Birmingham. Au 19\u00e8me si\u00e8cle, Manchester suscitait l&rsquo;admiration g\u00e9n\u00e9rale&nbsp;: le spectacle de rues enti\u00e8res remplies d&rsquo;immenses fabriques, faisait qu&rsquo;on qualifiait cette ville d&rsquo;atelier du monde, qu&rsquo;elle \u00e9tait consid\u00e9r\u00e9e comme l&rsquo;exemple m\u00eame de la m\u00e9tropole du futur. Birmingham, \u00e0 l&rsquo;inverse, ne suscitait pas grand int\u00e9r\u00eat&nbsp;: ses activit\u00e9s \u00e9conomiques y \u00e9taient trop diverses, peu identifiables. Pourtant, un si\u00e8cle plus tard, Manchester est une ancienne m\u00e9tropole industrielle \u00e0 fort taux de ch\u00f4mage&nbsp;: Birmingham par contre se porte remarquablement bien. La grande sp\u00e9cialisation de Manchester dans quelques activit\u00e9s industrielles, qui avait fait sa force, est devenue un boulet lorsque ces activit\u00e9s sont devenues obsol\u00e8tes sous l&rsquo;effet des \u00e9volutions technologiques&nbsp;: dans le m\u00eame temps, c&rsquo;est la vari\u00e9t\u00e9 de ses activit\u00e9s (qui fait qu&rsquo;on ne pouvait rien associer de pr\u00e9cis \u00e0 cette ville) qui a permis \u00e0 Birmingham de traverser les effets du progr\u00e8s technique.<\/p>\n<p>C&rsquo;est exactement ce qui s&rsquo;est produit entre Singapour et Hong Kong&nbsp;: en consacrant de larges ressources \u00e0 quelques activit\u00e9s \u00ab\u00a0strat\u00e9giques\u00a0\u00bb, Singapour a vu sa croissance d\u00e9pendre de ce petit nombre d&rsquo;activit\u00e9s; \u00e0 l&rsquo;inverse, l&rsquo;\u00e9conomie de Hong Kong, non dirig\u00e9e, s&rsquo;est trouv\u00e9e beaucoup plus diversifi\u00e9e, et plus \u00e0 m\u00eame de r\u00e9sister aux chocs divers. Ce m\u00eame probl\u00e8me est au coeur des actuelles difficult\u00e9s fran\u00e7aises&nbsp;: \u00e0 trop soutenir quelques grandes entreprises, \u00e0 d\u00e9pendre de sa capacit\u00e9 \u00e0 attirer par des subventions des implantations d&rsquo;entreprises \u00e9trang\u00e8res, on se retrouve avec une \u00e9conomie fragilis\u00e9e. C&rsquo;est la politique industrielle qui fabrique ces difficult\u00e9s; bien \u00e9videmment, en suivant la tradition nationale, lorsqu&rsquo;une politique cause des probl\u00e8mes, on agit en consid\u00e9rant que c&rsquo;est qu&rsquo;on n&rsquo;en a pas assez fait&nbsp;: tout le monde r\u00e9clame donc, encore plus de politique industrielle, avec des r\u00e9sultats pr\u00e9visibles.<\/p>\n<p>Car apr\u00e8s tout, si la politique industrielle ne sert \u00e0 rien pour favoriser la croissance, il peut y avoir un int\u00e9r\u00eat \u00e0 promouvoir certains secteurs d&rsquo;activit\u00e9 plus que ne le ferait le m\u00e9canisme de march\u00e9, si cela apporte des avantages sp\u00e9cifiques, distincts de stricts gains de croissance. La politique industrielle peut ainsi servir d&rsquo;instrument d&rsquo;am\u00e9nagement du territoire, en cherchant \u00e0 \u00e9viter une concentration des activit\u00e9s qui pose un certain nombre de probl\u00e8mes, sociaux ou environnementaux. On peut aussi consid\u00e9rer qu&rsquo;il est n\u00e9cessaire, pour des questions d&rsquo;int\u00e9r\u00eat national, que certaines activit\u00e9s soient effectu\u00e9es sur le territoire&nbsp;: l&rsquo;industrie de d\u00e9fense en constitue un exemple. Enfin, on peut d\u00e9cider, pour des raisons de fiert\u00e9 nationale, qu&rsquo;il faut absolument produire certains types de biens. Pour une raison qui m&rsquo;a toujours \u00e9chapp\u00e9, les gens semblent fascin\u00e9s par la construction a\u00e9ronautique, et retirent une grande fiert\u00e9 de fabriquer ce genre de produits. On peut trouver cela stupide, mais les politiques nationales doivent aussi se pr\u00e9occuper de fiert\u00e9; et construire des avions est une fa\u00e7on pas forc\u00e9ment co\u00fbteuse (encore que&#8230;) de s&rsquo;acheter du prestige national, probablement plus avantageuse que l&rsquo;organisation de <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/dotclear\/index.php\/?2005\/07\/07\/181-181\" hreflang=\"fr\">ruineux \u00e9v\u00e8nements sportifs<\/a>.<\/p>\n<p>En bref, il y a des raisons pour que certains secteurs d&rsquo;activit\u00e9 fassent l&rsquo;objet d&rsquo;un soutien, ou d&rsquo;une attention, publique. A condition \u00e9videmment de faire preuve d&rsquo;un minimum de coh\u00e9rence. Dans le cas d&rsquo;EADS, celle-ci fait cruellement d\u00e9faut. On veut \u00e0 la fois satisfaire divers int\u00e9r\u00eats industriels nationaux; concevoir une entreprise authentiquement europ\u00e9enne qui serve de vitrine, qui soit donc plurinationale; que l&rsquo;entreprise soit comp\u00e9titive; que dans le m\u00eame temps, le budget de l&rsquo;Etat ne souffre pas trop, que les commandes publiques accord\u00e9es \u00e0 ces entreprises ne co\u00fbtent pas trop cher; on veut pouvoir \u00e0 l&rsquo;occasion exercer un contr\u00f4le sur l&rsquo;entreprise, et exiger qu&rsquo;elle maintienne des activit\u00e9s, m\u00eame non rentables, sur certains sites \u00e9lectoralement strat\u00e9giques; on veut que l&rsquo;entreprise soit cot\u00e9e pour qu&rsquo;elle puisse se financer sur les march\u00e9s de capitaux, sans suivre les crit\u00e8res de transparence de ces m\u00eames march\u00e9s&nbsp;: c&rsquo;est tout simplement intenable. Les actuels probl\u00e8mes d&rsquo;EADS ne sont qu&rsquo;un symptome d&rsquo;un mal qui s&rsquo;\u00e9tait d\u00e9j\u00e0 manifest\u00e9 lors de <a href=\"http:\/\/www.ft.com\/cms\/s\/9c8cb5fa-eb4f-11da-823e-0000779e2340.html\" hreflang=\"fr\">l&rsquo;affaire du site de la Sogerma<\/a>&nbsp;: la politique industrielle, composante du social-corporatisme \u00e0 la fran\u00e7aise,  est tout simplement une catastrophe.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>Entre les r\u00e9centes difficult\u00e9s d&rsquo;EADS (auxquelles s&rsquo;ajoute le fait que certains des protagonistes de l&rsquo;affaire Clearstream sont des cadres dirigeants de ce groupe) et la pantalonnade autour de la fusion GDF-Suez, on peut dire que la politique industrielle \u00e0 la fran\u00e7aise ne se porte pas bien actuellement. Ceci d&rsquo;autant plus <a class=\"mh-excerpt-more\" href=\"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/les-miseres-de-la-politique-industrielle\/\" title=\"Les mis\u00e8res de la politique industrielle\">(Lire la suite&#8230;)<\/a><\/p>\n<\/div>","protected":false},"author":3,"featured_media":0,"comment_status":"open","ping_status":"open","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-6433","post","type-post","status-publish","format-standard","hentry","category-ecoblabla"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6433","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6433"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6433\/revisions"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6433"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6433"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6433"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}