{"id":6337,"date":"2006-04-17T22:08:56","date_gmt":"2006-04-17T22:08:56","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/import\/?p=337"},"modified":"2006-04-17T22:08:56","modified_gmt":"2006-04-17T22:08:56","slug":"l-autre-debat-inutile-misere-de-la-politique-macroeconomique-europeenne","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/l-autre-debat-inutile-misere-de-la-politique-macroeconomique-europeenne\/","title":{"rendered":"L&rsquo;autre d\u00e9bat inutile : mis\u00e8re de la politique macro\u00e9conomique europ\u00e9enne"},"content":{"rendered":"<p><img decoding=\"async\" src=\"\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/2004\/01\/directions.jpg\" alt=\"\" \/><\/p>\n<p>L&rsquo;Europe est riche en d\u00e9bats qui ne m\u00e8nent \u00e0 rien. Les d\u00e9bats qui ne m\u00e8nent \u00e0 rien sont des discussions en g\u00e9n\u00e9ral savantes, passionn\u00e9es, dans lesquelles sont \u00e9chang\u00e9es des arguments plus ou moins justes et intelligents&#8230; Mais qui ne servent \u00e0 rien, car ils passent totalement \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;essentiel. Dans le genre, il y a le <a href=\"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/inutile-debat-social\/\" hreflang=\"fr\">d\u00e9bat social<\/a> (la France doit elle changer son mod\u00e8le social pour devenir comme les <del>allemands<\/del> <del>anglais<\/del> <del>hollandais<\/del> <del>irlandais<\/del> les derniers en date sont les scandinaves) dont on avait parl\u00e9 ici il y a quelques temps. <a href=\"http:\/\/www.telos-eu.com\/\" hreflang=\"fr\">Telos<\/a> nous offre un autre d\u00e9bat de ce style&nbsp;: la politique macro\u00e9conomique, ou le choc des titans&nbsp;: la <a href=\"http:\/\/www.telos-eu.com\/2006\/04\/la_course_deprimante_a_la_comp.php\" hreflang=\"fr\">demande<\/a> contre <a href=\"http:\/\/www.telos-eu.com\/2006\/04\/non_monsieur_timbeau_leurope_a.php\" hreflang=\"fr\">l&rsquo;offre<\/a>.<\/p>\n<p>Ce qui est parfaitement d\u00e9primant \u00e0 la lecture de ces articles se r\u00e9pondant de <a href=\"http:\/\/www.telos-eu.com\/2006\/04\/la_course_deprimante_a_la_comp.php\" hreflang=\"fr\">Xavier Timbeau<\/a> et  <a href=\"http:\/\/www.telos-eu.com\/2006\/04\/non_monsieur_timbeau_leurope_a.php\" hreflang=\"fr\">Charles Wyplosz<\/a>, c&rsquo;est \u00e0 quel point ils parviennent \u00e0 avoir raison et tort tous les deux, pour finalement conduire le d\u00e9bat \u00e0 passer \u00e0 c\u00f4t\u00e9 de l&rsquo;essentiel.<\/p>\n<p>Commen\u00e7ons par Wyplosz&nbsp;: il a raison de dire que le ch\u00f4mage et la faible croissance en Europe sont dus en grande partie \u00e0 des probl\u00e8mes d&rsquo;offre, \u00e0 des r\u00e8glementations inadapt\u00e9es qui favorisent syst\u00e9matiquement les entreprises en place au d\u00e9triment des nouvelles, les insiders par rapport aux outsiders; Et qu&rsquo;une croissance plus forte en Europe \u00e0 long terme n\u00e9cessite de s&rsquo;attaquer \u00e0 ces obstacles.<\/p>\n<p>Ces arguments sont valides; mais cela n&rsquo;invalide pas pour autant l&rsquo;analyse de Timbeau. Si l&rsquo;on voulait expliquer ce qui s&rsquo;est pass\u00e9 en termes de croissance dans les grands pays d&rsquo;Europe continentale au cours des 5 derni\u00e8res ann\u00e9es, on peut le r\u00e9sumer de la fa\u00e7on suivante&nbsp;: &#8211; L&rsquo;Allemagne, entr\u00e9e dans l&rsquo;euro avec une parit\u00e9 surr\u00e9valu\u00e9e, a r\u00e9tabli sa comp\u00e9titivit\u00e9 en proc\u00e9dant \u00e0 des \u00ab\u00a0r\u00e9formes\u00a0\u00bb consistant surtout \u00e0 tailler dans les co\u00fbts salariaux des entreprises. R\u00e9sultat, une consommation int\u00e9rieure atone, et un fort exc\u00e9dent commercial. En deux mots, la d\u00e9sinflation comp\u00e9titive. &#8211; Dans le m\u00eame temps, l&rsquo;Italie a suivi exactement le chemin inverse&nbsp;: les co\u00fbts salariaux et de production y ont augment\u00e9 plus vite qu&rsquo;ailleurs, et \u00e0 cela s&rsquo;est ajout\u00e9 une sp\u00e9cialisation fortement soumise \u00e0 la concurrence asiatique. L&rsquo;Italie a donc subi une forte baisse de comp\u00e9titivit\u00e9, qui fait de ce pays le vrai homme malade de l&rsquo;Europe, au point qu&rsquo;on peut <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/dotclear\/index.php\/?2005\/07\/30\/199-et-si-l-italie-quittait-l-euro\" hreflang=\"fr\">s&rsquo;interroger sur sa capacit\u00e9 \u00e0 rester dans l&rsquo;Euro<\/a>. &#8211; Entre ces deux extr\u00eames, nous trouvons des pays comme la France et l&rsquo;Espagne, qui ont eu une conjoncture plut\u00f4t meilleure que le reste de l&rsquo;Europe continentale, gr\u00e2ce \u00e0 un soutien exerc\u00e9 sur la demande, \u00e0 la mode am\u00e9ricaine (en termes macro\u00e9conomiques, et aussi incroyable que cela puisse para\u00eetre, ces deux pays ont \u00e9t\u00e9 <a href=\"http:\/\/www.rgemonitor.com\/blog\/setser\/122674\/\" hreflang=\"fr\">les plus am\u00e9ricains des pays europ\u00e9ens au cours des 5 derni\u00e8res ann\u00e9es<\/a>). Et cette demande a \u00e9t\u00e9 soutenue un peu par des d\u00e9ficits publics, et surtout, une consid\u00e9rable hausse des cours de l&rsquo;immobilier, comparable \u00e0 ce qui a pr\u00e9valu aux USA.<\/p>\n<p>En d&rsquo;autres termes, le keyn\u00e9sianisme hydraulique n&rsquo;est pas mort, et d\u00e9termine encore assez largement les conjonctures europ\u00e9ennes. Allons m\u00eame plus loin&nbsp;: sans le passage \u00e0 la monnaie unique, l&rsquo;Italie se porterait mieux, parce qu&rsquo;elle aurait pu compenser sa perte de comp\u00e9titivit\u00e9-prix par une d\u00e9valuation; et l&rsquo;Allemagne n&rsquo;aurait eu aucun int\u00e9r\u00eat \u00e0 r\u00e9tablir la sienne en taillant dans ses co\u00fbts salariaux (puisque cet avantage p\u00e9niblement acquis aurait pu \u00eatre an\u00e9anti en une seconde de fluctuation des cours des devises). Wyplosz pr\u00e9sente l&rsquo;argumentation de Timbeau comme celle d&rsquo;une d\u00e9fense de politiques de \u00ab\u00a0relance par la demande\u00a0\u00bb (ce en quoi il n&rsquo;a pas enti\u00e8rement tort, on va y revenir); mais le probl\u00e8me de fond est la perte de la flexibilit\u00e9 qu&rsquo;a repr\u00e9sent\u00e9 la monnaie unique.<\/p>\n<p>Est-ce forc\u00e9ment un probl\u00e8me? Pour beaucoup de gens, l&rsquo;Euro avait pr\u00e9cis\u00e9ment cet avantage de supprimer la possibilit\u00e9 de diff\u00e9rer les r\u00e9formes importantes en proc\u00e9dant \u00e0 des d\u00e9valuations. On esp\u00e9rait que cela constituerait une incitation pour proc\u00e9der \u00e0 des r\u00e9formes du fonctionnement du march\u00e9 du travail, n\u00e9cessaires par ailleurs pour lutter contre le ch\u00f4mage. L&rsquo;euro allait donc agir comme contrainte vertueuse, en obligeant les gouvernements europ\u00e9ens \u00e0 s&rsquo;attaquer enfin aux causes du ch\u00f4mage structurel dans leurs pays, plut\u00f4t que de se contenter de soutiens temporaires via la d\u00e9pense publique et les fluctuations des devises nationales. Mais cela ne s&rsquo;est pas produit, bien au contraire&nbsp;: aujourd&rsquo;hui, les politiques de r\u00e9tablissement de la comp\u00e9titivit\u00e9 men\u00e9es dans les diff\u00e9rents pays sont des obstacles \u00e0 la mise en place des vraies r\u00e9formes utiles, celles qui permettraient d&rsquo;\u00e9lever la croissance en Europe.<\/p>\n<p>Pourquoi? On peut en avoir une id\u00e9e en lisant l&rsquo;argumentation de Wyplosz. Sa pr\u00e9sentation est bien connue&nbsp;: r\u00e9duire les co\u00fbts accro\u00eet les b\u00e9n\u00e9fices des entreprises, mais cet argent n&rsquo;est pas perdu pour autant, il peut \u00eatre r\u00e9investi. De m\u00eame, la r\u00e9duction des co\u00fbts se r\u00e9percute en partie dans les prix, ce qui r\u00e9\u00e9value les salaires en termes r\u00e9els&nbsp;: on peut esp\u00e9rer que tout cela ne produira pas d&rsquo;effet r\u00e9cessif. Wyplosz oublie un simple d\u00e9tail, qui est le fait que dans une \u00e9conomie mondialis\u00e9e, les b\u00e9n\u00e9fices r\u00e9alis\u00e9s sur un territoire peuvent \u00eatre r\u00e9investis ailleurs. Et c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs largement le cas&nbsp;: il y a aujourd&rsquo;hui dans tous les pays d\u00e9velopp\u00e9s <a href=\"http:\/\/economistsview.typepad.com\/economistsview\/2006\/04\/capital_gets_th.html\" hreflang=\"fr\">un d\u00e9calage complet entre la performance des grandes entreprises nationales, qui sont de plus en plus mondialis\u00e9es, et les conjonctures des pays d&rsquo;origine de ces entreprises<\/a>. Wyplosz nous explique que les r\u00e9formes allemandes ont \u00e9t\u00e9 bien modestes, et que les entreprises les plus performantes d&rsquo;Europe r\u00e9clament avidemment de nouvelles r\u00e9formes; mais on peut comprendre que les salari\u00e9s europ\u00e9ens ne go\u00fbtent gu\u00e8re la potion r\u00e9formatrice qui leur est concoct\u00e9e.<\/p>\n<p>Que les grandes entreprises mondialis\u00e9es d\u00e9sirent des r\u00e9formes qui r\u00e9duiront leurs co\u00fbts salariaux et accro\u00eetront leur comp\u00e9titivit\u00e9, c&rsquo;est assez compr\u00e9hensible&nbsp;: personne n&rsquo;est contre un repas gratuit. De telles r\u00e9formes signifient pour elles des profits accrus sans rien faire. Pour les salari\u00e9s europ\u00e9ens, ces r\u00e9formes peuvent se traduire en anglais par \u00ab\u00a0all pain, no gain\u00a0\u00bb&nbsp;: beaucoup d&rsquo;efforts support\u00e9s pour aucun avantage obtenu. Car les gains de comp\u00e9titivit\u00e9 des entreprises obtenus par la baisse des co\u00fbts salariaux ne se retrouvent pas dans l&#8217;emploi et la croissance nationale \u00e0 long terme. Il n&rsquo;est donc pas tr\u00e8s \u00e9tonnant que de telles \u00ab\u00a0r\u00e9formes\u00a0\u00bb suscitent l&rsquo;hostilit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale, et se retrouvent soit rejet\u00e9es, soit appliqu\u00e9es <em>a minima<\/em> pour au bout du compte ne produire que des effets mineurs.<\/p>\n<p>Quelle est l&rsquo;alternative? L&rsquo;OFCE \u00e9tant le temple national du keyn\u00e9sianisme hydraulique, Timbeau conclut son article en d\u00e9plorant \u00e0 cause de la mondialisation \u00ab\u00a0la fin des instruments gouvernementaux de r\u00e9gulation de la croissance\u00a0\u00bb, et une croissance europ\u00e9enne \u00ab\u00a0r\u00e9gul\u00e9e et solide\u00a0\u00bb. Au passage, et Wyplosz n&rsquo;a pas tort de le noter, il ne fait qu&rsquo;entretenir le fantasme national fran\u00e7ais d&rsquo;une mondialisation vue comme ph\u00e9nom\u00e8ne monstrueux, contre lequel il faut se prot\u00e9ger pour revenir au bon vieux temps&nbsp;: le mythe de la forteresse Europe, tendance <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/dotclear\/index.php\/?2005\/06\/18\/167-167\" hreflang=\"fr\">politique agricole commune<\/a>.<\/p>\n<p>Mais c&rsquo;est oublier que pour l&rsquo;essentiel, <a href=\"http:\/\/news.ft.com\/cms\/s\/14912194-4970-11da-8686-0000779e2340.html\" hreflang=\"fr\">l&rsquo;adaptation \u00e0 la mondialisation n&rsquo;est pas un probl\u00e8me europ\u00e9en mais un probl\u00e8me qui doit se r\u00e9gler au niveau national<\/a>, et au niveau de la zone euro. Etant donn\u00e9 qu&rsquo;il appara\u00eet que les chocs asym\u00e9triques n&rsquo;ont pas disparu de la zone, il serait bon de remplacer les m\u00e9canismes actuels du pacte de stabilit\u00e9 par un syst\u00e8me coop\u00e9ratif, visant \u00e0 soutenir les pays de la zone subissant de tels chocs. Mais surtout, la croissance doit s&rsquo;obtenir par des politiques nationales favorisant la concurrence sur le march\u00e9 des biens et sur les march\u00e9s financiers (au lieu de s&rsquo;enferrer dans la r\u00e9forme du march\u00e9 du travail, qui est une impasse sans croissance forte)&nbsp;: permettre les entr\u00e9es de main d&rsquo;oeuvre en provenance des pays de l&rsquo;Est; ouverture aux \u00e9changes ext\u00e9rieurs; politique de la concurrence efficace sur le territoire national, permettant de menacer les positions acquises (et prot\u00e9g\u00e9es par d&rsquo;\u00e9paisses r\u00e9glementations et institutions) des entreprises existantes. Voil\u00e0 des r\u00e9formes vraiment utiles, susceptibles d&rsquo;accro\u00eetre la croissance des pays qui les m\u00e9neraient, plut\u00f4t que le <em>corporate welfare<\/em> actuel, m\u00e9lange de protectionnisme, de subventions aux entreprises, et de r\u00e9ductions salariales.<\/p>\n<p>On ne parle pas de ces questions lorsqu&rsquo;on se limite \u00e0 se demander si c&rsquo;est la \u00ab\u00a0demande\u00a0\u00bb ou \u00ab\u00a0l&rsquo;offre\u00a0\u00bb qui d\u00e9termine la croissance europ\u00e9enne, comme dans les bons vieux d\u00e9bats macro\u00e9conomiques des ann\u00e9es 70. Se limiter \u00e0 ces questions actuellement, c&rsquo;est au bout du compte pousser indirectement au protectionnisme, que ce soit en sugg\u00e9rant que celui-ci permettrait de revenir \u00e0 la bonne vieille croissance d&rsquo;antan, ou en pr\u00e9sentant l&rsquo;avenir \u00e9conomique europ\u00e9en sous la forme de baisses salariales pour r\u00e9tablir la comp\u00e9titivit\u00e9 des grandes entreprises europ\u00e9ennes, ce qui peut faire r\u00eaver industriels et politiques, mais fort peu les populations qui ne manqueront pas de <a href=\"http:\/\/news.ft.com\/cms\/s\/f5d89d88-b1f0-11da-96ad-0000779e2340.html\" hreflang=\"fr\">demander plus de protectionnisme ou de protection de l&#8217;emploi<\/a> pour s&rsquo;\u00e9pargner ce genre d&rsquo;avenir. C&rsquo;est \u00e0 dire, exactement l&rsquo;inverse de ce qu&rsquo;il faut faire. Plut\u00f4t que de crier \u00ab\u00a0r\u00e9formes, r\u00e9formes, r\u00e9formes\u00a0\u00bb, et se plaindre de ces peuples ingrats qui ne veulent pas avaler la potion qui leur est concoct\u00e9e; plut\u00f4t que de r\u00e9clamer une fantasmatique \u00ab\u00a0gouvernance\u00a0\u00bb qui ne r\u00e9soudra rien, il serait peut-\u00eatre temps de quitter les d\u00e9bats macro\u00e9conomiques pour s&rsquo;attaquer aux v\u00e9ritables obstacles \u00e0 la croissance en Europe.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>L&rsquo;Europe est riche en d\u00e9bats qui ne m\u00e8nent \u00e0 rien. 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