{"id":6238,"date":"2006-01-07T00:56:12","date_gmt":"2006-01-07T00:56:12","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/import\/?p=238"},"modified":"2006-01-07T00:56:12","modified_gmt":"2006-01-07T00:56:12","slug":"justice-ou-envie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/justice-ou-envie\/","title":{"rendered":"Justice ou envie?"},"content":{"rendered":"<p>Dans la <a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/exec\/obidos\/ASIN\/2130539483\/qid=1136583369\/sr=8-1\/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl\/171-7293813-3044258\" hreflang=\"fr\">Th\u00e9orie des Sentiments Moraux<\/a>, Adam Smith montrait toute l&rsquo;ambivalence des sentiments humains vis \u00e0 vis des autres. Il distinguait la sympathie &#8211; la capacit\u00e9 \u00e0 ressentir en soi ce que ressentent les autres, \u00e0 partager en partie leurs bonheurs et leurs souffrances &#8211; et l&rsquo;envie, cette passion qui nous conduit \u00e0 d\u00e9sirer ce que les autres ont, jusqu&rsquo;\u00e0 nous r\u00e9jouir de leurs malheurs ou d\u00e9plorer leurs chances. La th\u00e9orie \u00e9conomique a par la suite, h\u00e9las, ignor\u00e9 pour l&rsquo;essentiel cette id\u00e9e selon laquelle nos plaisirs et nos peines ne d\u00e9pendent pas que de notre prosp\u00e9rit\u00e9 ou de notre chance, mais d\u00e9pend aussi, en positif ou en n\u00e9gatif, de celle des autres.<\/p>\n<p>Cette lacune est aujourd&rsquo;hui en voie d&rsquo;\u00eatre combl\u00e9e&nbsp;: l&rsquo;id\u00e9e selon laquelle la satisfaction d&rsquo;un individu d\u00e9pend non seulement de ce qu&rsquo;il obtient, mais aussi de ce qu&rsquo;obtiennent les autres, fait l&rsquo;objet d&rsquo;\u00e9tudes multiples. L&rsquo;\u00e9conomie exp\u00e9rimentale s&rsquo;est fait une sp\u00e9cialit\u00e9 d&rsquo;identifier les motivations et les comportements des individus, dans leur rapport avec le succ\u00e8s ou l&rsquo;\u00e9chec des autres.<\/p>\n<p>L&rsquo;une des \u00e9tudes les plus \u00e9tonnantes de l&rsquo;\u00e9conomie exp\u00e9rimentale est celle de <a href=\"http:\/\/www2.warwick.ac.uk\/fac\/soc\/economics\/staff\/faculty\/oswald\/finaljuly13paris.pdf\" hreflang=\"fr\">Zizzo et Oswald<\/a>, qui se pose la question suivante&nbsp;: les gens sont-ils pr\u00eats \u00e0 payer pour r\u00e9duire le revenu des autres?\u00a0\u00bb. Pour r\u00e9pondre \u00e0 cette question, les auteurs ont effectu\u00e9 une exp\u00e9rience en deux temps. Dans un premier temps, un groupe d&rsquo;individus recevait (selon divers protocoles) des dotations mon\u00e9taires, de niveau in\u00e9gal&nbsp;: certains gagnent beaucoup dans cette premi\u00e8re phase, d&rsquo;autres gagnent peu.<br \/>\nDans la seconde phase, les joueurs ont la possibilit\u00e9, en payant, de r\u00e9duire le gain d&rsquo;autres joueurs. Et ce que l&rsquo;on constate, c&rsquo;est que, de fa\u00e7on \u00e9tonnante, \u00e9norm\u00e9ment de joueurs sont dispos\u00e9s \u00e0 payer tr\u00e8s cher pour r\u00e9duire le revenu de ceux qui ont gagn\u00e9 plus qu&rsquo;eux; en repr\u00e9saille, parfois m\u00eame de fa\u00e7on anticip\u00e9e, ceux qui ont gagn\u00e9 le plus sont aussi pr\u00eats \u00e0 payer pour r\u00e9duire les gains des autres. Dans l&rsquo;\u00e9tude, les secondes phases sont toujours l&rsquo;occasion de spectaculaires destructions de revenus, effectu\u00e9e de fa\u00e7on fr\u00e9n\u00e9tique, \u00e0 un degr\u00e9 tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9.<\/p>\n<p>C&rsquo;est un r\u00e9sultat tr\u00e8s surprenant au regard de l&rsquo;analyse \u00e9conomique traditionnelle; il est assez absurde de se p\u00e9naliser pour le simple plaisir d&rsquo;en p\u00e9naliser d&rsquo;autres. Absurde mais pas incompr\u00e9hensible; on peut l&rsquo;expliquer en consid\u00e9rant que les gens attachent une valeur \u00e0 l&rsquo;\u00e9galit\u00e9 des revenus, qu&rsquo;ils sont donc pr\u00eats \u00e0 sacrifier une part de leurs propres revenus pour rapprocher celui des autres de la moyenne. Parall\u00e8lement, on peut comprendre que ceux qui ont gagn\u00e9 plus aient envie de se \u00ab\u00a0venger\u00a0\u00bb de ceux qui r\u00e9duisent leurs gains. Cependant, nous n&rsquo;avons pas tendance, en g\u00e9n\u00e9ral, \u00e0 consid\u00e9rer tr\u00e8s favorablement ce type de sentiment, que nous assimilons \u00e0 l&rsquo;envie, la jalousie &#8211; pas pr\u00e9cis\u00e9ment une qualit\u00e9. Nous cherchons \u00e0 dissuader nos enfants d&rsquo;\u00eatre envieux; et nous sommes pr\u00eats en g\u00e9n\u00e9ral \u00e0 consid\u00e9rer que dans une soci\u00e9t\u00e9, l&rsquo;am\u00e9lioration du sort des pauvres passe par l&rsquo;\u00e9l\u00e9vation de leur revenu, plus que par la paup\u00e9risation des plus riches qu&rsquo;eux.<\/p>\n<p>Ce qui nous am\u00e8ne \u00e0 l&rsquo;affaire \u00e9voqu\u00e9e r\u00e9cemment par <a href=\"http:\/\/www.slate.com\/id\/2133518\/\" hreflang=\"fr\">Steven Landsburg dans Slate<\/a>; affaire qui suscite des <a href=\"http:\/\/ceteris-paribus.blogspot.com\/2006\/01\/cest-la-guerre.html\" hreflang=\"fr\">commentaires passionn\u00e9s<\/a> sur Ceteris Paribus, qui a suscit\u00e9 une <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/dotclear\/index.php\/?2006\/01\/05\/347-allez-debranche-moi\" hreflang=\"fr\">r\u00e9action de la part de SM<\/a> dans ces pages. Rappelons les faits. Dans le cas des malades incurables proches du d\u00e9c\u00e8s, la loi de l&rsquo;\u00e9tat du Texas permet aux m\u00e9decins de d\u00e9cider, \u00e0 l&rsquo;issue d&rsquo;un pr\u00e9avis de 10 jours, de d\u00e9brancher les dispositifs qui maintiennent le malade en vie, si celui-ci ne paie pas ses factures d&rsquo;h\u00f4pital. R\u00e9cemment, une personne, victime d&rsquo;un cancer en phase terminale qui n\u00e9cessitait une assistance respiratoire, a fait les frais de cette l\u00e9gislation. Sa famille a re\u00e7u une injonction de payer l&rsquo;h\u00f4pital sous 10 jours, n&rsquo;a pas pay\u00e9; le onzi\u00e8me jour, l&rsquo;assistance respiratoire a \u00e9t\u00e9 coup\u00e9e, la personne est morte. Landsburg cherche \u00e0 d\u00e9montrer que cette situation n&rsquo;est pas si condamnable qu&rsquo;on pourrait le penser, en arguant de ce que, m\u00eame si l&rsquo;on avait vers\u00e9 \u00e0 la personne, dans le pass\u00e9, une somme \u00e9quivalente \u00e0 une \u00ab\u00a0assurance assistance respiratoire\u00a0\u00bb elle aurait probablement utilis\u00e9 l&rsquo;argent diff\u00e9remment; que de ce fait, le \u00ab\u00a0d\u00e9branchage\u00a0\u00bb correspond au respect de sa volont\u00e9. <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/dotclear\/index.php\/?2006\/01\/05\/347-allez-debranche-moi\" hreflang=\"fr\">SM a fort bien expliqu\u00e9 en quoi ce raisonnement n&rsquo;est pas convaincant et totalement d\u00e9connect\u00e9 de la r\u00e9alit\u00e9 humaine<\/a>.<\/p>\n<p>Il y a cependant une autre fa\u00e7on de consid\u00e9rer le sujet, qui consiste \u00e0 d\u00e9composer le probl\u00e8me en deux questions morales distinctes. Premi\u00e8rement, est-il moral, \u00e0 un certain moment, d&rsquo;arr\u00eater les dispositifs qui maintiennent en vie un malade incurable qui va de toute fa\u00e7on mourir? En g\u00e9n\u00e9ral, nous sommes pr\u00eats \u00e0 accepter l&rsquo;id\u00e9e de r\u00e9pondre oui \u00e0 cette question, m\u00eame si nous ne pla\u00e7ons pas forc\u00e9ment tous le curseur au m\u00eame endroit. Pour le comprendre, prenons l&rsquo;exemple suivant&nbsp;: dans un h\u00f4pital, il y a un malade incurable plac\u00e9 sous respirateur avant son d\u00e9c\u00e8s proche. Une ambulance am\u00e8ne un autre malade, qui a besoin tout de suite d&rsquo;une assistance respiratoire pour survivre. Mais il n&rsquo;y a qu&rsquo;une seule machine dans tout l&rsquo;h\u00f4pital&nbsp;: faut-il d\u00e9brancher la personne incurable qui est sur la machine, pour sauver l&rsquo;autre? Je pense que tout le monde sera d&rsquo;accord pour r\u00e9pondre oui \u00e0 cette question. Nous pourrions peut-\u00eatre pr\u00e9f\u00e9rer qu&rsquo;il y ai deux machines dans l&rsquo;h\u00f4pital; mais nous sommes pr\u00eats \u00e0 admettre que c&rsquo;est un probl\u00e8me de nature diff\u00e9rente, que par ailleurs les ressources consacr\u00e9es aux soins m\u00e9dicaux sont forc\u00e9ment limit\u00e9es. Et que dans une situation dans lesquelles les ressources sont rares, il faut faire des choix. Au passage, nous venons d&rsquo;admettre qu&rsquo;il n&rsquo;est pas anormal de consid\u00e9rer que la valeur que l&rsquo;on peut accorder \u00e0 une vie humaine n&rsquo;est pas infinie, et qu&rsquo;il y a des cas dans lesquels des consid\u00e9rations de ressources limit\u00e9es peuvent justifier de r\u00e9duire les soins prodigu\u00e9s sur une personne, lorsque cela n&rsquo;est qu&rsquo;un acharnement qui ne fera que prolonger l&rsquo;agonie de la personne d&rsquo;un peu de temps.<\/p>\n<p>Il convient de noter que, d&rsquo;ores et d\u00e9j\u00e0, ce genre de choix est fait dans les h\u00f4pitaux (ind\u00e9pendamment de la question, diff\u00e9rente, de l&rsquo;euthanasie). Parmi les nombreux malades qui d\u00e9c\u00e8dent \u00e0 l&rsquo;h\u00f4pital, beaucoup le font parce qu&rsquo;\u00e0 un moment, les m\u00e9decins ont d\u00e9cid\u00e9 qu&rsquo;il n&rsquo;\u00e9tait plus n\u00e9cessaire de prodiguer des soins suppl\u00e9mentaires. En France, ces d\u00e9cisions sont prises sans grand cadre l\u00e9gal (les nombreux juristes de la blogosph\u00e8re pourraient pr\u00e9ciser ce point); De ce point de vue, faire une loi qui d\u00e9finit les conditions dans lesquelles les m\u00e9decins peuvent d\u00e9brancher un malade incurable et condamn\u00e9 n&rsquo;est pas absurde.<\/p>\n<p>Cependant, supposons qu&rsquo;une telle loi existe, qui pr\u00e9voit qu&rsquo;un malade incurable, dans certaines conditions, peut \u00eatre \u00ab\u00a0d\u00e9branch\u00e9\u00a0\u00bb par les m\u00e9decins. Et supposons maintenant qu&rsquo;un individu dans cette situation propose de payer la totalit\u00e9 des soins n\u00e9cessaires \u00e0 son maintien en vie quelques jours de plus. Faut-il lui refuser cette possibilit\u00e9? Et l\u00e0, il est tr\u00e8s difficile de r\u00e9pondre.<\/p>\n<p>Nous pouvons r\u00e9pondre \u00ab\u00a0non\u00a0\u00bb par souci d&rsquo;\u00e9galit\u00e9. Mais il s&rsquo;agit d&rsquo;une conception bien curieuse de l&rsquo;\u00e9galit\u00e9; apr\u00e8s tout, si l&rsquo;individu a envie de payer une fortune les ressources qui lui permettront d&rsquo;agoniser quelques jours suppl\u00e9mentaires, il ne cause de pr\u00e9judice \u00e0 personne&nbsp;: il n&rsquo;utilise pas des ressources dont il prive les autres, puisqu&rsquo;il paie. Si l&rsquo;h\u00f4pital accepte de satisfaire ses demandes, il est m\u00eame possible qu&rsquo;il en b\u00e9n\u00e9ficie, en utilisant cette rentr\u00e9e d&rsquo;argent exceptionnelle pour fournir des soins suppl\u00e9mentaires \u00e0 d&rsquo;autres malades. En jargon d&rsquo;\u00e9conomiste, il y a l\u00e0 une am\u00e9lioration \u00ab\u00a0au sens de Pareto\u00a0\u00bb&nbsp;: le fait que cet individu puisse payer pour \u00eatre maintenu plus longtemps accro\u00eet sa satisfaction (si l&rsquo;on peut dire) sans r\u00e9duire celle des autres (si l&rsquo;on consid\u00e8re que cela apporte un avantage indirect aux autres, il s&rsquo;agit m\u00eame d&rsquo;une situation acceptable au sens de Rawls). Donc cette r\u00e9ponse n\u00e9gative n&rsquo;est pas tr\u00e8s logique, dans la mesure ou r\u00e9pondre oui au pire ne d\u00e9grade pas la situation des autres, et peut \u00e9ventuellement m\u00eame l&rsquo;am\u00e9liorer.<\/p>\n<p>Mais si nous r\u00e9pondons \u00ab\u00a0oui\u00a0\u00bb, nous nous retrouvons exactement dans la situation d\u00e9crite dans cet article&nbsp;: c&rsquo;est \u00e0 dire, une situation dans laquelle \u00e0 moins qu&rsquo;ils ne paient, on d\u00e9branche les gens de leur appareil respiratoire. Et quelle que soit la fa\u00e7on dont on regarde le probl\u00e8me, cela nous choque. M\u00eame si l&rsquo;on admet que cela ne d\u00e9t\u00e9riore pas la situation des autres, voire l&rsquo;am\u00e9liore, il nous para\u00eet inacceptable que des gens puissent b\u00e9n\u00e9ficier, face \u00e0 la perspective de la mort, d&rsquo;un traitement diff\u00e9rent en fonction de leur capacit\u00e9 \u00e0 payer. On se retrouve dans la situation d\u00e9crite dans l&rsquo;exp\u00e9rience vue plus haut&nbsp;: nous sommes pr\u00eats \u00e0 refuser, au nom de l&rsquo;\u00e9galit\u00e9, une am\u00e9lioration sans \u00e9quivoque de la situation de tout le monde. Et cela est bien \u00e9trange, tant l&rsquo;id\u00e9e selon laquelle am\u00e9liorer la situation d&rsquo;un ou plusieurs individus sans d\u00e9t\u00e9riorer celle d&rsquo;aucun autre nous para\u00eet raisonnable.<\/p>\n<p>Les circonstances, en l&rsquo;affaire, ont de l&rsquo;importance. Prenons un probl\u00e8me sym\u00e9trique, et supposons un pays dans lequel les m\u00e9decins pratiquent un acharnement th\u00e9rapeutique syst\u00e9matique et obligatoire, conduisant de nombreux malades \u00e0 rester en vie &#8211; et \u00e0 souffrir &#8211; plus longtemps qu&rsquo;ils ne le souhaiteraient. Imaginons maintenant qu&rsquo;une personne parvienne \u00e0 soudoyer un membre du personnel m\u00e9dical pour qu&rsquo;il abr\u00e8ge ses souffrances, chose qu&rsquo;une personne moins fortun\u00e9e ne peut pas obtenir. Cette in\u00e9galit\u00e9 est-elle acceptable? Je me trompe peut-\u00eatre, mais il me semble que cette in\u00e9galit\u00e9 para\u00eet plus tol\u00e9rable que la premi\u00e8re, ce qui ajoute \u00e0 mes interrogations.<\/p>\n<p>Nous ne sommes donc pas l\u00e0 dans une situation ou des consid\u00e9rations \u00ab\u00a0\u00e9conomiques\u00a0\u00bb et \u00ab\u00a0morales\u00a0\u00bb s&rsquo;opposent&nbsp;: nous sommes face \u00e0 un de ces cas limites dans lesquels les conceptions de ce qui est juste touchent leurs limites, parce que des conceptions \u00e9galement acceptables aboutissent \u00e0 des jugements contradictoires. Pratiquer l&rsquo;acharnement th\u00e9rapeutique syst\u00e9matique para\u00eet aberrant, tant son co\u00fbt est prohibitif; pratiquer le d\u00e9branchage syst\u00e9matique n&rsquo;est pas plus satisfaisant. Il faut donc trouver une solution entre ces deux extr\u00eames&nbsp;: bon courage.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>Dans la Th\u00e9orie des Sentiments Moraux, Adam Smith montrait toute l&rsquo;ambivalence des sentiments humains vis \u00e0 vis des autres. 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