{"id":6198,"date":"2005-03-11T18:56:52","date_gmt":"2005-03-11T18:56:52","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/import\/?p=198"},"modified":"2005-03-11T18:56:52","modified_gmt":"2005-03-11T18:56:52","slug":"les-vrais-succes-de-l-euro","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/les-vrais-succes-de-l-euro\/","title":{"rendered":"Les vrais succ\u00e8s de l&rsquo;euro"},"content":{"rendered":"<p><title><\/title> <meta content=\"text\/html; charset=ISO-8859-1\" http-equiv=\"content-type\" \/>  Un r&eacute;cent article du &quot;Monde&quot; intitul&eacute; &quot;<strong><a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/web\/recherche_articleweb\/1,13-0,36-400638,0.html\">les d&eacute;sillusions de l&rsquo;euro<\/a><\/strong>&quot; &eacute;tablit la liste, selon l&rsquo;auteur, des raisons pour lesquelles le passage &agrave; la monnaie unique g&eacute;n&egrave;re des d&eacute;ceptions. Et l&rsquo;auteur d&rsquo;&eacute;num&eacute;rer &quot;la croissance an&eacute;mique, les divergences &eacute;conomiques, les yo-yo du dollar, et l&rsquo;envol&eacute;e des d&eacute;ficits&quot; qui seraient autant de raisons de d&eacute;plorer l&rsquo;insucc&egrave;s du passage &agrave; l&rsquo;euro. C&rsquo;est un tort : au contraire et paradoxalement, tous ces &eacute;l&eacute;ments vont dans le m&ecirc;me sens : celui du succ&egrave;s institutionnel et &eacute;conomique que repr&eacute;sente pour la construction europ&eacute;enne, le passage &agrave; l&rsquo;euro. <\/p>\n<p>\nOn pouvait pr&eacute;senter toute une s&eacute;rie d&rsquo;attentes li&eacute;es au passage &agrave; la monnaie unique; or &agrave; l&rsquo;&eacute;poque, la majorit&eacute; des attentes pr&eacute;sent&eacute;es par les journalistes et les promoteurs politiques de l&rsquo;euro &eacute;taient inaccessibles. Par contre, bien peu de gens pensaient &agrave; mettre en &eacute;vidence les risques r&eacute;els li&eacute;s au passage &agrave; l&rsquo;euro et les vrais gains que l&rsquo;on pouvait en attendre. C&rsquo;est &agrave; l&rsquo;aune de ces risques et de ces v&eacute;ritables gains qu&rsquo;il faut juger les succ&egrave;s de l&rsquo;euro : et ils sont plus nombreux qu&rsquo;on ne le pense.<\/p>\n<p> <em>Premi&egrave;re critique<\/em> : l&rsquo;Union Europ&eacute;enne conna&icirc;t un &quot;d&eacute;ficit&quot; de croissance. Ce simple terme est ridicule, semblant impliquer que ce n&rsquo;est pas la croissance &eacute;conomique en soi qui compte, mais le fait d&rsquo;avoir une croissance sup&eacute;rieure ou &eacute;gale &agrave; celle des USA. Il est vrai que comme le note l&rsquo;article, au cours des trois derni&egrave;res ann&eacute;es l&rsquo;UEM a connu une croissance nettement plus faible que celle des USA. Cependant, en quoi le passage &agrave; l&rsquo;euro est-il responsable de cet &eacute;tat de fait? Les raisons de ce d&eacute;calage tiennent &agrave; la fois aux diff&eacute;rences de structure des march&eacute;s en Europe et aux USA, ainsi qu&rsquo;aux diff&eacute;rences de politiques budg&eacute;taires. En quoi ces diff&eacute;rences peuvent-elles &ecirc;tre imput&eacute;es &agrave; l&rsquo;euro?<br \/> Ce pourrait &ecirc;tre le cas si l&rsquo;on croyait, comme l&rsquo;auteur de l&rsquo;article du Monde, que l&rsquo;Euro visait &agrave; permettre &agrave; l&rsquo;Europe de &quot;rattraper son retard de croissance vis &agrave; vis des Etats-Unis&quot;. Mais cette id&eacute;e traduit surtout l&rsquo;envie du p&eacute;nis, au sens freudien du terme, beaucoup plus qu&rsquo;une quelconque r&eacute;alit&eacute; &eacute;conomique. Le passage &agrave; l&rsquo;euro, au mieux, ne pouvait qu&rsquo;&eacute;lever le potentiel de croissance de l&rsquo;&eacute;conomie europ&eacute;enne dans son ensemble en r&eacute;duisant les co&ucirc;ts de transaction entre pays europ&eacute;ens. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un gain faible, mais qui se reproduit chaque ann&eacute;e. Il serait int&eacute;ressant de trouver une mesure effective de ce gain pour &eacute;valuer le succ&egrave;s r&eacute;el du passage &agrave; l&rsquo;euro; mais en tant que tel, l&rsquo;euro ne pouvait pas se substituer &agrave; une politique &eacute;conomique favorable &agrave; la croissance, <strong><a href=\"http:\/\/www.pkarchive.org\/global\/gauls.html\">comme le rappelait &agrave; l&rsquo;&eacute;poque Paul Krugman<\/a><\/strong>. Certes, la croissance en Europe est faible depuis trois ans : mais les responsabilit&eacute;s r&eacute;elles de ce phenom&egrave;ne ne sont pas &agrave; chercher dans l&rsquo;euro.<\/p>\n<p> <em>Seconde critique<\/em> : la divergence des conjonctures en Europe. Sur ce plan, il est possible de regarder le verre comme &agrave; moiti&eacute; vide ou &agrave; moiti&eacute; plein. De nombreux observateurs au moment du passage &agrave; l&rsquo;euro constataient que l&rsquo;UEM ne constituait pas une zone mon&eacute;taire optimale, c&rsquo;est &agrave; dire que les conjonctures allaient diff&eacute;rer selon les pays. Dans cette perspective, la t&acirc;che de la BCE serait compliqu&eacute;e car elle allait avoir &agrave; faire face &agrave; des diff&eacute;rences de conjoncture entre pays (forte croissance et pressions inflationnistes dans les uns, faible croissance dans les autres). On pouvait noter cependant que les budgets des gouvernements, ainsi que les fonds structurels europ&eacute;ens, &eacute;taient sens&eacute;s compenser partiellement ces &eacute;carts.<br \/> Mais beaucoup de gens (dont moi d&rsquo;ailleurs) pensaient aussi que le passage &agrave; l&rsquo;euro &eacute;tait susceptible de favoriser la convergence r&eacute;elle, par le biais de la monnaie, des &eacute;conomies europ&eacute;ennes. Il faut constater que cette convergence r&eacute;elle n&rsquo;a pas eu lieu. Est-il trop t&ocirc;t pour que cela se produise? Les obstacles aux &eacute;changes entre pays europ&eacute;ens sont-ils encore trop importants? Cette convergence est-elle impossible? il n&rsquo;est pas possible de r&eacute;pondre &agrave; ces questions pour l&rsquo;instant.<br \/> Il faut noter cependant que la convergence des conjonctures des &eacute;conomies europ&eacute;ennes n&rsquo;est pas une bonne chose en soi : cela n&rsquo;a aucune importance a priori que tous les pays europ&eacute;ens aient la m&ecirc;me situation conjoncturelle au m&ecirc;me moment. Il est vrai que cette convergence faciliterait le travail de la BCE, mais celle-ci n&rsquo;a pour autre objectif que de maintenir l&rsquo;inflation moyenne &agrave; un faible niveau dans les pays europ&eacute;ens : au total, et m&ecirc;me si cela traduit des diff&eacute;rences sensibles entre pays, cet objectif est atteint.<\/p>\n<p> <em>Troisi&egrave;me critique<\/em> : l&rsquo;&eacute;chec du pacte de stabilit&eacute;. Le pacte de stabilit&eacute; (et de croissance! n&rsquo;oublions pas cette grande victoire de la diplomatie fran&ccedil;aise consistant &agrave; ne rien modifier au pacte de stabilit&eacute;, mais &agrave; en changer le titre pour faire joli) n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; appliqu&eacute; : les d&eacute;ficits budg&eacute;taires de nombreux pays signataires ont augment&eacute; et d&eacute;pass&eacute; la barre des 3% du PIB. On pourrait ajouter &agrave; cela les dissimulations budg&eacute;taires de la Gr&egrave;ce, dont le gouvernement a r&eacute;cemment r&eacute;v&eacute;l&eacute; qu&rsquo;il avait malencontreusement &quot;oubli&eacute;&quot; de compter les d&eacute;penses militaires dans le budget de l&rsquo;Etat.<br \/> Est-ce vraiment un probl&egrave;me? apr&egrave;s tout, si le pacte de stabilit&eacute; avait &eacute;t&eacute; appliqu&eacute; &agrave; la lettre, la croissance de la zone euro aurait &eacute;t&eacute; encore plus faible : dans des pays comme la France ou l&rsquo;Allemagne, on aurait assist&eacute; &agrave; des hausses d&rsquo;imp&ocirc;ts consid&eacute;rables. Il faut donc plut&ocirc;t se r&eacute;jouir de voir que le pacte de stabilit&eacute;, fond&eacute; sur beaucoup plus d&rsquo;id&eacute;ologie et de fantasme que d&rsquo;analyse &eacute;conomique, est en voie d&rsquo;&ecirc;tre modifi&eacute; et que les absurdes contraintes qu&rsquo;il impose en mati&egrave;re de d&eacute;ficit public ne seront pas appliqu&eacute;es.<\/p>\n<p> <em>Quatri&egrave;me critique<\/em> : l&rsquo;absence de politique de change. Il est vrai que c&rsquo;est un domaine dans lequel &quot;le Monde&quot; s&rsquo;est souvent couvert de ridicule, et l&rsquo;on comprend qu&rsquo;ils soient aujourd&rsquo;hui persuad&eacute;s qu&rsquo;il aurait fallu une &quot;autre politique de change&quot; en Europe. Le lendemain du passage &agrave; l&rsquo;euro, &quot;le Monde&quot; titrait triomphalement sur cinq colonnes : &quot;l&rsquo;Euro s&rsquo;impose d&#8217;embl&eacute;e comme concurrent du dollar&quot;. Ce triomphalisme &eacute;tait assis sur le fait que&#8230; la veille, l&rsquo;euro avait mont&eacute; de quelques dixi&egrave;mes de points de pourcentage par rapport au dollar. Quelques mois plus tard, l&rsquo;euro se retrouvait pour plusieurs ann&eacute;es aux alentours de un euro pour 0.85 dollars. Sans d&rsquo;ailleurs que cela ne pose de probl&egrave;mes autre que d&rsquo;egocontrari&eacute; pour les gogos qui croient que &quot;monter c&rsquo;est bien, baisser c&rsquo;est mal&quot;. On pleurnichait alors en disant que &quot;l&rsquo;euro n&rsquo;inspire pas confiance aux investisseurs&quot;. Depuis, l&rsquo;Euro a consid&eacute;rablement mont&eacute; par rapport au dollar, et qu&rsquo;entend-on? un nouveau concert de j&eacute;r&eacute;miades, sur le th&egrave;me &quot;c&rsquo;est mauvais pour la croissance, et cela traduit un manque de confiance des investisseurs dans l&rsquo;euro&quot;. Le vrai probl&egrave;me du taux de change euro-dollar, visiblement, c&rsquo;est qu&rsquo;il n&rsquo;encourage pas la cr&eacute;ativit&eacute; des commentateurs.<br \/> Dans le m&ecirc;me tonneau, on peut classer les innombrables articles sur le r&ocirc;le de l&rsquo;euro comme &quot;monnaie de r&eacute;serve internationale&quot;. Articles qui n&eacute;gligent un fait important : les avantages de d&eacute;tenir une &quot;monnaie de r&eacute;serve et de transaction internationale&quot; sont <strong><a href=\"http:\/\/www.pkarchive.org\/trade\/seignor.html\">tr&egrave;s largement surr&eacute;valu&eacute;s<\/a><\/strong>.<br \/> En mati&egrave;re de politique de change, il est indispensable de lire cet <strong><a href=\"http:\/\/www.economics.harvard.edu\/faculty\/rogoff\/papers\/Let_It_Ride.pdf\">excellent article de Kenneth Rogoff<\/a><\/strong> : l&rsquo;auteur y rappelle que l&rsquo;une des meilleures choses qui soient survenues aux banques centrales au cours des derni&egrave;res ann&eacute;es est, pr&eacute;cis&eacute;ment, l&rsquo;abandon de tout objectif en mati&egrave;re de taux de change. Les gains d&rsquo;un taux de change ma&icirc;tris&eacute; sont pratiquement nuls; ils sont surtout d&eacute;risoires au regard des risques qu&rsquo;ils font courir aux banques centrales qui appliquent ce genre d&rsquo;objectif. Il est en effet tr&egrave;s difficile de contr&ocirc;ler les parit&eacute;s des devises, et cela g&eacute;n&egrave;re surtout des risques d&rsquo;attaques sp&eacute;culatives sur la monnaie nationale. La sagesse pour les banques centrales, c&rsquo;est de laisser les march&eacute;s fixer les taux de change et de se focaliser sur les facteurs internes. L&rsquo;absence de politique de change en Europe est donc un signe de sagesse, beaucoup plus qu&rsquo;un signe n&eacute;gatif.<\/p>\n<p> <em>Cinqui&egrave;me critique<\/em> : l&rsquo;impunit&eacute; fournie par l&rsquo;euro. En abaissant la contrainte impos&eacute;e aux gouvernements par les march&eacute;s financiers, le passage &agrave; l&rsquo;euro permettrait &agrave; des gouvernants ineptes de maintenir des politiques intenables sans en supporter le co&ucirc;t, sous forme de hausse des taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t ou de d&eacute;valuation de la devise nationale. Ceci est fort possible : mais il est plausible de voir l&agrave; une bonne nouvelle. Apr&egrave;s tout, ce n&rsquo;est pas demain la veille que la France sera gouvern&eacute;e par des gens comp&eacute;tents en mati&egrave;re &eacute;conomique : qu&rsquo;elle dispose d&rsquo;un filet de s&eacute;curit&eacute; (et d&rsquo;une politique mon&eacute;taire ind&eacute;pendante du pouvoir politique) lui &eacute;vitant de devenir tout de suite l&rsquo;Argentine n&rsquo;est pas une mauvaise nouvelle.<\/p>\n<p> L&rsquo;ensemble de ces critiques, au bout du compte, ne sont valides que si l&rsquo;on pr&ecirc;te &agrave; l&rsquo;euro des vertus qu&rsquo;il n&rsquo;avait aucune raison d&rsquo;avoir (et qui ne sont souvent pas des vertus d&rsquo;ailleurs). Si l&rsquo;on veut mesurer son succ&egrave;s, mieux vaut s&rsquo;int&eacute;resser &agrave; l&rsquo;objectif r&eacute;el d&rsquo;une banque centrale. Et il faut noter que sur ce plan, le passage &agrave; l&rsquo;euro est un succ&egrave;s parce qu&rsquo;il a permis de cr&eacute;er une institution ind&eacute;pendante, dot&eacute; d&rsquo;un objectif simple &#8211; la lutte contre l&rsquo;inflation &#8211; et qui se contente de cet objectif. La politique mon&eacute;taire de la BCE a connu des inflexions (on se r&eacute;jouira de l&rsquo;abandon progressif de M3 comme principal pr&eacute;dicteur des &eacute;volutions de prix par exemple) mais dans l&rsquo;ensemble, la BCE a poursuivi son objectif, et s&rsquo;est montr&eacute;e remarquablement r&eacute;siliente (m&ecirc;me gouvern&eacute;e par un Trichet, sa politique reste satisfaisante).<br \/> Comme l&rsquo;ont rappel&eacute; A. Alesina et R. Perotti <strong><a href=\"http:\/\/post.economics.harvard.edu\/faculty\/alesina\/papers\/europeanunionfeb04.pdf\">dans un r&eacute;cent article<\/a><\/strong>, le principal d&eacute;faut europ&eacute;en en mati&egrave;re &eacute;conomique est l&rsquo;inaction jointe &agrave; une logorrh&eacute;e creuse (ah, l&rsquo;Europe comme &eacute;conomie sociale de march&eacute; comp&eacute;titive soucieuse de la pr&eacute;servation de l&rsquo;environnement), et le m&eacute;lange des pouvoirs et des responsabilit&eacute;s conduisant &agrave; la paralysie. Il y a une institution europ&eacute;enne qui est &eacute;pargn&eacute;e de ces d&eacute;fauts, c&rsquo;est la BCE. Cette institution est ind&eacute;pendante, son pouvoir et ses limites sont clairement d&eacute;finis; son objectif est simple et clairement affich&eacute;; elle s&rsquo;abstient d&rsquo;inflexions importantes de politique. Dans tous ces aspects, la BCE constitue une remarquable r&eacute;ussite europ&eacute;enne, qui devrait servir de source d&rsquo;inspiration pour la constitution de nouvelles institutions. Et c&rsquo;est l&agrave; que se situe le v&eacute;ritable succ&egrave;s de la monnaie unique, bien plus que dans les fantaisies de journalistes en mal de copie.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>Un r&eacute;cent article du &quot;Monde&quot; intitul&eacute; &quot;les d&eacute;sillusions de l&rsquo;euro&quot; &eacute;tablit la liste, selon l&rsquo;auteur, des raisons pour lesquelles le passage &agrave; la monnaie unique g&eacute;n&egrave;re des d&eacute;ceptions. 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