{"id":6197,"date":"2005-03-01T18:53:46","date_gmt":"2005-03-01T18:53:46","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/import\/?p=197"},"modified":"2018-10-11T23:20:43","modified_gmt":"2018-10-11T22:20:43","slug":"le-mythe-du-deficit-public","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/le-mythe-du-deficit-public\/","title":{"rendered":"Le mythe du d\u00e9ficit public"},"content":{"rendered":"<p><body> <b><a  href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/web\/article\/0,1-0@2-3224,36-399765,0.html\">A peine install&eacute; dans ses nouveaux meubles<\/a><\/b>, T. Breton s&rsquo;est empress&eacute; de se lancer dans le m&eacute;lange de mantra et de d&eacute;magogie qui caract&eacute;rise tout ministre des finances qui se respecte : il va relancer la croissance, chercher &agrave; r&eacute;duire le ch&ocirc;mage, pr&eacute;server le pouvoir d&rsquo;achat, baisser l&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu, et bien entendu, r&eacute;duire les d&eacute;ficits et l&rsquo;endettement public. Dans l&rsquo;essentiel de ces domaines, le gouvernement n&rsquo;a en pratique aucun pouvoir, il s&rsquo;agit donc l&agrave; encore de pur brassage de vent. En mati&egrave;re d&rsquo;imp&ocirc;t sur le revenu, m&ecirc;me si celui-ci est baiss&eacute;, cela n&rsquo;aura aucun effet en pratique : d&rsquo;autres imp&ocirc;ts, ou l&rsquo;endettement public, augmenteront en compensation. Il s&rsquo;agit donc de transferts de charges, pas de baisses d&rsquo;imp&ocirc;ts.<br \/> Et en mati&egrave;re de d&eacute;ficit? le contr&ocirc;le du d&eacute;ficit, bien que critiqu&eacute;, reste consid&eacute;r&eacute; comme indispensable, m&ecirc;me en faisant abstraction des contraintes du pacte de stabilit&eacute;. La majorit&eacute; des critiques ne veulent qu&rsquo;un adoucissement du pacte. Mais rares sont ceux qui consid&egrave;rent le d&eacute;ficit public, son niveau, et la n&eacute;cessit&eacute; de sa r&eacute;duction, comme totalement vide de sens. Il est plus que n&eacute;cessaire de d&eacute;monter les mythes attach&eacute;s au niveau du d&eacute;ficit public.<\/p>\n<p><i>Premier mythe : l&rsquo;endettement public est une mauvaise chose, un danger pour la \u00ab\u00a0soutenabilit&eacute;\u00a0\u00bb des finances publiques<\/i>. En r&eacute;alit&eacute;, la dette n&rsquo;est qu&rsquo;un moyen de financer la d&eacute;pense publique, qui ne pr&eacute;sente aucune diff&eacute;rence avec un autre mode de financement (et m&ecirc;me plut&ocirc;t des avantages). Pour le comprendre, consid&eacute;rons l&rsquo;exemple suivant (<b><a  href=\"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/?page_id=10370&#038;Date_index=20040608164015\">extrait de ce livre<\/a><\/b>). <br \/> Consid&eacute;rons un individu qui charge un agent de se charger de ses achats de v&ecirc;tements. Pour cela, il conf&egrave;re le droit &agrave; cet agent &agrave; la fois de d&eacute;cider du montant de ses achats, et du moyen de financer cet achat. Supposons que l&rsquo;agent d&eacute;cide d&rsquo;acheter pour 100 euros de vetements &agrave; l&rsquo;individu. Le taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des pr&ecirc;ts et emprunts est de 10%. L&rsquo;individu dispose d&rsquo;un patrimoine de 1000 euros. Trois moyens de paiement s&rsquo;offrent : l&rsquo;achat au comptant, l&rsquo;achat &agrave; cr&eacute;dit rembours&eacute; au bout d&rsquo;un an, et l&rsquo;achat &agrave; cr&eacute;dit dans lequel le cr&eacute;dit n&rsquo;est jamais rembours&eacute; : il faut simplement payer ind&eacute;finiment les int&eacute;r&ecirc;ts.<br \/> &#8211; premi&egrave;re solution, l&rsquo;achat au comptant. Il reste alors 900 &agrave; l&rsquo;individu, qui pourra les placer et en retirer un int&eacute;r&ecirc;t : au bout d&rsquo;un an, sa fortune est de 990 euros + des v&ecirc;tements.<br \/> &#8211; seconde solution, l&rsquo;achat &agrave; cr&eacute;dit d&rsquo;un an : pendant un an, l&rsquo;individu a d&eacute;tenu 1000 euros, qui lui ont rapport&eacute; des int&eacute;r&ecirc;ts : il se retrouve donc avec 1100 euros &agrave; la fin de l&rsquo;ann&eacute;e. Il doit payer sa dette et les int&eacute;r&ecirc;ts de celle-ci, soit 100(1 + 10%) = 110; il lui reste donc 1100 &#8211; 110 = 990 + des v&ecirc;tements.<br \/> &#8211; troisi&egrave;me solution, l&#8217;emprunt perp&eacute;tuel : l&rsquo;individu d&eacute;tient toujours 1100 euros au bout d&rsquo;un an, d&rsquo;o&ugrave; il d&eacute;duit 10 euros d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts. Mais il s&rsquo;est d&eacute;sormais engag&eacute; &agrave; payer chaque ann&eacute;e 10 euros : pour cela, il doit geler 100 euros, ne pas les consommer, pour pouvoir ind&eacute;finiment payer les int&eacute;r&ecirc;ts de sa dette. Lui reste donc 1100 &#8211; 10 &#8211; 100 = 990 euros + des v&ecirc;tements.<\/p>\n<p> L&rsquo;individu peux trouver que la quantit&eacute; de v&ecirc;tements achet&eacute;s par son agent est trop &eacute;lev&eacute;e, ou trop faible : en tout cas, cet exemple montre qu&rsquo;il pas de raison de me pr&eacute;occuper de la fa&ccedil;on dont il finance cette d&eacute;pense. En rempla&ccedil;ant l&rsquo;individu par l&rsquo;ensemble des contribuables, et l&rsquo;agent acheteur de v&ecirc;tements par l&rsquo;Etat, ce mod&egrave;le devient encore plus r&eacute;aliste : car si un individu mourra un jour, la population et l&rsquo;Etat durent &eacute;ternellement. D&rsquo;autre part, si pour un particulier il y a une diff&eacute;rence entre taux de pr&ecirc;t et taux d&#8217;emprunt (le second &eacute;tant plus &eacute;lev&eacute; que le premier), dans le cas de l&rsquo;Etat et des contribuables, ce probl&egrave;me tombe : le co&ucirc;t de la dette publique est exactement &eacute;gal &agrave; ce qu&rsquo;elle peut rapporter &agrave; un individu qui ach&egrave;te des obligations d&rsquo;Etat.<\/p>\n<p> <i>Second Mythe : le chiffre du d&eacute;ficit public a une signification<\/i>. En r&eacute;alit&eacute;, il s&rsquo;agit pour une &eacute;conomie dans son ensemble de l&rsquo;une des donn&eacute;es les moins significatives. Le d&eacute;ficit, rappelons-le, est la somme de consommation de ressources par le gouvernement, de transferts (pr&eacute;lever sur Paul pour donner &agrave; Pierre), et d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts de la dette, d&rsquo;o&ugrave; l&rsquo;on d&eacute;duit les recettes publiques (dont les pr&eacute;l&egrave;vements obligatoires). Pour l&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;un pays, cette addition n&rsquo;a aucun sens. En effet :<br \/> &#8211; les int&eacute;r&ecirc;ts de la dette ne constituent pas, pour l&rsquo;essentiel, une charge pour la population. Pour la population, la dette n&rsquo;en est pas une puisque si elle n&rsquo;existait pas, il faudrait leur pr&eacute;lever des revenus sous forme d&rsquo;imp&ocirc;ts. Cette &eacute;conomie r&eacute;alis&eacute;e par les contribuables constitue une forme d&rsquo;&eacute;pargne, car c&rsquo;est comme si nous n&rsquo;avions pas eu &agrave; r&eacute;aliser un montant de d&eacute;pense &eacute;gal &agrave; l&rsquo;endettement public. Les int&eacute;r&ecirc;ts de la dette sont donc compens&eacute;s par les int&eacute;r&ecirc;ts que rapporte ces revenus que les contribuables n&rsquo;ont pas eu &agrave; d&eacute;bourser. De la m&ecirc;me fa&ccedil;on, lorsqu&rsquo;on affirme que chaque fran&ccedil;ais doit supporter une dette publique de 15 000 euros, on oublie premi&egrave;rement que cette dette est d&rsquo;ores et d&eacute;j&agrave; compens&eacute;e : on oublie aussi qu&rsquo;une bonne partie de cette dette est d&eacute;tenue par les m&eacute;nages fran&ccedil;ais, il s&rsquo;agit donc d&rsquo;un simple transfert.<br \/> &#8211; les produits s&rsquo;&eacute;changent contre des produits, la d&eacute;pense publique n&rsquo;est qu&rsquo;un voile : une d&eacute;pense publique consistant &agrave; consommer des ressources r&eacute;elles constitue une charge pour la population : ce sont autant de facteurs de production qui auraient pu &ecirc;tre utilis&eacute;s autrement (ajoutons que la valeur r&eacute;elle de la production publique issue de cette consommation de ressource n&rsquo;est pas non plus prise en compte); par contre, un pr&eacute;l&egrave;vement (comme par exemple le versement d&rsquo;une pension de retraite &agrave; un fonctionnaire) ne r&eacute;duit pas la quantit&eacute; de produits disponibles pour la population dans son ensemble.<br \/> &#8211; les dettes sous-jacentes ne sont pas compt&eacute;es. Lorsque l&rsquo;Etat &eacute;met des titres, il re&ccedil;oit une certaine somme d&rsquo;argent contre la promesse de la rembourser plus des int&eacute;r&ecirc;ts dans l&rsquo;avenir : on appelle cela un endettement public. Lorsque l&rsquo;Etat s&rsquo;engage &agrave; payer les retraites des salari&eacute;s d&rsquo;EDF et re&ccedil;oit pour cela le versement d&rsquo;une soulte, l&rsquo;op&eacute;ration est exactement la m&ecirc;me : une perception imm&eacute;diate contre un engagement futur. Pourtant, dans le premier cas, l&rsquo;&eacute;mission de titres est compt&eacute;e comme d&eacute;ficit, dans le second cas, comme recette. De la m&ecirc;me fa&ccedil;on, l&rsquo;essentiel des engagements publics n&rsquo;est pas pris en compte dans la dette : les retraites futures des fonctionnaires, par exemple, ne sont pas comptabilis&eacute;es comme engagement. Faut-il croire que cette dette n&rsquo;existe pas?<br \/> &#8211; L&rsquo;inflation r&eacute;duit la dette publique (comme celle de toutes les personnes endett&eacute;es). La charge de la dette, de ce fait, est beaucoup plus faible qu&rsquo;elle n&rsquo;apparara&icirc;t.<br \/> &#8211; La main droite du gouvernement n&rsquo;ignore pas ce que fait sa main gauche : on peut toujours nous effrayer avec une composante du d&eacute;ficit (les retraites sont en d&eacute;ficit, ou autres \u00ab\u00a0trous de la s&eacute;curit&eacute; sociale\u00a0\u00bb); en r&eacute;alit&eacute;, il s&rsquo;agit de pures fictions comptables. Par exemple, lorsque la S&eacute;curit&eacute; sociale est en \u00ab\u00a0d&eacute;ficit\u00a0\u00bb, celui-ci est financ&eacute; par &eacute;mission de titres, r&eacute;ductions d&rsquo;autres d&eacute;penses, ou pr&eacute;l&egrave;vements fiscaux. Au bout du compte l&rsquo;op&eacute;ration est un ensemble de d&eacute;penses et de recettes publiques, que l&rsquo;on lie pour des raisons obscures. C&rsquo;est comme si on affirmait que les recettes de TVA servent uniquement &agrave; financer l&rsquo;&eacute;ducation nationale, que l&rsquo;on fasse la diff&eacute;rence entre recettes de TVA et budget de l&rsquo;EN, et qu&rsquo;on s&rsquo;inqui&egrave;te gravement du terrible probl&egrave;me du \u00ab\u00a0d&eacute;ficit croissant de l&rsquo;&eacute;ducation nationale\u00a0\u00bb.<br \/> <i><br \/> Troisi&egrave;me Mythe : le d&eacute;ficit public est un fardeau<\/i>. Ce mythe pr&eacute;sente diverses formes : parfois, on fera pleurer dans les chaumi&egrave;res en annon&ccedil;ant que les g&eacute;n&eacute;rations futures seront cribl&eacute;es de dettes; ou alors, que l&rsquo;Etat exerce une \u00ab\u00a0&eacute;viction\u00a0\u00bb sur l&rsquo;&eacute;pargne nationale en &eacute;levant par sa dette les taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t.<br \/> &#8211; les g&eacute;n&eacute;rations futures h&eacute;riteront peut-&ecirc;tre de notre endettement; mais elles h&eacute;riteront aussi de notre &eacute;pargne accumul&eacute;e, et de l&rsquo;ensemble du patrimoine constitu&eacute; avec celle-ci et avec les d&eacute;penses publiques. On peut toujours dire qu&rsquo;une partie de la d&eacute;pense publique actuelle ne \u00ab\u00a0sert pas\u00a0\u00bb aux g&eacute;n&eacute;rations futures : mais bien malin qui pourra dire laquelle. D&rsquo;autre part, les g&eacute;n&eacute;rations futures seront plus riches que nous : les contribuables de dans 25 ans seront environ deux fois plus riches que les contribuables actuels. Le d&eacute;ficit constitue un moyen de redistribution des riches (les fran&ccedil;ais de demain) vers les pauvres (les fran&ccedil;ais d&rsquo;aujourd&rsquo;hui). C&rsquo;est une forme particuli&egrave;rement juste de redistribution.<br \/> &#8211; l&rsquo;endettement public est aussi suppos&eacute; faire monter les taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t. Les &eacute;tudes empiriques ne montrent que rarement un effet cons&eacute;quent de forts d&eacute;ficits publics sur les taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t dans un pays. La raison en est simple : l&rsquo;endettement public est en m&ecirc;me temps un pr&ecirc;t aux contribuables, qui b&eacute;n&eacute;ficient de la d&eacute;pense publique sans avoir &agrave; la payer sous forme d&rsquo;imp&ocirc;ts imm&eacute;diatement. En s&rsquo;endettant, le gouvernement emprunte &agrave; Paul, et lui accorde un pr&ecirc;t du m&ecirc;me montant. Cette op&eacute;ration peut &ecirc;tre men&eacute;e ind&eacute;finiment sans effet sur les taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t. On l&rsquo;a bien vu lors du passage &agrave; l&rsquo;euro : de nombreux pays (&agrave; commencer par la France) ont atteint leur objectif &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;artifices comptables, voire de dissimulation de d&eacute;penses (si tant est que cela ai un sens). En pratique, cela n&rsquo;a eu aucun effet sur les taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t en Europe qui sont d&eacute;termin&eacute;s par d&rsquo;autres variables.<\/p>\n<p> Pourquoi ces &eacute;lements ne sont-ils que rarement pris en compte, et pourquoi la mythologie du d&eacute;ficit survit-elle? Pour plusieurs raisons. La premi&egrave;re d&rsquo;entre elles est une faute de logique, la fausse analogie : un gouvernement, un pays, ne fonctionnent pas comme un m&eacute;nage ou une entreprise. Une entreprise, un m&eacute;nage, qui s&rsquo;endette, le fait aupr&egrave;s d&rsquo;un tiers; mais le gouvernement n&rsquo;est pas s&eacute;par&eacute; de la population de cette fa&ccedil;on. Il y a beaucoup d&rsquo;irrationnel dans la perspective sur le d&eacute;ficit : La l&eacute;gende dit m&ecirc;me (d&rsquo;apr&egrave;s F. Lordon) que le chiffre des \u00ab\u00a03% du PIB\u00a0\u00bb a &eacute;t&eacute; choisi par P. Beregovoy en r&eacute;f&eacute;rence au \u00ab\u00a0pire\u00a0\u00bb atteint par les socialistes durant leurs errements de 1981-1983. Ce chiffre avait une dimension cathartique, symbolique : sa port&eacute;e &eacute;conomique est beaucoup, beaucoup plus discutable.<br \/> Mais la seconde raison est le caract&egrave;re commode de la discussion sur les d&eacute;ficits qui permet, en s&rsquo;attachant &agrave; un d&eacute;bat totalement d&eacute;pourvu d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, de n&eacute;gliger les vrais probl&egrave;mes pos&eacute;s par les finances publiques. La d&eacute;pense publique est-elle utile, efficace, juste, correspond-elle &agrave; des besoins r&eacute;els? L&rsquo;imp&ocirc;t est-il simple, peu distorsif? Le syst&egrave;me fiscal est-il juste? la redistribution fonctionne-t-elle de fa&ccedil;on satisfaisante? N&rsquo;y-at-il pas des gaspillages publics? Tous ces aspects, qui permettent de juger l&rsquo;action concr&egrave;te du gouvernement (car il peut agir sur ces variables-l&agrave;, bien plus que sur le ch&ocirc;mage ou sur la croissance), sont gomm&eacute;s par la mythologie du d&eacute;ficit. Et pour les gouvernements fran&ccedil;ais, tout ce qui permet de dissimuler la r&eacute;alit&eacute; de l&rsquo;action publique est bon &agrave; prendre. Sinon, les citoyens pourraient demander des comptes, &ccedil;a ferait des histoires.<br \/> <\/body> <\/html><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>A peine install&eacute; dans ses nouveaux meubles, T. 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