{"id":6153,"date":"2004-11-13T00:20:57","date_gmt":"2004-11-13T00:20:57","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/import\/?p=153"},"modified":"2004-11-13T00:20:57","modified_gmt":"2004-11-13T00:20:57","slug":"pourquoi-les-europeens-travaillent-ils-moins-que-les-americains","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/pourquoi-les-europeens-travaillent-ils-moins-que-les-americains\/","title":{"rendered":"Pourquoi les europ\u00e9ens travaillent-ils moins que les am\u00e9ricains ?"},"content":{"rendered":"<p>S&rsquo;il y a un sujet qui a suscit&eacute; beaucoup de r&eacute;flexions ces derniers temps, c&rsquo;est la question suivante : pourquoi les europ&eacute;ens travaillent-ils moins que les am&eacute;ricains? Si l&rsquo;on en reste &agrave; ce qui a &eacute;t&eacute; publi&eacute; en France au cours du dernier mois, on peut citer la <b><a href=\"http:\/\/www.lemonde.fr\/web\/recherche_articleweb\/1,13-0,36-386488,0.html\">derni&egrave;re chronique de Daniel Cohen dans le Monde<\/a><\/b>, mais aussi le r&eacute;cent <b><a href=\"http:\/\/www.ladocfrancaise.gouv.fr\/brp\/notices\/044000498.shtml\">rapport Camdessus<\/a><\/b>. L&rsquo;article et le rapport ne se limitent pas &agrave; cette question de la quantit&eacute; de travail, mais explorent toutes les composantes qui font que depuis pas mal d&rsquo;ann&eacute;es, le taux de croissance typique d&rsquo;un pays europ&eacute;en est de l&rsquo;ordre de 1% par an; celui des USA, m&ecirc;me en p&eacute;riode de croissance consid&eacute;r&eacute;e comme faible, est de l&rsquo;ordre de 3%. Cette diff&eacute;rence peut para&icirc;tre minime : mais &agrave; ce rythme, dans 50 ans le PIB europ&eacute;en aura augment&eacute; de 65% tandis que le PIB am&eacute;ricain aura lui augment&eacute; de 340%. En d&rsquo;autres termes les europ&eacute;ens sont aujourd&rsquo;hui un tiers plus pauvres que les am&eacute;ricains : dans 50 ans ils risquent d&rsquo;&ecirc;tre 3 &agrave; 4 fois plus pauvres.<\/p>\n<p>Ce ph&eacute;nom&egrave;ne de retard cumulatif a deux causes : le rythme du progr&egrave;s de la productivit&eacute; et le travail. Laissons de c&ocirc;t&eacute; la question de la productivit&eacute; (qui est trait&eacute;e dans l&rsquo;article de Daniel Cohen et le rapport ci-dessus, ainsi que dans <b><a href=\"http:\/\/en.temps.reel.free.fr\/cahiers\/cahier14-15.pdf\">ce document<\/a><\/b> sur lequel nous allons revenir plus bas). Et int&eacute;ressons-nous &agrave; la question sp&eacute;cifique du travail, des raisons pour lesquelles les europ&eacute;ens travaillent moins que les am&eacute;ricains. Avant toute chose, il faut pr&eacute;ciser ce qu&rsquo;on entend par l&agrave; : on constate que les europ&eacute;ens travaillent globalement moins que les am&eacute;ricains, mais ce ph&eacute;nom&egrave;ne n&rsquo;est pas majoritairement d&ucirc; au ch&ocirc;mage ou &agrave; une dur&eacute;e du travail moins longue au cours de la vie (m&ecirc;me si ces ph&eacute;nom&egrave;nes jouent un r&ocirc;le). On constate que l&rsquo;essentiel de l&rsquo;&eacute;cart est d&ucirc; au fait que les europ&eacute;ens qui travaillent travaillent moins de temps que les am&eacute;ricains qui travaillent. Or c&rsquo;est cette diff&eacute;rence en temps de travail qui explique l&rsquo;essentiel de l&rsquo;&eacute;cart de PIB par habitant entre Europe et USA; il y a aussi un &eacute;cart (peut-&ecirc;tre croissant) en mati&egrave;re de productivit&eacute; mais si celui-ci s&rsquo;accro&icirc;t, il n&rsquo;explique pas les &eacute;carts actuels. Voici en tout cas les diverses th&egrave;ses en pr&eacute;sence :<\/p>\n<p> La premi&egrave;re a &eacute;t&eacute; d&eacute;finie dans un <b><a href=\"http:\/\/minneapolisfed.org\/research\/qr\/qr2811.pdf\">article<\/a><\/b> &eacute;crit l&rsquo;ann&eacute;e derni&egrave;re par le <b><a href=\"http:\/\/nobelprize.org\/economics\/laureates\/2004\/index.html\">prix Nobel d&rsquo;&eacute;conomie 2004<\/a><\/b>, Edward Prescott. Sa th&egrave;se est brutale, et il l&rsquo;a r&eacute;sum&eacute;e dans un r&eacute;cent <b><a href=\"http:\/\/www.opinionjournal.com\/extra\/?id=110005800\">&eacute;ditorial du Wall Street Journal<\/a><\/b> (je recommande la lecture de ce dernier article pour ceux qui veulent une pr&eacute;sentation r&eacute;sum&eacute;e et non technique, quoique en anglais). Le titre de l&rsquo;&eacute;ditorial r&eacute;sume la th&egrave;se : les europ&eacute;ens sont-ils paresseux? Non, ils sont simplement surtax&eacute;s. Prescott montre sur la base de simulations macro&eacute;conomiques que le seul facteur susceptible d&rsquo;expliquer l&rsquo;&eacute;cart de travail entre europ&eacute;ens et am&eacute;ricains est la hausse plus importante des taux d&rsquo;imposition que les europ&eacute;ens ont subi au cours des trois derni&egrave;res d&eacute;cennies. D&egrave;s lors qu&rsquo;il existe, selon l&rsquo;auteur, un &eacute;cart important entre ce que rapporte le travail et ce que le salari&eacute; per&ccedil;oit r&eacute;ellement, la quantit&eacute; de travail va diminuer.<br \/> Cette explication fait sans doute hausser les &eacute;paules au lecteur, &agrave; ce stade. Les structures du march&eacute; du travail, les aspects culturels, tout cela n&rsquo;aurait aucun impact sur la quantit&eacute; de travail fournie par les gens? La seule explication se r&eacute;duirait aux taux d&rsquo;imposition? cependant, &agrave; l&rsquo;appui de sa th&egrave;se, Prescott fait remarquer qu&rsquo;il n&rsquo;a pas toujours &eacute;t&eacute; vrai que les europ&eacute;ens travaillaient moins que les am&eacute;ricains. Jusqu&rsquo;aux ann&eacute;es 70, c&rsquo;&eacute;tait m&ecirc;me exactement l&rsquo;inverse, et les am&eacute;ricains travaillaient moins que les europ&eacute;ens. L&rsquo;inversion s&rsquo;est produite au cours des 30 derni&egrave;res ann&eacute;es. Comment pourrait-on imaginer un changement de mentalit&eacute; aussi important sur la p&eacute;riode? Prescott remarque que les gens ont un comportement &eacute;conomique remarquablement semblable d&rsquo;un pays &agrave; l&rsquo;autre. En r&eacute;alit&eacute;, explique-t-il, il n&rsquo;y a aucun paradoxe : les fran&ccedil;ais et les allemands travaillent en pratique autant que les am&eacute;ricains. Simplement, leur temps de travail est r&eacute;parti diff&eacute;remment : une part tr&egrave;s importante du travail des europ&eacute;ens est non taxable (c&rsquo;est du travail domestique, ne faisant pas l&rsquo;objet de transactions marchandes). Si l&rsquo;on ajoute &agrave; cela la <b><a href=\"http:\/\/rru.worldbank.org\/Documents\/PapersLinks\/informal_economy.pdf\">part de l&rsquo;&eacute;conomie informelle<\/a><\/b> (bien plus grande dans les pays europ&eacute;ens qu&rsquo;aux USA) l&rsquo;image devient tr&egrave;s diff&eacute;rente : en pratique, les europ&eacute;ens travaillent largement autant que les am&eacute;ricains, mais une part non n&eacute;gligeable de ce travail n&rsquo;est pas r&eacute;mun&eacute;r&eacute;e pour &eacute;viter la taxation.<\/p>\n<p> L&rsquo;analyse de Prescott a suscit&eacute; de nombreuses critiques. Parmi celles-ci, la th&egrave;se oppos&eacute;e est celle d&rsquo;Olivier Blanchard qui consid&egrave;re que de nombreux facteurs sont n&eacute;glig&eacute;s par Prescott. Par exemple, depuis 1970, les taux d&rsquo;imposition ont moins augment&eacute; en Irlande qu&rsquo;ils ne l&rsquo;ont fait aux USA; dans le m&ecirc;me temps, le temps de travail des Irlandais a diminu&eacute; de 25%, alors qu&rsquo;il est rest&eacute; stable aux USA. Il para&icirc;t donc difficile de faire des taux d&rsquo;imposition le seul facteur explicatif de la moindre offre de travail en Europe. D&rsquo;autres &eacute;tudes, par ailleurs, ont imput&eacute; aux taxes un tiers de l&rsquo;&eacute;cart entre europ&eacute;ens et am&eacute;ricains.<br \/> Si ce ne sont pas les taxes, quelle est l&rsquo;explication? Selon Blanchard, une bonne partie de l&rsquo;explication vient du choix des europ&eacute;ens de profiter des gains de productivit&eacute; r&eacute;alis&eacute;s (plus importants qu&rsquo;on ne le suppose) pour volontairement r&eacute;duire leur temps de travail et profiter d&rsquo;une vie moins laborieuse. La diminution du temps de travail des europ&eacute;ens serait, selon lui, en grande partie volontaire. Bien entendu, une part de la diff&eacute;rence est aussi due au ch&ocirc;mage et &agrave; la diff&eacute;rence de structure d&rsquo;&acirc;ge dans la population : mais l&rsquo;essentiel rel&egrave;ve selon Blanchard d&rsquo;un choix de la population, d&rsquo;une pr&eacute;f&eacute;rence europ&eacute;enne pour le loisir. Pour un article plus mod&eacute;lis&eacute; et en anglais, on ira voir <b><a href=\"http:\/\/econ-www.mit.edu\/faculty\/download_pdf.php?id=856\">cette page<\/a><\/b>; pour une pr&eacute;sentation en fran&ccedil;ais, on pourra se r&eacute;f&eacute;rer &agrave; <b><a href=\"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/?page_id=38\">ce document, qui se trouve &ecirc;tre l&rsquo;article de la semaine d&rsquo;Econoclaste<\/a><\/b>.<br \/> Le probl&egrave;me de l&rsquo;explication de Blanchard, c&rsquo;est qu&rsquo;en r&eacute;alit&eacute;, elle n&rsquo;explique pas grand-chose. Blanchard constate que l&rsquo;&eacute;tude des effets de la fiscalit&eacute; ne semble pas &ecirc;tre un facteur suffisant pour expliquer la diff&eacute;rence de travail entre USA et Europe; il en d&eacute;duit qu&rsquo;il y a une pr&eacute;f&eacute;rence europ&eacute;enne pour le loisir faute de mieux. Avec modestie, toutefois, il constate qu&rsquo;il n&rsquo;a trouv&eacute; aucune &eacute;tude exprimant l&rsquo;id&eacute;e selon laquelle les europ&eacute;ens profitent plus de leurs loisirs que les am&eacute;ricains; on pourrait ajouter que les indicateurs de satisfaction des individus (<b><a href=\"http:\/\/www.who.int\/mental_health\/prevention\/suicide\/suicideprevent\/en\/\">ne parlons m&ecirc;me pas des taux de suicide<\/a><\/b>) ne sont gu&egrave;re flatteurs pour un Vieux Continent pr&eacute;tendument assailli par les d&eacute;lices de Capoue. Blanchard n&eacute;glige par ailleurs le r&ocirc;le de la r&egrave;glementation du travail, ce que ne manquent pas de lui faire remarquer Charles Wyplosz et Jean Pisani-Ferry dans le document cit&eacute; plus haut qu&rsquo;ils ont &eacute;crit en commun. Selon Wyplosz, il faut cesser d&rsquo;imaginer qu&rsquo;il y a un probl&egrave;me europ&eacute;en commun en mati&egrave;re de march&eacute; du travail, de protection sociale et de croissance : il y a en pratique des probl&egrave;mes bien diff&eacute;rents selon les pays.<\/p>\n<p> Cela dit, si c&rsquo;est vraiment une pr&eacute;f&eacute;rence pour le loisir qui explique l&rsquo;&eacute;cart de quantit&eacute; de travail entre USA et Europe, il n&rsquo;y a pas de raison d&rsquo;imaginer que cet &eacute;cart persiste de fa&ccedil;on durable. Si l&rsquo;on regarde l&rsquo;&eacute;volution du temps de travail sur plus longue p&eacute;riode, ce qui para&icirc;t en effet une anomalie, c&rsquo;est la hausse r&eacute;cente du temps de travail aux USA; auparavant, comme les pays europ&eacute;ens, ils &eacute;taient sur une tendance de diminution s&eacute;culaire du temps de travail. Et cette augmentation, bien que s&rsquo;accompagnant d&rsquo;une hausse de consommation consid&eacute;rable (un am&eacute;ricain consomme aujourd&rsquo;hui 70% de plus qu&rsquo;un europ&eacute;en) ne semble pas avoir rendu les am&eacute;ricains significativement plus heureux qu&rsquo;auparavant. Au contraire, elle est &agrave; l&rsquo;origine de nombreuses difficult&eacute;s sociales. Les am&eacute;ricains se plaignent de n&rsquo;avoir plus de vie de famille satisfaisante, de ne plus voir leurs enfants; si l&rsquo;on ajoute &agrave; cela l&rsquo;&eacute;tat calamiteux du syst&egrave;me d&rsquo;enseignement primaire et secondaire am&eacute;ricain, on peut s&rsquo;attendre &agrave; une hausse du \u00ab\u00a0homeschooling\u00a0\u00bb, l&rsquo;&eacute;ducation des enfants &agrave; la maison; or cela exigera des parents qui travaillent moins. Pour ces raisons, il est possible de faire preuve <b><a href=\"http:\/\/post.economics.harvard.edu\/faculty\/rogoff\/papers\/Capital_Oct04.pdf\">d&rsquo;optimisme pour l&rsquo;Europe<\/a><\/b>.<br \/> Mais si les am&eacute;ricains trouvent vraiment qu&rsquo;ils travaillent trop, pourquoi alors ne r&eacute;duisent-ils pas leur temps de travail volontairement d&egrave;s maintenant, comme les europ&eacute;ens l&rsquo;ont fait? La r&eacute;ponse &agrave; cette question se trouve peut-&ecirc;tre dans les <b><a href=\"http:\/\/cep.lse.ac.uk\/events\/lectures\/layard\/RL030303.pdf\">analyses de Richard Layard<\/a><\/b>. Et si travailler trop r&eacute;sultait d&rsquo;une externalit&eacute; n&eacute;gative? L&rsquo;auteur montre qu&rsquo;un d&eacute;terminant important des objectifs de consommation des individus est la consommation de leurs voisins. Chacun cherche &agrave; &eacute;galer et d&eacute;passer son voisin, ses proches, en niveau de vie. Mais dans ces conditions, il est tout &agrave; fait possible que les gens soient amen&eacute;s &agrave; travailler trop : si je travaille plus, je vais d&eacute;passer mon voisin; lui aussi travaille plus pour &eacute;viter d&rsquo;&ecirc;tre rattrap&eacute;, r&eacute;sultat, nous nous retrouvons tous deux au m&ecirc;me niveau comparatif, mais nous travaillons tous deux plus qu&rsquo;auparavant sans en avoir retir&eacute; d&rsquo;avantage. Dans ces conditions, taxer le travail aura effectivement pour r&eacute;sultat de le r&eacute;duire, mais cela ne sera pas une mauvaise chose : cela emp&ecirc;chera les gens de se lancer dans une course sans fin vers plus de travail r&eacute;duisant sans arr&ecirc;t la satisfaction qu&rsquo;ils en retirent.<br \/> Est-ce certain? Apr&egrave;s tout, l&rsquo;argument de Richard Layard en faveur de l&rsquo;imposition du travail ne sp&eacute;cifie pas quel est le niveau de taxe sur le travail optimal : il reste tout &agrave; fait plausible que le niveau europ&eacute;en des taxes soit largement sup&eacute;rieur au taux qui permet d&rsquo;&eacute;viter cet effet externe, et qu&rsquo;il atteigne le niveau ou la d&eacute;sincitation au travail, et le ch&ocirc;mage qui en r&eacute;sulte, ont beaucoup plus d&rsquo;inconv&eacute;nients que d&rsquo;avantages.<\/p>\n<p> La vraie question, au bout du compte, est de savoir si les europ&eacute;ens sont actuellement satisfaits de leur situation, si celle-ci r&eacute;sulte de choix volontaires, de choix contraints mais dont les cons&eacute;quences sont accept&eacute;es volontairement, ou de choix contraints dont les cons&eacute;quences sont jug&eacute;es d&eacute;plaisantes. Peu de donn&eacute;es permettent pour l&rsquo;instant de savoir laquelle de ces possibilit&eacute;s est la bonne. La seule fa&ccedil;on de le savoir est d&rsquo;observer les r&eacute;actions des gens aux politiques men&eacute;es; jug&eacute;es &agrave; cette aune, et face au discr&eacute;dit dont font l&rsquo;objet tous les gouvernements successifs, il semble que la troisi&egrave;me solution soit la bonne. <\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>S&rsquo;il y a un sujet qui a suscit&eacute; beaucoup de r&eacute;flexions ces derniers temps, c&rsquo;est la question suivante : pourquoi les europ&eacute;ens travaillent-ils moins que les am&eacute;ricains? 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