{"id":6032,"date":"2005-05-20T22:40:08","date_gmt":"2005-05-20T22:40:08","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/import\/?p=32"},"modified":"2018-10-11T23:35:44","modified_gmt":"2018-10-11T22:35:44","slug":"139","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/139\/","title":{"rendered":"Les keyn\u00e9siens : une grande famille&#8230; 2\u00e8me partie"},"content":{"rendered":"<p>Suite et fin de <a href=\"http:\/\/.free.fr\/modules.php?op=modload&amp;name=News&amp;file=article&amp;sid=136&amp;mode=thread&amp;order=0&amp;thold=0\">ce petit voyage<\/a> dans le monde \u00e9nigmatique de ceux qu&rsquo;on appelle keyn\u00e9siens et qu&rsquo;on sait pas trop qui c&rsquo;est finalement tellement qu&rsquo;ils portent des noms diff\u00e9rents qui finissent ou commencent par \u00ab\u00a0keyn\u00e9siens\u00a0\u00bb.<\/p>\n<p><b>3 &#8211; Les postkeyn\u00e9siens<\/b><\/p>\n<p>Dans la partie pr\u00e9c\u00e9dente, j\u2019ai signal\u00e9 que certains raccourcis me permettaient de garder une certaine unit\u00e9 \u00e0 sa pr\u00e9sentation, sans pr\u00e9judice de l\u2019objectif fix\u00e9. Concernant les postkeyn\u00e9siens, le m\u00eame probl\u00e8me se repose, car il s\u2019agit d\u2019une \u00e9cole de pens\u00e9e aux ramifications potentielles nombreuses. Les th\u00e8mes abord\u00e9s par ces auteurs t\u00e9moignent d\u2019une grande richesse, qui d\u2019une certaine mani\u00e8re les dessert en n\u2019offrant pas une vision unifi\u00e9e. C\u2019est d\u2019ailleurs la faiblesse des mouvements h\u00e9t\u00e9rodoxes en g\u00e9n\u00e9ral, face \u00e0 la machine organis\u00e9e du corpus central. N\u00e9anmoins, ce qui unit sans conteste les auteurs qui vont \u00eatre cit\u00e9s est le refus de l\u2019interpr\u00e9tation de la pens\u00e9e de Keynes qu\u2019en font les keyn\u00e9siens de la synth\u00e8se. L\u00e0 o\u00f9 ces derniers ont finalement chercher \u00e0 faire du mod\u00e8le keyn\u00e9sien un cas particulier d\u2019un mod\u00e8le plus large, dans lequel la notion d\u2019\u00e9quilibre reste pr\u00e9gnante, les postkeyn\u00e9siens veulent y voir quelque chose de radicalement diff\u00e9rent.<\/p>\n<p>Plusieurs portes d\u2019entr\u00e9e dans la pens\u00e9e de Keynes sont utilis\u00e9es par ces auteurs, dont les plus cit\u00e9s aujourd\u2019hui sont Joan Robinson, Nicholas Kaldor, Piero Sraffa, Sidney Weintraub, Roy Harrod, George Shackle, Henry Minsky (dont les th\u00e8ses sont particuli\u00e8rement cit\u00e9es depuis les crises financi\u00e8res des ann\u00e9es r\u00e9centes), sans oublier Michal Kalecki (qu\u2019on pourrait tout aussi bien ranger dans les\u2026 Kaleckiens). Ce panorama sera assez rapide et ne rendra pas justice \u00e0 la vari\u00e9t\u00e9 de ce courant.<\/p>\n<p>Le cadre de r\u00e9f\u00e9rence privil\u00e9gi\u00e9 des postkeyn\u00e9siens est la concurrence imparfaite, avec des proc\u00e9dures de fixation des prix incompatibles avec la vision n\u00e9oclassique. Ainsi, les entreprises, loin de r\u00e9agir aux mouvements des prix, en price takers, les fixent par une proc\u00e9dure de mark-up, c\u2019est-\u00e0-dire la fixation d\u2019un taux de marge sur les co\u00fbts. Parmi ces prix, le salaire est analys\u00e9 comme une donn\u00e9e conventionnelle, non soumise aux fluctuations sur un march\u00e9 du travail dont on a d\u00e9j\u00e0 dit pr\u00e9c\u00e9demment qu\u2019il n\u2019existe pas, en quelque sorte pour les postkeyn\u00e9siens, du moins dans le sens n\u00e9oclassique du terme. Ce sont les rapports de force entre salari\u00e9s et employeurs, m\u00e9diatis\u00e9s par les institutions du march\u00e9 du travail (syndicats, conventions collectives etc.) qui fixent la r\u00e9mun\u00e9ration du travail.<\/p>\n<p>Autre aspect majeur de la pens\u00e9e postkeyn\u00e9sienne (on peut m\u00eame dire que c\u2019est l\u2019aspect central), la mise en avant de l\u2019incertitude. Pendant que les n\u00e9oclassiques raisonnent sur des sch\u00e9mas d\u2019anticipation relevant d\u2019une logique de \u00ab risque \u00bb, eux se placent dans une optique d\u2019 \u00ab incertitude \u00bb (rappelons qu\u2019au sens de Knight, le risque se caract\u00e9rise par une situation dans laquelle on peut attribuer des probabilit\u00e9s \u00e0 des \u00e9v\u00e8nements possibles tous identifi\u00e9s, alors que l\u2019incertitude est une situation o\u00f9 ces probabilit\u00e9s sont tout \u00e0 fait ind\u00e9terminables et o\u00f9 m\u00eame les \u00e9v\u00e8nements possibles ne sont pas forc\u00e9ment tous connus). Quand les keyn\u00e9siens de la synth\u00e8se n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 formuler une fonction d\u2019investissement d\u00e9pendant du taux d\u2019int\u00e9r\u00eat, eux se r\u00e9f\u00e8rent aux \u00ab esprits animaux \u00bb keyn\u00e9siens et au principe de demande effective (et \u00e0 l\u2019efficacit\u00e9 marginale du capital). Partant de ce point, c\u2019est une vision instable par nature de l\u2019\u00e9conomie de march\u00e9 qui \u00e9merge. En t\u00e9moigne le mod\u00e8le Harrod-Domar, premi\u00e8re tentative de dynamiser la th\u00e9orie de Keynes pour l\u2019\u00e9tendre au long terme. On rappellera en deux mots son message : une croissance \u00e9quilibr\u00e9e de plein-emploi rel\u00e8ve de l\u2019accident plus que du fonctionnement attendu d\u2019une \u00e9conomie de march\u00e9 (situation que cherchent \u00e0 mod\u00e9liser les mod\u00e8les n\u00e9oclassiques). Le sous-emploi chronique est la cons\u00e9quence de cette instabilit\u00e9.<\/p>\n<p>Cette mise en avant de l\u2019incertitude ram\u00e8ne bien s\u00fbr \u00e0 la \u00ab parabole du concours de beaut\u00e9 \u00bb de Keynes. Quand les agents sont incapables de pr\u00e9voir le futur, observer les autres et agir comme eux pr\u00e9sente une forme de rationalit\u00e9. En ce sens, le courant postkeyn\u00e9sien trouve probablement le plus d\u2019\u00e9cho \u00e0 l\u2019heure actuelle dans l\u2019analyse des crises financi\u00e8res, au travers des th\u00e9ories conventionnalistes et plus g\u00e9n\u00e9ralement les mod\u00e8les impliquant des anticipations autor\u00e9alisatrices. Au passage, on signalera le lien de parent\u00e9 important du courant r\u00e9gulationniste avec le courant postkeyn\u00e9sien, dont on peut m\u00eame signifier qu\u2019il en est partie int\u00e9grante.<\/p>\n<p>Enfin, incertitude et monnaie sont indissociables, dans le sens o\u00f9 elle est le pont entre le pr\u00e9sent et le futur. Sur ce plan, les postkeyn\u00e9siens d\u00e9veloppent une analyse endog\u00e8ne de la monnaie, alors que le corpus central raisonne en termes de monnaie exog\u00e8ne. L\u00e0 o\u00f9 la monnaie est \u00e0 plus ou moins long terme neutre dans les mod\u00e8les de la synth\u00e8se, les postkeyn\u00e9siens lui attribuent une influence majeure sur l\u2019\u00e9conomie. L\u00e0 o\u00f9 IS-LM fait de la trappe \u00e0 liquidit\u00e9s un cas de figure exceptionnel en ce sens qu\u2019il rend la politique mon\u00e9taire inefficace, les postkeyn\u00e9siens voient dans cet effet le symbole d\u2019une impossible politique mon\u00e9taire adoss\u00e9e peu ou prou \u00e0 la th\u00e9orie quantitative de la monnaie. Il n\u2019existe pas de lien entre offre de monnaie et inflation, celle-ci est le fruit des d\u00e9s\u00e9quilibres de r\u00e9partition.<\/p>\n<p><b>4 &#8211; Les nouveaux keyn\u00e9siens<\/b><\/p>\n<p>Je tiens \u00e0 revenir sur un point de la premi\u00e8re partie de ce tour d\u2019horizon de la famille keyn\u00e9sienne : par n\u00e9o-keyn\u00e9siens, on entend r\u00e9guli\u00e8rement les \u00e9conomistes de l\u2019\u00e9cole du d\u00e9s\u00e9quilibre et exclusivement ceux-ci. Pourtant, vous trouverez encore plus souvent le qualificatif de n\u00e9o-keyn\u00e9sien pour d\u00e9signer les auteurs de la synth\u00e8se. Je conserve donc ce qualificatif. Quant aux \u00ab nouveaux keyn\u00e9siens \u00bb, ou \u00ab nouveaux \u00e9conomistes keyn\u00e9siens \u00bb, il ne faut pas non plus les confondre avec les \u00ab n\u00e9okeyn\u00e9siens \u00bb, comme on va le voir.<\/p>\n<p>On peut dater l\u2019\u00e9mergence de ce courant dans les ann\u00e9es 1980. On avait d\u00e9j\u00e0 vu avec les keyn\u00e9siens de la synth\u00e8se un rapprochement entre keyn\u00e9sianisme et \u00e9cole n\u00e9oclassique. Avec les nouveaux keyn\u00e9siens, on passe \u00e0 un stade encore sup\u00e9rieur. Il devient pertinent de consid\u00e9rer que ces auteurs sont tout simplement d\u00e9finitivement int\u00e9gr\u00e9s au paradigme n\u00e9oclassique. La confusion, voire le simplisme des oppositions entre \u00ab keyn\u00e9siens et lib\u00e9raux \u00bb ou \u00ab keyn\u00e9siens et n\u00e9oclassiques \u00bb qui a motiv\u00e9 ce texte prend toute sa dimension ici. Citer ces auteurs sans passer sous silence des noms qui m\u00e9ritent autant d\u2019y \u00eatre est quasi impossible. Quelque-uns pour information (sans ordre autre que celui choisi par mon cerveau) : Krugman, mankiw, D.Romer, Stigllitz, J. Taylor, Azariadis, Blanchard, Akerlof, Lindbeck, Snower etc.<\/p>\n<p>Qu\u2019est-ce qui caract\u00e9rise ces auteurs ? Ce sont des n\u00e9oclassiques,au sens qu\u2019on en a donn\u00e9 dans la premi\u00e8re partie de ce billet. En particulier, sur quels points peut-on mettre l\u2019accent ? Premi\u00e8rement, au risque de cr\u00e9er de la redondance avec la d\u00e9finition retenue pour \u00ab n\u00e9oclassique \u00bb, ils utilisent dans leurs mod\u00e8les des fondements micro\u00e9conomiques pour d\u00e9river leur macro\u00e9conomie. Ensuite, il faut avoir \u00e0 l\u2019esprit que leur courant est une r\u00e9action aux attaques de la nouvelle \u00e9conomie classique (Lucas, Sargent, Wallace, Prescott, Barro, Kydland etc.). Ce qui explique l\u2019usage de l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019anticipations rationnelles dans leurs mod\u00e8les. Proches de leurs coll\u00e8gues nouveaux classiques, ils le sont aussi par la prise en compte des ph\u00e9nom\u00e8nes d\u2019offre, dans la mesure o\u00f9 ils font usage de fonctions de production de type n\u00e9oclassique, \u00e0 facteur substituables et que ces fonctions font l\u2019objet de comportements d\u2019optimisation sensibles aux variations de prix.<\/p>\n<p>Oui, on voit donc mal en quoi ils sont keyn\u00e9siens ! Et pourtant. Ils retiennent de Keynes l\u2019id\u00e9e de rigidit\u00e9s des prix, \u00e0 court terme. Mais alors que la th\u00e9orie du d\u00e9s\u00e9quilibre n\u2019expliquait pas cette rigidit\u00e9, les nouveaux \u00e9conomistes keyn\u00e9siens (NEK) y cherchent des fondements micro\u00e9conomiques. Ainsi, on peut observer que les salaires nominaux mettent du temps \u00e0 se modifier parce que les contrats de travail ne sont tout simplement pas ren\u00e9goci\u00e9s au jour le jour. Les prix des biens ne varient pas en continu pour des raisons de co\u00fbts d\u2019ajustements (ou \u00ab co\u00fbts de menu \u00bb). Les entreprises (en oligopole) peuvent avoir un comportement strat\u00e9gique et conjecturer que la variation des prix est une mauvaise id\u00e9e compte tenu de ce que les concurrents peuvent faire. Ajuster les salaires peut conduire \u00e0 des variations non voulues de la productivit\u00e9 (voir salaire d\u2019efficience). Les prix peuvent correspondre \u00e0 une proc\u00e9dure d\u2019application d\u2019un taux de marge (mark-up). Enfin, la rigidit\u00e9 des prix rel\u00e8verait aussi d\u2019un d\u00e9faut de coordination au sens o\u00f9 une entreprise prise seule n\u2019a pas int\u00e9r\u00eat \u00e0 baisser ses prix si elle n\u2019est pas convaincue que toutes les autres feront de m\u00eame et que l\u2019ensemble profitera donc de ce mouvement accroissant la demande agr\u00e9g\u00e9e.<\/p>\n<p>Un versant important de l\u2019analyse des NEK porte sur les march\u00e9s financiers et leur fonctionnement imparfait. Ainsi, le rationnement du cr\u00e9dit, li\u00e9 \u00e0 des asym\u00e9tries d\u2019information conduit \u00e0 des situations sous-optimales, g\u00e9n\u00e8re des cycles et a des effets sur l\u2019\u00e9conomie \u00e0 plus long terme. Prenant acte de la sous-optimalit\u00e9 du fonctionnement des march\u00e9s financiers, les NEK consid\u00e8rent que la politique mon\u00e9taire a \u00e9galement pour objectif d\u2019organiser le syst\u00e8me financier de sorte \u00e0 pr\u00e9venir du mieux possible les crises financi\u00e8res. Sur ce point, ils sont en accord avec les postkeyn\u00e9siens, bien que les moyens d\u2019op\u00e9rer diff\u00e8rent quelque peu.<\/p>\n<p>Du c\u00f4t\u00e9 du ch\u00f4mage, la rupture avec les nouveaux classiques est assez importante, dans la mesure o\u00f9 les NEK pr\u00e9sentent des mod\u00e8les dans lesquels les comportements des agents, dans un monde de concurrence imparfaite peut conduire des entreprises rationnelles, et non entrav\u00e9es par une l\u00e9gislation contraignante, \u00e0 fixer le salaire au-del\u00e0 de son niveau walrasien d\u2019\u00e9quilibre. Cet aspect les oppose \u00e0 la fois aux nouveaux classiques qui consid\u00e8rent que ces situations ne sont pas pertinentes, mais aussi aux postkeyn\u00e9siens, qui leur reprochent globalement de concevoir le travail comme un bien parmi d\u2019autres. En particulier, la possibilit\u00e9 que le ch\u00f4mage r\u00e9sulte de n\u00e9gociations entre employeurs et salari\u00e9s menant au partage de rentes entre les deux au d\u00e9pens des ch\u00f4meurs (voir th\u00e9orie insiders-oustiders) est moyennement appr\u00e9ci\u00e9 par les postkeyn\u00e9siens.<\/p>\n<p>En mati\u00e8re de politique \u00e9conomique, les NEK vont insister sur la puissance de la politique mon\u00e9taire plut\u00f4t que la politique budg\u00e9taire en mati\u00e8re de stabilisation conjoncturelle. Ce qui les oppose encore aux postkeyn\u00e9siens. A long terme, ils s\u2019alignent d\u2019ailleurs sur une hypoth\u00e8se de neutralit\u00e9 de la monnaie, cons\u00e9quence de la seulement \u00ab imparfaite \u00bb flexibilit\u00e9 des prix (et non pas leur rigidit\u00e9 absolue).<br \/>\nA noter aussi, la possibilit\u00e9 d\u2019obtenir par le biais de l\u2019hypoth\u00e8se d\u2019anticipations rationnelles, le contraire de ce que les nouveaux \u00e9conomistes classiques obtiennent. En deux mots, si les agents forment leurs anticipations avec comme mod\u00e8le de l\u2019\u00e9conomie celui d\u2019une \u00e9conomie keyn\u00e9sienne, alors une politique de relance est efficace, puisque ses effets positifs sont anticip\u00e9s par les agents.<\/p>\n<p>Dans la mesure o\u00f9 l\u2019analyse des NEK sort d\u2019une simple logique de demande agr\u00e9g\u00e9e, qu\u2019ils axent leurs d\u00e9veloppements sur des fondements micro\u00e9conomiques et reconnaissent l\u2019importance des effets d\u2019offre, la politique conjoncturelle n\u2019est pas la seule fa\u00e7on pour l\u2019Etat d\u2019intervenir. Ce qui les conduit \u00e0 des pr\u00e9conisations vari\u00e9es en mati\u00e8re de politiques structurelles, telles que r\u00e9duire le pouvoir des syndicats d\u2019insiders, subventionner la formation ou encore faciliter les r\u00e9allocations d\u2019emplois en r\u00e9duisant les co\u00fbts d\u2019embauche et de licenciement, lib\u00e9raliser les march\u00e9s de biens et services.<\/p>\n<p>Bref, dans le monde des nouveaux keyn\u00e9siens, tout &#8211; ou presque &#8211; peut arriver. On est d\u00e9finitivement sorti d\u2019un d\u00e9bat entre loi de Say et principe de demande effective. Les deux peuvent \u00e0 un moment ou un autre se revendiquer la bonne lecture des m\u00e9canismes en cours.<\/p>\n<p><b>Conclusion<\/b><\/p>\n<p>Une bien grande famille, donc. Quel est l\u2019\u00e9tat des lieux aujourd\u2019hui ? Quelle est la place respective des diff\u00e9rents courants ? C\u2019est assez simple. Les nouveaux keyn\u00e9siens, h\u00e9ritiers naturels des keyn\u00e9siens de la synth\u00e8se, sont la repr\u00e9sentation dominante de l\u2019\u00e9conomie dite keyn\u00e9sienne. Les postkeyn\u00e9siens leur contestent, comme ils l\u2019ont fait avec leurs ascendants directs, la filiation avec Keynes. En termes d\u2019audience et d\u2019influence, il n\u2019y a pas photo. Pour autant, les faits \u00e9tant ce qu\u2019ils sont, les postkeyn\u00e9siens parviennent \u00e0 se faire entendre sur certains th\u00e8mes, comme les crises financi\u00e8res ou le ch\u00f4mage.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>Suite et fin de ce petit voyage dans le monde \u00e9nigmatique de ceux qu&rsquo;on appelle keyn\u00e9siens et qu&rsquo;on sait pas trop qui c&rsquo;est finalement tellement qu&rsquo;ils portent des noms diff\u00e9rents qui finissent ou commencent par \u00ab\u00a0keyn\u00e9siens\u00a0\u00bb. 3 &#8211; Les postkeyn\u00e9siens Dans la partie pr\u00e9c\u00e9dente, j\u2019ai signal\u00e9 que certains raccourcis me <a class=\"mh-excerpt-more\" href=\"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/139\/\" title=\"Les keyn\u00e9siens : une grande famille&#8230; 2\u00e8me partie\">(Lire la suite&#8230;)<\/a><\/p>\n<\/div>","protected":false},"author":2,"featured_media":59424,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-6032","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ecoblabla"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6032","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6032"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6032\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":19174,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6032\/revisions\/19174"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/media\/59424"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6032"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6032"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6032"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}