{"id":6025,"date":"2004-11-05T21:46:30","date_gmt":"2004-11-05T21:46:30","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/import\/?p=25"},"modified":"2004-11-05T21:46:30","modified_gmt":"2004-11-05T21:46:30","slug":"22","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/22\/","title":{"rendered":"Amusons-nous avec Alternatives Economiques"},"content":{"rendered":"<p>Pour quiconque a envie de constituer un b&ecirc;tisier en mati&egrave;re &eacute;conomique, la lecture du mensuel Alternatives Economiques est un tr&eacute;sor sans cesse renouvell&eacute;. Il fut un temps ou ce magazine &eacute;tait une source certes marqu&eacute;e politiquement (mais les auteurs ne s&rsquo;en cachaient pas, et libre au lecteur de faire la part des choses) dans laquelle on trouvait des dossiers bien faits, des faits bien pr&eacute;sent&eacute;s, en bref, une bonne revue de vulgarisation en mati&egrave;re &eacute;conomique, dans un paysage intellectuel fran&ccedil;ais largement sinistr&eacute; sur ce segment. H&eacute;las, depuis quelques ann&eacute;es il semble avoir adopt&eacute; la devise \u00ab\u00a0toujours plus d&rsquo;Alternatives, toujours moins d&rsquo;&eacute;conomie\u00a0\u00bb. R&eacute;sultat, il se transforme en un lourdaud pensum de gauche vaguement chr&eacute;tien, une sorte de T&eacute;l&eacute;rama version &eacute;conomique, mais sans les programmes de t&eacute;l&eacute;vision et de radio ni les informations culturelles (ce qui, on en conviendra, ne laisse plus grand-chose &agrave; se mettre sous la dent). Le <b><a href=\"http:\/\/www.alternatives-economiques.fr\/sommaires\/s_230.html\">num&eacute;ro de ce mois-ci<\/a><\/b> est en tout cas un excellent cru pour le b&ecirc;tisier. <a href=\"http:\/\/.free.fr\/html\/modules.php?op=modload&amp;name=News&amp;file=article&amp;sid=22\"><b><\/b><\/a><\/p>\n<p>Le plus affligeant est probablement le <b><a href=\"http:\/\/www.alternatives-economiques.fr\/site\/230_004.html\">dossier consacr&eacute; &agrave; la r&eacute;cente hausse du prix du p&eacute;trole<\/a><\/b>. D&egrave;s la page de pr&eacute;sentation (que l&rsquo;on peut lire en ligne &agrave; partir du <b><a href=\"http:\/\/www.alternatives-economiques.fr\/site\/230_004.html\">lien<\/a><\/b> pr&eacute;c&eacute;dent, contrairement aux autres articles du dossier) nous sommes avertis : lecteur familier des bases de l&rsquo;offre et de la demande, passe ton chemin! <br \/> Lisons donc Denis Clerc, auteur de cette introduction de choc. Il nous explique dans un premier temps que pour diverses raisons, actualit&eacute; internationale, r&ocirc;le des march&eacute;s d&eacute;riv&eacute;s, la hausse du prix du p&eacute;trole est un probl&egrave;me de long terme, d&ucirc; &agrave; la hausse de la demande et au faible nombre de nouvelles d&eacute;couvertes, qu&rsquo;il faut donc s&rsquo;attendre &agrave; des prix durablement hauts.<br \/> Jusque l&agrave;, rien &agrave; dire. Mais c&rsquo;est alors que, subrepticement, Denis Clerc entre dans la <b><a href=\"http:\/\/www.scifi.com\/twilightzone\/\">quatri&egrave;me dimension<\/a><\/b>. Il d&eacute;clare <i>\u00ab\u00a0les stocks exploitables se r&eacute;duisent donc. En d&rsquo;autres termes, la fin de l&rsquo;&egrave;re p&eacute;troli&egrave;re se profile &agrave; l&rsquo;horizon\u00a0\u00bb.<\/i><br \/> Rappelons quelques bases. Qu&rsquo;est-ce qu&rsquo;une r&eacute;serve exploitable de p&eacute;trole? R&eacute;ponse : une r&eacute;serve qu&rsquo;il est rentable d&rsquo;exploiter &eacute;tant donn&eacute; le prix du p&eacute;trole. Supposons que le prix du p&eacute;trole descende &agrave; un dollar le baril : alors, les seules r&eacute;serves exploitables seraient celles du Moyen-Orient, dans lequel le co&ucirc;t d&rsquo;exploitation est tr&egrave;s faible. Les r&eacute;serves seraient alors tr&egrave;s r&eacute;duites, ceci d&rsquo;autant plus que pour ce prix, la demande mondiale de p&eacute;trole serait consid&eacute;rable. Maintenant, supposons que le prix du p&eacute;trole augmente : de nouvelles r&eacute;serves deviennent utilisables. Il devient par exemple rentable de construire de co&ucirc;teuses plate-formes off-shore pour exploiter le p&eacute;trole sous-marin. Supposons que le prix du p&eacute;trole devienne extr&ecirc;mement &eacute;lev&eacute; : les r&eacute;serves mondiales deviennent pratiquement infinies. Il est en effet possible techniquement de produire artificiellement des &eacute;quivalents du p&eacute;trole &agrave; partir de mati&egrave;res organiques, c&rsquo;est d&rsquo;ailleurs le principe des diff&eacute;rents carburants extraits de la biomasse, genre esters d&rsquo;huile de colza.<br \/> Actuellement par exemple, le prix du p&eacute;trole peut rentabiliser l&rsquo;exploitation des sables bitumeux, que l&rsquo;on trouve dans le delta de l&rsquo;Or&eacute;noque, ou au Canada. Ces deux gisements sont l&rsquo;&eacute;quivalent quantitatif des r&eacute;serves d&rsquo;Arabie Saoudite. La hausse du prix du p&eacute;trole a donc pour effet m&eacute;canique d&rsquo;agrandir les r&eacute;serves exploitables de cette mati&egrave;re. (Pour ceux que la technique int&eacute;resse, ils peuvent aller voir <b><a href=\"http:\/\/www.total.com\/energies\/N5\/fr\/dossier\/details\/dossier05.htm\">cet article<\/a><\/b> et <b><a href=\"http:\/\/www.total.com\/energies\/N5\/fr\/dossier\/details\/dossier06.htm\">celui-l&agrave;<\/a><\/b>).<br \/> A l&rsquo;inverse, la baisse des prix du p&eacute;trole tend &agrave; r&eacute;duire les r&eacute;serves aux seuls stocks du Moyen-Orient, exploitables &agrave; faible co&ucirc;t. C&rsquo;est exactement ce qui s&rsquo;est produit au cours des ann&eacute;es 80, avec la baisse du prix du p&eacute;trole : l&rsquo;ensemble des pays a vu sa d&eacute;pendance au Moyen-Orient (sous forme de la part de leur consommation en provenance de cette zone) augmenter. A l&rsquo;inverse, la hausse du prix implique que les consommateurs feront appel &agrave; une gamme plus &eacute;tendue de pays producteurs, puisque les sources potentiellement rentables seront plus nombreuses.<br \/> Ce raisonnement, c&rsquo;est la loi de l&rsquo;offre et de la demande dans sa version basique. Mais Denis Clerc n&rsquo;est pas du genre &agrave; s&rsquo;encombrer de ce genre de chose : il nous explique sans sourciller que si le prix augmente, cela va &eacute;puiser les r&eacute;serves mondiales de p&eacute;trole. Il fait m&ecirc;me mieux : il nous dit m&ecirc;me que la plupart des pays aujourd&rsquo;hui exportateurs de p&eacute;trole n&rsquo;en produiront plus, et que les seuls pays producteurs seront ceux du Moyen-Orient! mais pour qu&rsquo;un tel sc&eacute;nario se r&eacute;alise, il faudrait que le prix du p&eacute;trole diminue consid&eacute;rablement et sur le tr&egrave;s long terme; nous apprenons donc que le prix du p&eacute;trole, au cours des ann&eacute;es prochaines, va &agrave; la fois augmenter vertigineusement sous l&rsquo;effet de la demande accrue, et diminuer prodigieusement, puisque seules les r&eacute;serves les moins ch&egrave;res du Moyen Orient seront exploitables. Ca doit &ecirc;tre cela, le p&eacute;trole alternatif : son prix augmente et diminue en m&ecirc;me temps.<\/p>\n<p> Et ce n&rsquo;est que le d&eacute;but. Le dossier contient ensuite un article expliquant les raisons de la hausse du prix actuelle, sur lequel il n&rsquo;y a rien &agrave; redire. L&rsquo;article suivant nous fait&nbsp; une belle d&eacute;monstration d&rsquo;ignorance. Si le p&eacute;trole augmente, apprend-on, c&rsquo;est parce qu&rsquo;il existe des march&eacute;s d&eacute;riv&eacute;s (march&eacute;s &agrave; termes et d&rsquo;option) qui servent &agrave; assurer la couverture des producteurs et des consommateurs; mais ces march&eacute;s rendent le march&eacute; du p&eacute;trole \u00ab\u00a0sp&eacute;culatif\u00a0\u00bb ce qui amplifie l&rsquo;actuelle hausse. Le m&eacute;canisme d&eacute;crit n&rsquo;est pas faux : simplement, le choix du vocabulaire est impropre parce qu&rsquo;il entretient la confusion march&eacute;s d&eacute;riv&eacute;s-sp&eacute;culateurs. Pour m&eacute;moire, le particulier qui d&eacute;cide de remplir sa cuve &agrave; mazout en plein mois de juin parce qu&rsquo;il pense que le prix va monter dans les six mois qui suivent fait de la sp&eacute;culation; par contre, le trader qui vend le contenu un superp&eacute;trolier &agrave; terme avant que celui-ci ne soit rempli ne sp&eacute;cule pas, il se prot&egrave;ge au contraire contre le risque. Mais dans l&rsquo;imagerie populaire, \u00ab\u00a0sp&eacute;culer\u00a0\u00bb, c&rsquo;est &ecirc;tre un individu &agrave; bretelles d&eacute;cor&eacute;es de dollars, roulant en Porsche Boxter et portant une chemise blanche &agrave; manches et col bleus. Le journal ne fait qu&rsquo;entretenir cette confusion en cr&eacute;ant l&rsquo;amalgame idiot \u00ab\u00a0march&eacute;s d&eacute;riv&eacute;s = sp&eacute;culation\u00a0\u00bb.<br \/> Denis Clerc explique ensuite, dans un article sur les perspectives &agrave; long terme du prix du p&eacute;trole et de sa consommation dans les pays riches, de fa&ccedil;on il faut le reconna&icirc;tre assez pr&eacute;cise et argument&eacute;e, le fait que la hausse du prix du p&eacute;trole va &agrave; terme r&eacute;duire la demande de p&eacute;trole. Bien &eacute;videmment &#8211; on ne se refait pas &#8211; il explique que cela va impliquer la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;utiliser les transports en commun, moins de transports, voire m&ecirc;me de consommer des aliments issus de l&rsquo;agriculture biologique! bienheureuse hausse du prix du p&eacute;trole, qui permet de recommander au passage l&rsquo;imposition des modes de vie quicorrespondent aux pr&eacute;jug&eacute;s de l&rsquo;auteur, sans se soucier de quelque fa&ccedil;on que ce soit des desiderata des individus. Mais, d&eacute;cid&eacute;ment f&acirc;ch&eacute; avec la notion de prix, il se lance ensuite dans une explication tarabiscot&eacute;e selon laquelle la hausse du prix du p&eacute;trole est une bonne nouvelle, car elle poussera les pays riches qui en consomment aujourd&rsquo;hui beaucoup &agrave; l&rsquo;&eacute;conomiser, ce qui le rendra disponible pour les pays pauvres. Je cite, page 11 : <\/p>\n<p> <i>\u00ab\u00a0il importe de comprendre que la hausse du prix du p&eacute;trole, en nous contraignant &agrave; r&eacute;duire notre consommation au lieu de l&rsquo;augmenter, est aussi porteuse de bonnes nouvelles. Pour les pays du Sud, ce tournant &eacute;nerg&eacute;tique est le seul qui leur permette de pouvoir acc&eacute;der, &agrave; un prix qui ne soit pas prohibitif, &agrave; une ressource dont ils ont imp&eacute;rativement besoin pour &eacute;merger : le p&eacute;trole est l&rsquo;&eacute;nergie la plus facile &agrave; transporter et elle a un contenu &eacute;nerg&eacute;tique &eacute;lev&eacute;\u00a0\u00bb.<\/i><\/p>\n<p> Quatri&egrave;me dimension, le retour. Nous apprenons donc que le prix du p&eacute;trole va augmenter, puisque les habitants des pays riches vont &ecirc;tre amen&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;conomiser; Mais nous apprenons aussi que dans le m&ecirc;me temps, le prix du p&eacute;trole va diminuer, puisque les pays pauvres vont pouvoir<i> acheter une &eacute;nergie &agrave; un prix non prohibitif!<\/i><br \/> Vous allez me dire que je cherche la petite b&ecirc;te. Ce qu&rsquo;il veut dire, c&rsquo;est que d&rsquo;abord le prix du p&eacute;trole va monter, ce qui va inciter les riches &agrave; &eacute;conomiser; puis qu&rsquo;ensuite, la demande des pays riches ayant consid&eacute;rablement diminu&eacute;, s&rsquo;ils trouvent des techniques diff&eacute;rentes pour s&rsquo;approvisionner, le prix du p&eacute;trole va baisser et donc &ecirc;tre accessible pour les pays pauvres. OK, je veux bien.<br \/> Mais premi&egrave;rement, il n&rsquo;y a que peu de chances que cela se produise sous cette forme. Pour que les technologies alternatives soient durablement rentables dans les pays riches, il faut que le prix du p&eacute;trole soit durablement &eacute;lev&eacute;. Sinon, la consommation repartira de plus belle. C&rsquo;est en grande partie &agrave; cela qu&rsquo;on doit la mode des SUVs, ces v&eacute;hicules &eacute;normes utilis&eacute;s en ville, d&rsquo;une voracit&eacute; &eacute;nerg&eacute;tique spectaculaire : les &eacute;conomies et les nouvelles d&eacute;couvertes ont permis de r&eacute;duire le co&ucirc;t du carburant, conduisant les consommateurs &agrave; en consommer plus, sous forme de v&eacute;hicules lourds, puissants et climatis&eacute;s. Soit on &eacute;conomise sur le long terme, mais alors le prix est &eacute;lev&eacute; longtemps; soit le prix baisse, et l&rsquo;incitation des pays riches &agrave; &eacute;conomiser l&rsquo;&eacute;nergie avec.<br \/> Deuxi&egrave;mement, admettons que les nouvelles technologies &eacute;conomes en p&eacute;trole soient irr&eacute;versibles, et qu&rsquo;effectivement le prix du p&eacute;trole, une fois ces techniques d&eacute;velopp&eacute;es dans les pays riches, diminue pour revenir &agrave; son niveau du d&eacute;but du 19&egrave;me si&egrave;cle, ou il n&rsquo;&eacute;tait consid&eacute;r&eacute; que comme un polluant des nappes phr&eacute;atiques. Le cadeau pour les pays pauvres serait-il si beau que cela? Le message envoy&eacute; par Denis Clerc, c&rsquo;est quand m&ecirc;me : \u00ab\u00a0Pays pauvres, un peu de patience. Pour l&rsquo;instant, vous allez morfler s&eacute;v&egrave;re avec un p&eacute;trole que vous ne pourrez pas acheter. Mais avec un peu de chances, quand nous les riches auront trouv&eacute; de nouvelles techniques, dans une trentaine d&rsquo;ann&eacute;es, vous verrez, il sera pas cher du tout! alors, heureux?\u00a0\u00bb<br \/> Dans le fond, pour les pays riches, un p&eacute;trole cher ne repr&eacute;sente qu&rsquo;un d&eacute;sagr&eacute;ment, quelques dixi&egrave;mes de points de PIB en moins (beaucoup moins que ce qu&rsquo;ils pourraient gagner, au hasard, en supprimant les barri&egrave;res douani&egrave;res sur les produits agricoles). Pour les pays les plus pauvres, dans lesquels le PIB se mesure en calories, c&rsquo;est ce qui fera la diff&eacute;rence entre la vie et la mort ou la maladie pour des femmes et des enfants, ce qui conduira quelques millions de personnes &agrave; passer d&rsquo;une vie tr&egrave;s pauvre &agrave; une vie mis&eacute;rable. Je ne suis pas certain qu&rsquo;ils go&ucirc;tent la \u00ab\u00a0bonne nouvelle\u00a0\u00bb de Denis Clerc avec tant d&#8217;empressement. Certaines formes de charit&eacute; ont d&eacute;cid&eacute;ment un bien &eacute;trange go&ucirc;t.<\/p>\n<p> Cela dit, la charit&eacute; envers les plus pauvres, telle qu&rsquo;exprim&eacute;e par Alternatives Economiques, prend des formes fort curieuses. Quelques pages plus loin, dans le m&ecirc;me num&eacute;ro, une synth&egrave;se consacr&eacute;e au d&eacute;veloppement, pas d&eacute;pourvue d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t par ailleurs, est illustr&eacute;e d&rsquo;une photo d&rsquo;usine (p 69) dont la l&eacute;gende est la suivante : <i>\u00ab\u00a0Industrie p&eacute;trochimique &agrave; Shanghai. L&rsquo;exemple chinois t&eacute;moigne de ce que la d&eacute;mocratie n&rsquo;est <b>malheureusement<\/b> pas indispensable au d&eacute;veloppement\u00a0\u00bb<\/i>.<br \/> Quelqu&rsquo;un peut-il m&rsquo;expliquer le sens de ce \u00ab\u00a0malheureusement\u00a0\u00bb? Il se trouve qu&rsquo;actuellement, de nombreuses personnes ont non seulement le malheur de vivre sous le joug de tyrans, mais qu&rsquo;en plus elles vivent dans des pays mis&eacute;rables. Faut-il comprendre que la pauvret&eacute; est la juste punition pour les gens qui n&rsquo;ont pas la bonne id&eacute;e de vivre en d&eacute;mocratie?<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>Pour quiconque a envie de constituer un b&ecirc;tisier en mati&egrave;re &eacute;conomique, la lecture du mensuel Alternatives Economiques est un tr&eacute;sor sans cesse renouvell&eacute;. 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