{"id":6013,"date":"2004-10-26T20:49:20","date_gmt":"2004-10-26T20:49:20","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/import\/?p=13"},"modified":"2004-10-26T20:49:20","modified_gmt":"2004-10-26T20:49:20","slug":"14","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/14\/","title":{"rendered":"The economy, stupid ?"},"content":{"rendered":"<p>Gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;excellent blog <b><a href=\"http:\/\/ceteris-paribus.blogspot.com\/2004\/10\/obsblog.html\">Ceteris Paribus<\/a><\/b>, j&rsquo;ai d&eacute;couvert le <b><a href=\"http:\/\/blogs.nouvelobs.com\/lecture.php?idb=419&amp;name=Philippe%20Boulet-Gercourt\">blog d&rsquo;un journaliste du Nouvel Observateur<\/a><\/b> qui commente l&rsquo;&eacute;lection et l&rsquo;actualit&eacute; am&eacute;ricaines. <b><a href=\"http:\/\/blogs.nouvelobs.com\/lecture.php?mois=10&amp;annee=2004&amp;dateAffich=20041011&amp;name=Philippe%20Boulet-Gercourt&amp;idb=419&amp;koi=nosearch\">Ce post consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;volution de la volatilit&eacute; des revenus aux Etats-Unis<\/a><\/b>, inspir&eacute; d&rsquo;un article du <b><a href=\"http:\/\/www.latimes.com\/business\/la-fi-riskshift3oct10,1,4792299.story?coll=la-home-utilities\">Los Angeles Times<\/a><\/b>, a notamment retenu mon attention. (Au passage, je me joins aux commentaires de Ceteris Paribus sur la forme : un blog est fait pour contenir plus d&rsquo;un article par jour; j&rsquo;ajouterais qu&rsquo;il serait bon que l&rsquo;auteur d&eacute;couvre la technologie du lien hypertexte, j&rsquo;ai pass&eacute; un temps fou &agrave; rechercher l&rsquo;article initial sur le site du LA Times). L&rsquo;article du journaliste de l&rsquo;Obs et celui du LAT sont de bonne qualit&eacute;; cependant, &agrave; leur lecture, je suis un peu mal &agrave; l&rsquo;aise devant certains raccourcis d&rsquo;interpr&eacute;tation des donn&eacute;es utilis&eacute;es. Comme souvent lorsqu&rsquo;on r&eacute;flechit sur ce type de sujet, l&rsquo;interpr&eacute;tation des statistiques est sujette &agrave; r&eacute;flexions et doutes. <b><a href=\"http:\/\/.free.fr\/html\/modules.php?op=modload&amp;name=News&amp;file=article&amp;sid=14&amp;mode=thread&amp;order=0&amp;thold=0\"><\/a><\/p>\n<p><\/b>Si l&rsquo;on suit<b> <a href=\"http:\/\/blogs.nouvelobs.com\/lecture.php?mois=10&amp;annee=2004&amp;dateAffich=20041011&amp;name=Philippe%20Boulet-Gercourt&amp;idb=419&amp;koi=nosearch\">l&rsquo;article de P. Boulet-Gercourt<\/a><\/b>, l&rsquo;enrichissement indiscutable des classes moyennes depuis le d&eacute;but des ann&eacute;es 70 s&rsquo;est accompagn&eacute; d&rsquo;un grand d&eacute;placement de risques, les risques li&eacute;s aux fluctuations &eacute;conomiques &eacute;tant pass&eacute;s des entreprises aux individus. A l&rsquo;appui de cette id&eacute;e, l&rsquo;auteur montre que les fluctuations de revenus d&rsquo;une ann&eacute;e sur l&rsquo;autre ont doubl&eacute; sur la p&eacute;riode, passant &agrave; 13500 dollars par an. Ce mouvement s&rsquo;est accompagn&eacute; d&rsquo;un durcissement des conditions de versement des aides sociales, des difficult&eacute;s d&rsquo;acc&egrave;s bien connues au syst&egrave;me de soins, de retraites d&rsquo;entreprises qui disparaissent, une s&eacute;curit&eacute; de l&#8217;emploi r&eacute;duite, et une hausse de l&rsquo;endettement. <b><a href=\"http:\/\/www.latimes.com\/business\/la-fi-riskshift3oct10,1,4792299.story?coll=la-home-utilities\">L&rsquo;article du LA Times<\/a><\/b> compl&egrave;te cette pr&eacute;sentation avec une s&eacute;rie de trajectoires personnelles d&rsquo;individus pass&eacute;s sans transition d&rsquo;un niveau de revenu &eacute;lev&eacute; &agrave; tr&egrave;s peu, de victimes d&rsquo;accidents du travail ne b&eacute;n&eacute;ficiant pas d&rsquo;une assurance sant&eacute; satisfaisante car leur entreprise ont choisi un contrat d&rsquo;assurance trop peu g&eacute;n&eacute;reux, ou de turbocadres pay&eacute;s au contrat et ne sachant pas en d&eacute;but de semaine s&rsquo;ils continueront &agrave; travailler dans la m&ecirc;me entreprise la semaine suivante. Les faillites personnelles se multiplient; l&rsquo;article cite Gary Becker faisant allusion &agrave; un grand mouvement des risques vers les individus, au b&eacute;n&eacute;fice de l&rsquo;&eacute;conomie dans son ensemble. L&rsquo;article du LA Times fait notamment r&eacute;f&eacute;rence &agrave; une &eacute;tude tr&egrave;s int&eacute;ressante, qui suit depuis 40 ans les revenus de 5000 familles repr&eacute;sentatives. Beaucoup de faits bien d&eacute;velopp&eacute;s, et un tr&egrave;s bon panorama de l&rsquo;inqui&eacute;tude qui doit toucher la classe moyenne am&eacute;ricaine, qui a pay&eacute; par un risque (et de ce fait un stress) accru son enrichissement consid&eacute;rable sur les derni&egrave;res ann&eacute;es; cet article est effectivement tr&egrave;s int&eacute;ressant.<br \/> Cependant, si l&rsquo;on suit les deux articles, une impression domine : c&rsquo;est le d&eacute;sengagement de l&rsquo;Etat de ses responsabilit&eacute;s de protection des citoyens contre les hasards &eacute;conomiques, et le d&eacute;sengagement des grandes entreprises de leurs anciens devoirs (en termes d&rsquo;assurance vieillesse, maladie, d&#8217;emploi &agrave; vie) qui expliquent la grande mod&eacute;ration &#8211; ce mouvement par lequel l&rsquo;inflation a disparu, le march&eacute; du travail am&eacute;ricain est devenu plus flexible, le tout ayant pour effet prosp&eacute;rit&eacute; et risques accrus pour la classe moyenne am&eacute;ricaine.<br \/> Or, s&rsquo;il est clair que de nombreux am&eacute;ricains auraient probablement pr&eacute;f&eacute;r&eacute; subir une moindre &eacute;l&eacute;vation des risques, et que les situations d&eacute;crites par l&rsquo;article du LAT sont souvent poignantes, on peut se demander si ells sont significatives; et si en r&eacute;alit&eacute; la \u00ab\u00a0grande mod&eacute;ration\u00a0\u00bb, ce grand d&eacute;placement des risques vers les individus, &eacute;taient venus de la classe moyenne am&eacute;ricaine elle-m&ecirc;me?<br \/> Pour expliquer les fluctuations des revenus, les deux articles n&eacute;gligent plusieurs variables pourtant fondamentales. L&rsquo;une d&rsquo;entre elles est l&rsquo;augmentation du nombre des divorces et de recomposition familiales intervenues aux USA depuis les ann&eacute;es 70 (comme dans tous les pays d&eacute;velopp&eacute;s d&rsquo;ailleurs). Or s&rsquo;il est un facteur susceptible de provoquer une volatilit&eacute; accrue des revenus, c&rsquo;est bien celui-l&agrave; : <b><a href=\"http:\/\/slate.msn.com\/id\/94243\">durant l&rsquo;ann&eacute;e suivant un divorce<\/a><\/b>, le revenu d&rsquo;une femme baisse de 27% en moyenne, celui d&rsquo;un homme augmente de 10% en moyenne aux USA. On peut toujours regretter l&rsquo;&eacute;poque &agrave; laquelle peu de couples divor&ccedil;aient (en g&eacute;n&eacute;ral parce que les &eacute;pouses ne travaillant pas, elles n&rsquo;avaient pas tellement le choix). On peut se dire aussi que la libert&eacute; de choix d&rsquo;un partenaire a &eacute;videmment des cons&eacute;quences dommageables, mais qu&rsquo;elle est une libert&eacute; dont les m&eacute;nages am&eacute;ricains de la classe moyenne b&eacute;n&eacute;ficient; la variabilit&eacute; des revenus qui en d&eacute;coule est in&eacute;luctable. L&rsquo;alternative est de consid&eacute;rer qu&rsquo;un bon moyen de r&eacute;duire la flexibilit&eacute; des revenus des am&eacute;ricains passe, ironiquement, par les valeurs traditionnalistes d&eacute;fendues par les &eacute;vang&eacute;listes am&eacute;ricains et les promise-keepers.<br \/> Autre &eacute;l&eacute;ment permettant d&rsquo;expliquer la flexibilit&eacute; des revenus : le choix accru des individus en mati&egrave;re de temps de travail. Une cons&eacute;quence de l&rsquo;enrichissement g&eacute;n&eacute;ral est qu&rsquo;il &eacute;l&egrave;ve la possibilit&eacute; pour un individu d&rsquo;accumuler des ressources pour d&eacute;cider ensuite de passer une ann&eacute;e sabbatique pour se former, ou pour simplement se reposer. La journaliste <b><a href=\"http:\/\/www.dynamist.com\/weblog\/\">Virginia Postrel<\/a><\/b> vient de passer 4 ann&eacute;es sabbatiques pour &eacute;crire un livre; cela a probablement fait consid&eacute;rablement fluctuer son revenu, sans qu&rsquo;elle ne soit &agrave; plaindre particuli&egrave;rement durant cette p&eacute;riode. De fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, un revenu accru &eacute;l&egrave;ve la possibilit&eacute; pour une personne de moduler son temps de travail sur une ann&eacute;e et sur une vie active. L&rsquo;interpr&eacute;tation du r&eacute;sultat s&rsquo;inverse : effectivement, un revenu accru passe par une plus grande flexibilit&eacute; des revenus annuels. Mais une partie de cette flexibilit&eacute; est probablement volontaire et non subie. Il est clair que pour les gens qui perdent un emploi bien pay&eacute; de cadre dans une usine qui ferme, c&rsquo;est une flexibilit&eacute; subie; mais quelle sont les proportions respectives de flexibilit&eacute;s subies, volontaires, ou mixtes (par exemple li&eacute;es &agrave; un divorce)?<br \/> Passons au comportement des entreprises am&eacute;ricaines, qui ont de fa&ccedil;on importante remplac&eacute; les plans de retraites traditionnels (les fonds de pension) par des plans de capitalisation de type 401k (l&agrave; le post du Nouvel Obs est carr&eacute;ment malhonn&ecirc;te, sugg&eacute;rant que 80% des entreprises am&eacute;ricaines ne versent plus de retraites : en r&eacute;alit&eacute;, elles ont remplac&eacute; celles-ci par des plans personnels appel&eacute;s 401k). Ces m&ecirc;mes entreprises ne fournissent plus d&rsquo;assurance maladie &agrave; de nombreux m&eacute;nages, tandis que \u00ab\u00a0les co&ucirc;ts &agrave; la charge des salari&eacute;s augmentent\u00a0\u00bb. Le temps pass&eacute; dans un m&ecirc;me emploi pour un am&eacute;ricain diminue (de 11 &agrave; 7 ans et demi), et la part des entreprises qui pensent qu&rsquo;il est bon d&rsquo;avoir des salari&eacute;s &agrave; vie tombe en fl&egrave;che (6% aujourd&rsquo;hui).<br \/> L&rsquo;utilisation des plans 401k pour financer les retraites a donn&eacute; lieu &agrave; des abus certains (voir l&rsquo;affaire Enron). Il n&rsquo;en reste pas moins que tous ces indicateurs peuvent &ecirc;tre interpr&eacute;t&eacute;s dans un sens diff&eacute;rent de celui qui est sugg&eacute;r&eacute; dans les deux articles, &agrave; savoir un d&eacute;dain des entreprises pour leurs salari&eacute;s dus &agrave; l&rsquo;&eacute;l&eacute;vation de la concurrence. Il peut y avoir une toute autre explication : le divorce entre salari&eacute;s et entreprises am&eacute;ricaines a fort bien pu &ecirc;tre un consentement mutuel. Quiconque a lu le superbe roman <b><a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/exec\/obidos\/ASIN\/0006548598\/qid=1098813924\/ref=sr_8_xs_ap_i1_xgl\/402-1185498-4757722\">Microserfs<\/a><\/b> y a d&eacute;couvert un consid&eacute;rable changement de g&eacute;n&eacute;rations, avec une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de salari&eacute;s dans le secteur des technologies de l&rsquo;information pour lequel la fid&eacute;lit&eacute; &agrave; vie envers un employeur particulier est une perspective fort peu attrayante (contrairement aux cadres IBM de la g&eacute;n&eacute;ration pr&eacute;c&eacute;dente). Exprimer cette id&eacute;e ne manquera pas de m&rsquo;exposer &agrave; un consid&eacute;rable hate mail dans une France marqu&eacute;e par le ch&ocirc;mage de masse et qui voit l&#8217;emploi &agrave; vie comme un id&eacute;al, mais un emploi &agrave; vie a un d&eacute;faut consid&eacute;rable : il peut obliger &agrave; rester ind&eacute;finiment dans un emploi que l&rsquo;on n&rsquo;aime pas mais que l&rsquo;on garde de peur de perdre la \u00ab\u00a0s&eacute;curit&eacute;\u00a0\u00bb qui l&rsquo;accompagne. Tous les accessoires de r&eacute;mun&eacute;ration type plans de retraites, assurances-sant&eacute;, correspondaient &agrave; un syst&egrave;me dans lequel les entreprises cherchaient &agrave; fid&eacute;liser leurs salari&eacute;s (ces plans, par ailleurs, ont commenc&eacute; leur essor durant les ann&eacute;es 30, ou des r&egrave;glementations obligeaient en pratique les employeurs &agrave; augmenter les salari&eacute;s \u00ab\u00a0en nature\u00a0\u00bb plut&ocirc;t qu&rsquo;en salaire accru). Or si les salari&eacute;s ont d&eacute;cid&eacute; volontairement de ne plus s&rsquo;attacher &agrave; un employeur pour y gagner en libert&eacute;, il est assez normal que les accessoires de salaire faits pour fid&eacute;liser les salari&eacute;s se mettent &agrave; dispara&icirc;tre au profit de m&eacute;canismes plus individualis&eacute;s.<br \/> On se tromperait en voyant dans ces constats un plaidoyer politique dans un sens ou dans l&rsquo;autre : apr&egrave;s tout, si ce changement est r&eacute;el, il peut selon le camp dans lequel on se place impliquer plus d&rsquo;intervention publique ou moins. S&rsquo;il ne faut plus compter sur les employeurs am&eacute;ricains pour fournir assurance-sant&eacute; et retraites, si les salari&eacute;s am&eacute;ricains souhaitent massivement moduler leur temps de travail tout au long de la vie, cela peut-&ecirc;tre un argument d&eacute;cisif pour une intervention de l&rsquo;Etat accrue, sous forme de fourniture publique de ces services. Cela peut aussi d&rsquo;ailleurs pousser vers la substitution des assurances d&rsquo;entreprises par le m&eacute;canisme de march&eacute;, dans la veine par exemple des id&eacute;es de <a href=\"http:\/\/www.amazon.fr\/exec\/obidos\/ASIN\/0691120110\/qid=1098814891\/sr=1-1\/ref=sr_1_8_1\/402-1185498-4757722\"><b>Robert Shiller<\/b> <\/a>(qui est d&rsquo;ailleurs cit&eacute; dans l&rsquo;article du LAT) et le remplacement des protections li&eacute;es &agrave; l&#8217;emploi par des m&eacute;canismes protecteurs individualis&eacute;s. En tout cas cette perspective est assez diff&eacute;rente de celle qui est sous-entendue par les deux articles.<br \/> On peut faire les m&ecirc;mes reproches &agrave; la partie consacr&eacute;e aux &eacute;volutions de la protection fournie par le gouvernement am&eacute;ricain. Quel est d&eacute;j&agrave; le lien entre le versement de la protection sociale et le risque accru pour la classe moyenne? La protection publique et ses diverses composantes aux USA concerne surtout les plus pauvres, bien plus que les classes moyennes. Il est certain que depuis les ann&eacute;es 70 les in&eacute;galit&eacute;s de revenu et la pauvret&eacute; ont touch&eacute; durement les plus pauvres des am&eacute;ricains (qui sont les premiers concern&eacute;s par les insuffisances de l&rsquo;assurance-sant&eacute;). Mais faut-il voir l&agrave; le r&eacute;sultat des politiques publiques? Un autre facteur explicatif peut &ecirc;tre <b><a href=\"http:\/\/www.washingtonpost.com\/wp-dyn\/articles\/A28394-2004Oct12.html\">l&rsquo;entr&eacute;e r&eacute;guli&egrave;re de migrants peu qualifi&eacute;s aux USA<\/a><\/b> : m&eacute;caniquement, ces entr&eacute;es entretiennent les in&eacute;galit&eacute;s et l&rsquo;existence de bas revenus. Mais pour les personnes concern&eacute;es, la pauvret&eacute; aux USA est un gain important par rapport &agrave; la m&ecirc;me pauvret&eacute; dans leur pays d&rsquo;origine. Par ailleurs au fur et &agrave; mesure qu&rsquo;ils acqui&egrave;rent des qualifications, ils sortent de la pauvret&eacute;. La r&eacute;forme du welfare state am&eacute;ricain, intervenue durant les pr&eacute;sidences Clinton et critiqu&eacute;es dans les deux articles, ont eu plut&ocirc;t un effet inverse de celui qui est sugg&eacute;r&eacute; : en incitant les plus pauvres &agrave; prendre un travail, cela a eu pour effet <b><a href=\"http:\/\/www.reason.com\/rauch\/092203.shtml\">d&rsquo;am&eacute;liorer globalement leur situation<\/a><\/b>, et d&rsquo;apporter une s&eacute;rie d&rsquo;autres avantages par ailleurs. On peut dire la m&ecirc;me chose du salaire minimum, effectivement tr&egrave;s bas (du moins &agrave; son niveau f&eacute;d&eacute;ral). L&agrave; encore cette mesure a-t-elle vraiment nui aux classes moyennes? Sans doute pas. Aux pauvres? Difficile de le dire. La mesure a pu &eacute;galement accro&icirc;tre leurs chances d&rsquo;&ecirc;tre embauch&eacute;s.<br \/> Au bout du compte, si ces articles apportent des informations tr&egrave;s pr&eacute;cises et int&eacute;ressantes sur l&rsquo;&eacute;volution des revenus aux USA, il leur manque aussi une part de doute et d&rsquo;interpr&eacute;tation prudente. L&rsquo;article du journaliste du Nouvel Observateur se conclut par l&rsquo;id&eacute;e selon laquelle le candidat Kerry a tout int&eacute;r&ecirc;t &agrave; insister sur l&rsquo;ins&eacute;curit&eacute; &eacute;conomique nouvelle des am&eacute;ricains. Est-ce vraiment une si bonne id&eacute;e que cela?<b><br \/> <\/b><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>Gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;excellent blog Ceteris Paribus, j&rsquo;ai d&eacute;couvert le blog d&rsquo;un journaliste du Nouvel Observateur qui commente l&rsquo;&eacute;lection et l&rsquo;actualit&eacute; am&eacute;ricaines. Ce post consacr&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;volution de la volatilit&eacute; des revenus aux Etats-Unis, inspir&eacute; d&rsquo;un article du Los Angeles Times, a notamment retenu mon attention. (Au passage, je me joins <a class=\"mh-excerpt-more\" href=\"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/14\/\" title=\"The economy, stupid ?\">(Lire la suite&#8230;)<\/a><\/p>\n<\/div>","protected":false},"author":3,"featured_media":59424,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-6013","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ecoblabla"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6013","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6013"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6013\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/media\/59424"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6013"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6013"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6013"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}