{"id":6008,"date":"2004-10-20T22:21:33","date_gmt":"2004-10-20T22:21:33","guid":{"rendered":"http:\/\/127.0.0.1\/import\/?p=8"},"modified":"2004-10-20T22:21:33","modified_gmt":"2004-10-20T22:21:33","slug":"8","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/8\/","title":{"rendered":"Consensus de Washington"},"content":{"rendered":"<p>Alors que le rapport Camdessus soul&egrave;ve quelques d&eacute;bats en France (sans doute jusqu&rsquo;&agrave; la sortie d&rsquo;un quelconque prochain rapport) la carri&egrave;re pass&eacute;e de son directeur comme directeur du FMI entre 1987 et 2000 refait l&rsquo;objet de quelques articles. Articles qui font de Camdessus &agrave; la fois le \u00ab\u00a0pompier des pays en crise\u00a0\u00bb (comme il s&rsquo;est qualifi&eacute; lui-m&ecirc;me) mais aussi et surtout \u00ab\u00a0l&rsquo;artisan du consensus de Washington\u00a0\u00bb. L&rsquo;occasion de parler dudit \u00ab\u00a0consensus de Washington\u00a0\u00bb qui fait l&rsquo;objet, encore aujourd&rsquo;hui, d&rsquo;un concentr&eacute; d&rsquo;erreurs d&rsquo;interpr&eacute;tation proprement incroyable <a href=\"http:\/\/.free.fr\/html\/modules.php?op=modload&amp;name=News&amp;file=article&amp;sid=8&amp;mode=thread&amp;order=0&amp;thold=0\"><\/a><\/p>\n<p>Lib&eacute;ration nous offre une superbe compilation de tous les pr&eacute;jug&eacute;s et id&eacute;es fausses qui courent sur le consensus de Washington. <a href=\"http:\/\/www.liberation.fr\/page.php?Article=247490\"><b>Extrait<\/b><\/a> :<\/p>\n<p> \u00ab\u00a0<i>Ce &laquo;m&eacute;decin en chef&raquo; de l&rsquo;&eacute;conomie mondiale a port&eacute; mieux que quiconque les recettes du consensus de Washington<\/i>. <i>Les pays en d&eacute;veloppement passant sous m&eacute;dication du FMI devaient accepter de d&eacute;manteler leurs structures protectionnistes, d&rsquo;autant plus qu&rsquo;ils &eacute;taient fortement endett&eacute;s et qu&rsquo;ils cherchaient &agrave; obtenir un r&eacute;pit pour faire face &agrave; leurs obligations financi&egrave;res. Ce consensus se r&eacute;v&eacute;la aussi une v&eacute;ritable camisole de force budg&eacute;taire. Au lieu des projets de protection des industries naissantes et souvent &eacute;tatis&eacute;es, il fallait d&eacute;sormais que les discussions nationales portent uniquement sur les secteurs &eacute;conomiques &agrave; privatiser. Des pays entiers durent s&rsquo;adonner aux joies de l&rsquo;ouverture financi&egrave;re et des flux d&rsquo;investissement de portefeuille. Michel Camdessus a port&eacute; la bonne parole de cette doctrine dominante, sortie tout droit (en 1989) du d&eacute;partement du Tr&eacute;sor am&eacute;ricain.<\/i>\u00ab\u00a0<\/p>\n<p> L&rsquo;ensemble de l&rsquo;article de Lib&eacute;ration est assez fantaisiste, mais la fin est la plus grosse &eacute;normit&eacute;. R&eacute;tablissons quelques v&eacute;rit&eacute;s.<br \/> le consensus de Washington n&rsquo;est pas \u00ab\u00a0sorti tout droit en 1989\u00a0\u00bb du d&eacute;partement du tr&eacute;sor am&eacute;ricain. Le terme \u00ab\u00a0consensus de Washington\u00a0\u00bb a &eacute;t&eacute; invent&eacute; par un &eacute;conomiste am&eacute;ricain, Williamson, qui cherchait &agrave; caract&eacute;riser les diverses propositions qui en 1989 faisaient selon lui l&rsquo;unanimit&eacute; parmi les &eacute;conomistes et les organisations internationales pr&eacute;sentes &agrave; Washington. Ces propositions &eacute;taient au nombre de 10 :<br \/> 1- contenir les d&eacute;ficits publics<br \/> 2- r&eacute;ordonner les priorit&eacute;s en mati&egrave;re de d&eacute;penses publiques en faveur des plus pauvres. Donc, orienter la d&eacute;pense publique vers l&rsquo;&eacute;ducation, les infrastructures, etc&#8230;<br \/> 3- r&eacute;forme fiscale : pour que l&rsquo;Etat collecte plus, r&eacute;duire les taux marginaux d&rsquo;imposition et &eacute;largir l&rsquo;assiette<br \/> 4- lib&eacute;raliser les taux d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t (&agrave; la fin d&rsquo;un processus de lib&eacute;ralisation des march&eacute;s financiers, dont le rythme et l&rsquo;ampleur ne faisait pas l&rsquo;objet d&rsquo;un consensus)<br \/> 5- un taux de change comp&eacute;titif<br \/> 6- une lib&eacute;ralisation commerciale, il n&rsquo;y avait pas consensus sur le rythme de celle-ci.<br \/> 7- lib&eacute;ralisation des entr&eacute;es d&rsquo;investissements directs (mais pas du compte de capital)<br \/> 8- les privatisations<br \/> 9- d&eacute;r&egrave;glementation des march&eacute;s (c&rsquo;est &agrave; dire, r&eacute;duction des barri&egrave;res &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e)<br \/> 10- droits de propri&eacute;t&eacute; : permettre &agrave; l&rsquo;&eacute;conomie informelle d&rsquo;acc&eacute;der &agrave; la propri&eacute;t&eacute; &agrave; un co&ucirc;t raisonnable.<\/p>\n<p> Le \u00ab\u00a0consensus de Washington\u00a0\u00bb &eacute;tait donc une description de l&rsquo;&eacute;tat de l&rsquo;opinion g&eacute;n&eacute;rale d&rsquo;&eacute;conomistes et de fonctionnaires sis &agrave; Washington en 1989 sur ce qu&rsquo;il fallait faire pour r&eacute;duire la pauvret&eacute; et favoriser la croissance dans les pays en voie de d&eacute;veloppement. Il ne s&rsquo;agissait pas d&rsquo;un agenda n&eacute;olib&eacute;ral. Tout au contraire, l&rsquo;auteur voulait montrer qu&rsquo;apr&egrave;s une &egrave;re Reagan tr&egrave;s id&eacute;ologique, on &eacute;tait pass&eacute;s dans une situation de relatif calme et que les gens s&rsquo;accordaient sur quelques id&eacute;es g&eacute;n&eacute;rales minimales. On peut ajouter quelques autres &eacute;l&eacute;ments. Le premier est celui du contexte qui &eacute;tait celui des crises des pays d&rsquo;Am&eacute;rique latine, qui sortaient de longues p&eacute;riodes d&rsquo;hyperinflation provoqu&eacute;e par le financement mon&eacute;taire de d&eacute;ficits publics abyssaux. Cette p&eacute;riode avait &eacute;t&eacute; dramatique pour les pauvres, qui contrairement aux riches ne pouvaient pas envoyer leurs actifs dans des comptes suisses. Cela explique une partie des diff&eacute;rents points (notamment le premier et le cinqui&egrave;me). <br \/> Un autre point, c&rsquo;est que Williamson voulait marquer la fin d&rsquo;une &eacute;poque. Le consensus sur les 10 points ci-dessus ne posait aucunement question pour les pays d&eacute;velopp&eacute;s qui pratiquaient ces diverses politiques sans y penser; Mais &eacute;trangement, les ann&eacute;es 70 et 80 avaient &eacute;t&eacute; marqu&eacute;es par l&rsquo;id&eacute;e selon laquelle les pays en voie de d&eacute;veloppement appartenaient &agrave; un monde &eacute;trange dans lequel la r&eacute;alit&eacute; &eacute;conomique &eacute;tait diff&eacute;rente, dans lequel la population b&eacute;n&eacute;ficiait de l&rsquo;inflation (qui &eacute;tait cens&eacute;e favoriser l&rsquo;investissement&#8230;), le gouverment devait imp&eacute;rativement s&rsquo;endetter massivement pour lancer des projets \u00ab\u00a0d&rsquo;industries industrialisantes\u00a0\u00bb, et que le pays pourrait b&eacute;n&eacute;ficier de strat&eacute;gies de \u00ab\u00a0substitution aux importations\u00a0\u00bb. Ce m&eacute;lange d&rsquo;id&eacute;ologie et de naivet&eacute;, port&eacute; notamment par le catastrophique Robert MacNamara lorsqu&rsquo;il &eacute;tait directeur de la Banque Mondiale (apr&egrave;s avoir eu le succ&egrave;s que l&rsquo;on sait en conseillant &agrave; Kennedy d&rsquo;envoyer des soldats au Vietnam&#8230;), avait dramatiquement &eacute;chou&eacute; dans les crises d&rsquo;endettement des ann&eacute;es 80. Le consensus de Washington &eacute;tait la reconnaissance de ce que les pays pauvres n&rsquo;&eacute;taient finalement pas l&rsquo;objet de lois &eacute;conomiques diff&eacute;rentes de celles qui r&eacute;gissent les pays riches. Que la priorit&eacute; des gouvernements devait &ecirc;tre la r&eacute;duction de la pauvret&eacute; et la croissance.<br \/> Surtout, l&rsquo;objectif premier du consensus est d&rsquo;adopter le pr&eacute;cepte m&eacute;dical : \u00ab\u00a0surtout ne pas nuire\u00a0\u00bb. Plut&ocirc;t que de lancer des agendas ambitieux et irr&eacute;alistes ou des &eacute;l&eacute;phants blancs, mieux valait faire preuve de modestie et limiter les pr&eacute;conisations politiques &agrave; ce qui fait l&rsquo;unanimit&eacute;.<br \/> Ce consensus est pourtant tr&egrave;s rapidement devenu le synonyme de \u00ab\u00a0pens&eacute;e unique n&eacute;olib&eacute;rale\u00a0\u00bb. Le terme de \u00ab\u00a0consensus\u00a0\u00bb donnait l&rsquo;impression d&rsquo;une sorte d&rsquo;absence de d&eacute;bat et de r&eacute;flexion; Surtout, le terme a servi &agrave; d&eacute;crire l&rsquo;ensemble des politiques appliqu&eacute;es aux pays faisant l&rsquo;objet d&rsquo;un plan d&rsquo;ajustement structurel du FMI. Or quoi que l&rsquo;on puisse penser de ces plans d&rsquo;ajustement structurels, ils intervenaient dans un contexte bien pr&eacute;cis : celui de gouvernements ruin&eacute;s par une crise d&rsquo;endettement et de balance des paiements, en situation d&rsquo;urgence. Dans de telles circonstances il n&rsquo;y a pas beaucoup de moyens de r&eacute;tablir les finances publiques et les rem&egrave;des ne peuvent qu&rsquo;&ecirc;tre amers. Mais les plans en question &eacute;taient des plans d&rsquo;urgence, pas des plans visant &agrave; accro&icirc;tre la croissance et r&eacute;duire la pauvret&eacute;.<br \/> Aujourd&rsquo;hui le terme de \u00ab\u00a0consensus de Washington\u00a0\u00bb est inutilisable tant il a &eacute;t&eacute; charg&eacute; de significations &eacute;trang&egrave;res &agrave; ce qu&rsquo;il &eacute;tait. On en a fait un imp&eacute;rialisme. Un \u00ab\u00a0fanatisme du march&eacute;\u00a0\u00bb. Un projet de cr&eacute;ation d&rsquo;une &eacute;conomie mondiale \u00ab\u00a0enti&egrave;rement privatis&eacute;e\u00a0\u00bb. J&rsquo;en passe et des meilleures. Peu de termes ont &eacute;chapp&eacute; &agrave; leur sens initial comme celui-l&agrave; l&rsquo;a fait.<br \/> Une question plus int&eacute;ressante consiste &agrave; se demander ce qui a chang&eacute; aujourd&rsquo;hui : le consensus de Washington est-il toujours un consensus parmi les &eacute;conomistes, ou y a t&rsquo;il eu un changement d&rsquo;avis et de perspective? L&rsquo;id&eacute;e selon laquelle le gouvernement doit contr&ocirc;ler sa d&eacute;pense et l&rsquo;orienter vers l&rsquo;&eacute;ducation et l&rsquo;aide aux plus pauvres, tout en adoptant une fiscalit&eacute; efficace n&rsquo;est pas discut&eacute;e. Les diff&eacute;rentes formes de lib&eacute;ralisation sont elles aussi unanimement accept&eacute;es. M&ecirc;me Stiglitz (qui a largement contribu&eacute; &agrave; discr&eacute;diter le consensus de Washington en l&rsquo;assimilant au n&eacute;olib&eacute;ralisme, tout en en retenant l&rsquo;essentiel des propositions) est favorable &agrave; la lib&eacute;ralisation des march&eacute;s, l&rsquo;ouverture &eacute;conomique, et la lib&eacute;ralisation financi&egrave;re quand c&rsquo;est possible. Les seuls d&eacute;saccords portent sur le rythme d&rsquo;&eacute;volution et l&rsquo;ordre des r&eacute;formes &agrave; mener, pas sur la direction &agrave; suivre. En mati&egrave;re de taux de change, Williamson pensait &agrave; un taux de change fixe ajustable, pas les currency boards qui ont pr&eacute;valu (sans grand succ&egrave;s) dans les ann&eacute;es 90. Parmi les diff&eacute;rents points, c&rsquo;est l&rsquo;ouverture des capitaux qui reste la moins consensuelle. Pour Williamson il s&rsquo;agissait de faciliter l&rsquo;entr&eacute;e des investisseurs &eacute;trangers, quitte &agrave; maintenir des limites sur les flux de court terme. Les ann&eacute;es 90 ont montr&eacute; que des syst&egrave;mes partiellement contraignants pouvaient &eacute;ventuellement avoir un effet positif (voir le cas du Chili ou de la Malaisie).<br \/> Un &eacute;conomiste des ann&eacute;es 2000 qui voudrait d&eacute;finir un \u00ab\u00a0nouveau consensus\u00a0\u00bb insisterait probablement aussi sur la pr&eacute;vention des crises, point trop ignor&eacute; par la version 1989 du consensus. A l&rsquo;&eacute;poque, on pensait que les crises financi&egrave;res &eacute;taient le r&eacute;sultat de probl&egrave;mes structurels d&rsquo;endettement lourds; les ann&eacute;es 90 ont montr&eacute; que m&ecirc;me des pays en bonne sant&eacute; &eacute;conomique pouvaient &ecirc;tre expos&eacute;s &agrave; de violentes turbulences, et qu&rsquo;il fallait disposer d&rsquo;outils de r&eacute;action. Le consensus de Washington, enfin, n&rsquo;est peut-&ecirc;tre pas suffisamment ambitieux. Se contenter de vouloir &eacute;lever la croissance sans trop amplifier les in&eacute;galit&eacute;s est louable, mais r&eacute;duire la pauvret&eacute; doit s&rsquo;accompagner de compl&eacute;ments plus roboratifs en mati&egrave;re de politique sociale.<br \/> Le consensus de Washington, pourtant, est bien &eacute;loign&eacute; du monstre qui en a &eacute;t&eacute; fait. Il s&rsquo;agit plut&ocirc;t d&rsquo;un ensemble de politiques (trop?) raisonnables, et ne m&eacute;rite pas tant d&rsquo;indignit&eacute;s. <\/p>\n<p> Ce post a &eacute;t&eacute; largement inspir&eacute; de la lecture de ces deux articles de Williamson, que je conseille &agrave; tous ceux qui veulent aller plus loin :<\/p>\n<p> <b><a href=\"http:\/\/www.iie.com\/publications\/papers\/williamson1102.htm\">\u00ab\u00a0did the Washington Consensus fail\u00a0\u00bb?<\/a><br \/> <a href=\"http:\/\/www.worldbank.org\/research\/journals\/wbro\/obsaug00\/pdf\/%286%29Williamson.pdf\">\u00ab\u00a0what should the worldbank think of the Washington Consensus?\u00a0\u00bb<\/a><\/b><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>Alors que le rapport Camdessus soul&egrave;ve quelques d&eacute;bats en France (sans doute jusqu&rsquo;&agrave; la sortie d&rsquo;un quelconque prochain rapport) la carri&egrave;re pass&eacute;e de son directeur comme directeur du FMI entre 1987 et 2000 refait l&rsquo;objet de quelques articles. Articles qui font de Camdessus &agrave; la fois le \u00ab\u00a0pompier des pays <a class=\"mh-excerpt-more\" href=\"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/8\/\" title=\"Consensus de Washington\">(Lire la suite&#8230;)<\/a><\/p>\n<\/div>","protected":false},"author":3,"featured_media":59424,"comment_status":"open","ping_status":"closed","sticky":false,"template":"","format":"standard","meta":{"footnotes":""},"categories":[5],"tags":[],"class_list":["post-6008","post","type-post","status-publish","format-standard","has-post-thumbnail","hentry","category-ecoblabla"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6008","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts"}],"about":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/types\/post"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/users\/3"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=6008"}],"version-history":[{"count":0,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/posts\/6008\/revisions"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/media\/59424"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=6008"}],"wp:term":[{"taxonomy":"category","embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/categories?post=6008"},{"taxonomy":"post_tag","embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/tags?post=6008"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}