{"id":26,"date":"2013-12-26T12:46:55","date_gmt":"2013-12-26T11:46:55","guid":{"rendered":"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/?page_id=26"},"modified":"2024-12-27T18:08:00","modified_gmt":"2024-12-27T17:08:00","slug":"lexique-deconomie","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/lexique-deconomie\/","title":{"rendered":"Lexique d&rsquo;\u00e9conomie"},"content":{"rendered":"\n<a name=\"haut\"><\/a>\n<p>S\u00e9lectionner la premi\u00e8re lettre du terme recherch\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><p><form name='formannee2'><br><span style='width:100%; height:30px; display:inline-block'><select style=\"font-family: inherit; color:#303030; vertical-align:center; width:350px; height:30px; text-align:center;\" name=\"anneechronique\" onChange=\"location = this.options[this.selectedIndex].value;\"><option selected>S\u00e9lectionner la premi\u00e8re lettre<\/option><option value=\"#A\">A<\/option><option value=\"#B\">B<\/option><option value=\"#C\">C<\/option><option value=\"#D\">D<\/option><option value=\"#E\">E<\/option><option value=\"#F\">F<\/option><option value=\"#G\">G<\/option><option value=\"#H\">H<\/option><option value=\"#I\">I<\/option><option value=\"#K\">K<\/option><option value=\"#L\">L<\/option><option value=\"#M\">M<\/option><option value=\"#N\">N<\/option><option value=\"#O\">O<\/option><option value=\"#P\">P<\/option><option value=\"#Q\">Q<\/option><option value=\"#R\">R<\/option><option value=\"#S\">S<\/option><option value=\"#T\">T<\/option><option value=\"#U\">U<\/option><option value=\"#V\">V<\/option><option value=\"#W\">W<\/option><option value=\"#Z\">Z<\/option><\/select><\/span><\/form><\/p><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='A'><\/a>A<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Abus de position dominante : <\/span>comportement d'une entreprise qui dispose d'une part de march\u00e9 \u00e9lev\u00e9e et l'utilise pour r\u00e9duire la concurrence sur ce march\u00e9. Exemple: le fabricant d'un bien tr\u00e8s vendu peut imposer aux distributeurs des clauses limitant le nombre de produits qu'ils mettront en rayon aux c\u00f4t\u00e9s du sien.<br><br><span class='lien-bleu'>Acc\u00e9l\u00e9rateur : <\/span>relation qui \u00e9tablit que l\u2019investissement est une fonction croissante de la demande. Pour plus d'informations, voir <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/la-question-et-sa-reponse\/?codefaq=44\">cette question-r\u00e9ponse<\/a>. <br><br><span class='lien-bleu'>Actif : <\/span>ensemble des biens mat\u00e9riels et immat\u00e9riels d\u00e9tenus par un agent \u00e9conomique. Exemple : un bien d\u2019\u00e9quipement ou les actions d\u2019une autre entreprise.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Action : <\/span>titre repr\u00e9sentant une partie du capital d\u2019une entreprise. Elle conf\u00e8re \u00e0 son d\u00e9tenteur un droit de propri\u00e9t\u00e9 sur une partie du capital et un droit de vote dans la gestion de l\u2019entreprise.<br><br><span class='lien-bleu'>Activit\u00e9 \u00e9conomique : <\/span>ensemble des actes que doivent accomplir les hommes pour satisfaire leurs besoins \u00e0 partir de la production et de l'\u00e9change de biens et services.<br><br><span class='lien-bleu'>Actualisation : <\/span>m\u00e9thode qui consiste \u00e0 exprimer la valeur d'une somme mon\u00e9taire future en un \u00e9quivalent actuel. Si je poss\u00e8de dix euros aujourd'hui, pour que j'accepte de l'\u00e9changer contre une somme dans un an, il faudra que l'on me propose plus que dix euros en \u00e9change. En effet, l'impatience, l'inflation, le co\u00fbt d'opportunit\u00e9 de l'utilisation de cette somme pendant un an etc. me pousse \u00e0 demander plus que la somme initiale (dix euros).<br><br><span class='lien-bleu'>Agent \u00e9conomique : <\/span>d\u00e9signe les personnes physiques ou morales qui participent \u00e0 l'activit\u00e9 \u00e9conomique.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Agent repr\u00e9sentatif  : <\/span>en th\u00e9orie \u00e9conomique, repr\u00e9sente l'hypoth\u00e8se selon laquelle l'\u00e9conomie serait form\u00e9e d'agents identiques par leurs pr\u00e9f\u00e9rences ou leur fonctions de production. Il est suffisant alors de ne s'int\u00e9resser qu'au comportement d'un seul de ces agents pour comprendre le fonctionnement de l'\u00e9conomie dans son ensemble.<br><br><span class='lien-bleu'>Agr\u00e9gats mon\u00e9taires : <\/span>ensemble des moyens de paiement dans une nation. On distingue plusieurs agr\u00e9gats en fonction du degr\u00e9 de liquidit\u00e9 de leurs composants.<br \/>\r\nLes agr\u00e9gats retenus sont :<br><br \/>\r\nM1 = Billets et monnaie divisonnaire (pi\u00e8ces) + d\u00e9p\u00f4ts \u00e0 vue.<br><br \/>\r\nM2 = M1 + placements \u00e0 vue (comptes sur livret + comptes d'\u00e9pargne logement, CODEVI).<br><br \/>\r\nM3 = M2 + placements \u00e0 forte liquidit\u00e9 (comptes \u00e0 terme, certificats de d\u00e9p\u00f4ts, bons des institutions financi\u00e8res, titre d\u2019OPCVM court terme) et d\u00e9p\u00f4ts et titres de cr\u00e9ances en devises.<br><br \/>\r\nM4 = M3 + billets de tr\u00e9sorerie et bons du Tr\u00e9sor.<br><br><span class='lien-bleu'>Al\u00e9a moral : <\/span>situation dans laquelle il existe une incertitude sur le comportement qu\u2019adoptera un co-contractant dans l\u2019ex\u00e9cution d\u2019un contrat. Exemple : une soci\u00e9t\u00e9 d'assurance n'est pas certaine que son client sera prudent une fois qu'il aura sign\u00e9 son contrat. L'al\u00e9a moral rend la r\u00e9alisation des \u00e9changes plus complexe. Cette situation se rencontre sur des march\u00e9s divers comme celui du cr\u00e9dit, de l'assurance ou du travail. Voir aussi <em>asym\u00e9trie d'information<\/em>, <em>antis\u00e9lection<\/em> et <em>relation d'agence<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Amortissement : <\/span>en \u00e9conomie, mesure la perte de valeur subie par un stock de capital. Cette perte provient soit de son usure physique, soit de son obsolecsence.<br><br><span class='lien-bleu'>Anticipation : <\/span>hypoth\u00e8se subjective concernant l'\u00e9volution future d'une variable donn\u00e9e permettant de fonder des pr\u00e9visions en vue d'une action future. Exemple: une anticipation d'inflation est ce qu'un agent s'attend \u00e0 constater comme hausse des prix.<br><br><span class='lien-bleu'>Anticipation autor\u00e9alisatrice : <\/span>anticipation qui induit un comportement qui, si elle est largement partag\u00e9e, conduit \u00e0 la r\u00e9alisation effective de l'anticipation. Exemple : si suffisamment d'investisseurs pensent que le prix d'une action va augmenter, ils ach\u00e8tent l'action, ce qui accro\u00eet la demande par rapport \u00e0 l'offre et fait augmenter le prix de l'action. Peu importe les raisons qui justifient l'anticipation, celle-ci se r\u00e9alise parce que les gens y croient.<br><br><span class='lien-bleu'>Anticipations adaptatives : <\/span>anticipations form\u00e9es \u00e0 partir des valeurs pass\u00e9es de la variables en corrigeant cette valeur en fonction des erreurs pass\u00e9es. Math\u00e9matiquement : x<sup>a<\/sup><sub>t<\/sub> = x<sup>a<\/sup><sub>t-1<\/sub> + \u03bb(x<sub>t-1<\/sub> - x<sup>a<\/sup><sub>t-1<\/sub>). x<sup>a<\/sup><sub>t<\/sub> est la valeur de x anticip\u00e9e en t-1 pour t et 0&lt;\u03bb&lt;1.<br><br><span class='lien-bleu'>Anticipations rationnelles : <\/span>anticipations form\u00e9es \u00e0 partir de toute l\u2019information dont dispose les agents sur les facteurs influen\u00e7ant la variable. L\u2019information comprend les valeurs pass\u00e9es de la variable (comme dans les autres types d\u2019anticipations) mais \u00e9galement les \u00e9v\u00e8nements pr\u00e9sents ou \u00e0 venir susceptibles d\u2019affecter la variable dans le futur. <br \/>\r\nExemple : on apprend que la Banque Centrale veut augmenter la masse mon\u00e9taire, les agents peuvent alors en d\u00e9duire une inflation plus importante que pr\u00e9vu.<br \/>\r\nMath\u00e9matiquement : x<sup>a<\/sup><sub>t<\/sub> = E ( x<sub>t<\/sub> \/ I<sub>t-1<\/sub>). x<sup>a<\/sup><sub>t<\/sub> est la valeur de x anticip\u00e9e en t-1 pour t. <br \/>\r\nE ( x<sub>t<\/sub> \/ I<sub>t-1<\/sub>) est l\u2019esp\u00e9rance math\u00e9matique de x en t connaissant l\u2019information I<sub>t-1<\/sub>.<br><br><span class='lien-bleu'>Anticipations statiques : <\/span>anticipations qui se forment en consid\u00e9rant que la valeur future de la variable sera la m\u00eame que sa valeur actuelle. Autrement dit, \" demain sera le m\u00eame qu\u2019aujourd\u2019hui \". Ou encore, si x est la variable anticip\u00e9e : x<sup>a<\/sup><sub>t+1<\/sub> = x<sub>t<\/sub> , pour tout t. x<sup>a<\/sup><sub>t+1<\/sub> est la valeur de x anticip\u00e9e en t pour t+1.<br><br><span class='lien-bleu'>Antis\u00e9lection : <\/span>ou \"s\u00e9lection adverse\". Situation dans laquelle, sur un march\u00e9, l'information disponible sur les caract\u00e9ristiques des biens ou des demandeurs n'est pas parfaite, mais seulement connue d'une partie des agents. Exemples : sur le march\u00e9 des v\u00e9hicules d'occasion, celui qui offre le bien a une id\u00e9e claire de sa qualit\u00e9, mais pas le demandeur (c\u00e9l\u00e8bre exemple de George Akerlof). Sur le march\u00e9 du cr\u00e9dit, la banque ne sait pas parfaitement si l'emprunteur est risqu\u00e9 ou non.<br><br><span class='lien-bleu'>Appariement : <\/span>ou \"<em>match<\/em>\" en anglais. Processus par lequel un offreur et un demandeur se rencontrent sur un march\u00e9 et r\u00e9alisent une transaction effective. Exemple : un appariement sur le march\u00e9 du travail est le r\u00e9sultat d'une recherche d'emploi pour un travailleur et d'une proposition d'emploi pour une entreprise qui aboutit \u00e0 la r\u00e9alisation d'un contrat de travail entre les deux.<br><br><span class='lien-bleu'>Appr\u00e9ciation : <\/span>en r\u00e9gime de changes flexibles, d\u00e9signe la hausse du cours d\u2019une monnaie.<br><br><span class='lien-bleu'>Apprentissage par l'usage : <\/span>ou <em>learning by using<\/em> .Am\u00e9lioration de l'utilisation d'un bien et de l'utiit\u00e9 qu'on en retire dans une activit\u00e9 de consommation par son usage. Voir aussi <em>apprentissage par la pratique<\/em><br><br><span class='lien-bleu'>Apprentissage par la pratique : <\/span>ou <em>learning by doing<\/em>. Comp\u00e9tences acquises par un individu gr\u00e2ce \u00e0 l'exercice d'une activit\u00e9 de production. L'apprentissage par la pratique est une source de gains de productivit\u00e9. Voir aussi <em>apprentissage par l'usage<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Arm\u00e9e de r\u00e9serve : <\/span>Voir les textes sur Marx dans la rubrique questions et r\u00e9ponses du site.<br><br><span class='lien-bleu'>Assiette fiscale : <\/span>l'assiette fiscale correspond \u00e0 la base \u00e0 laquelle on appliquera un taux d'imposition pour obtenir le montant de l'imp\u00f4t \u00e0 payer. Exemple : la TVA a comme assiette le prix de vente hors TVA. L'imp\u00f4t sur les soci\u00e9t\u00e9s se calcule \u00e0 partir de l'assiette fiscale que repr\u00e9sentent les b\u00e9n\u00e9fices des entreprises tax\u00e9es.<br><br><span class='lien-bleu'>Assouplissement quantitatif : <\/span>ou <em>quantitative easing (QE)<\/em>. Politique mon\u00e9taire dite \"non conventionnelle\" qui consiste pour la banque centrale \u00e0 racheter des quantit\u00e9s importantes de titres aux agents financiers, les banques en particulier. Ces titres peuvent \u00eatre de diff\u00e9rents types, des titres de la dette publique en particulier. Le but est d'alimenter l'\u00e9conomie en liquidit\u00e9s quand les instruments classiques ne fonctionnent plus (notamment en cas de trappe \u00e0 liquidit\u00e9).<br><br><span class='lien-bleu'>Asym\u00e9trie d\u2019information : <\/span>situation dans laquelle les participants \u00e0 un march\u00e9 ne poss\u00e8dent pas tous la m\u00eame information sur les produits, les risques, les pr\u00e9f\u00e9rences des autres agents etc., certains \u00e9tant mieux inform\u00e9s que d\u2019autres. Voir aussi <em>antis\u00e9lection<\/em> et <em>al\u00e9a moral<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Aust\u00e9rit\u00e9 : <\/span>politique \u00e9conomique consistant \u00e0 comprimer la demande en vue de ralentir la hausse des prix. Une politique budg\u00e9taire d'aust\u00e9rit\u00e9 r\u00e9duit notablement les d\u00e9ficits publics (par la hausse des imp\u00f4ts ou la baisse des d\u00e9penses publiques). Une politique mon\u00e9taire d'aust\u00e9rit\u00e9 r\u00e9duit le rythme de progression de la masse mon\u00e9taire. Synonyme de \"rigueur\".<br><br><span class='lien-bleu'>Autarcie : <\/span>caract\u00e9rise une \u00e9conomie sans \u00e9change, o\u00f9 chacun est auto-suffisant. Peut s\u2019appliquer \u00e0 un pays qui n\u2019entretient pas de relations commerciales avec les autres pays. Exemple : Robinson sur son \u00eele, la quasi-autarcie de l\u2019Allemagne hitl\u00e9rienne. En r\u00e9alit\u00e9, l\u2019autarcie v\u00e9ritable n\u2019a jamais exist\u00e9.<br><br><span class='lien-bleu'>Autofinancement : <\/span>Financement (des investissements) d'une entreprise \u00e0 partir de ses ressources propres, c\u2019est \u00e0 dire sans faire appel \u00e0 l'emprunt (bancaire ou obligataire) ou \u00e0 la bourse (augmentation de capital). Il provient de la mise en r\u00e9serve de tout ou partie de ses b\u00e9n\u00e9fices pour accro\u00eetre ses ressources financi\u00e8res.<br><br><span class='lien-bleu'>Avantage comparatif : <\/span>principe d\u00fb \u00e0 l'\u00e9conomiste David Ricardo qui affirme que les pays ont int\u00e9r\u00eat \u00e0 commercer ensemble, chacun se sp\u00e9cialisant dans la production du bien pour lequel il dispose d'un \"avantage comparatif\", c'est-\u00e0-dire le domaine dans lequel leur productivit\u00e9, relativement aux autres, est la plus \u00e9lev\u00e9e. Voir <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/?page_id=211&codefaq=59\">cette question-r\u00e9ponse<\/a> pour plus de d\u00e9tails.<br><br><span class='lien-bleu'>Avantage de co\u00fbt absolu : <\/span>Une entreprise dispose d\u2019un \"avantage de co\u00fbt absolu\" si quelle que soit le niveau de production r\u00e9alis\u00e9e, elle produit toujours \u00e0 un co\u00fbt inf\u00e9rieur \u00e0 celui des concurrents.<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='B'><\/a>B<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Balance commerciale : <\/span>compte r\u00e9capitulant les importations et les exportations de biens d\u2019un pays.<br><br><span class='lien-bleu'>Balance des capitaux : <\/span>compte r\u00e9capitulant les entr\u00e9es et sorties de capitaux d\u2019un pays.<br><br><span class='lien-bleu'>Balance des invisibles : <\/span>compte r\u00e9capitulant les exportations et importations de services et de revenus d\u2019un pays.<br><br><span class='lien-bleu'>Balance des paiements : <\/span>compte retra\u00e7ant l\u2019ensemble des \u00e9changes d\u2019un pays.<br><br><span class='lien-bleu'>Balance des transactions courantes : <\/span>compte r\u00e9capitulant les op\u00e9rations de la balance commerciale et de la balance des invisibles.<br><br><span class='lien-bleu'>Banking school : <\/span>ou principe de banque. Th\u00e9orie selon laquelle la monnaie doit \u00eatre \u00e9mise par la Banque Centrale librement pour servir les besoins des agents en monnaie, sans qu\u2019il existe une couverture stricte des billets \u00e9mis, par une quantit\u00e9 d\u2019or d\u00e9tenue par la Banque Centrale. Thomas Tooke \u00e9tait le chef de file de cette \u00e9cole du XIX\u00e8me si\u00e8cle. Il \u00e9tait oppos\u00e9 \u00e0 la currency school de Ricardo. Dans cette logique, la monnaie est endog\u00e8ne. C'est une vision plut\u00f4t keyn\u00e9sienne de la cr\u00e9ation de monnaie. Voir <i>diviseur de cr\u00e9dit.<\/i><br><br><span class='lien-bleu'>Banque : <\/span>organisme financier qui concentre les moyens de paiement, assure la distribution du cr\u00e9dit, le change, les op\u00e9rations de tenue des march\u00e9s et l\u2019\u00e9mission de billets de banque. En g\u00e9n\u00e9ral, cette derni\u00e8re fonction est assur\u00e9e par une seule banque dans le pays : la Banque Centrale.<br><br><span class='lien-bleu'>Banque centrale : <\/span>banque dont les fonctions sont l\u2019\u00e9mission de la monnaie fiduciaire et l\u2019ex\u00e9cution de la politique mon\u00e9taire. Elle est la banque des banques. Elle organise les r\u00e8glements par compensation entre les banques (dites \"de second rang\"). Elle organise la surveillance et la s\u00e9curit\u00e9 du syst\u00e8me financier national. Elle coop\u00e8re avec les Banques Centrales \u00e9trang\u00e8res dans l\u2019organisation du syst\u00e8me mon\u00e9taire et financier international.<br><br><span class='lien-bleu'>Banque mondiale : <\/span>organisation internationale cr\u00e9\u00e9e en 1944 (affili\u00e9e \u00e0 l'ONU) dont la mission est d'aider les pays pauvres \u00e0 se d\u00e9velopper, en leur pr\u00eatant ou donnant des fonds et en encourageant divers projets (d'ONG, par exemple) allant dans le sens de son objectif majeur : l'\u00e9radication de l'extr\u00eame pauvret\u00e9 dans le monde.<br><br><span class='lien-bleu'>Barri\u00e8re \u00e0 l'entr\u00e9e : <\/span>Une barri\u00e8re \u00e0 l'entr\u00e9e est une caract\u00e9ristique sur un march\u00e9 qui emp\u00eache les entreprises qui n'y sont pas d\u00e9j\u00e0 install\u00e9es d'y entrer. Exemple : l'existence d'\u00e9conomies d'\u00e9chelle rend difficile l'entr\u00e9e sur un march\u00e9 pour une entreprise qui n'est pas s\u00fbr de produire et vendre assez pour avoir des co\u00fbts unitaires conurrentiels. Voir la question-r\u00e9ponse sur <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/la-question-et-sa-reponse\/?codefaq=141\">les barri\u00e8res \u00e0 l'entr\u00e9e<\/a> pour en savoir plus.<br><br><span class='lien-bleu'>Base mon\u00e9taire : <\/span>monnaie centrale. Elle comprend les billets et pi\u00e8ces ainsi que les r\u00e9serves des banques de second rang aupr\u00e8s de la Banque Centrale. Voir aussi <em>multiplicateur de la base mon\u00e9taire<\/em> et <em>diviseur de la base mon\u00e9taire<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Besoin : <\/span>sentiment de privation qui porte \u00e0 d\u00e9sirer un bien ou un service. La satisfaction des besoins est le but de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique. Ce but n\u2019est jamais compl\u00e8tement atteint : les besoins des humains sont infinis et les ressources pour les satisfaire sont donc insuffisantes.<br><br><span class='lien-bleu'>Biais cognitif : <\/span>m\u00e9canisme de pens\u00e9e qui fausse la rationalit\u00e9 des raisonnements et conduit \u00e0 des erreurs d'appr\u00e9ciation et de d\u00e9cision. Exemples de biais cognitifs : biais d'attribution, biais de confirmation, effet Dunning-\u00adKruger.<br \/>\r\nConcept issu des travaux de Daniel Kahneman et Amos Tversky.<br><br><span class='lien-bleu'>Bien (\u00e9conomique) : <\/span>Tout moyen capable de satisfaire un besoin. Il existe une infinit\u00e9 de biens \u00e9conomiques diff\u00e9rents. En effet, un bien se caract\u00e9rise non seulement par ses caract\u00e9ristiques physiques, mais \u00e9galement par sa localisation et sa date de disponibilit\u00e9. Exemple : une glace au chocolat n\u2019est pas le m\u00eame bien si vous en disposez au p\u00f4le Nord ou en Afrique. Un bien peut \u00eatre immat\u00e9riel. On parle alors de \"service\".<br><br><span class='lien-bleu'>Bien d'exp\u00e9rience : <\/span>bien dont on ne conna\u00eet la qualit\u00e9 que lorsqu'on l'a consomm\u00e9. Exemple : un film.<br><br><span class='lien-bleu'>Bien inf\u00e9rieur : <\/span>bien dont la demande diminue quand le revenu augmente. Exemple : les pommes de terre.<br><br><span class='lien-bleu'>Bien normal : <\/span>ou \"bien prioritaire\". Bien dont la consommation augmente quand le revenu augmente, mais moins que proportionnellement au revenu. Son \u00e9lasticit\u00e9 au revenu est comprise entre 0 et 1. Exemple : l\u2019habillement.<br><br><span class='lien-bleu'>Bien public : <\/span>parfois appel\u00e9 \"bien collectif\". Un bien est un bien public si :<br><br \/>\r\n\u25b8 il est non-exclusif. On ne peut en emp\u00eacher sa consommation en faisant payer un prix \u00e0 celui qui le consomme (exemple : l\u2019\u00e9clairage public).<br><br \/>\r\n\u25b8 il est non-rival. Le fait que plusieurs individus le consomment en m\u00eame temps ne retire pas d\u2019utilit\u00e9 \u00e0 l\u2019un d\u2019entre eux (exemple : un feu d\u2019artifice).<br><br \/>\r\nIl existe \u00e9galement des biens dits mixtes, qui respectent une seule de ces deux conditions.<br><br><span class='lien-bleu'>Bien sup\u00e9rieur : <\/span>ou \"bien de luxe\". Bien dont la demande augmente plus que proportionnellement au revenu. Son \u00e9lasticit\u00e9 au revenu est sup\u00e9rieure \u00e0 1. Exemple : les loisirs.<br><br><span class='lien-bleu'>Bien-\u00eatre : <\/span>mesure la satisfaction d\u2019un individu ou d\u2019une collectivit\u00e9. La question des sources du bien-\u00eatre est tr\u00e8s d\u00e9battue. En \u00e9conomie, est fr\u00e9quemment utilis\u00e9 en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la th\u00e9orie du bien-\u00eatre qui \u00e9tudie les conditions dans lesquelles l\u2019\u00c9tat devrait intervenir pour corriger les d\u00e9faillances du march\u00e9 qui \u00e9cartent une \u00e9conomie de march\u00e9 de l\u2019optimum de Pareto. Les auteurs de r\u00e9f\u00e9rence sont Arthur C. Pigou et Paul A. Samuelson.<br><br><span class='lien-bleu'>Biens compl\u00e9mentaires et biens substituables : <\/span>deux biens sont compl\u00e9mentaires si leur utilisation conjointe permet de satisfaire un besoin. Exemple : un stylo et du papier. Deux biens sont substituables s\u2019ils satisfont le m\u00eame besoin ou des besoins proches. Exemple : l\u2019automobile et le train.<br><br><span class='lien-bleu'>Branche : <\/span>ou \"branche d'activit\u00e9\". Regroupe des unit\u00e9s de production homog\u00e8nes, c'est-\u00e0-dire qui fabriquent des produits (ou produisent des services) de m\u00eame type.<br><br><span class='lien-bleu'>Brevet : <\/span>disposition l\u00e9gale qui donne \u00e0 un inventeur le monopole sur l'utilisation de sa d\u00e9couverte. Le brevet est suppos\u00e9 inciter les agents \u00e9conomiques \u00e0 innover, car ils pourront b\u00e9n\u00e9ficier pleinement des revenus li\u00e9s \u00e0 leur invention. La dur\u00e9e de protection d'un brevet est de 20 ans.<br><br><span class='lien-bleu'>Bulle rationnelle : <\/span>bulle sp\u00e9culative qui se d\u00e9veloppe non pas \u00e0 cause de l'irrationalit\u00e9 des investisseurs, mais parce que, conscients de son existence, ils souhaitent profiter des hausses \u00e0 venir du prix de l'actif.<br><br><span class='lien-bleu'>Bulle sp\u00e9culative : <\/span>\u00e9cart entre le cours d\u2019un titre et sa valeur fondamentale. La bulle est la cons\u00e9quence d\u2019anticipations \u00e0 la hausse du cours des titres. Les agents anticipant la hausse du cours des titres et demandent donc des titres. Leur prix augmente. Le ph\u00e9nom\u00e8ne est autoentretenu. \u00c0 un certain moment, un nombre croissant d\u2019agents inversent le sens de leurs anticipations. Les cours chutent alors plus ou moins vite. On dit que la bulle \"\u00e9clate\".<br><br><span class='lien-bleu'>Bureaucratie : <\/span>syst\u00e8me d\u2019affectation des ressources selon des proc\u00e9dures non marchandes de type r\u00e9glementaire.<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='C'><\/a>C<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Capital : <\/span>Tr\u00e8s complexe \u00e0 d\u00e9finir. Rev\u00eat de nombreux sens. En premi\u00e8re approche, il s'agit de tout actif susceptible de procurer un revenu. Dans une optique productive, il s'agit d'un des facteurs de production (aux c\u00f4t\u00e9s du travail), un bien utilis\u00e9 dans la production d'autres biens. Par extension, on parle du capital pour d\u00e9signer l'ensemble des biens de ce type. Cette approche a men\u00e9 \u00e0 une querelle entre les auteurs n\u00e9oclassiques (Solow, Samuelson) et les auteurs postkeyn\u00e9siens (Robinson) dans le cadre des recherches sur la croissance. Chez Marx, c'est le caract\u00e8re structurant du capital qui importe, le fait qu'il cr\u00e9e une division en classes de la soci\u00e9t\u00e9 entre ceux qui d\u00e9tiennent les moyens de production et ceux qui n'ont que leur travail pour vivre (les prol\u00e9taires).<br><br><span class='lien-bleu'>Capital constant, capital variable (chez Marx) : <\/span>Voir les textes sur Marx dans la rubrique questions et r\u00e9ponses du site.<br><br><span class='lien-bleu'>Capital humain : <\/span>aptitude d'un individu \u00e0 s'ins\u00e9rer efficacement dans un processus productif. Trois \u00e9l\u00e9ments contribuent \u00e0 la constitution du capital humain :<br \/>\r\n\u25b8 L'\u00e9tat de sant\u00e9.<br \/>\r\n\u25b8 L'\u00e9ducation : formation initiale ou formation continue.<br \/>\r\n\u25b8 L'apprentissage par la pratique : l'exp\u00e9rience acquise en travaillant.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Capitalisme : <\/span>syst\u00e8me \u00e9conomique caract\u00e9ris\u00e9 par quatre \u00e9l\u00e9ments :<br \/>\r\n\u25b8L'allocation des ressources est r\u00e9alis\u00e9e par le m\u00e9canisme de march\u00e9. Une \u00e9conomie capitaliste est une \u00e9conomie de march\u00e9.<br \/>\r\n\u25b8 La propri\u00e9t\u00e9 priv\u00e9e des moyens de production (le capital).<br \/>\r\n\u25b8 Le r\u00f4le central et la l\u00e9gitimit\u00e9 de la recherche du profit.<br \/>\r\n\u25b8 La pr\u00e9pond\u00e9rance du salariat en tant que mode de travail.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Capitaux flottants : <\/span>d\u00e9signe au niveau international les capitaux qui s\u2019investissent d\u2019une place financi\u00e8re \u00e0 l\u2019autre en fonction des \u00e9v\u00e8nements conjoncturels.<br><br><span class='lien-bleu'>Carr\u00e9 magique  : <\/span>Voir politique conjoncturelle<br><br><span class='lien-bleu'>Cascade informationnelle : <\/span>ph\u00e9nom\u00e8ne d\u00e9signant une situation o\u00f9 les agents \u00e9conomiques ne disposent pas de toute l'information n\u00e9cessaire pour prendre une d\u00e9cision et prennent leurs d\u00e9cisions en se basant sur le comportement observ\u00e9 des autres. Ils supposent ainsi que ces comportements traduisent la d\u00e9tention d'une information priv\u00e9e pertinente. Ce qui n'est pas forc\u00e9ment le cas.<br><br><span class='lien-bleu'>Changes fixes : <\/span>syst\u00e8me de change dans lequel les taux de change sont fix\u00e9s \u00e0 la suite d\u2019accords internationaux et dans lequel les Banques Centrales assurent la stabilit\u00e9 des taux de change de leurs monnaies par leurs interventions sur les march\u00e9s des changes. Exemple : l\u2019offre de euros est sup\u00e9rieure \u00e0 celle de dollars. Le cours du franc contre le dollar devrait diminuer. Pour \u00e9viter cela, la Banque de France va acheter des euros en les vendant contre des dollars, r\u00e9tablissant l\u2019\u00e9quilibre entre offre et demande de euros contre dollars.<br><br><span class='lien-bleu'>Changes flexibles (ou flottants) : <\/span>syst\u00e8me de change o\u00f9 le cours des monnaies \u00e9volue selon les offres et demandes sur le march\u00e9 des changes, sans que les Banques Centrales interviennent. En r\u00e9alit\u00e9, un tel syst\u00e8me pur de changes flottants n\u2019existe pas. Les Banques Centrales interviennent toujours pour \u00e9viter des fluctuations trop brutales des parit\u00e9s mon\u00e9taires. On parle de \"flottement impur\".<br><br><span class='lien-bleu'>Chocs d\u2019offre, chocs de demande : <\/span>d\u00e9signe une hausse ou baisse inattendue de la production (par l\u2019interm\u00e9diaire d\u2019une hausse de la productivit\u00e9) ou de la demande. Exemple : les chocs p\u00e9troliers ont constitu\u00e9 des chocs d\u2019offre n\u00e9gatifs en augmentant les co\u00fbts de production, diminuant la productivit\u00e9 et la production.<br><br><span class='lien-bleu'>Ch\u00f4mage : <\/span>selon le Bureau International du travail (BIT), le ch\u00f4mage est l'\u00e9tat d\u2019un travailleur sans emploi, \u00e0 la recherche effective d\u2019un emploi et disponible pour occuper un emploi (sous environ 15 jours ou trois semaines). En France, le taux de ch\u00f4mage publi\u00e9 par l'INSEE reprend cette d\u00e9finition (de m\u00eame que celui d'Eurostat).<br><br><span class='lien-bleu'>Ch\u00f4mage classique : <\/span>ch\u00f4mage du \u00e0 l\u2019insuffisante rentabilit\u00e9 de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique. Dans une configuration de ch\u00f4mage classique, on peut avoir une demande de biens exc\u00e9dentaire mais qui, du fait de co\u00fbt trop \u00e9lev\u00e9s, n\u2019incite pas pour autant \u00e0 produire et employer plus de main d\u2019oeuvre.<br><br><span class='lien-bleu'>Ch\u00f4mage conjoncturel  : <\/span>ch\u00f4mage du \u00e0 un ralentissement temporaire de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique.<br><br><span class='lien-bleu'>Ch\u00f4mage d'inad\u00e9quation : <\/span>ch\u00f4mage li\u00e9 aux difficult\u00e9s des travailleurs et des entreprises \u00e0 trouver un partenaire aux caract\u00e9ristiques recherch\u00e9es sur le march\u00e9 du travail. Exemple : une entreprise peine \u00e0 trouver un candidat aux comp\u00e9tences requises pour un emploi propos\u00e9.<br><br><span class='lien-bleu'>Ch\u00f4mage frictionnel : <\/span>ou naturel. Taux de ch\u00f4mage jug\u00e9 incompressible. Il est du aux difficult\u00e9s qu\u2019il existe pour qu\u2019\u00e0 tout moment tous les offreurs de travail trouvent un emploi et tous les demandeurs de travail trouvent des travailleurs correspondant aux emplois propos\u00e9s. Il est donc du \u00e0 des imperfections de l\u2019information sur le march\u00e9 du travail. On emploie le terme naturel en r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la th\u00e9orie du taux de ch\u00f4mage naturel de Milton Friedman, qui a formalis\u00e9 la notion de ch\u00f4mage frictionnel. Le taux de ch\u00f4mage frictionnel s'apparente au taux de ch\u00f4mage de plein emploi.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Ch\u00f4mage keyn\u00e9sien : <\/span>ch\u00f4mage du \u00e0 une insuffisance de la demande effective.<br><br><span class='lien-bleu'>Ch\u00f4mage structurel : <\/span>ch\u00f4mage li\u00e9 aux structures de l\u2019\u00e9conomie ou au fonctionnement du march\u00e9 du travail. Il ne peut \u00eatre r\u00e9sorb\u00e9 qu\u2019en modifiant ces structures. Exemple : le ch\u00f4mage du \u00e0 l\u2019insuffisance de qualifications de la main d\u2019\u0153uvre dans un contexte ou de nouveaux m\u00e9tiers apparaissent et d\u2019anciens disparaissent. Il est ind\u00e9pendant de la conjoncture.<br><br><span class='lien-bleu'>Ch\u00f4mage technologique : <\/span>ch\u00f4mage li\u00e9 progr\u00e8s technique. Le progr\u00e8s technique accro\u00eet la productivit\u00e9 et r\u00e9duit dans l'imm\u00e9diat les besoins en travail pour r\u00e9aliser une production donn\u00e9e. Il en r\u00e9sulte un ch\u00f4mage plus ou moins durable.<br><br><span class='lien-bleu'>Ch\u00f4mage volontaire : <\/span>ch\u00f4mage qui appara\u00eet lorsque des travailleurs ne souhaitent pas occuper un emploi au salaire d'\u00e9quilibre du march\u00e9 du travail. Cela peut \u00eatre d\u00fb par exemple \u00e0 l'existence de revenus de substitution au salaire ou \u00e0 l'espoir de trouver un emploi mieux r\u00e9mun\u00e9r\u00e9. Ce ch\u00f4mage est donc li\u00e9 \u00e0 une insuffisance de l'offre de travail, pas \u00e0 une demande de travail trop faible.<br><br><span class='lien-bleu'>Clause de la nation la plus favoris\u00e9e  : <\/span>en commerce international, d\u00e9signe un principe de non discrimination entre les pays impliqu\u00e9s dans le commerce international. Selon ce principe, lorsqu\u2019un pays commerce avec un autre, il doit le faire dans les conditions r\u00e9glementaires qui sont appliqu\u00e9es avec le partenaire le plus favoris\u00e9. Exemple : si la France applique un tarif douanier de 5% aux importations de voitures allemandes, elle ne peut appliquer un tarif sup\u00e9rieur pour les v\u00e9hicules nippons.<br><br><span class='lien-bleu'>Cliquet (effet de) : <\/span>existence d\u2019une non-r\u00e9versibilit\u00e9 dans la variation d\u2019une variable \u00e9conomique que l\u2019on a l\u2019habitude de voir orient\u00e9e \u00e0 la hausse. Exemple : quand le revenu d\u2019un m\u00e9nage diminue, les habitudes de consommation mettent du temps \u00e0 changer.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Cluster : <\/span>regroupement d\u2019entreprises et d\u2019institutions diverses (laboratoires, universit\u00e9s, etc.) g\u00e9ographiquement proches, op\u00e9rant dans un champ d\u2019activit\u00e9 particulier et reli\u00e9es par des points communs et des compl\u00e9mentarit\u00e9s (Michael Porter).<br \/>\r\nUn cluster regroupe des firmes interd\u00e9pendantes car op\u00e9rant dans un m\u00eame domaine d\u2019activit\u00e9. Elles sont soit compl\u00e9mentaires (fournisseurs, clients), soit en concurrence. La vocation de ces firmes est d\u2019exporter la production hors du territoire, tout en \u00e9tant le moteur de l\u2019\u00e9conomie locale.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Cobb-Douglas (fonction de production) : <\/span>fonction de production couramment utilis\u00e9e en analyse \u00e9conomique. Elle est de la forme : <em>Y = F(K,L) = A.K<sup>\u03b1<\/sup>L<sup>\u03b2<\/sup><\/em>, o\u00f9 Y d\u00e9signe la production, K d\u00e9signe la quantit\u00e9 de capital utilis\u00e9 pour produire et L la quantit\u00e9 de travail. A est un param\u00e8tre d'\u00e9chelle (souvent utilis\u00e9 pour int\u00e9grer le progr\u00e8s technique dans la fonction). \u03b1 et \u03b2 sont positifs et peuvent \u00eatre tels que <em>\u03b1 + \u03b2 = 1<\/em> (rendements constants), <em>\u03b1 + \u03b2 > 1<\/em> (rendements croissants) ou <em>\u03b1 + \u03b2 < 1<\/em> (rendements d\u00e9croissants).<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Coefficient de capital : <\/span>rapport entre la valeur du capital utilis\u00e9 dans la production et la valeur de la production. <i>v = K \/ Y<\/i><br><br><span class='lien-bleu'>Coin socio-fiscal : <\/span>ou \"socialo-fiscal\". Mesure le poids des pr\u00e9l\u00e8vements obligatoires dans le co\u00fbt total du travail. Il exprime l'\u00e9cart entre ce que co\u00fbte un salari\u00e9 \u00e0 son employeur et ce qui reste au salari\u00e9 en revenu disponible net. Le coin socio-fiscal est le rapport (imp\u00f4t sur le revenu + cotisations sociales) \/ co\u00fbt salarial total.<br><br><span class='lien-bleu'>Commissaire-priseur  : <\/span>repr\u00e9sentation utilis\u00e9 par Walras dans sa th\u00e9orie de l\u2019\u00e9quilibre g\u00e9n\u00e9ral afin d\u2019illustrer le m\u00e9canisme d\u2019\u00e9quilibrage par t\u00e2tonnement de l\u2019offre et de la demande sur les diff\u00e9rents march\u00e9s. Le commissaire-priseur se charge d'annoncer des prix, de les modifier tant que l'offre n'est pas \u00e9gale \u00e0 la demande, de communiquer les prix d'\u00e9quilibre et d'organiser la distribution des biens \u00e9chang\u00e9s \u00e0 ces prix. Paradoxalement, la main invisible, symbole du march\u00e9 d\u00e9centralis\u00e9 est incarn\u00e9e par un individu unique qui centralise les transactions, sans \u00eatre r\u00e9mun\u00e9r\u00e9.<br><br><span class='lien-bleu'>Comp\u00e9titivit\u00e9 : <\/span>concerne initialement les entreprises. Une entreprise est comp\u00e9titive si elle est capable de de maintenir durablement sur un march\u00e9 concurrentiel en offrant un bien demand\u00e9 par les acheteurs. Pour un pays, la d\u00e9finition est diff\u00e9rente. la comp\u00e9titivit\u00e9 d'un pays mesure sa capacit\u00e9 \u00e0 s'ins\u00e9rer dans les \u00e9changes internationaux et \u00e0 en tirer un b\u00e9n\u00e9fice, c'est-\u00e0-dire \u00e0 am\u00e9liorer le bien-\u00eatre de sa population. La comp\u00e9titivit\u00e9 d'un pays ne se mesure donc pas par le niveau du solde courant (m\u00eame si un pays comp\u00e9titif peut avoir un solde courant exc\u00e9dentaire).<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Composition organique du capital  : <\/span>Voir les textes sur Marx dans la rubrique questions et r\u00e9ponses du site.<br><br><span class='lien-bleu'>Concurrence imparfaite  : <\/span>se d\u00e9finit par opposition \u00e0 la concurrence parfaite. Un march\u00e9 se caract\u00e9rise par une structure de concurrence imparfaite si l\u2019un des principes de la concurrence pure et parfaite est viol\u00e9 de mani\u00e8re significative. Cela aboutit \u00e0 des structures de type monopolistique, oligopolistique, de concurrence monopolistique etc.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Concurrence monopolistique : <\/span>type de march\u00e9 qui m\u00e9lange des traits de concurrence et de monopole. Les biens offerts sont diff\u00e9renci\u00e9s (soit sur leur qualit\u00e9, soit sur leurs fonctionnalit\u00e9s r\u00e9elles ou suppos\u00e9es). Chaque firme y offre une vari\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifique d'un bien g\u00e9n\u00e9rique. Elle dispose \u00e0 ce titre d'une client\u00e8le en partie \"captive\" car attach\u00e9e \u00e0 cette vari\u00e9t\u00e9 particuli\u00e8re. Cette client\u00e8le est pr\u00eate \u00e0 payer la vari\u00e9t\u00e9 plus cher. D'o\u00f9 le terme \"monopolistique\". N\u00e9anmoins, si la firme vend sa vari\u00e9t\u00e9 \u00e0 un prix prohibitif, m\u00eame sa client\u00e8le captive finira par lui substituer la vari\u00e9t\u00e9 d'un concurrent. D'o\u00f9 le terme \"concurrence\". Exemple : des amateurs de litt\u00e9rature (bien g\u00e9n\u00e9rique) peuvent avoir une pr\u00e9f\u00e9rence pour la science-fiction (une vari\u00e9t\u00e9 du bien g\u00e9n\u00e9rique). Si la science-fiction est un peu plus ch\u00e8re que les autres formes de litt\u00e9rature, ils seront pr\u00eats \u00e0 payer ce suppl\u00e9ment. Si le prix est bien plus cher, ils liront d'autres types d'ouvrages car leur go\u00fbt pour la science-fiction ne va pas jusqu'\u00e0 accepter un prix extr\u00eamement plus \u00e9lev\u00e9.<br><br><span class='lien-bleu'>Concurrence parfaite  : <\/span>structure de march\u00e9 de r\u00e9f\u00e9rence en \u00e9conomie qui se caract\u00e9rise par les quatre conditions suivantes :<br \/>\r\n\u25b8 L\u2019atomicit\u00e9 : un grand nombre d\u2019offreurs et de demandeurs se rencontrent sur ce march\u00e9, de sorte qu\u2019aucun agent ne peut avoir d\u2019influence, par son seul comportement, sur les prix du march\u00e9.<br \/>\r\n\u25b8 L\u2019homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 : tous les biens offerts sont strictement identiques.<br \/>\r\n\u25b8 L\u2019information parfaite : chaque participant au march\u00e9 peut conna\u00eetre toutes les informations susceptibles de lui \u00eatre utiles pour op\u00e9rer les \u00e9changes (sur les biens, les offreurs et les demandeurs).<br \/>\r\n\u25b8 La libre entr\u00e9e et libre sortie : chacun peut \u00e0 tout moment choisir de participer ou non au march\u00e9.<br \/>\r\nLorsque ces conditions sont respect\u00e9es, l\u2019\u00e9conomie de march\u00e9 est cens\u00e9e conduire \u00e0 une allocation optimale des ressources (d\u2019apr\u00e8s la <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/?page_id=211&codefaq=27\">th\u00e9orie de l'\u00e9quilibre g\u00e9n\u00e9ral<\/a>).<br \/>\r\n<br \/>\r\nCette formulation est critiqu\u00e9e par certains auteurs, comme Bernard Guerrien, qui consid\u00e8rent que les seules hypoth\u00e8ses de la concurrence parfaite \u00e9nonc\u00e9es par les th\u00e9oriciens de l'\u00e9quilibre g\u00e9n\u00e9ral sont :<br \/>\r\n\u25b8 Il existe pour chaque bien un prix affich\u00e9 et connu de tous. Hypoth\u00e8se institutionnelle.<br \/>\r\n\u25b8 Les agents ne pensent pas avoir une influence sur les prix affich\u00e9s et croient pouvoir acheter et vendre \u00e0 ces prix. Hypoth\u00e8se sur les caract\u00e9ristiques des agents.<br \/>\r\n\u25b8 Aux prix affich\u00e9s, les agents formulent leurs offres et demandes aupr\u00e8s du commissaire-priseur qui les regroupe et les confronte. Il n'y a pas d\u2019\u00e9change direct. Hypoth\u00e8se institutionnelle.<br \/>\r\n\u25b8 Tous les biens pr\u00e9sents et futurs ont un prix affich\u00e9. Il existe un syst\u00e8me complet de march\u00e9s.<br \/>\r\n<br \/>\r\nCertaines peuvent \u00eatre compatibles avec la premi\u00e8re formulation (atomicit\u00e9 et hypoth\u00e8se d'agents preneurs de prix sont assez proches). D'autres sont plus probl\u00e9matiques. Ainsi, la libre entr\u00e9e est en contradiction avec le mod\u00e8le Arrow-Debreu, qui suppose, pour qu'existe un \u00e9quilibre g\u00e9n\u00e9ral, que le nombre d'entreprises est fix\u00e9 et que les conditions de la concurrence parfaite sont respect\u00e9es. Voir aussi <em>th\u00e9orie de l'\u00e9quilibre g\u00e9n\u00e9ral<\/em> et <em>\u00e9quilibre g\u00e9n\u00e9ral<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Conjoncture : <\/span>\u00e9l\u00e9ments caract\u00e9risant la situation \u00e9conomique d\u2019un secteur, d\u2019une branche, d\u2019une r\u00e9gion, d\u2019un pays ou m\u00eame de l'\u00e9conomie mondiale \u00e0 un moment donn\u00e9. Elle peut se r\u00e9sumer au volume d'activit\u00e9 ou au niveau de la demande.<br><br><span class='lien-bleu'>Connaissance codifiable : <\/span>connaissance qui peut \u00eatre d\u00e9crite \u00e0 moindre co\u00fbt dans ses aspects essentiels. Exemple : la proc\u00e9dure de param\u00e9trage d\u2019un logiciel peut \u00eatre d\u00e9crite simplement dans un mode op\u00e9ratoire \u00e9crit ou en vid\u00e9o. Voir aussi <em>connaissance tacite<\/em><br><br><span class='lien-bleu'>Connaissance tacite : <\/span>connaissance impossible \u00e0 d\u00e9crire \u00e0 moindre co\u00fbt dans ses aspects essentiels. Elle n\u2019est pas compr\u00e9hensible ou exprimable sans observer ou interagir longuement avec celui qui la ma\u00eetrise. Elle r\u00e9side largement dans sa t\u00eate. Exemple : n\u2019importe qui peut lire un ouvrage de techniques commerciales sans pour autant \u00eatre un bon commercial. Un commercial performant ne pourra jamais expliquer compl\u00e8tement comment il parvient \u00e0 une efficacit\u00e9 que d\u2019autres ne peuvent atteindre. Les situations de vente sont tellement diff\u00e9rentes les unes des autres qu\u2019expliquer ce qui fait qu\u2019on r\u00e9ussit mieux que les autres est complexe.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Consensus de Washington : <\/span>voir la <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/?page_id=211&codefaq=91\">question r\u00e9ponse<\/a> \u00e0 ce sujet.<br><br><span class='lien-bleu'>Consommation : <\/span>emploi d\u2019un bien ou d\u2019un service en vue soit de sa transformation dans la production (consommation interm\u00e9diaire) soit de la satisfaction d\u2019un besoin (consommation finale) impliquant la destruction imm\u00e9diate ou progressive de ce bien.<br><br><span class='lien-bleu'>Constitutionnalisme \u00e9conomique : <\/span>doctrine issue des travaux de l'\u00e9cole du <em>public choice<\/em> qui consid\u00e8re que les politiques \u00e9conomiques discr\u00e9tionnaires, non encadr\u00e9es par des r\u00e8gles \"constitutionnelles\", sont inefficaces. Il faut, selon elle, limiter le pouvoir du gouvernement dans certains domaines et lui imposer des r\u00e8gles intangibles. Exemple : r\u00e8gle de l'\u00e9quilibre budg\u00e9taire. Voir la <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/?page_id=211&codefaq=28\">question r\u00e9ponse sur le <em>public choice<\/em><\/a>.<br><br><span class='lien-bleu'>Contrat \u00e0 terme : <\/span>Contrat pr\u00e9cisant les conditions d'un \u00e9change qui aura lieu ult\u00e9rieurement aux conditions pr\u00e9cis\u00e9es aujourd'hui. Exemple : vente de 500 dollars contre 495 euros dans 3 mois.<br><br><span class='lien-bleu'>Convention : <\/span>pour Andr\u00e9 Orlean, d\u00e9signe une r\u00e9gularit\u00e9 de comportement au sein d\u2019une population telle que :<br \/>\r\n\u25b8 Tous les membres de la population se conforment \u00e0 ce comportement.<br \/>\r\n\u25b8 Chacun croit que tous les autres membres de la population se conforment \u00e0 ce comportement<br \/>\r\n\u25b8 Chacun trouve dans cette croyance une bonne et d\u00e9cisive raison pour s'y conformer.<br \/>\r\n\u25b8 Au moins, une autre r\u00e9gularit\u00e9 de comportement v\u00e9rifiant les conditions pr\u00e9c\u00e9dentes aurait pu pr\u00e9valoir.<br \/>\r\nExemple : la croyance que le cours des actions d'un secteur donn\u00e9 va durablement augmenter, alors que les r\u00e8gles d'\u00e9valuation traditionnelles des titres indiqueraient le contraire.<br><br><span class='lien-bleu'>Courbe d'Engel : <\/span>courbe qui donne l'\u00e9volution de la consommation d'un bien en fonction de l'\u00e9volution du revenu. La forme de la courbe d'Engel indique le type de bien auquel on a affaire (inf\u00e9rieur, normal, sup\u00e9rieur). Voir aussi <em>bien normal<\/em>, <em>bien inf\u00e9rieur<\/em> et <em>bien sup\u00e9rieur<\/em>.<br \/>\r\n<br \/>\r\n<img decoding=\"async\" src=\"\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/img\/engel.jpg\"><br><br><span class='lien-bleu'>Courbe d\u2019indiff\u00e9rence  : <\/span>en micro\u00e9conomie, ensemble des paniers de biens qui apportent la m\u00eame utilit\u00e9. Par exemple, en deux dimensions, lorsqu\u2019un consommateur peut consommer deux biens diff\u00e9rents 1 et 2, une courbe d\u2019indiff\u00e9rence est l\u2019ensemble des couples de consommation (x<sub>1<\/sub>,x<sub>2<\/sub>) tels qu\u2019ils apportent un m\u00eame niveau d\u2019utilit\u00e9 (satisfaction). Une courbe d'indiff\u00e9rence qui est plus \u00e9lev\u00e9e dans le rep\u00e8re x<sub>1<\/sub>,x<sub>2<\/sub> donne un niveau d'utilit\u00e9 plus \u00e9lev\u00e9. Et la forme convexe (ferm\u00e9e vers le point (0,0) et ouverte de l'autre c\u00f4t\u00e9)  traditionnelle repose sur l'id\u00e9e que pour garder le m\u00eame niveau d'utilit\u00e9 quand on consomme moins d'un bien, il faut pouvoir consommer plus de l'autre bien.<br \/>\r\n<br \/>\r\n<img decoding=\"async\" src=\"\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/img\/indifference1.jpg\"><br \/>\r\n<br \/>\r\n<img decoding=\"async\" src=\"\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/img\/indifference2.jpg\"><br><br><span class='lien-bleu'>Courbe de Kuznets : <\/span>courbe, due \u00e0 Simon Kuznets (1955) qui d\u00e9crit l'\u00e9volution des in\u00e9galit\u00e9s au cours du d\u00e9veloppement comme un U invers\u00e9 : dans les premiers temps de la croissance d'un pays, les in\u00e9galit\u00e9s augmentent ; puis, dans un second temps, elles diminuent. L'\u00e9volution r\u00e9cente des in\u00e9galit\u00e9s la remet en cause. On peut utiliser le PIB par habitant comme mesure de la richesse en abscisses. En ordonn\u00e9es, on peut retenir l'indice de Gini ou des ratios d'in\u00e9galit\u00e9s (part du revenu des x% les plus riches dans le revenu global ou rapport entre le revenu des x% les plus riches et x% les plus pauvres).<br \/>\r\n<br \/>\r\n<img decoding=\"async\" src=\"\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/img\/kuznets.jpg\"><br \/>\r\n<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Courbe de Laffer : <\/span>courbe invent\u00e9e par l\u2019\u00e9conomiste am\u00e9ricain Arthur Laffer (1974), montrant un relation d\u2019abord croissante puis d\u00e9croissante entre le taux d\u2019imposition et les recettes fiscales d\u2019un \u00c9tat. La cons\u00e9quence de la forme en cloche de cette courbe est qu\u2019il existe un taux d\u2019imposition optimal \u00e0 ne pas d\u00e9passer, au del\u00e0 duquel les agents sont d\u00e9courag\u00e9s \u00e0 fournir un effort suppl\u00e9mentaire et recherche plus syst\u00e9matiquement l'\u00e9vasion fiscale. D'o\u00f9 une baisse des recettes fiscales. D\u2019o\u00f9 \u00e9galement la formule : \"Trop d\u2019imp\u00f4ts tuent l\u2019imp\u00f4t\".<br \/>\r\n<img decoding=\"async\" src=\"\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/img\/lexique\/laffer.jpg\"><br><br><span class='lien-bleu'>Courbe de Phillips : <\/span>relation \u00e9conom\u00e9trique mise en \u00e9vidence par l\u2019\u00e9conomiste Phillips, qui pr\u00e9sente une relation d\u00e9croissante entre le taux d\u2019augmentation des salaires et le taux de ch\u00f4mage. On en a d\u00e9duit une relation d\u00e9croissante entre le taux d\u2019inflation et le taux de ch\u00f4mage. Cette courbe met donc en avant la possibilit\u00e9 pour la politique \u00e9conomique de jouer sur une substitution entre le ch\u00f4mage et l\u2019inflation. Mais la stabilit\u00e9 de cette relation est tr\u00e8s discut\u00e9e.<br><br><br \/>\r\n<img SRC=\"\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/img\/lexique\/phillips.jpg\"><br \/>\r\n<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Courbe en J : <\/span>exprime l\u2019\u00e9volution du solde de la balance commerciale apr\u00e8s la d\u00e9valuation d\u2019une monnaie nationale. Dans un premier temps, la balance commerciale se d\u00e9grade car les flux du commerce ext\u00e9rieur n\u2019ont pas eu le temps de se modifier : les importations restent au m\u00eame niveau en volume alors que leur prix s\u2019\u00e9l\u00e8ve ; les exportations restent \u00e9galement stables en volume, mais leur prix baisse. Apr\u00e8s un certain d\u00e9lai (environ six mois), le solde s\u2019am\u00e9liore car les exportations augmentent en volume et les importations baissent en volume.<br \/>\r\n<br \/>\r\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"552\" height=\"429\" class=\"aligncenter size-full wp-image-19652\" src=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/courbej.jpg\" srcset=\"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/courbej.jpg 552w, https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/2018\/10\/courbej-300x233.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 552px) 100vw, 552px\" \/><br><br><span class='lien-bleu'>Course au brevet : <\/span>situation o\u00f9 des entreprises luttent pour \u00eatre la premi\u00e8re \u00e0 r\u00e9aliser une d\u00e9couverte et d\u00e9poser un brevet (qui leur donnera un monopole). La cons\u00e9quence principale de ce m\u00e9canisme est que lorsque les recherches aboutissent, l'\u00e9conomie dans son ensemble dispose d'une seule nouvelle technologie, mais les d\u00e9penses pour l'obtenir ont \u00e9t\u00e9 r\u00e9alis\u00e9es plusieurs fois (par les diff\u00e9rentes firmes en comp\u00e9tition).<br><br><span class='lien-bleu'>Co\u00fbt d\u2019opportunit\u00e9 : <\/span>gain qu\u2019entra\u00eenerait un emploi diff\u00e9rent d\u2019une ressource \u00e9conomique. Exemple : l\u2019investissement en \u00e9ducation entra\u00eene un co\u00fbt d\u2019opportunit\u00e9 courant qui peut s\u2019\u00e9valuer par le salaire que toucherait l\u2019individu en travaillant imm\u00e9diatement.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Co\u00fbt d\u2019usage du capital : <\/span>exprime les co\u00fbts engendr\u00e9s par l\u2019utilisation du capital. Il comprend principalement le taux d\u2019int\u00e9r\u00eat et le co\u00fbt de la d\u00e9pr\u00e9ciation du capital.<br><br><span class='lien-bleu'>Co\u00fbt fixe : <\/span>co\u00fbt qui ne varie pas en fonction du niveau de production. Exemple : les salaires des salari\u00e9s en contrat durable ou co\u00fbts d'amortissement du capital.<br \/>\r\nCependant, les co\u00fbts fixes finissent par varier quand la production d\u00e9passe certains paliers. Exemple : une machine-outil a une capacit\u00e9 de production hebdomadaire maximale. Produire plus n\u00e9cessite d'en acqu\u00e9rir une nouvelle et augmente les co\u00fbts fixes au del\u00e0 de cette limite.<br \/>\r\n<br \/>\r\n<img decoding=\"async\" src=\"\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/img\/coutfixe.jpg\"><br><br><span class='lien-bleu'>Co\u00fbt marginal : <\/span>co\u00fbt de production d\u2019une unit\u00e9 suppl\u00e9mentaire. Selon les caract\u00e9ristiques du processus de production, il peut \u00eatre positif ou nul (cas de certains biens immat\u00e9riels), mais jamais n\u00e9gatif. Le co\u00fbt marginal peut cro\u00eetre, d\u00e9cro\u00eetre ou \u00eatre constant avec le niveau de production.<br><br><span class='lien-bleu'>Co\u00fbt moyen : <\/span>co\u00fbt de production total divis\u00e9 par le nombre d\u2019unit\u00e9s produites.Synonyme de \"co\u00fbt unitaire\". Lorsque le co\u00fbt moyen diminue avec le niveau de production, on dit qu'il y a des \"\u00e9conomies d'\u00e9chelle\" et des \"rendements croissants\". Quand il augmente, on parle de \"d\u00e9s\u00e9conomies d'\u00e9chelle\" et de \"rendements d\u00e9croissants\". Lorsqu'il reste constant quand la production varie, on parle de \"rendements constants\".<br><br><span class='lien-bleu'>Co\u00fbt unitaire : <\/span>Voir <em>co\u00fbt moyen<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Co\u00fbt variable : <\/span>co\u00fbt qui varie avec le niveau de la production. Exemple : quand on augmente la production d'un bien, la mati\u00e8re premi\u00e8re consomm\u00e9e augmente, ce qui g\u00e9n\u00e8re un co\u00fbt suppl\u00e9mentaire. Voir aussi <em>co\u00fbt fixe<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Co\u00fbts de transaction : <\/span>co\u00fbts qu'il est n\u00e9cessaire de supporter pour r\u00e9aliser un \u00e9change. Ils peuvent inclure, selon les cas :<br \/>\r\n\u25b8 Les co\u00fbts de recherche d'information (sur les biens ou les co-\u00e9changistes).<br \/>\r\n\u25b8 Les co\u00fbts de conception et de contr\u00f4le de la r\u00e9alisation des contrats.<br \/>\r\n\u25b8 Les co\u00fbts de transport.<br \/>\r\n\u25b8 Les barri\u00e8res tarifaires (droits de douane) et non tarifaires (quotas) dans les \u00e9changes internationaux.<br \/>\r\n\u25b8 Des co\u00fbts divers d'adaptation \u00e0 un march\u00e9 (publicit\u00e9, traductions, etc.).<br><br><span class='lien-bleu'>Cr\u00e9dibilit\u00e9 : <\/span>capacit\u00e9 \u00e0 \u00eatre cru lorsqu'on annonce qu'on conduira une action. Concerne principalement deux contextes en \u00e9conomie :<br \/>\r\n\u25b8 Les politiques \u00e9conomiques. Une politique \u00e9conomique est cr\u00e9dible si lorsque le d\u00e9cideur public l'annonce, le public croit qu'il la mettra effectivement en \u0153uvre. Exemple : une banque centrale qui a un objectif statutaire d'inflation \u00e0 2% est plus cr\u00e9dible lorsqu'elle annonce qu'elle va atteindre ce taux qu'une banque centrale non ind\u00e9pendante du gouvernement (qui peut \u00eatre tent\u00e9 d'utiliser l'inflation pour stimuler l'activit\u00e9 avant une \u00e9lection).<br \/>\r\n\u25b8 Les situations strat\u00e9giques en oligopole. Une entreprise peut formuler des menaces vis-\u00e0-vis de ses concurrents, pour les d\u00e9courager de conduire une action. Exemple: menacer de guerre des prix. La menace est dite \"cr\u00e9dible\" si celui qui la formule est en mesure de r\u00e9aliser un gain en l'appliquant.<br><br><span class='lien-bleu'>Credit crunch : <\/span>r\u00e9duction \u00e0 la fois soudaine et brutale de l'offre de cr\u00e9dit dans une \u00e9conomie (suite \u00e0 une crise financi\u00e8re).<br><br><span class='lien-bleu'>Cr\u00e9dits subprime : <\/span>cr\u00e9dits accord\u00e9s par les banques \u00e0 des clients ne disposant pas des garanties habituellement requises pour obtenir un pr\u00eat (revenu, patrimoine, etc.). Ils se caract\u00e9risent par des taux d'int\u00e9r\u00eat variables et une \u00e9volution g\u00e9n\u00e9ralement croissante dans le temps des montants des remboursements. Le d\u00e9veloppement exponentiel de ces cr\u00e9dits durant les ann\u00e9es 2000, coupl\u00e9 \u00e0 leur titrisation par les banques, est \u00e0 l'origine de la crise financi\u00e8re de 2008.<br><br><span class='lien-bleu'>Crise bancaire : <\/span>situation dans laquelle un ou plusieurs \u00e9v\u00e8nements occasionnent des pertes pour les banques et d\u00e9gradent fortement leurs bilans. Les cons\u00e9quences peuvent \u00eatre importantes : r\u00e9duction brutale de l'offre de cr\u00e9dit pour r\u00e9tablir un niveau de risque acceptable, panique bancaire, etc. L'impact d'une crise bancaire sur l'\u00e9conomie r\u00e9elle est souvent cons\u00e9quente et durable.<br><br><span class='lien-bleu'>Crise de change : <\/span>survient lorsque, pour diverses raisons possibles, les investisseurs vendent massivement une devise afin qu'elle soit (ou parce qu'ils s'attendent \u00e0 ce qu'elle soit) fortement d\u00e9pr\u00e9ci\u00e9e ou d\u00e9valu\u00e9e. La banque centrale fait alors face \u00e0 une baisse rapide de ses r\u00e9serves de change et finit par ne plus pouvoir d\u00e9fendre la parit\u00e9 de sa devise.<br><br><span class='lien-bleu'>Crise \u00e9conomique : <\/span>retournement brutal de la conjoncture se traduisant par un exc\u00e8s d\u2019offre imm\u00e9diatement suivie par une contraction de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique.<br><br><span class='lien-bleu'>Crise financi\u00e8re : <\/span>situation o\u00f9 les march\u00e9s financiers et\/ou le syst\u00e8me bancaire ne fonctionnent plus normalement. Les capitaux ne circulent plus entre agents ayant des capacit\u00e9s de financement et agents ayant des besoins de financement. Les transactions sont plus ou moins paralys\u00e9es par la perte de confiance des intervenants dans la solvabilit\u00e9 des autres.<br><br><span class='lien-bleu'>Croissance : <\/span>hausse sur une longue p\u00e9riode d'un indicateur de production de richesses. On retient usuellement comme indicateur le PIB par habitant.<br><br><span class='lien-bleu'>Croissance endog\u00e8ne  : <\/span>th\u00e9orie de la croissance expliquant la croissance des \u00e9conomies selon des facteurs endog\u00e8nes \u00e0 son \u00e9volution. Dans la croissance endog\u00e8ne, le progr\u00e8s technique est le facteur cl\u00e9 de la croissance. Mais contrairement aux th\u00e9ories de la croissance exog\u00e8ne (voir Solow), le progr\u00e8s technique ne tombe pas du ciel en dehors de la sph\u00e8re \u00e9conomique, il est le r\u00e9sultat de l'activit\u00e9 de recherche d'utilit\u00e9 ou de profits des agents. Il peut se mat\u00e9rialiser dans les hommes qui accumulent du capital humain, dans les investissements en recherche et d\u00e9veloppement, dans les infrastructures publiques, dans la diffusion (mais alors involontaire) des connaissances par le commerce international etc. Le r\u00f4le des externalit\u00e9s dans ces mod\u00e8les est majeur.<br><br><span class='lien-bleu'>Croissance exog\u00e8ne : <\/span>fait r\u00e9f\u00e9rence \u00e0 la croissance dans le <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/?page_id=211&codefaq=61\">mod\u00e8le de Solow<\/a>. Elle est qualifi\u00e9e d'exog\u00e8ne car elle est tir\u00e9e par un progr\u00e8s technique dont les ressorts ne sont pas expliqu\u00e9s par le mod\u00e8le lui-m\u00eame. Voir aussi <em>croissance endog\u00e8ne<\/em><br><br><span class='lien-bleu'>Croissance extensive : <\/span>croissance bas\u00e9e sur l'accumulation des facteurs de production, sans progr\u00e8s technique. Voir aussi <em>croissance intensive<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Croissance intensive : <\/span>croissance bas\u00e9e sur le progr\u00e8s technique. Elle s'appuie sur une meilleure utilisation des facteurs de production, sans forc\u00e9ment que la quantit\u00e9 utilis\u00e9e de ces derniers ne croisse. Voir aussi <em>croissance extensive<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Croissance potentielle : <\/span>taux de croissance maximal que peut atteindre une \u00e9conomie \u00e0 un moment donn\u00e9, compte tenu des possibilit\u00e9s de variation de ses capacit\u00e9s de production disponibles (capital, travail et progr\u00e8s technique).<br><br><span class='lien-bleu'>Currency school  : <\/span>th\u00e9orie selon laquelle pour \u00e9viter l\u2019inflation, chaque billet \u00e9mis devrait avoir comme contrepartie sa valeur en or d\u00e9tenue par la Banque Centrale. Cette th\u00e9orie, d\u00e9fendue par David Ricardo \u00e9tait en concurrence au XIX\u00e8me si\u00e8cle avec la Banking school de Thomas Tooke. Ses h\u00e9ritiers naturels sont les mon\u00e9taristes et, de fa\u00e7on plus g\u00e9n\u00e9rale, ceux qui consid\u00e8rent que l'offre de monnaie est exog\u00e8ne. Voir multiplicateur de cr\u00e9dit et Banking School.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Cycle : <\/span>fluctuations r\u00e9guli\u00e8res de fr\u00e9quences p\u00e9riodiques et d\u2019amplitude relativement fixe de l\u2019activit\u00e9 \u00e9conomique.<br \/>\r\nLe cycle comprend quatre phases :<br \/>\r\n- l\u2019expansion ;<br \/>\r\n- la crise ;<br \/>\r\n- la contraction ;<br \/>\r\n- la reprise.<br \/>\r\n<br \/>\r\nSi lors de la phase de contraction, le taux de croissance reste positif, on peut parler de \"ralentissement\". Lorsqu'il devient n\u00e9gatif pendant au moins deux trimestres cons\u00e9cutifs, on parle de \"r\u00e9cession\" (d\u00e9finition du NBER).<br \/>\r\n<br \/>\r\n<img SRC=\"\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/img\/lexique\/cycle.jpg\"><br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Cycle de vie (hypoth\u00e8se du) : <\/span>relatif \u00e0 la th\u00e9orie du cycle de vie de Franco Modigliani. Pour Modigliani, l\u2019individu choisit sa consommation en fonction de l\u2019\u00e9volution pr\u00e9vue de sa richesse tout au long de sa vie (son cycle de vie). Voir la <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/?page_id=211&codefaq=42\">question-r\u00e9ponse consacr\u00e9e \u00e0 ce point<\/a>.<br \/>\r\n<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='D'><\/a>D<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>D\u00e9croissance : <\/span>doctrine \u00e9conomique et politique qui consid\u00e8re que l'exploitation des ressources naturelles est incompatible \u00e0 br\u00e8ve \u00e9ch\u00e9ance avec la poursuite de la croissance \u00e9conomique et pr\u00f4ne une r\u00e9duction de la production de richesses et une transformation de la soci\u00e9t\u00e9. Dans son volet \u00e9conomique, elle s'appuie sur les travaux de l'\u00e9conomiste Nicholas Georgescu-Roegen. Voir aussi <em>d\u00e9veloppement durable<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>D\u00e9faillances de march\u00e9 : <\/span>situation dans laquelle l\u2019efficacit\u00e9 maximale ne peut \u00eatre atteinte par les m\u00e9canismes de march\u00e9, notamment en pr\u00e9sence d\u2019une situation de concurrence imparfaite (monopole, oligopole, etc.), quand il existe des externalit\u00e9s, des biens publics ou des asym\u00e9tries d'information.<br><br><span class='lien-bleu'>D\u00e9ficit budg\u00e9taire : <\/span>solde n\u00e9gatif du budget de l'\u00c9tat n\u00e9gatif. Les d\u00e9penses publiques d'une ann\u00e9e sont sup\u00e9rieures aux recettes publiques (imp\u00f4ts, taxes, cotisations sociales, etc.).<br><br><span class='lien-bleu'>D\u00e9flation : <\/span>diminution g\u00e9n\u00e9rale et durable du niveau g\u00e9n\u00e9ral des prix.<br><br><span class='lien-bleu'>D\u00e9lais de la politique \u00e9conomique : <\/span>expression de Milton Friedman qui d\u00e9signe la p\u00e9riode comprise entre la d\u00e9cision de politique \u00e9conomique et ses effets.<br><br \/>\r\nFriedman consid\u00e8re qu\u2019il y a deux types de d\u00e9lais : les d\u00e9lais internes qui correspondent au d\u00e9lai compris entre la d\u00e9cision de politique \u00e9conomique et sa mise en oeuvre effective et les d\u00e9lais externes qui correspondent au d\u00e9lai compris entre la mise en place de la politique et ses premiers effets sur l\u2019activit\u00e9.<br><br \/>\r\nFriedman consid\u00e8re que l\u2019existence de ces d\u00e9lais rend n\u00e9fastes les politiques conjoncturelles. En effet, selon lui, lorsque l\u2019\u00e9conomie est en r\u00e9cession et que le gouvernement d\u00e9cide d\u2019une politique de relance, lorsque cette politique prend effet, le cycle s\u2019est retourn\u00e9, on est naturellement en phase d\u2019expansion. La politique \u00e9conomique a comme seule influence d\u2019accentuer cette expansion et de cr\u00e9er une surchauffe de l\u2019activit\u00e9. Si, \u00e0 ce moment l\u00e0, le gouvernement prend des mesures pour ralentir l\u2019activit\u00e9, le ph\u00e9nom\u00e8ne sym\u00e9trique appara\u00eet : les effets la politique \u00e9conomique se manifestent lorsque l\u2019\u00e9conomie est entr\u00e9e en phase de contraction et ils accentuent le marasme \u00e9conomique.<br><br \/>\r\nEn fin de compte, la politique \u00e9conomique s\u2019av\u00e8re donc procyclique alors qu\u2019elle a pour but d\u2019\u00eatre contracyclique<br><br><span class='lien-bleu'>D\u00e9localisation : <\/span>action consistant pour une entreprise originaire d'un pays \u00e0 d\u00e9localiser une unit\u00e9 de production dans un autre pays. Il existe deux formes de d\u00e9localisation :<br \/>\r\n\u25b8 Au sens strict : il y a d\u00e9localisation quand une unit\u00e9 de production est ferm\u00e9e dans un pays et rouverte dans un autre pays.<br \/>\r\n\u25b8 Au sens large : on inclut les d\u00e9localisations entendues au sens strict et on y ajoute les ouvertures d'unit\u00e9s de production nouvelles dans un autre pays que celui dont la firme est originaire.<br \/>\r\nVoir aussi <em>relocalisation<\/em> <br><br><span class='lien-bleu'>Demande effective : <\/span>dans la terminologie keyn\u00e9sienne, d\u00e9signe la demande globale per\u00e7ue (anticip\u00e9e) par les entrepreneurs, \u00e0 partir de laquelle ils prennent leurs d\u00e9cisions de production et d\u2019emploi.<br><br><span class='lien-bleu'>Demande globale : <\/span>somme des demandes individuelles sur un march\u00e9. Le terme est le plus souvent utilis\u00e9 pour d\u00e9signer le montant de la demande pour toute l'\u00e9conomie, en macro\u00e9conomie.<br><br><span class='lien-bleu'>Demande nette : <\/span>synonyme d\u2019exc\u00e8s de demande, c\u2019est la diff\u00e9rence entre la demande globale et l\u2019offre globale.<br><br><span class='lien-bleu'>D\u00e9pendance au sentier : <\/span>dans un mod\u00e8le dynamique, on parle de d\u00e9pendance au sentier quand la trajectoire prise pr\u00e9c\u00e9demment d\u00e9termine m\u00e9caniquement et durablement l'\u00e9volution future du syst\u00e8me. Exemple : en pr\u00e9sence d'externalit\u00e9s de r\u00e9seau, le choix progressif et possiblement \"accidentel\" d'une technologie engage durablement une \u00e9conomie, m\u00eame s'il existe des technologies plus performantes a posteriori. Il sera trop co\u00fbteux d'en changer.<br><br><span class='lien-bleu'>D\u00e9penses fiscales : <\/span>synonyme de \"niches fiscales\". Dispositifs fiscaux d\u00e9rogatoires aux r\u00e8gles de calcul normales d'un pr\u00e9l\u00e8vement obligatoire. Elles occasionnent des pertes de recettes fiscales qui peuvent s'assimiler \u00e0 des \"d\u00e9penses\".<br><br><span class='lien-bleu'>D\u00e9pr\u00e9ciation : <\/span>en changes flexibles, baisse de la valeur d\u2019une monnaie par rapport aux autres, par le jeu de l\u2019offre et de la demande sur le march\u00e9 des changes.<br><br><span class='lien-bleu'>D\u00e9pression : <\/span>p\u00e9riode caract\u00e9ris\u00e9e par une r\u00e9cession significative et durable.<br><br><span class='lien-bleu'>D\u00e9sindustrialisation : <\/span>baisse du poids de l'industrie dans une \u00e9conomie. Elle se mesure habituellement par la part de la valeur ajout\u00e9e industrielle dans le PIB ou par la part de l'emploi industriel dans l'emploi total.<br><br><span class='lien-bleu'>D\u00e9sinflation : <\/span>baisse du taux d\u2019inflation.<br><br><span class='lien-bleu'>D\u00e9sinflation comp\u00e9titive : <\/span>politique \u00e9conomique qui consiste \u00e0 s\u2019appuyer sur un faible taux d\u2019inflation pour rendre les entreprises nationales comp\u00e9titives.<br><br \/>\r\nLe processus recherch\u00e9 est le suivant : en maintenant un faible taux d\u2019inflation, on conserve un taux de change relativement \u00e9lev\u00e9. Cela a deux effets : d\u2019une part, les exportations sont p\u00e9nalis\u00e9es, ce qui oblige les entreprises pour rester comp\u00e9titives \u00e0 faire des efforts sur les co\u00fbts (salariaux notamment) ; d\u2019autre part, une monnaie forte r\u00e9duit le co\u00fbt des importations, ce qui est un avantage. Au total, les entreprises nationales sont plus comp\u00e9titives. D\u2019autre part, une faible inflation assure un niveau faible des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat \u00e0 long terme, ce qui favorise l\u2019investissement.<br><br><span class='lien-bleu'>Destruction cr\u00e9atrice : <\/span>concept d\u00e9velopp\u00e9 par Joseph Schumpeter qui traduit l'id\u00e9e que l'activit\u00e9 \u00e9conomique remet en cause en permanence sa structure, en la d\u00e9truisant puis en la recr\u00e9ant toujours plus efficacement. De nouveaux biens ou nouvelles m\u00e9thodes de production apparaissent sans cesse et remplacent les anciens. Les veilles entreprises sont \u00e9vinc\u00e9es par les nouvelles. Les emplois sont d\u00e9truits dans une entreprise ou un secteur et de nouveaux se cr\u00e9ent dans d'autres. Pour Schumpeter, ce sont les innovations et les entrepreneurs qui les portent qui guident cette \u00e9volution.<br><br><span class='lien-bleu'>D\u00e9valuation : <\/span>en changes fixes, d\u00e9cision d\u2019un gouvernement de diminuer la valeur de sa monnaie par rapport aux autres monnaies.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>D\u00e9veloppement : <\/span>processus par lequel une soci\u00e9t\u00e9 conna\u00eet la croissance et le progr\u00e8s (sous toutes ses formes), tout en se transformant sur le plan \u00e9conomique et social.<br><br><span class='lien-bleu'>D\u00e9veloppement durable : <\/span>strat\u00e9gie de d\u00e9veloppement \u00e9conomique ayant pour finalit\u00e9 la satisfaction des besoins de la g\u00e9n\u00e9ration actuelle sans compromettre celle des g\u00e9n\u00e9rations futures. Il repose sur trois piliers :<br \/>\r\n\u25b8 \u00e9conomique : on doit satisfaire les besoins mat\u00e9riels.<br \/>\r\n\u25b8 social ou soci\u00e9tal : on doit pouvoir procurer une vie digne \u00e0 chacun.<br \/>\r\n\u25b8 \u00e9cologique : on doit pr\u00e9server l'environnement et les ressources naturelles.<br \/>\r\nLe concept de d\u00e9veloppement durable implique qu'il est possible de trouver un \u00e9quilibre acceptable entre ces trois objectifs. Voir aussi <em>d\u00e9croissance<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Diff\u00e9renciation des produits : <\/span>consiste pour une entreprise \u00e0 offrir une vari\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifique d'un bien g\u00e9n\u00e9rique donn\u00e9. Exemple : une voiture est un bien g\u00e9n\u00e9rique, qui permet de se d\u00e9placer. Une voiture \u00e9quip\u00e9 de syst\u00e8mes de s\u00e9curit\u00e9 in\u00e9dits est une vari\u00e9t\u00e9 sp\u00e9cifique de voiture. Une entreprise peut diff\u00e9rencier son bien selon deux dimensions :<br \/>\r\n\u25b8 La diff\u00e9renciation horizontale consiste \u00e0 offrir un bien aux fonctionnalit\u00e9s (r\u00e9elles ou per\u00e7ues par le consommateur) diff\u00e9rentes. Exemple : un ordinateur portable dot\u00e9 d'un \u00e9cran tactile.<br \/>\r\n\u25b8 La diff\u00e9renciation verticale consiste \u00e0 offrir une qualit\u00e9 diff\u00e9rente des autres vari\u00e9t\u00e9s. Exemple : on trouve des ordinateurs portables dont l'autonomie des batteries diff\u00e8rent.<br \/>\r\nDans les deux cas de figure, il s'agit de s'adresser en priorit\u00e9 \u00e0 une client\u00e8le sp\u00e9cifique. Exemple : il existe des consommateurs qui recherche un smartphone de taille d'\u00e9cran limit\u00e9e et d'autres qui privil\u00e9gient un \u00e9cran plus grand.<br><br><span class='lien-bleu'>Dilemme de la connaissance : <\/span>pointe la contradiction suivante. La connaissance est un bien qui une fois produit peut \u00eatre diffus\u00e9 et r\u00e9utilis\u00e9 presque gratuitement, pour le bien de tous. Mais cette diffusion r\u00e9duit pour les individus l'incitation \u00e0 produire de la connaissance, puisqu'une grande partie des b\u00e9n\u00e9fices de leur action sera accapar\u00e9e par les autres. Voir aussi <em>externalit\u00e9<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Dilemme du prisonnier : <\/span>mod\u00e8le de th\u00e9orie des jeux d\u00fb \u00e0 Albert W. Tucker. Situation strat\u00e9gique qui se r\u00e9sume ainsi. Deux braqueurs sont arr\u00eat\u00e9s sans preuves. On les interroge s\u00e9par\u00e9ment. Selon leur comportement (d\u00e9noncer l'autre ou non), ils \u00e9copent de peines diff\u00e9rentes. La matrice suivante r\u00e9sume les gains des deux joueurs. ( -10, 0 ) signifie 10 ans de prison pour le joueur 1 et 0 pour le joueur 2.<br \/>\r\n<br \/>\r\n<table><br \/>\r\n<tbody><br \/>\r\n<tr><br \/>\r\n<td style=\"text-align: center; border-bottom: 1px solid #c0c0c0; border-right: 1px solid #c0c0c0;\" colspan=\"2\" rowspan=\"2\" width=\"307\"><\/td><br \/>\r\n<td style=\"text-align: center; border: 1px solid #c0c0c0;\" colspan=\"2\" width=\"307\"><strong>Joueur 2<\/strong><\/td><br \/>\r\n<\/tr><br \/>\r\n<tr><br \/>\r\n<td style=\"text-align: center; border: 1px solid #c0c0c0;\" width=\"154\"><br \/>\r\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>D\u00e9nonce<\/strong><\/p><br \/>\r\n<\/td><br \/>\r\n<td style=\"text-align: center; border: 1px solid #c0c0c0;\" width=\"154\"><br \/>\r\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Ne d\u00e9nonce pas<\/strong><\/p><br \/>\r\n<\/td><br \/>\r\n<\/tr><br \/>\r\n<tr><br \/>\r\n<td style=\"text-align: center; border: 1px solid #c0c0c0;\" rowspan=\"2\" width=\"154\"><br \/>\r\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>Joueur 1<\/strong><\/p><br \/>\r\n<\/td><br \/>\r\n<td style=\"text-align: center; border: 1px solid #c0c0c0;\" width=\"154\"><br \/>\r\n<p style=\"text-align: center;\"><strong>D\u00e9nonce<\/strong><\/p><br \/>\r\n<\/td><br \/>\r\n<td style=\"text-align: center; border: 1px solid #c0c0c0;\" width=\"154\"><br \/>\r\n<p style=\"text-align: center;\">( -5 , -5 )<\/p><br \/>\r\n<\/td><br \/>\r\n<td style=\"text-align: center; border: 1px solid #c0c0c0;\" width=\"154\"><br \/>\r\n<p style=\"text-align: center;\">( 0, -10 )<\/p><br \/>\r\n<\/td><br \/>\r\n<\/tr><br \/>\r\n<tr><br \/>\r\n<td style=\"text-align: center; border: 1px solid #c0c0c0;\" width=\"154\"><strong>Ne d\u00e9nonce pas<\/strong><\/td><br \/>\r\n<td style=\"text-align: center; border: 1px solid #c0c0c0;\" width=\"154\"><br \/>\r\n<p style=\"text-align: center;\">( -10 , 0 )<\/p><br \/>\r\n<\/td><br \/>\r\n<td style=\"text-align: center; border: 1px solid #c0c0c0;\" width=\"154\"><br \/>\r\n<p style=\"text-align: center;\">( -1 , -1 )<\/p><br \/>\r\n<\/td><br \/>\r\n<\/tr><br \/>\r\n<\/tbody><br \/>\r\n<\/table><br \/>\r\n<br \/>\r\nCe jeu a deux \u00e9quilibres de Nash (les deux ne d\u00e9noncent pas ou les deux d\u00e9noncent).<br \/>\r\nIl en ressort que, le jeu \u00e9tant pr\u00e9sent\u00e9 tel quel, chaque joueur a int\u00e9r\u00eat individuellement \u00e0 d\u00e9noncer l'autre (et \u00eatre condamn\u00e9s \u00e0 5 ans chacun) alors que, collectivement, ils devraient s'abstenir de d\u00e9noncer tous les deux (et \u00eatre condamn\u00e9s chacun \u00e0 une peine d'un an, qui correspond \u00e0 ce que l'on peut leur faire porter malgr\u00e9 tout).<br \/>\r\nLe dilemme du prisonnier est un cas typique d'interactions strat\u00e9giques, qui peut \u00eatre enrichi de nombreuses fa\u00e7ons.<br \/>\r\nVoir aussi <em> \u00e9quilibre de Nash<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Discrimination : <\/span>consiste \u00e0 attribuer une valeur moindre \u00e0 une cat\u00e9gorie d'individus identifi\u00e9e (ethnique, sexuelle, etc.). La discrimination peut \u00eatre de deux natures diff\u00e9rentes :<br \/>\r\n\u25b8 La discrimination pure repose sur les go\u00fbts intrins\u00e8ques des personnes, sans rapport avec l'exp\u00e9rience. Exemple : un employeur indispos\u00e9 par les roux n'en recrutera pas.<br \/>\r\n\u25b8 La discrimination statistique repose sur l'exp\u00e9rience pass\u00e9e des individus. Exemple : si quand il a rencontr\u00e9 des roux un employeur a constat\u00e9 chez eux une moindre productivit\u00e9, \u00e0 partir d'un \u00e9chantillon limit\u00e9, il en conclut que tous les roux sont peu productifs, m\u00eame s'il n'a rien contre les roux \u00e0 l'origine.<br \/>\r\nSi on veut r\u00e9duire la discrimination, les deux formes ne se traitent pas de la m\u00eame fa\u00e7on. La premi\u00e8re est a priori impossible \u00e0 r\u00e9duire, alors que la seconde peut l'\u00eatre en accroissant l'information du discriminant sur la r\u00e9alit\u00e9 du groupe discrimin\u00e9.<br><br><span class='lien-bleu'>Diviseur mon\u00e9taire : <\/span>relation qui d\u00e9termine la cr\u00e9ation mon\u00e9taire dans une \u00e9conomie d\u2019endettement. La base mon\u00e9taire est d\u00e9termin\u00e9e par la quantit\u00e9 de cr\u00e9dit octroy\u00e9e par les banques (qui se retournent ensuite vers la Banque Centrale pour leur refinancement, d\u2019o\u00f9 la variation de la base mon\u00e9taire). L'offre de monnaie est exog\u00e8ne.<br \/>\r\nCette relation est : <em>\u0394B = (1\/ k)\u0394C<sub>r<\/sub><\/em>. Avec B la base mon\u00e9taire, k le multiplicateur de cr\u00e9dit, <em>1\/k<\/em> le diviseur et C<sub>r<\/sub> le cr\u00e9dit distribu\u00e9 par les banques. Voir aussi <em>multiplicateur mon\u00e9taire<\/em>.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Dualisme du march\u00e9 du travail : <\/span>caract\u00e9ristique d'un march\u00e9 du travail compos\u00e9 de deux cat\u00e9gories d'emplois et de travailleurs (deux segments) :<br \/>\r\n\u25b8 au centre, des travailleurs aux emplois qualifi\u00e9s, prot\u00e9g\u00e9s, stables et bien r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s.<br \/>\r\n\u25b8 \u00e0 la p\u00e9riph\u00e9rie, des travailleurs alternant les phases de ch\u00f4mage et d'emplois courts, avec des emplois peu prot\u00e9g\u00e9s, peu qualifi\u00e9s et faiblement r\u00e9mun\u00e9r\u00e9s.<br><br><span class='lien-bleu'>Duopole : <\/span>situation de march\u00e9 de concurrence imparfaite caract\u00e9ris\u00e9e par la pr\u00e9sence de deux offreurs face \u00e0 un grand nombre de demandeurs.<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='E'><\/a>E<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Economie : <\/span>selon Jean-Baptiste Say, il s\u2019agit de la science qui \u00e9tudie la production, la r\u00e9partition, la distribution et la consommation des richesses dans la soci\u00e9t\u00e9. <br><br \/>\r\nSelon Lionel Robbins, l\u2019\u00e9conomie est la science qui \u00e9tudie les comportements humains en tant que relation entre les fins et les moyens rares \u00e0 usages alternatifs.<br><br \/>\r\nD'un point de vue s\u00e9mantique, l'Economie a pour particularit\u00e9 de porter le m\u00eame nom que son objet d'\u00e9tude.<br><br><span class='lien-bleu'>Economie de march\u00e9 : <\/span>\u00e9conomie dans laquelle les ressources sont allou\u00e9es au travers du \"m\u00e9canisme de march\u00e9\". Les individus, \u00e0 partir des ressources initiales dont ils  disposent, observent les prix sur les diff\u00e9rents march\u00e9s o\u00f9 ils sont potentiellement offreur ou demandeur et, en fonction de leurs pr\u00e9f\u00e9rences et de leur technologie de production, formulent des offres et des demandes. La confrontation de ces offres et demandes conduit \u00e0 un \u00e9quilibre o\u00f9 le prix \u00e9galise offre et demande sur chaque march\u00e9.<br><br><span class='lien-bleu'>Economie politique : <\/span>partie de l'\u00e9conomie qui s'int\u00e9resse aux cons\u00e9quences des processus politiques sur le fonctionnement de l'\u00e9conomie. Voir <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/l-economie-politique-c-est-a-dire\/\">cet article<\/a> pour en savoir plus. <br><br><span class='lien-bleu'>Economies d\u2019\u00e9chelle : <\/span>il y a \u00e9conomies d\u2019\u00e9chelle lorsque l\u2019accroissement de la production permet de diminuer le co\u00fbt moyen. Lorsqu\u2019il y a \u00e9conomies d\u2019\u00e9chelle, il y a \u00e9galement rendements croissants. Le contraire est \"d\u00e9s\u00e9conomies d\u2019\u00e9chelle\".<br><br><span class='lien-bleu'>Effet d'aubaine : <\/span>on parle d'effet d'aubaine lorsqu'un agent \u00e9conomique b\u00e9n\u00e9ficie d'une mesure de politique \u00e9conomique suppos\u00e9e incitative sans changer son comportement par rapport \u00e0 ce qu'il aurait fait sans l'existence de cette mesure. Exemple : une entreprise qui avait pr\u00e9vu d'embaucher quoi qu'il arrive un salari\u00e9 au salaire minimum b\u00e9n\u00e9ficie d'un effet d'aubaine si le gouvernement d\u00e9cide une baisse des cotisations sociales sur les contrats au salaire minimum.<br><br><span class='lien-bleu'>Effet d'\u00e9ligibilit\u00e9 : <\/span>exprime l'id\u00e9e qu'un ch\u00f4meur peut avoir int\u00e9r\u00eat \u00e0 reprendre un emploi rapidement pour accumuler des droits futurs. Voir <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/la-question-et-sa-reponse\/?codefaq=147\">cette question-r\u00e9ponse<\/a> pour plus de d\u00e9tails.<br><br><span class='lien-bleu'>Effet d'exp\u00e9rience : <\/span>m\u00e9canisme par lequel le co\u00fbt unitaire de production d'une entreprise diminue en fonction de la production cumul\u00e9e au cours du temps. Cela est principalement d\u00fb \u00e0 un ph\u00e9nom\u00e8ne d'apprentissage par la pratique. Ne doit pas \u00eatre confondu avec les <em>\u00e9conomies d'\u00e9chelle<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Effet d'hyst\u00e9r\u00e8se : <\/span>m\u00e9canisme par lequel un ph\u00e9nom\u00e8ne persiste dans le temps alors que sa cause initiale a disparu. Exemple : un ch\u00f4meur qui a perdu son emploi \u00e0 cause d'une r\u00e9cession reste au ch\u00f4mage apr\u00e8s la reprise \u00e9conomique parce qu'il a perdu des comp\u00e9tences pendant la p\u00e9riode de ch\u00f4mage et n'est plus aussi employable.<br><br><span class='lien-bleu'>Effet d\u2019annonce : <\/span>effet recherch\u00e9 par les autorit\u00e9s de la politique \u00e9conomique lorsqu'elles annoncent des mesures \u00e0 venir. Elles souhaitent ainsi influencer le comportement des agents \u00e9conomiques dans un sens souhait\u00e9. Exemple : en annon\u00e7ant une faible progression de la masse mon\u00e9taire, la banque centrale esp\u00e8re r\u00e9duire les anticpations inflationnistes.<br><br><span class='lien-bleu'>Effet d\u2019encaisse r\u00e9elle : <\/span>l\u2019encaisse r\u00e9elle d\u2019un agent est le rapport de la somme de monnaie qu\u2019il d\u00e9tient sur le niveau g\u00e9n\u00e9ral des prix. Lorsque les prix augmentent, la perte de pouvoir d\u2019achat des encaisses mon\u00e9taires d\u00e9tenues (pour un motif de pr\u00e9caution) pousse les consommateurs \u00e0 refaire leurs calculs de consommation, d\u2019\u00e9pargne et de demande de monnaie. Ils demandent plus de monnaie (en termes nominaux) et moins de biens. La demande de biens diminue, d\u2019o\u00f9 une baisse du niveau g\u00e9n\u00e9ral des prix qui conduit les agents \u00e0 refaire de nouveau leurs calculs. Il demandent moins de monnaie puisque leurs encaisses r\u00e9elles ont augment\u00e9 et plus de biens. On revient \u00e0 la position initiale au bout d\u2019un certain temps. Auteurs de r\u00e9f\u00e9rence : Knut Wicksell, A.C. Pigou, Don Patinkin.<br \/>\r\nVoir aussi la question-r\u00e9ponse sur ce th\u00e8me.<br><br><span class='lien-bleu'>Effet d\u2019\u00e9viction : <\/span>d\u00e9crit le m\u00e9canisme par lequel la hausse des d\u00e9penses publiques induit une baisse \u00e9quivalente (ou pas ) des d\u00e9penses priv\u00e9es d\u2019investissement par la hausse du taux d\u2019int\u00e9r\u00eat qu\u2019elles provoquent sur le march\u00e9 des fonds pr\u00eatables dans la th\u00e9orie n\u00e9oclassique et sur le march\u00e9 de la monnaie dans le mod\u00e8le IS-LM.<br><br><span class='lien-bleu'>Effet de congestion : <\/span>ph\u00e9nom\u00e8ne qui appara\u00eet lorsqu'un bien public est utilis\u00e9 par un trop grand nombre de consommateurs. Ce bien perd alors sa propri\u00e9t\u00e9 de bien non-rival, dans la mesure o\u00f9 l'ajout d'un consommateur d\u00e9grade la satisfaction des autres. Exemple : une route est un bien non rival tant qu'il n'y a pas trop de monde dessus. Quand sa capacit\u00e9 est d\u00e9pass\u00e9e, les embouteillages apparaissent et la satisfaction des conducteurs s'en ressent.<br><br><span class='lien-bleu'>Effet de contagion : <\/span>m\u00e9canisme li\u00e9 aux anticipations, par lequel les agents \u00e9conomiques extrapolent la r\u00e9alisation d'un \u00e9v\u00e8nement survenu sur un march\u00e9 \u00e0 un autre march\u00e9, qu'ils jugent similaire, m\u00eame si ce n'est pas vraiment le cas. Exemple : un pays \u00e9mergent A conna\u00eet une crise de change. Les investisseurs trouvent des similarit\u00e9s entre ce pays et un autre pays B, qui ne conna\u00eet pas de crise de change. Ils calent alors leurs anticipations pour B sur ce qui est arriv\u00e9 chez A (et vendent la devise de B).<br><br><span class='lien-bleu'>Effet de seuil : <\/span>changement de comportement induit par l'existence de seuils dans une mesure de politique \u00e9conomique. Exemple : la perte de r\u00e9ductions de charges sociales au del\u00e0 d'un certain niveau de salaire peut inciter les employeurs \u00e0 ne pas augmenter les salaires au del\u00e0 de ce niveau.<br><br><span class='lien-bleu'>Effet de substitution et effet de revenu  : <\/span>dans une situation o\u00f9 le prix d\u2019un bien A diminue par rapport \u00e0 celui d\u2019un autre bien B, deux r\u00e9actions \u00e9l\u00e9mentaires sont possibles pour un consommateur (d'autres sont possibles, mais celles-ci permettent de comprendre la logique substitution\/revenu) :<br \/>\r\n\u25b8 Il peut choisir de consommer plus de A qui est devenu moins cher. On dit que l\u2019effet substitution l\u2019emporte.<br \/>\r\n\u25b8 Il peut consommer autant de A (ce qui lui co\u00fbte moins cher qu\u2019avant) et utiliser les \u00e9conomies r\u00e9alis\u00e9es \u00e0 consommer plus de B. On dit que l\u2019effet revenu l\u2019emporte.<br \/>\r\nLe choix d\u00e9pendra de la fonction d\u2019utilit\u00e9 du consommateur, qui repr\u00e9sente ses pr\u00e9f\u00e9rences en termes de quantit\u00e9s de A et B consomm\u00e9es.<br><br><span class='lien-bleu'>Effet externe : <\/span>synonyme d\u2019<em>externalit\u00e9<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Effet Veblen : <\/span>du nom de l'\u00e9conomiste et sociologue Thorstein Veblen. Ph\u00e9nom\u00e8ne qui se manifeste quand la hausse du prix d'un bien est suivie d'une hausse de sa demande. Deux facteurs peuvent l'expliquer :<br \/>\r\n\u25b8 La consommation d'un bien plus cher a un effet positionnel pour le consommateur, fier de montrer qu'il peut se l'offrir.<br \/>\r\n\u25b8 La qualit\u00e9 per\u00e7ue du bien augmente avec son prix.<br \/>\r\n\u00c0 l'inverse, un bien peut voir sa demande baisser en m\u00eame temps son prix.<br><br><span class='lien-bleu'>Effets d'agglom\u00e9ration : <\/span>ensemble des m\u00e9canismes, essentiellement des externalit\u00e9s, qui entretiennent la croissance d'une agglom\u00e9ration. Exemple : plus le nombre d'entreprises et de travailleurs est important sur une zone donn\u00e9e, plus la probabilit\u00e9 de trouver un employeur (pour les travailleurs) ou un salari\u00e9 (pour les entreprises) est \u00e9lev\u00e9e.<br><br><span class='lien-bleu'>Efficacit\u00e9 : <\/span>R\u00e9alisation d'un objectif fix\u00e9.<br><br><span class='lien-bleu'>Efficacit\u00e9 marginale du capital : <\/span> selon Keynes, il s\u2019agit du rendement escompt\u00e9 d\u2019un bien en capital, c\u2019est-\u00e0-dire les revenus que l\u2019utilisateur esp\u00e8re en retirer pendant la dur\u00e9e d\u2019utilisation et la vente de sa production, d\u00e9duction faite des d\u00e9penses courantes de production. C\u2019est la comparaison avec le taux d\u2019int\u00e9r\u00eat mon\u00e9taire qui va d\u00e9terminer si on r\u00e9alise ou non un investissement : si l\u2019efficacit\u00e9 marginale du capital est sup\u00e9rieure au taux d\u2019int\u00e9r\u00eat, l\u2019investissement est r\u00e9alis\u00e9.<br><br><span class='lien-bleu'>Efficience : <\/span>l\u2019efficience caract\u00e9rise une situation dans laquelle un objectif fix\u00e9 est r\u00e9alis\u00e9 en utilisant pour cela le moins de ressources possibles.<br><br><span class='lien-bleu'>Elasticit\u00e9 : <\/span>mesure la variation relative d\u2019une variable en fonction de la variation relative d\u2019une autre variable. Exemple : l\u2019\u00e9lasticit\u00e9 de la demande d\u2019un bien par rapport \u00e0 son prix, exprime de combien de pour cent la demande diminue lorsque le prix augmente de un pour cent. Math\u00e9matiquement, l\u2019\u00e9lasticit\u00e9 de x par rapport \u00e0 y s\u2019\u00e9crit : e (x\/y) = (\u0394x\/x)\/(\u0394y\/y)<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Elasticit\u00e9 de substitution (factorielle) : <\/span>mesure avec quelle facilit\u00e9 il est possible de substituer du capital au travail dans la production. C'est le rapport de la variation relative de la proportion de facteurs K\/L \u00e0 la variation relative du rapport de leurs prix w\/r.<br \/>\r\n\u03c3 = [d(K\/L)\/(K\/L)] \/ [d(w\/r)\/(w\/r)].<br \/>\r\nSi le rapport des prix des facteurs w\/r augmente de 1%, le rapport des quantit\u00e9s de facteurs K\/L cro\u00eet de \u03c3%.<br><br><span class='lien-bleu'>Encadrement du cr\u00e9dit : <\/span>instrument de politique mon\u00e9taire qui consiste pour les autorit\u00e9s mon\u00e9taires \u00e0 d\u00e9finir de mani\u00e8re r\u00e9glementaire le volume de cr\u00e9dit qui sera \u00e9mis par les banques. C\u2019est une pratique qui n\u2019est plus employ\u00e9e aujourd\u2019hui.<br><br><span class='lien-bleu'>Endog\u00e8ne : <\/span>se dit d\u2019une variable qui est d\u00e9termin\u00e9e par le fonctionnement d\u2019un mod\u00e8le. Exemple : dans IS-LM, le taux d\u2019int\u00e9r\u00eat d\u2019\u00e9quilibre (entre autres !) est endog\u00e8ne.<br><br><span class='lien-bleu'>Entente : <\/span>accord pass\u00e9 entre entreprises sur un m\u00eame march\u00e9, ayant pour cons\u00e9quence de d\u00e9cider de fa\u00e7on concert\u00e9e d'un niveau de prix ou de quantit\u00e9s \u00e9coul\u00e9es entre entreprises concurrentes (ententes horizontales ou \"cartel\"), des conditions d'\u00e9change entre producteur et distributeur (entente verticale) ou de coop\u00e9rations autour de d\u00e9veloppements technologiques communs (ententes technologiques). Voir aussi les questions r\u00e9ponses sur la politique de la concurrence.<br><br><span class='lien-bleu'>Entrepreneur (Schumpeterien) : <\/span>personnage central dans la th\u00e9orie de la croissance de Joseph Schumpeter. Schumpeter distingue deux types d\u2019entrepreneurs.<br><br \/>\r\nL\u2019entrepreneur innovateur est un individu qui cr\u00e9e des innovations (donc prend des risques) dans le but de s\u2019octroyer une rente de monopole. L\u2019entrepreneur imitateur est celui qui imite l\u2019innovateur et accro\u00eet la production des biens issus de l\u2019innovation.<br><br \/>\r\nSelon Schumpeter, c\u2019est le comportement de recherche de rente des entrepreneurs ionnovateurs qui permet \u00e0 l\u2019\u00e9conomie de sortir des phases de stagnation par la cr\u00e9ation de nouvelles innovations qui engendrent des p\u00e9riodes de croissance<br><br><span class='lien-bleu'>Entreprise : <\/span>unit\u00e9 \u00e9conomique autonome combinant divers facteurs de production, produisant pour la vente des biens et des services et distribuant des revenus en contrepartie de l\u2019utilisation des facteurs.<br> L'entreprise est g\u00e9n\u00e9ralement associ\u00e9e, \u00e0 juste titre, au motif de profit. Mais dans la r\u00e9alit\u00e9 (entreprises publiques), comme dans la th\u00e9orie (th\u00e9ories de l'entreprise manag\u00e9riale, par exemple), le motif du profit n'est pas une constante de la d\u00e9finition de l'entreprise.<br><br><span class='lien-bleu'>Epargne : <\/span>on peut en donner plusieurs d\u00e9finitions :<br \/>\r\n\u25b8 Partie du revenu qui n\u2019est pas consacr\u00e9 \u00e0 la consommation imm\u00e9diate.<br \/>\r\n\u25b8 Renoncement \u00e0 la consommation ou abstinence, d\u2019o\u00f9 l\u2019int\u00e9r\u00eat re\u00e7u.<br \/>\r\n\u25b8 Exc\u00e8s du revenu sur la d\u00e9pense de consommation. L\u2019\u00e9pargne est un r\u00e9sidu, un ph\u00e9nom\u00e8ne passif, pas un acte volontaire dans le but de l\u2019abstinence. C\u2019est la d\u00e9finition de John Maynard Keynes.<br><br><span class='lien-bleu'>Epist\u00e9mologie : <\/span>Etude critique des principes, des hypoth\u00e8ses et des r\u00e9sultats des diverses sciences destin\u00e9e \u00e0 d\u00e9terminer leur origine logique, leur valeur et leur port\u00e9e objective.<br><br><span class='lien-bleu'>Equation quantitative de la monnaie : <\/span>elle est due \u00e0 Irving Fisher (1907). Elle s\u2019\u00e9crit :<br \/>\r\nMV = PY .<br \/>\r\nAvec M la masse mon\u00e9taire, V la vitesse de circulation de la monnaie, P le niveau g\u00e9n\u00e9ral des prix, Y le volume des transactions (ou de la production globale).<br \/>\r\nEn soit, c\u2019est une \u00e9quation comptable qui traduit l\u2019\u00e9quilibre mon\u00e9taire d\u2019une \u00e9conomie. Elle signifie que le volume de liquidit\u00e9s en circulation MV est \u00e9quivalent \u00e0 la production en valeur de l\u2019\u00e9conomie PY et que toute in\u00e9galit\u00e9 est corrig\u00e9e par la variation d\u2019un ou de plusieurs des termes de l\u2019\u00e9quation. Cela dit, elle peut \u00eatre interpr\u00e9t\u00e9e selon diff\u00e9rentes th\u00e9ories. La th\u00e9orie quantitative de la monnaie \u00e9nonce que lorsque M augmente, V et Y \u00e9tant constants dans la construction quantitativiste (N\u00e9oclassiques et, en particulier, Mon\u00e9taristes), P augmente d\u2019autant, \u00e0 long terme. Pour d\u2019autres courants (Banking school et keyn\u00e9siens) la cons\u00e9quence d\u2019une hausse de M peut \u00eatre une hausse de Y ou une baisse de V, la hausse de P n\u2019arrivant que lorsque l\u2019offre est in\u00e9lastique. A la limite, on peut la lire en sens inverse et dire que c\u2019est la hausse de Y qui induit une hausse de M (Banking school).<br><br><span class='lien-bleu'>Equilibre de Nash : <\/span>concept de th\u00e9orie des jeux d\u00fb \u00e0 John Nash. \u00c9quilibre de nature strat\u00e9gique o\u00f9 chaque joueur retient le meilleur choix possible, compte tenu des d\u00e9cisions rationnellement anticip\u00e9es des autres. Voir aussi <em>dilemme du prisonnier<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Equilibre \u00e9conomique : <\/span>concept central en \u00e9conomie. Il s\u2019agit d\u2019exprimer la r\u00e9alisation d\u2019un \u00e9tat stationnaire (qui ne change pas) au niveau de l\u2019optimum d\u2019un agent (consommateur ou producteur), d\u2019un march\u00e9 (\u00e9galit\u00e9 offre \/ demande) ou d\u2019une \u00e9conomie ( \u00e9galit\u00e9 offre \/ demande sur tous les march\u00e9s).<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Equilibre g\u00e9n\u00e9ral : <\/span>situation caract\u00e9risant une \u00e9conomie de march\u00e9 o\u00f9 tous les march\u00e9s sont simultan\u00e9ment \u00e0 l'\u00e9quilibre offre-demande. Voir aussi <em>th\u00e9orie de l'\u00e9quilibre g\u00e9n\u00e9ral<\/em><br><br><span class='lien-bleu'>Equivalence ricardienne : <\/span>principe initialement d\u00fb \u00e0 David Ricardo (puis actualis\u00e9 par Robert Barro) selon lequel le financement par la dette d'un d\u00e9ficit public est \u00e9quivalent au financement par l'imp\u00f4t, en ce qui concerne son impact sur la demande globale. Lorsque l'imp\u00f4t finance le d\u00e9ficit, les individus voient leur revenu inchang\u00e9 et ne d\u00e9pensent donc pas plus. Lorsque la dette finance le d\u00e9ficit, s'ils anticipent que les imp\u00f4ts augmenteront plus tard pour rembourser la dette, ils ne d\u00e9pensent pas davantage non plus mais \u00e9pargnent le suppl\u00e9ment de revenus imm\u00e9diat pour payer les imp\u00f4ts futurs. Pour que ce principe soit valide, il faut n\u00e9anmoins que des conditions strictes soient r\u00e9alis\u00e9es :<br \/>\r\n\u25b8 Les agents pr\u00e9voient que la dette sera rembours\u00e9e avant leur mort ou qu'ils se soucient du bien-\u00eatre de leurs descendants et leur l\u00e8guent de quoi rembourser la dette.<br \/>\r\n\u25b8 Les agents ont des anticipations rationnelles : ils pr\u00e9voient bien en moyenne ce que sera le montant futur des imp\u00f4ts \u00e0 payer.<br \/>\r\n\u25b8 Le march\u00e9 du cr\u00e9dit est parfait (tous ceux qui veulent emprunter peuvent le faire). Sans quoi, le suppl\u00e9ment de revenus est utilis\u00e9 par ces derniers pour compenser l'absence de cr\u00e9dit.<br \/>\r\n\u25b8 Les d\u00e9penses publiques ne produisent rien. Sinon, le surplus qu'elles g\u00e9n\u00e8reront est anticip\u00e9 et la demande augmente pour l'anticiper.<br><br><span class='lien-bleu'>Exog\u00e8ne : <\/span>se dit d\u2019une variable qui n\u2019est pas d\u00e9termin\u00e9e par le fonctionnement d\u2019un mod\u00e8le. Exemple : dans IS-LM, les d\u00e9penses budg\u00e9taires et la masse mon\u00e9taire sont des variables exog\u00e8nes. On leur donne des valeurs pour voir quel est leur effet sur les variables endog\u00e8nes.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Expansion : <\/span>phase du cycle \u00e9conomique durant laquelle la production cro\u00eet.<br><br><span class='lien-bleu'>Exp\u00e9rience al\u00e9atoire : <\/span>\"random control trials\" (RCT) ou \"field experiments\" en anglais. Consiste \u00e0 tester un \"traitement\" sur un groupe \"test\" et \u00e0 comparer les r\u00e9sultats avec ceux d\u2019un groupe \"t\u00e9moin\" , qui ne b\u00e9n\u00e9ficie pas du traitement, les deux groupes \u00e9tant compos\u00e9s d\u2019un nombre suffisamment important d\u2019individus choisis al\u00e9atoirement. C\u2019est ce que l\u2019on fait en m\u00e9decine pour tester l\u2019efficacit\u00e9 d\u2019un traitement. Exemple : on choisit deux \u00e9coles au profil similaire et on distribue des manuels scolaires gratuitement dans une, mais pas dans l'autre. On compare ensuite les r\u00e9sultats des \u00e9l\u00e8ves dans les deux \u00e9coles, pour \u00e9valuer l'efficacit\u00e9 de cette mesure.<br><br><span class='lien-bleu'>Exp\u00e9rience naturelle : <\/span>consiste \u00e0 s'appuyer sur un \u00e9v\u00e8nement historique de grande ampleur pour \u00e9valuer un ph\u00e9nom\u00e8ne \u00e9conomique (ou autre) qu'il serait impossible d'exp\u00e9rimenter sous le seul contr\u00f4le du chercheur. Exemple : \u00e9tudier l'impact d'une l\u00e9gislation quand celle-ci est adopt\u00e9e progressivement par diff\u00e9rentes circonscriptions administratives d'un m\u00eame pays (les \u00c9tats, aux \u00c9tats-Unis, par exemple).<br><br><span class='lien-bleu'>Exploitation (chez Marx) : <\/span>Voir les textes sur Marx dans la rubrique questions et r\u00e9ponses du site.<br><br><span class='lien-bleu'>Externalit\u00e9 : <\/span>ou \"effet externe\". Il existe une externalit\u00e9 lorsque l\u2019activit\u00e9 d\u2019un agent a une influence sur la satisfaction d\u2019un autre agent. Il existe :<br \/>\r\n\u25b8 Des externalit\u00e9s de consommation et de production.<br \/>\r\n\u25b8 Des externalit\u00e9s positives et n\u00e9gatives.<br \/>\r\nExemples :<br \/>\r\n\u25b8 Un individu \u00e9coute de la musique \u00e0 proximit\u00e9 d\u2019un autre individu qui n\u2019a pas les m\u00eames go\u00fbts musicaux. Il y a une externalit\u00e9 n\u00e9gative de consommation.<br \/>\r\n\u25b8 Une entreprise rejette des d\u00e9chets dans une rivi\u00e8re. Il y a externalit\u00e9 n\u00e9gative de production pour les riverains qui utilisent l\u2019eau de la rivi\u00e8re.<br \/>\r\n\u25b8 Une entreprise engage une agence de s\u00e9curit\u00e9 pour prot\u00e9ger le quartier dans lequel elle est situ\u00e9e. Il y a externalit\u00e9 positive de production pour les particuliers qui sont eux aussi prot\u00e9g\u00e9s.<br \/>\r\nDans tous les cas, celui qui subit ou b\u00e9n\u00e9ficie des externalit\u00e9s n\u2019est pas indemnis\u00e9 pour les co\u00fbts encourus ou ne paie rien pour les avantages retir\u00e9s. C\u2019est une d\u00e9faillance du march\u00e9 qui, normalement, devrait r\u00e9mun\u00e9rer chacun selon les services rendus ou les co\u00fbts g\u00e9n\u00e9r\u00e9s \u00e0 autrui.<br><br><span class='lien-bleu'>Externalit\u00e9 de r\u00e9seau : <\/span>situation o\u00f9 l'utilit\u00e9 retir\u00e9e de la consommation d'un bien est d'autant plus \u00e9lev\u00e9e que le nombre d'utilisateurs du bien est \u00e9lev\u00e9. Exemple : r\u00e9seaux sociaux num\u00e9riques, clients dans un bar pour c\u00e9libataires, logiciel professionnel. Voir <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/la-question-et-sa-reponse\/?codefaq=92\">cette question-r\u00e9ponse<\/a> sur le sujet.<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='F'><\/a>F<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Facteurs de production  : <\/span>\u00e9l\u00e9ments dont la combinaison permet la production. On retient en g\u00e9n\u00e9ral deux types de facteurs : le capital (auquel on adjoint parfois la terre) et le travail.<br><br><span class='lien-bleu'>Fait stylis\u00e9 : <\/span>constat d\u2019ordre empirique, g\u00e9n\u00e9ralement non quantifi\u00e9, mais jug\u00e9 repr\u00e9sentatif du fonctionnement de l\u2019\u00e9conomie. Les faits stylis\u00e9s sont au coeur des discussions sur la d\u00e9marche de la science \u00e9conomique. Certains auteurs contemporains (Kaldor par exemple) voudraient que les hypoth\u00e8ses des mod\u00e8les en \u00e9conomie soient bas\u00e9es sur des faits stylis\u00e9s, alors que d\u2019autres (Friedman notamment) d\u00e9fendent une position inverse : les hypoth\u00e8ses n\u2019ont pas \u00e0 \u00eatre r\u00e9alistes, seule compte la capacit\u00e9 de pr\u00e9diction des mod\u00e8les.<br><br><span class='lien-bleu'>Flexis\u00e9curit\u00e9 : <\/span>forme d'organisation du march\u00e9 du travail et de l'assurance ch\u00f4mage bas\u00e9 sur trois principes :<br \/>\r\n\u25b8 Une faible protection de l'emploi. Les licenciements sont ais\u00e9s.<br \/>\r\n\u25b8 Une g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 marqu\u00e9e de l'assurance-ch\u00f4mage. Les allocations sont \u00e9lev\u00e9es, par rapport au dernier salaire per\u00e7u et la dur\u00e9e d'indemnisation est importante.<br \/>\r\n\u25b8 Un fort encadrement des ch\u00f4meurs. Ils b\u00e9n\u00e9ficient d'une assistance importante dans leur recherche d'emploi de la part de l'agence pour l'emploi. La formation accord\u00e9e aux ch\u00f4meurs est soutenue. Le contr\u00f4le de l'effort de recherche d'emploi et de l'acceptation des offres adapt\u00e9es est rigoureux.<br \/>\r\nCe syst\u00e8me est caract\u00e9ristique de pays scandinaves (Danemark et Su\u00e8de).<br><br><span class='lien-bleu'>Fonction de demande : <\/span>relation entre la quantit\u00e9 d\u2019un bien demand\u00e9e et son prix, le prix des autres biens et le revenu d\u2019un consommateur.<br><br><span class='lien-bleu'>Fonction de production  : <\/span>relation entre la quantit\u00e9 produite d\u2019un bien et les quantit\u00e9s des diff\u00e9rents facteurs n\u00e9cessaires \u00e0 l\u2019obtention du bien. Math\u00e9matiquement : Y = F ( K, L). Avec Y la production, K le capital utilis\u00e9, L le travail utilis\u00e9.<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='G'><\/a>G<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Globalisation : <\/span>ph\u00e9nom\u00e8ne d\u2019internationalisation des transactions commerciales et financi\u00e8res qui se caract\u00e9rise par le jeu d\u2019acteurs qui con\u00e7oivent leur activit\u00e9 et la recherche de l\u2019efficience au niveau mondial.<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='H'><\/a>H<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Heckscher-Ohlin-Samuelson (th\u00e9or\u00e8me de) : <\/span>le th\u00e9or\u00e8me HOS \u00e9nonce qu\u2019un pays doit se sp\u00e9cialiser (dans le commerce international) dans la production du bien pour lequel il d\u00e9tient un avantage en dotation factorielle. Exemple : si un pays A d\u00e9tient relativement plus de capital qu\u2019un pays B et relativement moins de travail, le pays A se sp\u00e9cialise dans la production des biens n\u00e9cessitant plus de capital et le pays B dans la production n\u00e9cessitant plus de travail.<br><br><span class='lien-bleu'>Homo economicus : <\/span>sujet abstrait, symbole de la rationalit\u00e9 dans les th\u00e9ories classique et n\u00e9oclassique.<br><br><span class='lien-bleu'>Homog\u00e9n\u00e9it\u00e9 des produits : <\/span>voir <em>concurrence parfaite<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Hyperinflation : <\/span>inflation tr\u00e8s \u00e9lev\u00e9e et dont le rythme s\u2019amplifie au cours du temps.<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='I'><\/a>I<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Illusion mon\u00e9taire  : <\/span>appr\u00e9ciation erron\u00e9e de l\u2019\u00e9volution des variables r\u00e9elles suite \u00e0 la hausse ou la baisse des variables nominales. Exemple : il y a illusion mon\u00e9taire lorsque l\u2019inflation est de 5%, que les salaires augmentent de 5% et que les travailleurs pensent que leur revenu r\u00e9el a augment\u00e9.<br><br><span class='lien-bleu'>Imp\u00f4t forfaitaire : <\/span>imp\u00f4t qui ne varie pas en fonction d'une assiette fiscale. Exemple : parmi les contribuables imposables (et hormis quelques autres exon\u00e9rations), la redevance t\u00e9l\u00e9visuelle en France est forfaitaire. Tous les assujettis paient le m\u00eame montant, ind\u00e9pendamment de leurs revenus, de leur lieu d'habitation, etc.<br><br><span class='lien-bleu'>Imp\u00f4t progressif : <\/span>imp\u00f4t dont le taux moyen augmente en fonction du niveau de la base \u00e0 laquelle il s'applique. Exemple : les tranches de revenus imposables \u00e0 l'imp\u00f4t sur le revenu sont impos\u00e9es \u00e0 des taux diff\u00e9rents. De sorte que le taux moyen d'imposition (imp\u00f4t\/revenu) est suppos\u00e9 \u00eatre sup\u00e9rieur pour un individu qui a des revenus plus \u00e9lev\u00e9s. En pratique, les niches fiscales peuvent brouiller cette progressivit\u00e9.<br><br><span class='lien-bleu'>Imp\u00f4t proportionnel : <\/span>imp\u00f4t dont le taux reste constant quel que soit le niveau de la base \u00e0 laquelle il s'applique. Exemple : le taux de TVA reste le m\u00eame quel que soit le montant d'un achat (il varie seulement en fonction du type d'achat).<br><br><span class='lien-bleu'>Imp\u00f4t r\u00e9gressif : <\/span>imp\u00f4t dont le taux moyen baisse quand la base d'imposition augmente. Il n'existe pas beaucoup d'imp\u00f4ts ouvertement r\u00e9gressifs. Exemple : certaines cotisations sociales \u00e9tant calcul\u00e9es avec la prise en compte d'un plafond ont un caract\u00e8re r\u00e9gressif.<br \/>\r\nIl ne faut pas confondre la d\u00e9finition stricte donn\u00e9e ci-dessus, \u00e9valu\u00e9e par rapport \u00e0 la base d'imposition, et la d\u00e9finition de \"r\u00e9gressif\" au sens de \"selon le revenu\". Dans ce cas, de nombreux pr\u00e9l\u00e8vements sont effectivement r\u00e9gressifs. Exemple : les taxes sur le tabac, davantage consomm\u00e9 par les m\u00e9nages modestes.<br><br><span class='lien-bleu'>Imp\u00f4t\/Taxe Tobin : <\/span>imp\u00f4t propos\u00e9 par James Tobin dont le principe est de taxer les flux de capitaux pour r\u00e9duire les mouvements sp\u00e9culatifs. En taxant \u00e0 0,5 % les flux de capitaux, il estime que l\u2019on pourrait \u00e0 la fois d\u00e9courager les mouvements purement sp\u00e9culatifs, ne pas emp\u00eacher les r\u00e9alignements de parit\u00e9 fond\u00e9s sur les fondamentaux de l\u2019\u00e9conomie et ne pas dissuader les mouvements de capitaux li\u00e9s aux \u00e9changes commerciaux ou \u00e0 des investissements productifs (dont l\u2019\u00e9ch\u00e9ance lointaine rendrait n\u00e9gligeable l\u2019imp\u00f4t sur le mouvement de capitaux initial).<br><br><span class='lien-bleu'>Incertitude : <\/span>\u00e9tat dans lequel il est impossible \u00e0 un agent de formuler des pr\u00e9visions sur le futur car il ne conna\u00eet pas la probabilit\u00e9 d'occurrence d\u2019un \u00e9v\u00e8nement et \/ ou il ne conna\u00eet pas la totalit\u00e9 des \u00e9v\u00e8nements possibles dans le futur. Distinct du risque.<br><br><span class='lien-bleu'>Incidence fiscale : <\/span>\u00e9value qui supporte r\u00e9ellement un pr\u00e9l\u00e8vement obligatoire. Un pr\u00e9l\u00e8vement peut porter sur un type d'agent donn\u00e9 mais \u00eatre finalement support\u00e9 par un autre si le groupe initialement concern\u00e9 est capable de reporter sur d'autres le poids du pr\u00e9l\u00e8vement. Exemple : l'imp\u00f4t sur les soci\u00e9t\u00e9s est suppos\u00e9 \u00eatre pay\u00e9 par les entreprises. Mais si celles-ci peuvent accro\u00eetre leur prix sans baisse de la demande, ce sont les consommateurs qui paient finalement l'imp\u00f4t.<br><br><span class='lien-bleu'>Incoh\u00e9rence temporelle : <\/span>concept d\u00fb \u00e0 Finn E. Kydland & Edward C. Prescott. Il y a incoh\u00e9rence temporelle lorsque la d\u00e9cision d'un agent \u00e9conomique optimale \u00e0 un instant du temps ne l'est plus ult\u00e9rieurement. Exemple : un gouvernement a int\u00e9r\u00eat \u00e0 annoncer qu'il taxera peu les entreprises install\u00e9es sur son territoire en t. De ce fait, de nombreuses entreprises s'installeront. Une fois install\u00e9es, il a int\u00e9r\u00eat, en t + 1, \u00e0 les taxer davantage pour obtenir des recettes fiscales plus \u00e9lev\u00e9es.<br><br><span class='lien-bleu'>Indexation : <\/span>m\u00e9thode consistant \u00e0 faire \u00e9voluer contractuellement un revenu en fonction de l\u2019\u00e9volution d\u2019une autre variable. Exemple : jusqu\u2019au milieu des ann\u00e9es 80, les salaires \u00e9taient index\u00e9s en France sur le taux d\u2019inflation.<br><br><span class='lien-bleu'>Indice des prix \u00e0 la consommation : <\/span>instrument pour mesurer l\u2019\u00e9volution de l\u2019ensemble des prix \u00e0 la consommation. En \u00e9conomie, lorsqu\u2019on parle du niveau g\u00e9n\u00e9ral des prix, c\u2019est \u00e0 cet indice que l\u2019on se r\u00e9f\u00e8re. Son principe de construction est le suivant : c\u2019est une moyenne pond\u00e9r\u00e9e des prix des biens les plus consomm\u00e9s, chaque prix \u00e9tant pond\u00e9r\u00e9 par l\u2019importance relative du bien dans la consommation globale.<br><br><span class='lien-bleu'>In\u00e9galit\u00e9 : <\/span>il y a in\u00e9galit\u00e9 quand des individus appartenant \u00e0 un groupe social identifi\u00e9 (jeunes, femmes, ch\u00f4meurs, etc.) ont une situation syst\u00e9matiquement plus favorable (ou l'inverse) que d\u2019autres groupes. Les in\u00e9galit\u00e9s peuvent porter sur des crit\u00e8res diff\u00e9rents (revenus, patrimoine, acc\u00e8s \u00e0 l'emploi, etc.).<br><br><span class='lien-bleu'>Inflation : <\/span>hausse continue du niveau g\u00e9n\u00e9ral des prix.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Innovation : <\/span>introduction d'une nouveaut\u00e9 ou d'une am\u00e9lioration substantielle dans la pratique d'une entreprise. L'innovation peut se mat\u00e9rialiser par un nouveau produit (innovation \"produit\") ou de nouvelles m\u00e9thodes de production ou d'organisation (innovation \"process\" ou \"proc\u00e9d\u00e9\").<br><br><span class='lien-bleu'>Institut d\u2019\u00e9mission : <\/span>Banque Centrale (\u00e9met la monnaie).<br><br><span class='lien-bleu'>Institutionnalisme : <\/span>courant de la pens\u00e9e \u00e9conomique qui met l\u2019accent sur le r\u00f4le des institutions comme d\u00e9terminant des ph\u00e9nom\u00e8nes \u00e9conomiques. Quelques noms : au d\u00e9but du si\u00e8cle, Thorsten Veblen, aujourd\u2019hui Oliver Williamson ou Robert Boyer (France).<br><br><span class='lien-bleu'>Institutions : <\/span>r\u00e8gles socio-historiques qui d\u00e9finissent le cadre dans lequel les agents \u00e9conomiques prennent leurs d\u00e9cisions d\u2019allocation des ressources. Exemple : la monnaie est une institution car elle modifie la fa\u00e7on de proc\u00e9der aux \u00e9changes par rapport au troc.<br><br><span class='lien-bleu'>Interm\u00e9diation : <\/span>mise en relation d\u2019offreurs et de demandeurs sur un march\u00e9 par un tiers. Exemple : les banques collectent l\u2019\u00e9pargne de leur clients, la placent sur le march\u00e9 financier. Du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019\u00e9pargnant comme du c\u00f4t\u00e9 de l\u2019entreprise financ\u00e9e, le seul interlocuteur est la banque.<br><br><span class='lien-bleu'>Investissement : <\/span>au sens \u00e9troit, acquisition de biens de production en vue de l\u2019exploitation d\u2019une entreprise et de d\u00e9gager un revenu ou augmentation de la capacit\u00e9 de production. Au sens large, acquisition d\u2019un capital en vue d\u2019en percevoir ou d\u2019en consommer le revenu.<br><br><span class='lien-bleu'>Isoquant : <\/span>ensemble des combinaisons de facteurs (substituables) qui conduisent au m\u00eame niveau de production.<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='K'><\/a>K<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Keyn\u00e9sianisme : <\/span>doctrine issue de la th\u00e9orie de John Maynard Keynes (1883-1946).<br><br><span class='lien-bleu'>Know-How : <\/span>savoir-faire, connaissances techniques particuli\u00e8res n\u00e9cessaires \u00e0 la reproduction d\u2019un proc\u00e9d\u00e9 de fabrication ou de distribution.<br><br><span class='lien-bleu'>Krach : <\/span>effondrement des cours boursiers apparaissant souvent \u00e0 la suite de mouvements sp\u00e9culatifs.<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='L'><\/a>L<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Learning by doing : <\/span>Voir <em>apprentissage par la pratique<\/em>. Voir aussi <em>apprentissage par l'usage<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Learning-by-doing : <\/span>apprentissage par la pratique. L'un des m\u00e9canismes \u00e9voqu\u00e9s pour expliquer la croissance dans les th\u00e9ories de la croissance endog\u00e8ne.<br><br><span class='lien-bleu'>Lib\u00e9ralisme : <\/span>pas forc\u00e9ment simple \u00e0 d\u00e9finir. Doctrine \u00e9conomique qui pr\u00f4ne la libre concurrence et qui s\u2019oppose donc tant \u00e0 l\u2019intervention de l\u2019Etat qu\u2019\u00e0 la constitution de monopoles ou d\u2019oligopoles priv\u00e9s. Cette doctrine est fond\u00e9e sur la conviction qu\u2019il existe un ordre \u00e9conomique naturel r\u00e9alis\u00e9 par des m\u00e9canismes d\u2019ajustement qui ne peuvent jouer que dans le libre jeu des initiatives individuelles sur des march\u00e9s.<br><br><span class='lien-bleu'>Libre-\u00e9change : <\/span>situation dans laquelle les flux \u00e9conomiques internationaux sont libres. Par extension, doctrine de l\u2019\u00e9change international qui stipule que chaque pays participant \u00e0 l\u2019\u00e9change international \u00e0 int\u00e9r\u00eat \u00e0 n\u2019opposer aucune contrainte aux flux \u00e9conomiques (biens, services, facteurs de production) entre pays. Le libre-\u00e9change am\u00e9liorant la situation de tous. C\u2019est une extension du lib\u00e9ralisme \u00e0 l\u2019ensemble des \u00e9conomies nationales.<br><br><span class='lien-bleu'>Liquidit\u00e9 : <\/span>propri\u00e9t\u00e9 d\u2019un bien \u00e0 \u00eatre utilis\u00e9 plus ou moins rapidement dans un emploi donn\u00e9. Exemple : la monnaie est l\u2019actif liquide par nature pour op\u00e9rer des transactions. Les liquidit\u00e9s d\u2019une \u00e9conomie sont la somme des moyens de paiement disponibles dans cette \u00e9conomie.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Logrolling : <\/span>proc\u00e9dure de marchandage parlementaire, qui consiste pour des parlementaires \u00e0 \u00e9changer des votes sur des projets diff\u00e9rents.<br><br><span class='lien-bleu'>Loi d\u2019Okun : <\/span>relation mise en \u00e9vidence par Arthur Okun (1962), qui exprime le taux d\u2019\u00e9volution du taux de ch\u00f4mage comme une fonction d\u00e9croissante du taux de croissance de l\u2019\u00e9conomie. On en a d\u00e9duit pour la France que si la croissance est situ\u00e9 entre 2,5 et 3%, le taux de ch\u00f4mage \u00e9tait stable dans les ann\u00e9es 1980. Depuis, il semblerait que ce chiffre soit plus proche de 1,5%.<br><br><span class='lien-bleu'>Loi de Walras : <\/span>s\u2019\u00e9nonce ainsi : dans une \u00e9conomie o\u00f9 il existe n march\u00e9s, si (n-1) march\u00e9s sont en \u00e9quilibre, alors le n-i\u00e8me march\u00e9 est aussi en \u00e9quilibre. Exemple d\u2019application de ce principe : dans le mod\u00e8le IS-LM, il existe 3 march\u00e9s : celui des biens et services, celui de la monnaie et celui des titres. En vertu de la loi de Walras, on consid\u00e8re que le march\u00e9 des titres est en \u00e9quilibre et on analyse seulement les deux autres march\u00e9s.<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='M'><\/a>M<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Macro\u00e9conomie : <\/span>branche de l\u2019\u00e9conomie qui \u00e9tudie les m\u00e9canismes \u00e9conomiques du point de vue de grandeurs et de groupes d\u2019agents agr\u00e9g\u00e9s. La macro\u00e9conomie a pour but de construire des fonctions de comportement globales <i>ad hoc<\/i> o\u00f9 \u00e0 partir d\u2019hypoth\u00e8ses concernant l\u2019agr\u00e9gation de comportement micro\u00e9conomiques et d\u2019en d\u00e9duire des m\u00e9canismes explicatifs du fonctionnement de l\u2019\u00e9conomie dans son ensemble.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Main invisible : <\/span>principe pr\u00e9sent\u00e9 par Adam Smith (1776) pour expliquer l\u2019ordre naturel et le lib\u00e9ralisme \u00e9conomique. Par le jeu de la concurrence sur les march\u00e9s, la prosp\u00e9rit\u00e9 g\u00e9n\u00e9rale est assur\u00e9e, pour peu que chacun ne se pr\u00e9occupe que de son propre int\u00e9r\u00eat. Tout se passerait comme si une main invisible transformait la somme des int\u00e9r\u00eats individuels en un int\u00e9r\u00eat g\u00e9n\u00e9ral.<br><br><span class='lien-bleu'>Maladie des co\u00fbts : <\/span>ph\u00e9nom\u00e8ne par lequel la hausse m\u00e9canique des r\u00e9mun\u00e9rations dans les secteurs \u00e0 faibles gains de productivit\u00e9 p\u00e8se sur les co\u00fbts et les prix de ces secteurs. Voir <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/la-question-et-sa-reponse\/?codefaq=90\">cette question-r\u00e9ponse<\/a> pour plus de d\u00e9tails.<br><br><span class='lien-bleu'>Maladie hollandaise : <\/span>ph\u00e9nom\u00e8ne d'hypersp\u00e9cialisation de l'\u00e9conomie d'un pays dans un secteur tr\u00e8s comp\u00e9titif. Le pays finit par \u00eatre totalement d\u00e9pendant de ce secteur et subit de plein fouet l'\u00e9ventuelle d\u00e9clin de son activit\u00e9. Typiquement, le secteur concern\u00e9 repose sur l'exploitation de ressources naturelles initialement abondante mais tendant \u00e0 se tarir. M\u00e9canisme originellement analys\u00e9 aux Pays-Bas dans les ann\u00e9es 1960, avec la d\u00e9couverte de gisements de gaz naturel.<br><br><span class='lien-bleu'>March\u00e9 : <\/span>lieu de rencontre d\u2019une offre et d\u2019une demande, duquel \u00e9merge un prix pour le bien \u00e9chang\u00e9. Le march\u00e9 d\u00e9signe aussi en \u00e9conomie l\u2019\u00e9conomie de march\u00e9 dans son ensemble en tant que syst\u00e8me \u00e9conomique autor\u00e9gul\u00e9 et en tant qu\u2019institution. Voir \u00e9conomie de march\u00e9.<br><br><span class='lien-bleu'>March\u00e9 \u00e0 terme : <\/span>march\u00e9 sur lequel les \u00e9changeurs s\u2019entendent par avance pour la livraison future d\u2019un bien, service ou titre \u00e0 un prix fix\u00e9 par avance. Voir contrat \u00e0 terme.<br><br><span class='lien-bleu'>March\u00e9 contestable : <\/span>un march\u00e9 est dit \"contestable\" s\u2019il est possible d\u2019entrer et de sortir de ce march\u00e9 sans subir de co\u00fbts irr\u00e9cup\u00e9rables (d\u00e9penses de publicit\u00e9 d\u2019un nouveau venu, pertes en capital au del\u00e0 de l\u2019amortissement, \u00e0 la revente du mat\u00e9riel). Voir <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/la-question-et-sa-reponse\/?codefaq=76\">cette question-r\u00e9ponse<\/a> pour plus de d\u00e9tails.<br><br><span class='lien-bleu'>March\u00e9 des changes : <\/span>march\u00e9 o\u00f9 s\u2019\u00e9changent les devises. Ce n\u2019est pas un march\u00e9 r\u00e9ellement localis\u00e9, c\u2019est un r\u00e9seau entre les cambistes des banques du monde entier. Les \u00e9changes se font \u00e0 l\u2019aide des instruments de t\u00e9l\u00e9communications.<br><br><span class='lien-bleu'>March\u00e9 financier : <\/span>march\u00e9 de la monnaie et des capitaux \u00e0 long terme<br><br><span class='lien-bleu'>March\u00e9 interbancaire : <\/span>march\u00e9 financier sur lequel les banques \u00e9changent au jour le jour leurs exc\u00e9dents et besoins de tr\u00e9sorerie.<br><br><span class='lien-bleu'>March\u00e9 mon\u00e9taire : <\/span> march\u00e9 de l\u2019argent \u00e0 court terme o\u00f9 les intervenants formulent des demandes et des offres de liquidit\u00e9 pour de courtes p\u00e9riodes. Longtemps r\u00e9serv\u00e9 en France aux seules institutions financi\u00e8res, il est ouvert aux autres agents depuis les ann\u00e9es 80.<br><br><span class='lien-bleu'>March\u00e9 unique : <\/span>institution de l'Union europ\u00e9enne qui garantit au sein de l'Union la libre circulation des biens, des services et des facteurs de production (capital et travail). Des exceptions demeurent cependant, notamment dans le domaine des services. Exemple : \u00e9ducation, sant\u00e9.<br><br><span class='lien-bleu'>Marx (Karl) : <\/span>Pour quelques d\u00e9finitions importantes chez Marx, voir la rubrique questions et r\u00e9ponses du site.<br><br><span class='lien-bleu'>Microcr\u00e9dit : <\/span>pratiqu\u00e9 surtout dans les pays pauvres ou \u00e9mergents, le microcr\u00e9dit est une forme de cr\u00e9dit destin\u00e9 aux plus pauvres, qui n'ont pas acc\u00e8s au cr\u00e9dit classique, qui demande des garanties dont ils ne disposent pas. Les montants pr\u00eat\u00e9s sont faibles, les taux d'int\u00e9r\u00eat \u00e9lev\u00e9s et le mode de garantie des pr\u00eats repose fr\u00e9quemment sur une caution solidaire au sein d'un groupe d'emprunteurs.<br><br><span class='lien-bleu'>Micro\u00e9conomie : <\/span>branche de l\u2019\u00e9conomie qui s\u2019applique \u00e0 expliquer, sur la base de l\u2019hypoth\u00e8se de rationalit\u00e9, le comportement d\u2019agents isol\u00e9s et d\u2019en d\u00e9duire les conditions de l\u2019\u00e9quilibre g\u00e9n\u00e9ral walrasien.<br><br><span class='lien-bleu'>Mod\u00e8le \u00e9conomique : <\/span>repr\u00e9sentation simplifi\u00e9e de la r\u00e9alit\u00e9 \u00e9conomique ayant pour but de mettre en relation les variables significatives pour la compr\u00e9hension des m\u00e9canismes \u00e9conomiques.<br><br><span class='lien-bleu'>Mondialisation : <\/span>Processus par lequel le cadre des activit\u00e9s \u00e9conomiques d\u00e9borde le cadre des fronti\u00e8res nationales pour s'\u00e9tablir au niveau mondial. Correspond \u00e0 une int\u00e9gration des march\u00e9s de biens et services et de facteurs de production (travail, capital) au niveau mondial.<br><br><span class='lien-bleu'>Monnaie : <\/span>la monnaie peut se d\u00e9finir par les fonctions qu\u2019elle remplit. Elles sont au nombre de trois :<br \/>\r\n\u25b8 Unit\u00e9 de compte (num\u00e9raire).<br \/>\r\n\u25b8 Instrument des \u00e9changes.<br \/>\r\n\u25b8 R\u00e9serve de valeur.<br \/>\r\nUne bonne monnaie est celle qui remplit bien ces trois fonctions, les deux derni\u00e8res \u00e9tant les plus importantes.<br><br><span class='lien-bleu'>Monnaie fiduciaire : <\/span>billets de banque \u00e9mis par la Banque Centrale.<br><br><span class='lien-bleu'>Monnaie scripturale : <\/span>ensemble des d\u00e9p\u00f4ts \u00e0 vue dans les banques. Elle est cr\u00e9\u00e9e et circule par des \u00e9critures, d\u2019o\u00f9 le qualificatif de scripturale.<br><br><span class='lien-bleu'>Monopole : <\/span>structure de march\u00e9 dans laquelle un seul offreur est confront\u00e9 \u00e0 un grand nombre de demandeurs.<br><br><span class='lien-bleu'>Monopole bilat\u00e9ral : <\/span>structure de march\u00e9 dans laquelle un seul offreur est confront\u00e9 \u00e0 un seul demandeur.<br><br><span class='lien-bleu'>Monopole naturel : <\/span>march\u00e9 sur lequel les co\u00fbts unitaires de production sont les plus bas lorsqu'une seule entreprise offre le bien. Cela s'explique en g\u00e9n\u00e9ral par la pr\u00e9sence d'\u00e9conomies d'\u00e9chelle tr\u00e8s puissantes. Exemple : la gestion des infrastructures de r\u00e9seau. Dans ce type d'activit\u00e9, l'\u00c9tat a int\u00e9r\u00eat \u00e0 imposer un monopole, qui sera collectivement plus efficient (si la rente de monopole est bien encadr\u00e9e).<br><br><span class='lien-bleu'>Monopsone : <\/span>structure de march\u00e9 o\u00f9 un seul demandeur est confront\u00e9 \u00e0 un grand nombre d\u2019offreurs.<br><br><span class='lien-bleu'>Multiplicateur keyn\u00e9sien : <\/span>exprime la relation entre une variation de la d\u00e9pense autonome (d\u00e9penses publiques, baisse d\u2019imp\u00f4ts, exportations) et la variation du revenu (production) qu\u2019elle entra\u00eene. Supposons une d\u00e9pense publique, une hausse du salaire des fonctionnaires, par exemple. Les fonctionnaires re\u00e7oivent un revenu suppl\u00e9mentaire. Ils en d\u00e9pensent une partie (l\u2019autre partie \u00e9tant \u00e9pargn\u00e9e). Cette d\u00e9pense est alors un revenu pour un autre agent dans l\u2019\u00e9conomie qui a augment\u00e9 sa production. A son tour, cet agent consomme une partie de ce revenu vers un autre agent qui produit plus et d\u00e9pense une partie de son revenu etc. Au final, il existe un effet multiplicateur de la d\u00e9pense initiale qui a induit une production et des revenus sup\u00e9rieurs \u00e0 sa valeur. Math\u00e9matiquement : <i>Y = G \/ (1-c)<\/i> Avec <i>Y<\/i> le revenu global, <i>G<\/i> les d\u00e9penses publiques et <i>c<\/i> la propension marginale \u00e0 consommer le revenu. Comme <i>0 < c < 1, 1 \/ (1-c) > 1<\/i> et <i>Y > G<\/i> <br><br><span class='lien-bleu'>Multiplicateur mon\u00e9taire : <\/span>relation qui explique la cr\u00e9ation mon\u00e9taire dans une \u00e9conomie de march\u00e9s financiers. La Banque Centrale d\u00e9cide du montant de la base mon\u00e9taire et les banques de second rang offre la quantit\u00e9 de cr\u00e9dit qui correspond \u00e0 cette base mon\u00e9taire. Cette relation s\u2019\u00e9crit <em>\u0394M = k\u0394B<\/em>, avec M la masse mon\u00e9taire, k le multiplicateur de la base mon\u00e9taire et B la base mon\u00e9taire.<br \/>\r\nVoir aussi <em>diviseur mon\u00e9taire.<\/em><br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='N'><\/a>N<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>NAIRU : <\/span><em>Non Accelerating Inflation Rate of Unemployment<\/em>. Taux de ch\u00f4mage tel que le taux d'inflation reste stable. Le NAIRU est un taux de ch\u00f4mage \"d'\u00e9quilibre\" qui correspond au taux de ch\u00f4mage structurel de l'\u00e9conomie. En dessous de ce taux, on peut s'attendre \u00e0 une acc\u00e9l\u00e9ration de l'inflation. Au dessus, \u00e0 un ralentissement de celle-ci.<br><br><span class='lien-bleu'>Neuro\u00e9conomie : <\/span>discipline qui s'int\u00e9resse aux processus neurobiologiques \u00e0 l\u2019\u0153uvre dans le cerveau humain dans les situations de d\u00e9cision \u00e9conomique. Elle utilise des techniques d'imagerie c\u00e9r\u00e9brale dans le but de montrer quelle est la part des \u00e9motions et du calcul rationnel dans la prise de d\u00e9cision.<br><br><span class='lien-bleu'>Neutralit\u00e9 de la monnaie : <\/span>hypoth\u00e8se des th\u00e9ories classique et n\u00e9oclassique selon laquelle la monnaie n\u2019aurait pas, au moins \u00e0 long terme, d\u2019influence sur l\u2019activit\u00e9 r\u00e9elle. Toute augmentation de la masse mon\u00e9taire en circulation ayant pour seule cons\u00e9quence une hausse proportionnelle du niveau g\u00e9n\u00e9ral des prix.<br><br><span class='lien-bleu'>Nouvelle \u00e9conomie : <\/span>concept d\u00e9crivant une nouvelle forme de fonctionnement de l'\u00e9conomie de march\u00e9 depuis le milieu des ann\u00e9es 1990, ou plus restrictivement, un ensemble d'activit\u00e9s aux caract\u00e9ristiques de co\u00fbts communes, telles que l'informatique, les t\u00e9l\u00e9communications etc. La nouvelle \u00e9conomie se caract\u00e9rise par un ensemble de chocs techonologiques (technologies de l'information et de la communication, biotechnologies), un environnement \u00e9conomique ouvert (globalisation, d\u00e9r\u00e9gulations des activit\u00e9s \u00e9conomiques, privatisations et d\u00e9r\u00e9gulation des services publics) et des conditions financi\u00e8res nouvelles (disparition de l'inflation, r\u00e9duction des d\u00e9ficits publics, d\u00e9veloppement des march\u00e9s financiers - d\u00e9riv\u00e9s en particulier).<br><br \/>\r\nVoir aussi la question-r\u00e9ponse sur ce th\u00e8me.<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='O'><\/a>O<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Offre : <\/span>Volume de biens ou de services propos\u00e9 \u00e0 la vente sur un march\u00e9.<br><br><span class='lien-bleu'>Offre globale : <\/span>Au niveau macro\u00e9conomique, c\u2019est l\u2019agr\u00e9gation de toutes les offres de biens des diff\u00e9rents march\u00e9s, sans distinction sur la nature du produit. On parle aussi d\u2019offre agr\u00e9g\u00e9e.<br><br><span class='lien-bleu'>Oligopole : <\/span>structure de march\u00e9 caract\u00e9ris\u00e9e par un petit nombre d\u2019offreurs (sup\u00e9rieur \u00e0 un) confront\u00e9 \u00e0 un grand nombre de demandeurs.<br><br><span class='lien-bleu'>Oligopole \u00e0 franges : <\/span>Structure de march\u00e9 dans laquelle quelques grandes entreprises dominent le march\u00e9 et quelques petites entreprises op\u00e8rent (aux franges) sans r\u00e9ellement les concurrencer. Exemple : l'industrie du disque, avec les majors et les labels ind\u00e9pendants.<br><br><span class='lien-bleu'>Oligopole bilat\u00e9ral : <\/span>structure de march\u00e9 dans lequel un petit nombre d\u2019offreurs sont confront\u00e9s \u00e0 un petit nombre de demandeurs.<br><br><span class='lien-bleu'>Oligopsone : <\/span>structure de march\u00e9 dans laquelle un petit nombre de demandeurs sont confront\u00e9s \u00e0 un grand nombre d\u2019offreurs.<br><br><span class='lien-bleu'>Open market : <\/span>technique d\u2019intervention de la Banque Centrale sur le march\u00e9 mon\u00e9taire qui consiste \u00e0 fournir ou reprendre des liquidit\u00e9s \u00e0 ce march\u00e9 en achetant ou vendant des titres. En anglais, open market d\u00e9signe \u00e9galement le march\u00e9 mon\u00e9taire lui-m\u00eame.<br><br><span class='lien-bleu'>Optimum : <\/span>Niveau jug\u00e9 le meilleur dans une optique d\u00e9termin\u00e9e. Ou valeur d\u2019une grandeur ou d\u2019un ensemble de grandeurs parmi diverses autres et consid\u00e9r\u00e9e comme la plus adapt\u00e9e \u00e0 la r\u00e9alisation d\u2019un ou plusieurs objectifs, compte tenu d\u2019un ensemble de contraintes.<br><br><span class='lien-bleu'>Optimum de Pareto : <\/span>situation dans laquelle, on ne peut am\u00e9liorer la situation d\u2019un individu sans r\u00e9duire la satisfaction d\u2019au moins un autre individu.<br><br><span class='lien-bleu'>Option : <\/span>produit financier qui repr\u00e9sente le droit d'op\u00e9rer une transaction \u00e0 une date ult\u00e9rieure ou non, \u00e0 des conditions donn\u00e9es aujourd'hui. Exemple : une option (de change) d'achat dollars contre euros \u00e0 3 mois, \u00e0 un taux de 1 dollar contre 1 euro, portant sur 500 dollars, donne le droit, dans 3 mois, d'acheter 500 dollars avec 500 euros dans 3 mois. Une option permet soit de se couvrir contre un risque, soit de sp\u00e9culer.<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='P'><\/a>P<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Panique bancaire : <\/span>ou <em>bank run<\/em>. Situation dans laquelle les clients d'une banque redoutent la faillite de leur banque et se pr\u00e9cipitent pour retirer leurs fonds avant qu'il ne soit trop tard. Ce qui peut provoquer la faillite de la banque, y compris quand sa situation est saine.<br><br><span class='lien-bleu'>Paradoxe de Bertrand : <\/span>dans un oligopole, lorsque les firmes se font concurrence sur les prix, l'\u00e9quilibre atteint est identique \u00e0 celui de concurrence parfaite, avec un prix \u00e9gal au co\u00fbt marginal. Ce r\u00e9sultat, d\u00fb \u00e0 Joseph Bertrand, a pris le nom de \"paradoxe de Bertrand\".<br><br><span class='lien-bleu'>Paradoxe de Leontiev : <\/span>alors que le <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/?page_id=211&codefaq=60\">mod\u00e8le HOS<\/a> pr\u00e9disait une sp\u00e9cialisation des \u00c9tats-Unis dans l'exportation de biens riches en capital, Wassily Leontiev constata en 1953 que les exportations am\u00e9ricaines \u00e9taient au contraire riches en travail.<br><br><span class='lien-bleu'>Paradoxe de Solow : <\/span>en 1987, Robert Solow remarquait qu'il voyait des ordinateurs de partout sauf dans les statistiques de la productivit\u00e9. Cette formule prit le nom de \"paradoxe de Solow\", car elle faisait le constat de faibles gains de productivit\u00e9 constat\u00e9s en d\u00e9pit de l'introduction massive des ordinateurs dans les entreprises.<br><br><span class='lien-bleu'>Parit\u00e9 des pouvoirs d\u2019achat  : <\/span>hypoth\u00e8se sur la d\u00e9termination des taux de change \u00e0 long terme, selon laquelle les taux de change entre monnaie doivent se d\u00e9terminer de telle sorte que les monnaies aient le m\u00eame pouvoir d\u2019achat. Cela signifie que si une certaine quantit\u00e9 de euros permet d\u2019acqu\u00e9rir un panier de biens donn\u00e9, alors apr\u00e8s sa conversion en dollars, cette somme permettra d\u2019acheter le m\u00eame panier de biens aux Etats-Unis.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Parit\u00e9 des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat : <\/span>hypoth\u00e8se selon laquelle, en \u00e9conomie ouverte lorsque les capitaux sont parfaitement mobiles, la concurrence entre places financi\u00e8res conduit \u00e0 une \u00e9galisation des taux d\u2019int\u00e9r\u00eat dans tous les pays.<br><br><span class='lien-bleu'>Passager clandestin : <\/span>comportement d\u2019un individu qui dissimulent ses pr\u00e9f\u00e9rences pour un bien public dans le but de profiter de sa production sans contribuer au financement de ce bien public.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Pauvret\u00e9 : <\/span>situation d'un individu qui ne dispose pas de ressources mat\u00e9rielles suffisantes pour satisfaire des besoins normaux. On distingue plusieurs notions de pauvret\u00e9 en \u00e9conomie :<br \/>\r\n\u25b8 L'extr\u00eame pauvret\u00e9. D\u00e9finie comme le fait de ne pas disposer d'un revenu de 1,90 dollars par jour (seuil en 2018).<br \/>\r\n\u25b8 La pauvret\u00e9 absolue. Est pauvre l'individu qui ne dispose pas d'une revenu suffisant pour satisfaire des besoins \u00e9l\u00e9mentaires (se nourrir, se loger, se v\u00eatir, etc.). C'est la mesure utilis\u00e9e aux \u00c9tats-Unis.<br \/>\r\n\u25b8 La pauvret\u00e9 relative. Est pauvre l'individu qui ne dispose pas d'un revenu suffisant pour avoir un mode de vie relativement proche de celui de la majorit\u00e9 des individus de sa soci\u00e9t\u00e9. Le seuil de pauvret\u00e9 se mesure alors comme un pourcentage du revenu m\u00e9dian de l'ensemble de la population. L'UE retient cette d\u00e9finition de la pauvret\u00e9 avec un seuil de 60%.<br><br><span class='lien-bleu'>Perte s\u00e8che : <\/span>baisse du surplus collectif sur un march\u00e9, du fait d'une r\u00e9duction des \u00e9changes. Cette r\u00e9duction \u00e9tant la cons\u00e9quence d'une imperfection de march\u00e9. Exemple : une situation de monopole ou un imp\u00f4t sur la consommation.<br><br><span class='lien-bleu'>Plus value (chez Marx) : <\/span>Voir les textes sur Marx dans la rubrique questions et r\u00e9ponses du site.<br><br><span class='lien-bleu'>Policy mix : <\/span>combinaison des politiques budg\u00e9taire et mon\u00e9taire. La notion de <em>policy mix<\/em> est importante car les deux politiques peuvent se compl\u00e9ter et se renforcer pour atteindre un objectif ou, \u00e0 l'inverse, se contrarier.<br><br><span class='lien-bleu'>Politique budg\u00e9taire : <\/span>politique \u00e9conomique conduite au moyen du budget de l\u2019Etat pris globalement, incluant l\u2019action par les recettes et l\u2019action par les d\u00e9penses publiques.<br><br><span class='lien-bleu'>Politique commerciale : <\/span>politique adopt\u00e9e par une nation, dans le cadre du commerce ext\u00e9rieur et pouvant se traduire par la \" lib\u00e9ralisation \" des \u00e9changes, le contingentement, l\u2019abaissement ou le rel\u00e8vement des droits de douane, des subventions \u00e0 l\u2019exportation etc. Le but de ces politiques est de favoriser les exportations nationales.<br><br><span class='lien-bleu'>Politique conjoncturelle : <\/span>ensemble des actions d\u00e9lib\u00e9r\u00e9ment adopt\u00e9es en vue de la r\u00e9gulation de la conjoncture, que ce soit par l\u2019interm\u00e9diaire de la politique budg\u00e9taire, de la politique mon\u00e9taire, des revenus etc. On r\u00e9sume ses objectifs par la formule dite du \" carr\u00e9 magique \" : stabilit\u00e9 des prix, plein-emploi, expansion et \u00e9quilibre ext\u00e9rieur.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Politique de l'emploi : <\/span>au sens strict, concerne les dispositifs qui ont pour but d\u2019agir directement sur le fonctionnement du march\u00e9 du travail (offre et demande de travail) pour favoriser l\u2019emploi. Au sens large, on y ajoute les dispositifs de politique conjoncturelle visant \u00e0 soutenir l'emploi.<br><br><span class='lien-bleu'>Politique de la concurrence : <\/span>ensemble des dispositifs juridiques visant organiser et contr\u00f4ler les march\u00e9s de biens et services, de sorte \u00e0 favoriser le maintien d\u2019un fonctionnement suffisamment concurrentiel pour que l\u2019efficacit\u00e9 \u00e9conomique y soit maximale.<br><br><span class='lien-bleu'>Politique des revenus : <\/span>ensemble d\u2019orientations indicatives et concert\u00e9es destin\u00e9es \u00e0 \u00e9viter des hausses de prix et de salaires trop importantes.<br><br><span class='lien-bleu'>Politique \u00e9conomique : <\/span>action consciente de la puissance publique se traduisant par la d\u00e9finition d\u2019objectifs \u00e9conomiques et sociaux et la mise en oeuvre des moyens n\u00e9cessaires pour les atteindre.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Politique fiscale : <\/span>consiste \u00e0 d\u00e9terminer les diff\u00e9rents pr\u00e9l\u00e8vements obligatoires, leur base de taxation, les taux applicables, les modalit\u00e9s de collecte de l\u2019imp\u00f4t et les \u00e9ventuelles exemptions.<br><br><span class='lien-bleu'>Politique industrielle : <\/span>peut \u00eatre d\u00e9finie comme l\u2019ensemble des interventions publiques qui visent \u00e0 orienter la production vers certains secteurs et \u00e0 cr\u00e9er un environnement favorable aux entreprises, dans le but d\u2019accro\u00eetre leur efficacit\u00e9.<br><br><span class='lien-bleu'>Politique mon\u00e9taire : <\/span>Actions d\u00e9lib\u00e9r\u00e9es des autorit\u00e9s mon\u00e9taires (Banque Centrale) sur la masse mon\u00e9taire et les actifs financiers en vue de la r\u00e9gulation de l\u2019\u00e9conomie \u00e0 court et moyen terme. Actuellement, on reconna\u00eet comme objectif principal de la politique mon\u00e9taire la stabilit\u00e9 des prix.<br><br><span class='lien-bleu'>Population active : <\/span>ensemble des individus qui participent activement au march\u00e9 du travail. Elle inclut donc les personnes occupant un emploi et celles qui en cherchent un, c'est-\u00e0-dire les ch\u00f4meurs.<br><br><span class='lien-bleu'>Pouvoir d\u2019achat : <\/span>quantit\u00e9 de biens et de services qu\u2019une somme d\u2019argent permet d\u2019acqu\u00e9rir. Le pouvoir d\u2019achat d\u00e9cro\u00eet avec l\u2019inflation.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Pr\u00e9f\u00e9rence pour la liquidit\u00e9 : <\/span>terme utilis\u00e9 par John Maynard Keynes pour d\u00e9signer la demande de monnaie. Selon lui, cette pr\u00e9f\u00e9rence pour la liquidit\u00e9 se justifie par trois motifs :<br \/>\r\n\u25b8 Un motif de pr\u00e9caution qui fait que l\u2019on veut toujours conserver une partie de sa richesse sous forme mon\u00e9taire en cas de n\u00e9cessit\u00e9 impr\u00e9vue.<br \/>\r\n\u25b8 Un motif de transaction.<br \/>\r\n\u25b8 Un motif de sp\u00e9culation. On conserve toujours une partie de son patrimoine liquide pour pouvoir profiter de bonnes occasions.<br><br><span class='lien-bleu'>Pr\u00eateur en dernier ressort : <\/span>notion qui renvoie \u00e0 l'id\u00e9e qu'en cas de crise financi\u00e8re, un agent doit assurer la liquidit\u00e9 de l'\u00e9conomie, en pr\u00eatant aux institutions financi\u00e8res qui en ont besoin mais ne trouvent pas de financement en raison de la crise. C'est la banque centrale qui joue usuellement ce r\u00f4le.<br><br><span class='lien-bleu'>Prime de risque : <\/span>suppl\u00e9ment de r\u00e9mun\u00e9ration r\u00e9clam\u00e9 par un investisseur pour l'acquisition d'un actif de risque sup\u00e9rieur \u00e0 celui des autres actifs disponibles. Exemple : la prime de risque sur les titres de la dette publique d'un pays dont la solvabilit\u00e9 est jug\u00e9e plus faible se traduit par un taux d'int\u00e9r\u00eat plus \u00e9lev\u00e9 pour les titres de la dette de ce pays.<br><br><span class='lien-bleu'>Principe pollueur-payeur : <\/span>concept d\u00fb \u00e0 Arthur C. Pigou. Au sens strict, traduit la n\u00e9cessit\u00e9 d'appliquer une taxe aux activit\u00e9s polluantes, afin d'accro\u00eetre l'efficience du march\u00e9 en internalisant cette externalit\u00e9 n\u00e9gative. Au sens large, traduit la n\u00e9cessit\u00e9 d'internaliser les externalit\u00e9s n\u00e9gatives sur un march\u00e9. Exemple : faire payer des cotisations ch\u00f4mage plus \u00e9lev\u00e9es aux entreprises qui licencient plus souvent que les autres rel\u00e8ve aussi d'une logique de pollueur-payeur.<br><br><span class='lien-bleu'>Prix : <\/span>rapport d\u2019\u00e9change entre deux marchandises propos\u00e9es \u00e0 l\u2019\u00e9change. Un prix est toujours quelque chose de relatif. Lorsqu\u2019il s\u2019agit de prix mon\u00e9taires, la r\u00e9f\u00e9rence devient la monnaie. Mais on peut toujours l\u2019exprimer dans un autre num\u00e9raire.<br><br><span class='lien-bleu'>Prix d\u2019\u00e9quilibre : <\/span>prix d\u2019\u00e9change qui r\u00e9sulte de l\u2019\u00e9galisation de l\u2019offre et de la demande sur un march\u00e9.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Prix nominal, prix r\u00e9el : <\/span>un prix nominal est un prix exprim\u00e9 simplement en unit\u00e9s mon\u00e9taires. Un prix r\u00e9el est un prix mon\u00e9taire rapport\u00e9 au niveau g\u00e9n\u00e9ral des prix. Exemples : le salaire nominal se note W en \u00e9conomie, le salaire r\u00e9el W \/ P o\u00f9 P est le niveau g\u00e9n\u00e9ral des prix.<br><br><span class='lien-bleu'>Productivit\u00e9 marginale : <\/span>il s\u2019agit de la production additionnelle que l\u2019on obtient en utilisant un unit\u00e9 suppl\u00e9mentaire de facteur.<br><br><span class='lien-bleu'>Productivit\u00e9 ou productivit\u00e9 moyenne : <\/span>rapport entre la production et les facteurs ou certains facteurs qui ont permis de l\u2019obtenir.<br><br><span class='lien-bleu'>Productivit\u00e9 totale des facteurs : <\/span>ou PTF. Traduit l'efficacit\u00e9 avec laquelle capital et travail se combinent dans la production. Sa hausse est synonyme de progr\u00e8s technique. Voir aussi <em>progr\u00e8s technique<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Produit Int\u00e9rieur Brut (PIB) : <\/span>mesure de la production de biens et services d\u2019un pays avec comme crit\u00e8re retenu la production sur le territoire national quel que soit la nationalit\u00e9 des producteurs. Ce qui signifie qu\u2019une filiale \u00e0 l\u2019\u00e9tranger d\u2019un groupe fran\u00e7ais ne contribue pas au PIB fran\u00e7ais, mais qu\u2019une filiale d\u2019un groupe \u00e9tranger install\u00e9e en France y contribue. Voir aussi PNB. Il n\u2019y a pas, \u00e0 proprement parler d\u2019indicateur id\u00e9al (PNB ou PIB), on utilise l\u2019un ou l\u2019autre selon le sujet qui nous int\u00e9resse.<br><br><span class='lien-bleu'>Produit National Brut (PNB) : <\/span>mesure de la production de biens et services d\u2019un pays avec comme crit\u00e8re la nationalit\u00e9 des producteurs. Ce qui signifie qu\u2019une filiale \u00e0 l\u2019\u00e9tranger d\u2019un groupe fran\u00e7ais contribue au PNB fran\u00e7ais, mais qu\u2019une filiale d\u2019un groupe \u00e9tranger install\u00e9e en France n\u2019y contribue pas. Voir aussi PIB. Il n\u2019y a pas, \u00e0 proprement parler d\u2019indicateur id\u00e9al (PNB ou PIB), on utilise l\u2019un ou l\u2019autre selon le sujet qui nous int\u00e9resse.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Produits d\u00e9riv\u00e9s : <\/span>contrats financiers qui sont bas\u00e9s sur l\u2019\u00e9volution du cours d\u2019un actif sous-jacent sans qu\u2019il n\u2019y ait livraison de cet actif \u00e0 l\u2019\u00e9ch\u00e9ance. Exemple : un contrat bas\u00e9 sur l\u2019\u00e9volution du CAC 40.<br><br><span class='lien-bleu'>Profit : <\/span>d\u00e9finition courante : exc\u00e9dent des recettes d\u2019une entreprise sur ses co\u00fbts de fonctionnement. <br \/>\r\nD\u00e9finition du profit dit pur en \u00e9conomie : revenu r\u00e9siduel apr\u00e8s que l\u2019entreprise ait r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 ses facteurs de production (capital - i.e. actionnaires et pr\u00eateurs - et travail). Pour Joseph Schumpeter et Frank Knight, le profit pur serait la r\u00e9mun\u00e9ration du risque non assurable que prend l\u2019entrepreneur. Le profit est aussi la fonction que le producteur maximise dans la th\u00e9orie n\u00e9oclassique.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Progr\u00e8s technique : <\/span>processus g\u00e9n\u00e9ral de d\u00e9veloppement et de perfectionnement des m\u00e9thodes et des moyens de production destin\u00e9s \u00e0 une plus grande ma\u00eetrise de la nature par l\u2019homme. On dit qu\u2019il y a progr\u00e8s technique entre t et t + 1 si, \u00e0 partir d\u2019autant de facteurs de production, on peut obtenir plus de produit. Ou, si on peut obtenir autant de produit \u00e0 partir de moins de facteurs. Ce qui est \u00e9quivalent. Les causes du progr\u00e8s technique sont l\u2019investissement immat\u00e9riel (en Recherche -D\u00e9veloppement par exemple, l\u2019accumulation du capital humain, l\u2019apprentissage par la pratique, la diff\u00e9renciation des biens de production (qui permet \u00e0 chaque entreprise d\u2019obtenir \" la \" machine la mieux adapt\u00e9e \u00e0 son activit\u00e9) etc.<br><br><span class='lien-bleu'>Propensions moyenne et marginale \u00e0 consommer (\u00e9pargner) le revenu : <\/span>la propension moyenne \u00e0 consommer (\u00e9pargner) le revenu est la part du revenu d\u2019un m\u00e9nage qui est consomm\u00e9e (\u00e9pargn\u00e9e). Formellement : c<sub>M<\/sub> = C \/ Y o\u00f9 C est la consommation et Y le revenu, cM la propension moyenne \u00e0 consommer. La propension marginale \u00e0 consommer est la part d\u2019un revenu suppl\u00e9mentaire qui est consomm\u00e9e (\u00e9pargn\u00e9e). Formellement : c = C \/ Y. Les propensions moyenne et marginale \u00e0 consommer sont comprises entre 0 et 1 (mais diff\u00e9rentes de 0 et de 1).<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Protectionnisme : <\/span>doctrine ou politique qui vise \u00e0 prot\u00e9ger de la concurrence ext\u00e9rieure le march\u00e9 int\u00e9rieur d\u2019un pays par diff\u00e9rentes mesures (droits de douane, contingentement et obstacles non tarifaires vari\u00e9s)<br \/>\r\n<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='Q'><\/a>Q<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Quantitative Easing : <\/span>ou QE. Voir <em>assouplissement quantitatif<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Quantitativisme : <\/span>voir \u00e9quation quantitative de la monnaie<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='R'><\/a>R<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Raret\u00e9 : <\/span>caract\u00e9ristique des biens \u00e9conomiques qui n\u2019existent pas \u00e0 l\u2019\u00e9tat naturel en quantit\u00e9 illimit\u00e9e. S'entend de mani\u00e8re plus claire lorsqu'on consid\u00e8re le caract\u00e8re illimit\u00e9 des besoins humains.<br><br><span class='lien-bleu'>Rationalit\u00e9 : <\/span>en \u00e9conomie, la rationalit\u00e9 est consid\u00e9r\u00e9e comme l\u2019attitude des agents qui recherchent le maximum de satisfaction au moindre co\u00fbt. Cette satisfaction \u00e9tant soit traduite par une utilit\u00e9 (cas du consommateur n\u00e9oclassique par exemple), soit par un revenu (cas du profit pour la firme n\u00e9oclassique par exemple). Pour \u00eatre quasiment neutre, le principe de rationalit\u00e9 ne doit pas \u00eatre compris dans une logique o\u00f9 les r\u00e9sultats d'une action rationnelle serait forc\u00e9ment les meilleurs. Un agent peut \u00eatre rationnel et atteindre une valeur de ses objectifs m\u00e9diocres. Tout d\u00e9pend des informations dont il dispose (comme dans la th\u00e9orie des jeux o\u00f9 le comportement que vont adopter les autres compte au del\u00e0 de son propre comportement) ou de ses capacit\u00e9s \u00e0 prendre une d\u00e9cision (exemple de la rationalit\u00e9 limit\u00e9e de Simon).<br><br><span class='lien-bleu'>R\u00e9cession : <\/span>conjoncture caract\u00e9ris\u00e9e par un taux de croissance n\u00e9gatif pendant au moins deux trimestres cons\u00e9cutifs (d\u00e9finition du NBER).<br><br><span class='lien-bleu'>Recette marginale : <\/span>recette apport\u00e9e par la derni\u00e8re unit\u00e9 de produit vendue.<br><br><span class='lien-bleu'>R\u00e9\u00e9valuation : <\/span>contraire de d\u00e9valuation.<br><br><span class='lien-bleu'>R\u00e8gle budg\u00e9taire : <\/span>objectif quantitatif que doit suivre le gouvernement en mati\u00e8re de d\u00e9ficit public ou de niveau de dette publique. Exemple : maintenir un d\u00e9ficit budg\u00e9taire inf\u00e9rieur \u00e0 3% du PIB et une dette publique inf\u00e9rieure \u00e0 60% du PIB.<br><br><span class='lien-bleu'>R\u00e8gle mon\u00e9taire : <\/span>principe auquel se tient la banque centrale pour mener sa politique mon\u00e9taire. Une r\u00e8gle mon\u00e9taire peut \u00eatre un objectif d'inflation, une r\u00e8gle de progression de la masse mon\u00e9taire, de fixation des taux directeurs, etc. Exemple : <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/?page_id=211&codefaq=69\">la r\u00e8gle de Taylor<\/a>.<br><br><span class='lien-bleu'>Relance : <\/span>politique conjoncturelle destin\u00e9e \u00e0 donner une impulsion nouvelle \u00e0 l\u2019\u00e9conomie dans une phase de ralentissement, de r\u00e9cession ou de d\u00e9pression.<br><br><span class='lien-bleu'>Relation d'agence : <\/span>ou \"relation principal-agent\". relation dans laquelle un individu (le principal) noue un contrat avec un autre individu (l'agent) pour que ce dernier r\u00e9alise une t\u00e2che. Exemples : les actionnaires qui engagent un PDG. Un pr\u00eateur qui attend que l'emprunteur fasse tout pour rembourser son emprunt.<br \/>\r\nLa relation d'agence pr\u00e9sente un int\u00e9r\u00eat pour l'analyse si l'effort que fournit l'agent pour r\u00e9aliser sa t\u00e2che n'est pas pleinement observable par le principal.<br><br><span class='lien-bleu'>Relocalisation : <\/span>action d'une entreprise qui ferme une unit\u00e9 de production dans un pays \u00e9tranger pour la rouvrir dans son pays d'origine. Voir aussi <em>d\u00e9localisation<\/em><br><br><span class='lien-bleu'>Rendement : <\/span>rapport entre la quantit\u00e9 de produits obtenus et une quantit\u00e9 donn\u00e9e de facteurs de production, exprim\u00e9s en unit\u00e9s physiques). Voir aussi productivit\u00e9.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Rendement social : <\/span>correspond \u00e0 l'effet des externalit\u00e9s dans une activit\u00e9. S'ajoute au rendement priv\u00e9. Exemple : la production d'une nouvelle connaissance profite \u00e0 l'individu qui l'a cr\u00e9\u00e9e (rendement priv\u00e9), mais aussi \u00e0 ceux qui pourront l'utiliser sans l'avoir cr\u00e9\u00e9e (rendement social).<br><br><span class='lien-bleu'>Rendements d\u2019\u00e9chelle : <\/span>on dit que les rendements d\u2019\u00e9chelle d\u2019une production sont :<br \/>\r\n\u25b8 Croissants si lorsqu\u2019on multiplie par un m\u00eame nombre \u03bb la quantit\u00e9 de tous les facteurs utilis\u00e9s dans la production, la production est multipli\u00e9e par un nombre sup\u00e9rieur \u00e0 \u03bb. Math\u00e9matiquement : une fonction de production est \u00e0 rendements croissants si elle homog\u00e8ne de degr\u00e9 sup\u00e9rieur \u00e0 1.<br \/>\r\n\u25b8 Constants si lorsqu\u2019on multiplie par un m\u00eame nombre \u03bb la quantit\u00e9 de tous les facteurs utilis\u00e9s dans la production, la production est multipli\u00e9e par ce nombre \u03bb . Math\u00e9matiquement : une fonction de production est \u00e0 rendements constants si elle homog\u00e8ne de degr\u00e9 1.<br \/>\r\n\u25b8 D\u00e9croissants si lorsqu\u2019on multiplie par un m\u00eame nombre \u03bb la quantit\u00e9 de tous les facteurs utilis\u00e9s dans la production, la production est multipli\u00e9e par un nombre inf\u00e9rieur \u00e0 \u03bb. Math\u00e9matiquement : une fonction de production est \u00e0 rendements d\u00e9croissants si elle homog\u00e8ne de degr\u00e9 inf\u00e9rieur \u00e0 1.<br \/>\r\nExemple : la fonction <i>Y = KL<\/i> est \u00e0 rendements croissants. En effet, si on multiplie par deux la quantit\u00e9 de facteurs, on obtient <i>2K\u00d72L = 4 KL = 4 Y<\/i>. Or, <i>4 KL > 2 Y<\/i>.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Rente : <\/span>surplus de revenu d\u2019un facteur de production provoqu\u00e9 par l\u2019in\u00e9lasticit\u00e9 de l\u2019offre par rapport \u00e0 son prix (l\u2019offre est constante), en raison de la non reproductibilit\u00e9 du facteur.<br><br><span class='lien-bleu'>R\u00e9serves de change : <\/span>liquidit\u00e9s internationales d\u00e9tenues par les Banques Centrales qui leur permettent d\u2019intervenir sur le march\u00e9 des changes et de financer les \u00e9changes internationaux.<br><br><span class='lien-bleu'>R\u00e9serves obligatoires : <\/span>volume des liquidit\u00e9s que les banques sont contraintes de mettre en d\u00e9p\u00f4t \u00e0 la Banque Centrale dans le cadre de la politique des r\u00e9serves obligatoires. En obligeant les banques \u00e0 laisser une certaine quantit\u00e9 de liquidit\u00e9s inactives, la Banque Centrale les emp\u00eache ainsi de cr\u00e9er la monnaie qui correspond \u00e0 ce volume de base mon\u00e9taire.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Ressource commune : <\/span>ou \"bien commun\" ou \"commun\". Bien caract\u00e9ris\u00e9 par :<br \/>\r\n\u25b8 La non rivalit\u00e9. La consommation de ce bien par un individu prive les autres de la possibilit\u00e9 de le consommer.<br \/>\r\n\u25b8 La non exclusivit\u00e9. Il est n'est pas possible de faire payer un prix \u00e0 son utilisateur.<br \/>\r\n\u25b8 L'absence de droits de propri\u00e9t\u00e9 sur la ressource.<br \/>\r\nExemple : les stocks de poisson dans les eaux internationales. Voir aussi <em>trag\u00e9die des communs<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Revenu national brut : <\/span>ou RNB. R\u00e9sume les revenus primaires per\u00e7us par les r\u00e9sidents d'un territoire.<br \/>\r\nRNB = PIB + Revenus primaires re\u00e7us du reste du monde - Revenus primaires vers\u00e9s au reste du monde.<br \/>\r\nLes revenus primaires pris en compte sont :<br \/>\r\n\u25b8 Les r\u00e9mun\u00e9ration des salari\u00e9s.<br \/>\r\n\u25b8 Les imp\u00f4ts sur la production et les importations.<br \/>\r\n\u25b8 Les subventions et les revenus de la propri\u00e9t\u00e9.<br \/>\r\nLe RNB remplace le PNB en comptabilit\u00e9 nationale depuis 1993 pour des raisons de prise en compte des contributions nationales au budget de l'UE.<br><br><span class='lien-bleu'>Revenu permanent : <\/span>dans la th\u00e9orie du revenu permanent de Milton Friedman, repr\u00e9sente l\u2019int\u00e9r\u00eat de la richesse d\u2019un individu, la partie de cette richesse qui peut \u00eatre consomm\u00e9e en conservant le patrimoine de l\u2019agent identique. Pour Friedman, la consommation d\u00e9pend du revenu permanent et non pas du revenu courant, comme c\u2019est le cas chez John Maynard Keynes.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>R\u00e9volution industrielle : <\/span>Une r\u00e9volution industrielle se caract\u00e9rise par l\u2019apparition d\u2019innovations qui g\u00e9n\u00e8rent progr\u00e8s technique et croissance. C'est une p\u00e9riode de mutations qui ne se limitent pas \u00e0 un ensemble de d\u00e9couvertes scientifiques et technologiques. Elle implique \u00e0 la fois des changements technologiques d\u2019ampleur, des transformations \u00e9conomiques, juridiques et soci\u00e9tales. Les modes de vie doivent \u00eatre significativement boulevers\u00e9s, principalement dans le sens d\u2019une \u00e9l\u00e9vation du niveau de vie.<br><br><span class='lien-bleu'>Rigidit\u00e9 : <\/span>absence de r\u00e9action d\u2019une variable au changement d\u2019une autre variable qui est g\u00e9n\u00e9ralement consid\u00e9r\u00e9e comme d\u00e9terminante.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Risque : <\/span>situation dans laquelle les agents connaissent les \u00e9v\u00e8nements possibles futurs et les probabilit\u00e9s d\u2019occurence de ces \u00e9v\u00e8nements possibles. Exemple : lorsqu\u2019on tire au d\u00e9s, on sait que l\u2019on peut avoir 1, 2, 3, 4, 5 ou 6, avec pour chacun la probabilit\u00e9 1 \/ 6.<br \/>\r\n<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='S'><\/a>S<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Salaire d'efficience : <\/span>la th\u00e9orie du salaire d'efficience \u00e9tablit un lien positif entre salaire et productivit\u00e9. Cela peut s'expliquer de deux fa\u00e7ons :<br \/>\r\n\u25b8 Les salari\u00e9s fournissent un effort sup\u00e9rieur pour ne pas perdre cet emploi bien pay\u00e9 (Joseph Stiglitz & Carl Shapiro).<br \/>\r\n\u25b8 Les salari\u00e9s per\u00e7oivent ce salaire comme un don de l'employeur et lui offrent un effort sup\u00e9rieur en contre-don (George Akerlof).<br><br><span class='lien-bleu'>Salaire de r\u00e9servation : <\/span>salaire en dessous duquel, \u00e0 un moment donn\u00e9, un ch\u00f4meur n'accepte pas de reprendre un emploi et poursuit sa recherche d'emploi afin d'en trouver un dont le salaire est au moins \u00e9gal \u00e0 son salaire de r\u00e9servation.<br><br><span class='lien-bleu'>Say (loi de) : <\/span>grosso modo, \"loi\" qui \u00e9nonce que toute offre cr\u00e9e automatiquement sa propre demande par les revenus qu\u2019elle cr\u00e9e dans l\u2019\u00e9conomie.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Shadow banking system : <\/span>ou \"finance de l'ombre\". Ensemble d'\u00e9tablissements financiers qui, sans \u00eatre statutairement des banques, participent au financement interm\u00e9di\u00e9 de l'\u00e9conomie. Ils ne sont cependant pas soumis \u00e0 la r\u00e9glementation bancaire. Selon la Banque de France, <em>\"le shadow banking recouvre des entit\u00e9s qui collectent et g\u00e8rent des fonds aupr\u00e8s du public sans \u00eatre des \u00e9tablissements de cr\u00e9dit : organismes de placement collectifs (OPC) mon\u00e9taires, fonds d\u2019investissement, v\u00e9hicules de titrisation par exemple.\"<\/em>.<br><br><span class='lien-bleu'>Slumpflation : <\/span>stagflation en anglais.<br><br><span class='lien-bleu'>Solde du budget de l'\u00c9tat : <\/span>diff\u00e9rence entre les recettes et d\u00e9penses de l'\u00c9tat. Lorsqu'il est positif, on parle d'exc\u00e9dent budg\u00e9taire. Quand il est n\u00e9gatif, on parle de d\u00e9ficit budg\u00e9taire.<br><br><span class='lien-bleu'>Solde primaire du budget de l'\u00c9tat : <\/span>solde du budget de l'\u00c9tat dans lequel ne sont pas prises en compte les d\u00e9penses d'int\u00e9r\u00eat sur la dette publique. Voir <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/?page_id=211&codefaq=136\">cette question-r\u00e9ponse<\/a> pour plus de d\u00e9tails. Voir aussi <em>solde du budget de l'\u00c9tat<\/em><br><br><span class='lien-bleu'>Sous-emploi : <\/span>situation dans laquelle tout le travail disponible dans une \u00e9conomie n'est pas utilis\u00e9. La notion de sous-emploi d\u00e9passe celle de ch\u00f4mage. Elle inclut les travailleurs ayant un faible temps de travail et ceux qui ne participent pas au march\u00e9 du travail alors qu'ils le pourraient.<br \/>\r\nDans un sens moins large, l'INSEE retient la d\u00e9finition suivante :<br \/>\r\n<em>\"Le sous-emploi comprend les personnes actives occup\u00e9es au sens du BIT qui remplissent l'une des conditions suivantes :<br \/>\r\n\u25b8 Elles travaillent \u00e0 temps partiel, souhaitent travailler davantage et sont disponibles pour le faire, qu'elles recherchent activement un emploi ou non ;<br \/>\r\n\u25b8 Elles travaillent \u00e0 temps partiel (et sont dans une situation autre que celle d\u00e9crite ci-dessus) ou \u00e0 temps complet, mais ont travaill\u00e9 moins que d'habitude pendant une semaine de r\u00e9f\u00e9rence en raison de ch\u00f4mage partiel (ch\u00f4mage technique) ou mauvais temps.\"<\/em><br><br><span class='lien-bleu'>Soutenabilit\u00e9 de la dette publique : <\/span>une dette publique est dite \"soutenable\" si la solvabilit\u00e9 de l'\u00c9tat est garantie dans le temps.<br><br><span class='lien-bleu'>Sp\u00e9culation : <\/span>\" Achat (ou vente) de marchandises en vue d\u2019une revente (ou d\u2019un rachat) \u00e0 une date ult\u00e9rieure, l\u00e0 o\u00f9 le mobile d\u2019une telle action est l\u2019anticipation d\u2019un changement des prix en vigueur, et non un avantage r\u00e9sultant de leur emploi, ou une transformation ou un transfert d\u2019un march\u00e9 \u00e0 un autre. \" (d\u00e9finition de Nicholas Kaldor, 1939).<br><br><span class='lien-bleu'>Stabilisateurs automatiques : <\/span>m\u00e9canisme de dynamisation de l\u2019\u00e9quilibre budg\u00e9taire de l\u2019\u00c9tat au cours du cycle \u00e9conomique. En p\u00e9riode de croissance, les revenus sont \u00e9lev\u00e9s, donc les recettes fiscales le sont aussi. Au sommet de la phase d\u2019expansion, il existe un exc\u00e9dent budg\u00e9taire. En p\u00e9riode de r\u00e9cession, \u00e0 l\u2019inverse, les recettes fiscales sont moins importantes. Au plus fort de la r\u00e9cession, il existe un d\u00e9ficit budg\u00e9taire. Ainsi, par cycle, le budget ne sera \u00e9quilibr\u00e9 qu\u2019\u00e0 un seul moment, mais il est \u00e9quilibr\u00e9 en moyenne. Ce m\u00e9canisme est invoqu\u00e9 pour justifier les politiques \u00e9conomiques pr\u00f4nant d\u2019accepter un d\u00e9ficit budg\u00e9taire important en p\u00e9riode de r\u00e9cession. Aujourd\u2019hui, les stabilisateurs automatiques jouent encore mais avec un biais dans le sens du d\u00e9ficit.<br \/>\r\n<br \/>\r\n<img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" width=\"758\" height=\"474\" class=\"aligncenter size-full wp-image-19656\" src=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/img\/lexique\/stabilisateurs.jpg\" srcset=\"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/img\/lexique\/stabilisateurs.jpg 758w, https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/img\/lexique\/stabilisateurs-300x188.jpg 300w\" sizes=\"auto, (max-width: 758px) 100vw, 758px\" \/><br><br><span class='lien-bleu'>Stabilisation conjoncturelle : <\/span>vise \u00e0 corriger la trajectoire de l\u2019\u00e9conomie au cours du cycle pour la rapprocher de sa tendance \u00e0 long terme. Elle repose sur la manipulation de la demande globale (consommation, investissement, d\u00e9penses publiques). Lorsque la demande globale est \u00e9lev\u00e9e, la politique conjoncturelle doit la contenir par le biais de la politique budg\u00e9taire et\/ou mon\u00e9taire, pour \u00e9viter une hausse de l\u2019inflation trop importante.<br \/>\r\n\u00c0 l\u2019inverse, lorsque la demande priv\u00e9e est faible, la politique \u00e9conomique soutient la demande globale. L\u2019\u00e9volution du PIB est donc liss\u00e9e au cours du temps.<br \/>\r\n<br \/>\r\n<img decoding=\"async\" src=\"\/econoclaste\/wp-content\/uploads\/img\/stabilisation.jpg\"><br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Stagflation : <\/span>conjoncture \u00e9conomique caract\u00e9ris\u00e9e par une faible croissance et une inflation importante.<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Stop and go : <\/span>politiques \u00e9conomiques suivies dans l\u2019apr\u00e8s-guerre jusqu\u2019aux ann\u00e9es 70 qui consistaient \u00e0 alterner des phases de relance de l\u2019activit\u00e9 auxquelles succ\u00e9daient ensuite une politique de rigueur pour contenir les pouss\u00e9es inflationnistes. Elles s\u2019appuyaient, en particulier sur l\u2019arbitrage inflation-ch\u00f4mage de la courbe de Phillips.<br><br><span class='lien-bleu'>Sudden stop : <\/span>arr\u00eat soudain et de grande ampleur des flux d'entr\u00e9e nette de capitaux \u00e9trangers dans un pays dont la balance courante est d\u00e9ficitaire. Le flux peut m\u00eame devenir n\u00e9gatif.<br><br><span class='lien-bleu'>Surplus : <\/span>avantage obtenu par un consommateur ou un producteur du fait d\u2019un prix inf\u00e9rieur (consommmateur) ou sup\u00e9rieur (producteur) \u00e0 ce qu\u2019il \u00e9tait dispos\u00e9 \u00e0 payer (consommateur) ou \u00e0 accepter (producteur) pour un produit. La somme des surplus individuels est appel\u00e9 surplus collectif et est une mesure du bien-\u00eatre de la collectivit\u00e9.<br><br><span class='lien-bleu'>Surprofit : <\/span>profits engendr\u00e9s par la concurrence imparfaite sur un march\u00e9, qui donne un pouvoir de march\u00e9 aux entreprises. De sorte que, contrairement \u00e0 ce qui se passerait en concurrence parfaite, les profits (\u00e9conomiques) sont positifs \u00e0 l'\u00e9quilibre, au lieu d'\u00eatre nuls.<br><br><span class='lien-bleu'>Syst\u00e8me mon\u00e9taire international : <\/span>SMI en abr\u00e9g\u00e9. Un SMI est l\u2019ensemble des r\u00e8gles qui influencent les choix des \u00c9tats en mati\u00e8re de r\u00e9gime de change, de politique mon\u00e9taire et de r\u00e9glementation des flux de capitaux. Il se d\u00e9finit au travers de plusieurs caract\u00e9ristiques :<br \/>\r\n\u25b8 Les r\u00e8gles de convertibilit\u00e9 des monnaies et de libert\u00e9 des mouvements de capitaux.<br \/>\r\n\u25b8 Le r\u00e9gime de change (fixe ou flexible).<br \/>\r\n\u25b8 Les m\u00e9canismes de fourniture de liquidit\u00e9 internationale en cas de n\u00e9cessit\u00e9.<br \/>\r\n\u25b8 La coordination mon\u00e9taire entre \u00c9tats.<br \/>\r\n<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='T'><\/a>T<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Taux d'activit\u00e9 : <\/span>part de la population totale qui est active, c'est-\u00e0-dire qui participe au march\u00e9 du travail.<br \/>\r\nTaux d'activit\u00e9 = nombre d'actifs \/ population totale<br><br><span class='lien-bleu'>Taux d'emploi : <\/span>part de la population totale qui occupe un emploi.<br \/>\r\nTaux d'emploi = nombre de personnes en emploi \/ population totale<br><br><span class='lien-bleu'>Taux de change : <\/span>valeur d\u2019une monnaie nationale exprim\u00e9e dans une autre monnaie.<br><br><span class='lien-bleu'>Taux de ch\u00f4mage : <\/span>mesure la part de la population active (ou d'une cat\u00e9gorie d'actifs particuli\u00e8re) qui est au ch\u00f4mage.<br \/>\r\nTaux de ch\u00f4mage = nombre de ch\u00f4meurs \/ nombre d'actifs<br><br><span class='lien-bleu'>Taux de ch\u00f4mage naturel : <\/span>Voir ch\u00f4mage naturel<br><br><span class='lien-bleu'>Taux directeurs : <\/span>taux d'int\u00e9r\u00eat utilis\u00e9s par la banque centrale pour fixer le co\u00fbt du refinancement des banques de second rang (lui-m\u00eame suppos\u00e9 influer sur les taux propos\u00e9s aux clients par les banques). Ils sont l'outil principal des politiques mon\u00e9taires.<br><br><span class='lien-bleu'>Th\u00e9or\u00e8me d'impossibilit\u00e9 d'Arrow : <\/span>th\u00e9or\u00e8me, d\u00fb \u00e0 Kenneth Arrow, qui montre qu'il est impossible de d\u00e9river une fonction d'utilit\u00e9 collective \u00e0 partir des hypoth\u00e8ses sur les pr\u00e9f\u00e9rences individuelles de la th\u00e9orie n\u00e9oclassique. Voir <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/?page_id=211&codefaq=55\">cette question-r\u00e9ponse<\/a> pour plus de d\u00e9tails.<br><br><span class='lien-bleu'>Th\u00e9or\u00e8me de Coase : <\/span>d\u00fb \u00e0 Ronald Coase (et George Stigler). Lorsque les co\u00fbts de transaction sont nuls, la d\u00e9finition de droits de propri\u00e9t\u00e9 sur les biens conduit \u00e0 une allocation efficiente par le jeu du march\u00e9. L'id\u00e9e de Coase peut \u00eatre utilis\u00e9e dans le cadre de la gestion des ressources communes: la simple d\u00e9finition de droits de propri\u00e9t\u00e9 sur ces ressources permet d'emp\u00eacher la trag\u00e9die des communs. Pour Coase, c'est une alternative \u00e0 une intervention publique directe sur le march\u00e9 (une taxe, par exemple).<br><br><span class='lien-bleu'>Th\u00e9or\u00e8me de l'\u00e9lecteur m\u00e9dian : <\/span>d\u00fb \u00e0 Anthony Downs. Dans sa version la plus simple, il affirme que dans une d\u00e9mocratie, le candidat qui remporte une \u00e9lection est celui dont le programme correspond aux pr\u00e9f\u00e9rences de l'\u00e9lecteur m\u00e9dian (l'\u00e9lecteur qui se situe au centre du spectre des pr\u00e9f\u00e9rences politiques).<br><br><span class='lien-bleu'>Th\u00e9or\u00e8mes du bien-\u00eatre : <\/span>th\u00e9or\u00e8mes issus de la th\u00e9orie de l'\u00e9quilibre g\u00e9n\u00e9ral, concernant les propri\u00e9t\u00e9s de l'\u00e9quilibre g\u00e9n\u00e9ral. Il y en a deux :<br \/>\r\n\u25b8 Premier th\u00e9or\u00e8me du bien-\u00eatre : tout \u00e9quilibre g\u00e9n\u00e9ral est un optimum de Pareto.<br \/>\r\n\u25b8 Deuxi\u00e8me th\u00e9or\u00e8me du bien-\u00eatre : tout optimum de Pareto d'une \u00e9conomie peut \u00eatre obtenu en tant qu\u2019\u00e9quilibre de march\u00e9, moyennant une redistribution forfaitaire des dotations initiales.<br><br><span class='lien-bleu'>Th\u00e9orie de l'efficience : <\/span>ou \"th\u00e9orie des march\u00e9s efficients\", due notamment \u00e0 Eug\u00e8ne Fama. Enr\u00e9sum\u00e9, elle avance que toutes les informations importantes disponibles pour estimer la valeur d\u2019un titre sur un march\u00e9 financier sont connues et ont d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 prises en compte par les investisseurs sur le march\u00e9. Elle a deux cons\u00e9quences importantes :<br \/>\r\n\u25b8 Le prix du march\u00e9 est la meilleure estimation possible de la valeur fondamentale du titre.<br \/>\r\n\u25b8 Il est impossible pour un investisseur, autrement que par la chance, d'obtenir durablement des rendements sup\u00e9rieurs \u00e0 ce que l'indice du march\u00e9 donnerait.<br><br><span class='lien-bleu'>Th\u00e9orie de l'\u00e9quilibre g\u00e9n\u00e9ral : <\/span>th\u00e9orie micro\u00e9conomique (n\u00e9oclassique) qui \u00e9tudie les conditions de r\u00e9alisation et d'optimalit\u00e9 de l'\u00e9quilibre dans une \u00e9conomie de march\u00e9. Voir cette <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/?page_id=211&codefaq=27\">question-r\u00e9ponse<\/em><\/a> pour plus d'informations.<br><br><span class='lien-bleu'>Th\u00e9orie des jeux : <\/span>branche de l\u2019\u00e9conomie qui \u00e9tudie les situations o\u00f9 des agents rationnels prennent des d\u00e9cisions strat\u00e9giques, c\u2019est \u00e0 dire en fonction du comportement suppos\u00e9 ou effectif d\u2019un nombre limit\u00e9 d\u2019autres agents.<br><br><span class='lien-bleu'>Th\u00e9saurisation : <\/span>d\u00e9tention non productive de richesses sous forme mon\u00e9taire.<br><br><span class='lien-bleu'>Titre : <\/span>document repr\u00e9sentant un droit de propri\u00e9t\u00e9 ou une cr\u00e9ance.<br><br><span class='lien-bleu'>Titrisation : <\/span>op\u00e9ration qui consiste \u00e0 transformer des cr\u00e9dits en titres de cr\u00e9ances n\u00e9gociables tels que des obligations.<br><br><span class='lien-bleu'>Trag\u00e9die des anticommunaux : <\/span>d\u00e9signe une situation o\u00f9 droits de propri\u00e9t\u00e9 et existence de co\u00fbts de transaction r\u00e9duisent l'efficacit\u00e9 du march\u00e9, en rendant impossible certains \u00e9changes. Exemple : un individu a besoin d'acqu\u00e9rir plusieurs licences de brevets pour r\u00e9aliser un projet. Mais les co\u00fbts de transaction avec de nombreux d\u00e9tenteurs des droits rendent le projet non rentable. Il ne sera pas r\u00e9alis\u00e9 alors que tous y avaient int\u00e9r\u00eat. Voir aussi <em>trag\u00e9die des communs<\/em><br><br><span class='lien-bleu'>Trag\u00e9die des communs : <\/span>selon Garett Hardin, une ressource commune, librement disponible, est condamn\u00e9e \u00e0 l'extinction par la surexploitation car les individus sont individuellelement incit\u00e9s \u00e0 l'exploiter au maximum. S'ils ne le font pas, leur voisin risque de le faire, ce qui exclut rationnellement toute retenue. Cependant, l'extinction de la ressource n'est finalement b\u00e9n\u00e9fique pour personne. La contradiction entre int\u00e9r\u00eat individuel et int\u00e9r\u00eat collectif g\u00e9n\u00e8re la \"trag\u00e9die\".<br><br><span class='lien-bleu'>Transformation des prix en valeur (probl\u00e8me de la) : <\/span>Voir les textes sur Marx dans la rubrique questions et r\u00e9ponses du site.<br><br><span class='lien-bleu'>Trappe \u00e0 bas salaire : <\/span>ph\u00e9nom\u00e8ne par lequel les employeurs sont incit\u00e9s \u00e0 maintenir les salaires \u00e0 un bas niveau et \u00e0 favoriser une combinaison productive \u00e0 base d'emplois peu qualifi\u00e9s, afin de ne pas perdre le b\u00e9n\u00e9fice d'exon\u00e9rations de charges sociales accord\u00e9es jusqu'\u00e0 un certain niveau de salaire (g\u00e9n\u00e9ralement autour du salaire minimum).<br><br><span class='lien-bleu'>Trappe \u00e0 liquidit\u00e9 : <\/span>expression utilis\u00e9e pour d\u00e9signer une situation o\u00f9 la demande de monnaie est parfaitement \u00e9lastique au taux d\u2019int\u00e9r\u00eat qui est alors \u00e0 son niveau plancher.<br><br><span class='lien-bleu'>Trappe \u00e0 pauvret\u00e9 : <\/span>situation d'un individu ou pays dans laquelle un \u00e9tat initial de pauvret\u00e9 perdure du fait d'un manque :<br \/>\r\n\u25b8 D'incitations. Exemple : un syst\u00e8me d'aide sociale mal pens\u00e9, qui d\u00e9courage le retour \u00e0 l'emploi.<br \/>\r\n\u25b8 De certaines ressources n\u00e9cessaires pour s'enrichir. Exemple : manque d'\u00e9pargne pour investir.<br \/>\r\n\u25b8 D'absence d'institutions. Exemple : un syst\u00e8me de droits de propri\u00e9t\u00e9 solide.<br><br><span class='lien-bleu'>TVA sociale : <\/span>utilisation de la TVA pour remplacer les cotisations sociales dans le financement de la protection sociale.<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='U'><\/a>U<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Union mon\u00e9taire : <\/span>ensemble de r\u00e9gions ou de pays ayant une monnaie commune.<br><br><span class='lien-bleu'>Utilit\u00e9 : <\/span>reflet de l\u2019importance qu\u2019un individu attache \u00e0 un bien, compte tenu de son aptitude \u00e0 satisfaire un besoin \u00e9conomique. L\u2019utilit\u00e9 en \u00e9conomie est un concept important qui permet, entre autres, de d\u00e9terminer les fonctions de demande des consommateurs.<br><br><span class='lien-bleu'>Utilit\u00e9 collective (fonction d\u2019) : <\/span>fonction d\u2019utilit\u00e9 repr\u00e9sentant l\u2019utilit\u00e9 d\u2019une somme d\u2019individus comme un seul. Son int\u00e9r\u00eat est de permettre \u00e0 un d\u00e9cideur public de baser ses actions sur la maximisation de cette fonction. La construction d\u2019une telle fonction est probl\u00e9matique lorsque les individus qui constituent la communaut\u00e9 ont des pr\u00e9f\u00e9rences distinctes, car il faut alors d\u00e9terminer quelle sera la pond\u00e9ration des pr\u00e9f\u00e9rences individuelles dans la fonction collective. John Kenneth Arrow a montr\u00e9 qu\u2019une fonction d\u2019utilit\u00e9 collective qui ne violerait pas les conditions de la rationalit\u00e9 individuelle ne peut \u00eatre construite que sous des conditions tr\u00e8s restrictives. Ces recherches portent le nom de \" th\u00e9or\u00e8me d\u2019impossibilit\u00e9 d\u2019Arrow-Condorcet \". Exemple de fonction d\u2019utilit\u00e9 collective : soit une communaut\u00e9 de 3 individus aux pr\u00e9f\u00e9rences repr\u00e9sent\u00e9es par des fonctions d\u2019utilit\u00e9 diff\u00e9rentes, <i>U<\/i>, <i>V<\/i>,<i>X<\/i>. Une fonction d\u2019utilit\u00e9 collective (arbitraire) peut s\u2019\u00e9crire sous la forme : <i>W = 0,3 U + 0,5 V + 0,2 X<\/i><br \/>\r\n<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='V'><\/a>V<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Valeur ajout\u00e9e : <\/span>diff\u00e9rence entre la valeur d'une production et celle des consommations interm\u00e9diaires utilis\u00e9es pour la r\u00e9aliser.<br><br><span class='lien-bleu'>Valeur d'\u00e9change (chez Marx) : <\/span>Voir les textes sur Marx dans la rubrique questions et r\u00e9ponses du site.<br><br><span class='lien-bleu'>Valeur d'usage (chez Marx) : <\/span>Voir les textes sur Marx dans la rubrique questions et r\u00e9ponses du site.<br><br><span class='lien-bleu'>Valeur travail (chez Marx) : <\/span>Voir les textes sur Marx dans la rubrique questions et r\u00e9ponses du site.<br><br><span class='lien-bleu'>Variable : <\/span>grandeur susceptible de prendre diff\u00e9rentes valeurs.<br><br><span class='lien-bleu'>Vitesse de circulation de la monnaie : <\/span>mesure le flux de transactions qu\u2019une masse mon\u00e9taire donn\u00e9e permet de financer au cours d\u2019une p\u00e9riode donn\u00e9e.<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='W'><\/a>W<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Welfare Economics  : <\/span>\u00e9conomie du bien-\u00eatre en anglais.<br><br><br><strong><span style='width:32px; text-align:center; display:inline-block; font-size: xx-large;'><a name='Z'><\/a>Z<\/span><\/strong><span style='float:right'><h4><a class='lien-noir' href='#haut' title='Retour en haut de la page'>\u25b2<\/a><\/h4><\/span><br><br><span class='lien-bleu'>Zone mon\u00e9taire : <\/span>ensemble g\u00e9ographique qui respecte les r\u00e8gles suivantes :<br \/>\r\n\u25b8 parit\u00e9 fixe entre monnaies des zones de l'ensemble ;<br \/>\r\n\u25b8 convertibilit\u00e9 des monnaies ;<br \/>\r\n\u25b8 harmonisation des r\u00e9glementations de change.<br \/>\r\nEn g\u00e9n\u00e9ral, ce regroupement se fait autour d\u2019un pays et de sa monnaie jug\u00e9e comme r\u00e9f\u00e9rence en termes de stabilit\u00e9. Il existe des zones mon\u00e9taires officielles (zone franc, zone sterling) et d\u2019autres informelles (zone dollar, zone mark avant l'euro).<br \/>\r\n<br><br><span class='lien-bleu'>Zone mon\u00e9taire optimale : <\/span>une zone mon\u00e9taire est optimale soit :<br \/>\r\n\u25b8 Si elle n'est pas sujette \u00e0 des chocs de demande asym\u00e9triques.<br \/>\r\n\u25b8 Si elle dispose de m\u00e9canismes permettant de la ramener \u00e0 l'\u00e9quilibre en cas de chocs asym\u00e9triques (mobilit\u00e9 du travail, large ouverture, possibilit\u00e9 de transferts fiscaux, faible diff\u00e9renciation des biens entre r\u00e9gions, pr\u00e9f\u00e9rences homog\u00e8nes ou solidarit\u00e9 politique).<br \/>\r\nDans les deux cas, une politique mon\u00e9taire unique sera en mesure de s'appliquer efficacement \u00e0 toute la zone. Voir <a href=\"http:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/la-question-et-sa-reponse\/?codefaq=148\">cette question-r\u00e9ponse<\/a> pour plus de d\u00e9tails.<br><br><br><\/p>\n\n\n\n<p><br><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<div class=\"mh-excerpt\"><p>Un lexique de termes \u00e9conomiques qui pourra \u00eatre utile dans de nombreux cas.<\/p>\n<\/div>","protected":false},"author":2,"featured_media":57256,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-26","page","type-page","status-publish","has-post-thumbnail","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/26","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=26"}],"version-history":[{"count":60,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/26\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":1480586,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/26\/revisions\/1480586"}],"wp:featuredmedia":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/media\/57256"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/econoclaste.eu\/econoclaste\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=26"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}